EE DEUXIÈME PÉRIODE
Depuis la fondation de Rome jusqu’à la destruction de Carthage :.
À Eunorr. — Espagne. — Gaules. — Italie : Gaule Cisalpine, Italie
centrale, Grande-Grèce. —Iles de la Méditerranée, — Illyrie, — Epire. — Macédoine. — Thrace. = Grèce : Grèce propre , Péoponnèse.
3 Asie, — Asie Mineure. — Syrie, — Palestine. — Arabie. == Méso-
potamie. — Assyrie, — Médie. — Perse. — Babylonie. — Iles de l’Asie Mineure.
À Arnique. — Ses bornes. — Egypte, Alexandrie. — Carthage, … Zama.
| 5. L'Espagne, dont nous déterminerons les bornes : dans la période suivante, parce que nous aurons alors | occasion d'en parler plus au long, fut, à la période ae- : tuelle, le théâtre des premiers succès d’Annibal et le | tombeau des deux Scipions. Les villes d’Espagne dont il | nous importe de connaître, quant à présent, la position » sont : Carthagène, au S.-E., sur la Méditerranée, ville à puissante , prise par le jeune Scipion, l'an de Rome 544, b lorsqu'il se rendait en 4/rique ; Sagonte, au N. de Cart|thagène, limite des possessions romaines en Espagne, et dont la prise par Annibal fut le signal de la seconde l guerre punique.
| AO. de cette contrée, dans la Lusitanie, les Cartha- \ginois et les Phéniciens établissaient des colonies.
M 6. Dans les Gaules, situées au N.-E. de l'Espagne, Met dont les bornes seront aussi déterminées plus tard,
1. Pour parcourir avec ordre les nombreux pays dont nous allons étudier la géographie, voici la marche que nous suivrons. En Eurore : l'Espagne , les Gaules méridionales , Italie, les dtics dela Méditerranée situées vis-à-vis de l’2talie , l'Illyrie , la 1 Macédoine , la T'hrace , l'Epire, la Grèce , le Péloponnèse et les îles environnantes. Ensuite nous passerons en Asie : nous parcourrons les îles répandues à l'O. de cette vaste contrée , et nous
A 'inirons par l'ArRIQuE,
400 GÉOGRAPHIE à Marseille est fondée par une colonie grecque de Pho. à d'Annil
céens, vers l'an 155 de Rome, sur la Méditerranée. » ville de L'Jtalie et la Grèce furent le théâtre des principaux À tard, fl événements de cette période. » trait la
7. L’Jtalie, bornée au N. par les 4/pes Rhétiques et les # par sa & Alpes Carniques ; à l'O., par les A/pes Pennines, qu’An- À quiniun nibal franchit avec tant de gloire, par les #/pes Grecques BN qui sua et la mer Tyrrhénienne où Inférieure; au S., par la mer D Camille de Sicile et le golfe de Tarente; et à l’E., par la mer # de Crén Adriatique où Supérieure, se divisait en quatre grandes À} cent six parties : la Gaule Cisalpine au N., l'Italie propre au Mi le Tibre centre, la Grande-Grèce au S., et les îles de la Méditer. M} se jeter
ranée. » l’endroi
La Gaule Cisalpine, séparée de l’Jtalie du centre par À L'Om le Rubivon, et arrosée par le P6, qui, coulant de l'O. à M la mer , l'E., va se jeter dans la mer Adriatique, comprenait : D Métaurs
Au N.-0., la Gaule Transpadane (au-delà du P6), D vaincu F arrosée par le Tésin, sur les bords duquel Annibal rem- P! camp d’.
porta sa première victoire en Jtalie, l’an de Rome 536; #! Aus. à VE. de ce fleuve, Milan fut fondé par une colonie de BP! Aus. Gaulois. » la plus
Au S.-E., la Gaule Cispadane (en deçà du P6, dans 11 était lequel se jetait la Trébre, fameuse par la seconde victoire M Enée fit d'Annibal). | . | souvent Au S.-0., la Ligurie. | N. étaie Au N.-E., la Vénétie. | patrie d L'Jtalie du centre s’étendait depuis ic Rubicon, au N., M} 4Ulia, jusqu’au Silarus, au S.; elle comprenait six provinces : M mains l” l'Etrurie, Ombrie, le Picénum, le Latium, le Sam- M on trouv nium et la Campanie. | fondée p L'Etrurie, habitée par les Etrusques ou Toscans , si- M du mond tuée au N.-O, de l’/talie du centre, le long de la mer Mbâtie su Tyrrhénienne, était la partie de l’Ztalie la plus civilisée ment jus à l'époque de la fondation de Rome. Elle était divisée ceinte : c en plusieurs petits Etats nommés lucumonies, dont les M Cœlius, députés se réunissaient pour délibérer sur les intérêts Majoutés } généraux du pays. Un des chefs de ces lucumonies {rive droi vint, l'an de Rome 115, s'établir dans cette ville, où ilf Sacré, 0 régna ensuite sous le nom de Tarquin. On remarquait { dont Sex en Ætrurie le lac Trasimène, célèbre par la victoire {rendit
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ques et les s , Qu'Aneu | jar la mer ar la mer re grandes À
ropre au la Méditer-
F ‘Annibal, l’an de Rome 537.
| ville de Clusium, dont Porsenna était roi, et qui, plus
A l'O. de ce lac était la
tard , fut assiégée par les Gaulois. Vers le S. on rencon-
» trait la ville de Falcries, dont Camille se rendit maître | par sa générosité, l'an de Rome 360, puis celle de Ter-
à quinium patrie des Tarquins, et enfin la ville de Vies, » qui succomba après un siége de dix ans, soutenu contre | Camille, l'an 360. Près de cette ville coulait la rivière à de Crémére sur les bords de laquelle périrent les trois | cent six Fabius. L’Etrurie était séparée du Latium par Die Tibre, qui, descendant des monts A4pennins, venait : se jeter dans la mer Tyrrhénienne un peu au-dessous de
L À l'endroit où Rome fut bâtie.
centre par È
it de l'O. à prenait :
là du P6), L niba! remtom® 536;
colonie de 3
Pé, dans À ide VOIE]
on, aUN., provinces :
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oscans , si- À dela mer»
us civilisée À
a divisée |
, dont les # A intérêts h lucumonies | ville, où il!
L'Ombrie était située à l'E. de l’Etrurie et à l'O. de + la mer Adriatique. C’est dans l’Ombrie, sur les bords du
Métaurus, près de Ja ville de Séna, qu’Asdrubal fut
| vaincu par le consul Néron, qui fit jeter sa tête dans le
: - camp d’Annibal.
AuS. de l’'Ombrie était le Picénum , contrée maritime. | Aus. de l’Etrurie était le Latium , la partie de l’Jtalie : la plus intéressante à connaître pendant cette période. | 11 était habité par des peuples avec plusieurs desquels || Enée fit alliance en abordant en Jtalie, et dont il est | souvent parlé dans les premières guerres de Rome. Au | N. étaient les Sabins; ils avaient pour capitale Cures,
fl Rctrie de Numa Pompilius. Dans leur pays coulait | |l’4/lia, célèbre par la victoire des Gaulois sur les Ro- L| mains l’an de Rome 364. En s’avançant vers le midi, \ on trouvait les Fidénates, et plus près de la mer, Rome, Li fondée par Romulus, sur la rive gauche du Tére, l'an
remarquait |
la victoire
du monde 3252. Délivrée des Gaulois par Camille, rebâtie sur un nouveau plan, elle s’agrandit successivement jusqu’à comprendre sept collines dans son en- {ceinte : c'étaient les monts Palatin, Capitolin, Quirinal, 1Cœlius, Aventin, Esquilin et Viminal, auxquels furent ajoutés plus tard le Janicule et le Vatican, situés sur la rive droite du Titre. Près de Rome étaient le mont Sacré, où se retira le peuple. et la ville de Gabres, dont Sextus Tarquin, fils de Tarquin le Superbe, se rendit maître par trahison. A l'embouchure du Tibre
dans la mer T'yrrhénienne, était située la ville d'Osre h fondée par Aucus Martius l’an de Rome 427. AuS. de la soustr: cette ville on trouvait Æ4/be la Longue, ainsi appeléeh AuS.parce qu’elle s’étendait le long du mont 4/bin ; elle fuë& vince la fondée par Ascagne , fils d'Enée, et détruite par Tulludh trouvait Hostilius , Jan de Rome 89, après une durée de cingà Parmi cents ans. Plus au S. encore, Lavinium, fondée par trois pri Enée ; et 4rdée, capitale des Rutules, dont le roi Turnus® Nous n’a combattit Enée : ce fut dans cette ville que se retira Ca-W La Sic mille pendant son exil. Et enfin vers l'E, au centre dut du Bruti Latium, était Corioles, dont les Romains se rendirenth\ Messine, maîtres sous la conduite de Coriolan. ) thage. E
AE, de la partie méridionale du Latium était situéb Sur la m le Samnium, borné à V'E. par la mer Adriatique, et ha-h rinthiens bité par les Samnites, qui luttèrent longtemps contrel Elle fut | Rome. Au S. de ce pays, on remarquait le village deb trémité o Caudium, où les Samnites firent passer sous le jough qui appat toute une armée romaine; et non loin de là, Bénévent, à noïs; et ll où Pyrrhus éprouva une défaite qui le força à quitterh persaient l’Jtalie. | qu'ils étai
Entre la partie occidentale du Samnium et la merk /‘ SUT 1 Tyrrhénienne, était située la Campanie, qui renfermaith ru la ville de Capoue , si fatale à Annibal ; au N.-E., Nc, d . où il fut vaincu pour la première fois; et, sur les bords | Pres Cesq de la mer, Cumes, où Tarquin le Superbe, chassé deb qui mit fi Rome, vint mourir. n Éne
La Grande-Grèce, ainsi appelée à cause des nom- î ri nr
breuses colonies grecques qui la peuplèrent, comprenait : À éruption (
ses habite
Au N.-E., l’Apulie, où se trouvait, vers la mer, le 4,s., village de Cannes, célèbre par la plus grande victoire} Médriout qu’Annibal ait remportée sur les Romains, l’an deh 8 P A Rome 538. dont.
Hpide sur |.
A l'O., la Lucanie, qui renfermait Æéraclée, près de pe, de 1 laquelle Pyrrhus défit les Romains pour la première! ce ron fois ; et Elée, patrie du philosophe Zénon. l'Epire, q AuS.-E., la Messapie, capitale Tarente. Cette ville, lrhus parn fondée par des Parthéniens venus de Sparte , et célèbre] A l'E. par les richesses immenses que lui procurait son heu- jusqu'au t reuse situation, ainsi que par les mœurs corrompues de Hifférents
… ses habitants, appela à son secours Pyrrhus, qui ne put | la soustraire à la domination de Rome.
L AuS.-O. de la Grande-Grèce était le Brutium , la prout vince la plus méridionale de toute l’Ztalie, et où se ® trouvait la ville de Crotone.
9 Parmi les îles de la Méditerranée, on en reinarquait
L trois principales : la Sicile, la Sardaigne et la Corse. 3 Nous n’avons à nous occuper que de la première.
h La Sicile, la plus méridionale de toutes, située à l'O. & du Brutium, n'en était séparée que par le détroit de D Messine, La possession de cette île divisa Rome et Car- ) thage. Elle avait pour capitale Syracuse, située à l'E. était situé sur la mer de Sicile. Cette ville fut fondée par des Coue, et ha-W rinthiens : Platon y parut à la cour de Denys l'Ancien. nps contreh Elle fut prise par Marcellus l'an de Rome 542. A l’ex-
village del trémité opposée de la Sicile, on trouvait Drépanum, us le jougl qui appartint tour à tour aux Romains et aux Carthagi-
Bénévent .W nos ; et le promontoire de Lilybée, où les Romains dis- | D persaient la flotte carthaginoise dans le même temps : qu'ils étaient battus sur les bords de la Trébie ; Tynda- L ris, sur la côte septentrionale, où Amilcar fut vaincu D par Régulus.
|) Vis-à-vis de ce promontoire élaient les îles Egades, | près desquelles les Romains remportèrent une victoire
+ qui mit fin à la première guerre punique.
HE Parmi les autres villes on remarquait, au S., 4gri- || rente, célèbre par sa richesse et sa nombreuse populades OT Etion ; et, au N. de Syracuse, Catane, détruite par une 0 A ‘ éruption de l’Etna.
la mer, le} Au S. de la Sicile était l'île de Mélite (Malte), renomde ve lmée pour la bonté de ses laines.
RAT d 8. Avant d'arriver à la Grèce, jetons un regard ra- Jpide sur la Macédoine et les provinces environnantes. À fe , près ed l'E. de l'Adriatique se trouvait l’Z//yrie, réduite en proa première lyince romaine l’an de Rome 518, et bornée au S. par \l'Epire , qui la séparait de la Grèce. L’Epire compta Pyr- Cette ville, {rhus parmi ses rois.
, et célèbre A l'E. de l’'Epire, la Macédoine, capitale ÆEdesse son heu-|jusqu'au temps où Philippe réunit sous son pouvoir les
rompues de différents peuples qui habitaient ce pays, et fixa sa ré-
DE
404 GÉOGRAPHIE * ne Au sidence à Pella, au S.-E. de la précédente, et célèbre k runée , AU par la naissance d'Alexandre le Grand. On y remar-P batailles 1 quait aussi Pydna, sur la côte occidentale du golfe Ther-h bains ; la maïque, et où Paul Emile, vainqueur de Persée, mit} de Rome fin au royaume de Macédoine. D tière ; Les A l'E, dé la Macédoine était la Thrace, au S. de la- 1 des Spart quelle s’avançait dans l’Hellespont la Chersonèse del de l’armé Thrace, arrosée par le fleuve Ægos-Potamos. Près def} rent défa l'embouchure de ce fleuve, Lysandre, général lacédé- # patrie de monien, remporta sur la flotte athénienne une victoire} Aus. qui termina la guerre du Péloponnèse. h pitale 4 Ces pays furent, pour la plupart, réduits en pro- À fleuriren vinces romaines après la défaite de Persée par Paul ® et tant d Emile, l'an de Rome 586. Elles servirent de route aux À fois : la Romains pour pénétrer dans la Gréce. 2 conde, p 9. La géographie de la Grèce, dans cette période, est Au af plus intéressante que celle de l’Ztalie, Ici nous avons B où Milti parcouru Îles pays où se forma le peuple-roi ; là, nous remport: allons étudier les contrées dont les habitants reçurent® rius, l’a les premiers, et cultivèrent avec succès, les germes ddh A l'O la civilisation égyptienne. ) gare, et La Grèce se divisait naturellement en trois parties : Pl presque la Grèce propre, le Péloponnèse et les îles de la Méditer- ! Le P. ranée. N à l'O. p:
La Grèce propre, bornée au N. par la MacédoineetK à l'E. p l’Epire, à l'O. par la mer d’Jonie, au S. par le golfe de À vaste pr Corinthe, et à VE. par la mer Egée, renfermait : | quepar 4° Au N. la Thessalie, où était situé le mont Et, Au N dans une gorge duquel se trouvait le passage des Ther- | Sicyone mopry les , illustré par la mort de Léonidas, l’an de Rome hi qui for 274, On y remarquait aussi Lamia, célèbre par la guerre M l'isthme que soutinrent les Grecs contre les successeurs d’Alexan- M rivalisa dre, et Cynocéphale, près de laquelle fut donnée la ba- M des sep taille de ce nom, et où Philippe IT , roi de Macédoine, général fut vaincu par Flaminius, l’an de Rome 557 ; truite F 2° A l'O., l'Acarnanie ; ATC 3° Au S.-0., l’Etolie ; | se célél 4° Au centre, le pays des ZLocriens ct des Doriens, et} temps! celui des Phocéens, où était Delphes, fameux par le cette c
temple d'Apollon ;
1 S, de la-à } de l’armée de Xerxès, commandés par Mardonius, fu- - rent défaits par Pausanias, l’an de Rome 275; Thébes, ral lacédéne victoire } pitale Athènes, la plus brillante ville de la Grèce, où s en pro- À fleurirent tour à tour Miltiade, Thémistocle, Aristide » et tant d’autres grands hommes. Æthènes fut prise deux route aux
2 conde, par les Spartiates, sous la conduite de Lysandre. ériode, est} Au N.-E. de Le s’étendait la plaine de Marathon, à où Miltiade , lors
3; à, nous E
rsonese de
s. Près de
> par Paul
nous avons
s reçurent
germes de à
À sare, et au N.-E. la grande île d’Eubée. Ces pays furent is parties : à
la Méditerlacédoine et
nait :
nnée la baacédoine ,
Doriens, et eux par le
le golfe de &
ont OEta, À des Ther- ?
in de Rome ar la guerre s d'Alexan- |
me, &s LEUR #
et célèbre À y remar-} olfe Ther-W ersée , mith.
» tière ; Leuctres, près de laquelle Epaminondas triompha
5° Au S.-E., la Béotie. Cette contrée renfermait Chcronée , aux environs de laquelle se sont livrées plusieurs batailles mémorables : la première , gagnée par les Thébains ; la seconde, par Philippe, roi de Macédoine, l'an de Rome 416, et qui livra à ce prince la Grèce tout en-
des Spartiates, l’an de Rome 383 ; Platée, où les restes
patrie de Pindare , d'Epaminondas et de Pélopidas. Au S. de la Béotie était l’Attique , qui avait pour ca-
fois : la première, par les Perses , sous Xerxès; la se-
e la première invasion des Perses, remporta une victoire décisive sur les troupes de Da-
À rius, l’an de Rome 264.
EN mn AD A en
tort
A l'O, de l’Attique se trouvait le petit pays de Afc.
presque toujours soumis à Athènes.
Le Péloponnèése, borné au N. par le golfe de Corinthe, à l'O. par la mer d’Jonie, au S. par la Méditerranée , et à l'E. par la mer Egée, était, comme on le voit, une vaste presqu'île qui ne tenait au continent de la Grèce que par l’isthme de Corinthe. Il renfermait :
Au N., l'Achaïe, où était situé le petit royaume de Sicyone, le plus ancien de la Grèce, patrie d’Aratus, qui forma la ligue achéenne. Corinthe, élevée sur l'isthme, était la capitale de l’Achaîïe : cette ville, qui rivalisait avec Athènes, fut la patrie de Périandre, l’un des sept sages. Dans ses murs, Alexandre fut nommé généralissime des Grecs contre les Perses. Elle fut détruite par Mummius l’an de Rome 608.
A l'O. du Péloponnése était l’Æ ide, Non loin d’Olympie se célébraient les jeux Olympiques, qui rendirent longtemps rivales Elis, Pise et Olympie, principales villes de cette contrée.
ON
7 aa
Encore à l’O., mais plus vers le S., la Messénie, capitale Messène, qui soutint de grandes guerres contre Lacédémone.
AuS.-E., la Laconie, capitale Sparte où Lacédémone, qui dispute à Athènes la suprématie dans les affaires de la
Grèce; ce fut la patrie de Léonidas, et de Chilon, an b remarqu
des sept sages.
A l’E., l’Argolide; villes principales : 4rgos, où régnait Agamemnon: Pyrrhus, roi d’'Epire, fut tué au siège de cette ville; Epidaure, fondée par les Corcyréens , et célèbre par son temple dédié à Esculape, dieu de la médecine.
Au milieu de ces pays, au centre même du Péloponnèse , était l’Ærcadie, qui renfermait Mantinée, aux environs de laquelle les Thébains, commandés par Epaminondas , remportèrent sur les Spartiates une victoire qui coûta la vie à leur général.
Parmi les îles de la Grèce, Salamine , située à l'O. de l'Attique, au fond du golfe Saronique, est célèbre par l'éclatante victoire que la flotte grecque, commandée par Thémistocle, remporta sur celle de Xerxès, l’an de Rome 274 ; on distinguait aussi Paros , dont Miltiade leva le siége, ce qui causa sa disgrâce.
40. L'Asie, dont nous avons déjà eu occasion de parler dans la période précédente, avait éprouvé de grands changements, surtout dans la partie occidentale, connue sous le nom d'Asie Mineure.
Pendant la période actuelle, voici les provinees de l'Asie : à l'O., l'Asie Mineure, la Syrie, la Phénicie, la Palestine, V' Arabie; au centre, la Colchide, l'Arménie, \a Mésopotamie, l'Assyrie, la Babylonie, la Médie , la Susiane, la Perse, la Gédrosie, la Carmanie, la Drangiane , \ Arie, \’Arachosie, la Bactriane , \'Hyrcanie et la Sogdiane ; au N., la Sarmatie et la Scrthie ; à l'E., l'Inde et le pays des Sines.
11. L’Asie Mineure, vaste presqu'ile bornée au N. par le Pont-Euxin ; à l'O., par le Bosphore de Thrace, la Propontide , V'Hellespont et la mer Egée; au S., par la
» le temple D de Bias, » Mycale; } Cyrus, i » nérent al à Thymbre : toire con à quelle S h l'ande}
| patrie de . lèbre pa N d'Héracl | célèbre}
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à l'O. de èbre par nmandée ès, l'an Miltiade
asion de ouvé de occiden-
inces de Phénicie ,
» l'A4r- , la Mé-
urmante , , l'Ayr- Scrthie ;
te au N.
race, la > par la
| mer /ntérieure; et à l'E., par l'Euphrate et le mont Tau- D rus, renfermait :
à La Mysie, arrosée par le Granique, sur les bords duquel Alexandre livra son premier combat en Asie ; on y » remarquait Pergame, célèbre par sa bibliothèque.
La Lydie, villes principales : Ephèse, qui renfermait || le temple de Diane , brülé par Erostrate ; Priène, patrie D de Bias, un des sept sages : à l'O. se trouvait le mont | Mycale; Sardes, capitale, où régnait Crésus, prise par » Cyrus, incendiée plus tard par les Athéniens, qui don- } nèrent ainsi à Darius un prétexte pour envahir la Grèce; à Thymbrée, à V'E., où Cyrus remporta sur Crésus une vic- } toire complète; et enfin, Magnésie, aux environs de la- } quelle Scipion l’Asiatique vainquit Antiochus le Grand, D l'an de Rome 564,
à La Carie, dont les villes principales étaient : Milet, } patrie de Thalès, un des sept sages ; Halicarnasse , célèbre par son mausolée , et par la naissance d’Hérodote. N d'Héraclite et de Denys l'historien ; au S. était Cnide, À célèbre par son temple de Vénus.
2° Au N., la Bithynie, la Paphlagonie, le Pont.
3° Au centre, la Phrygie, ville principale Jpsus , aux environs de laquelle les successeurs d'Alexandre se livrèrent une grande bataille ; et la Cappadoce, constituée en royaume par Cyrus , en faveur de Pharnabaze.
4° AuS,., la Lycie, la Pamphylie, la Cilicie, divisée en Cilicie de montagnes (raon et. Cilicie de plaines (campestris), Dans cette dernière étaient situées Tarse, où Alexandre , qui s'était baigné dans le Cydnus, tomba malade; et Zssus, près de laquelle il remporta une grande victoire sur les Perses l’an de Rome 421.
Au S.-E. de la Cilicie était la Syrie, capitale Damas, au $., ville très-riche, prise par Alexandre ; on y remarquait aussi Antoche, au N.-0., fondée par Séleucus.
Entre ce dernier pays et la mer, était la Phénicie, capitale 7yr, détruite par Nabuchodonosor, et remplacée par une autre Tyr, bâtie dans une île voisine. Ce fut cette dernière qu'assiégea Alexandre,
* phane vers l’an 586. AuS, de Jérusalem on remarquai Gaza, prisè par Alexandre sur Bétis, qu’i fit mettre à mort.
Au S. et à l'E. de la Palestine s’étendait l'Arabie, di
visée en trois parties.
Au N. de l'Arabie était la Mésopotamie; on remar quait, sur les confins, Canazxa, près de laquelle Cyru le Jeune fut défait, l’an de Rome 353. C'est de cette ville que partirent les dix mille Grecs pour retourner
AuS, de la Phénicie était la Palestine, capitale Je LL rusalem, sacvagée par Nabuchonosor, reconstruite ail retour de la captivité, l’an de Rome 219, respectée paë Alexandre, et victime des fureurs d’Antiochus Epi
dans leur patrie. La Mésopotamie était baignée au S.i
par l’Euphrate, et séparée de l'Arménie au N. par le
Tigre. Au N. de celle-ci était la Colchide, qui s'étendait &
à l'E. jusqu’à la mer Caspienne.
À l'E. dela Mésopotamie était l'Æssyrie, capitale Ni. nive, sur le Tigre. Cette ville, où Sardanapale se brüla avec ses richesses, fut détruite par Nabopolassar et Cyaxare réunis, l’an de Rome 148. A l'E. de Vinive, Arbèles , où Alexandre remporta sa dernière victoire sur les Perses,
A l'E, de l’Æssyrie, la Médie s’étendait jusqu’à la mer Caspienne. Ecbatane était la capitale de ce royaume , qui se forte après la chute du premier empire d’Assyrie. Ce fut aussi la capitale des Perses à l’époque de Cyrus.
Au S.-E, de la Médie était la Susiane, capitale Suse.
Et au S.-E. de la Susiane s’étendait la Perse propre, le long du golfe Persique; capitale Persépolis , incendiée par Alexandre.
Dans l’Hyrcanie vinrent s'établir les Parthes, originaires de la Scythie. Au N. de cette contrée étaient les Massagètes , autres peuples de la Scythie, dont la reine Thomyris se rendit célèbre.
A l'E. de ce pays, mais à une très-grande distance, était la ville des Oxydraques , prise par Alexandre, qui faillit y périr victime de son imprudent courage.
A l'O. de cette ville coulait l’/ndus , qui se jetait dans
la mer Erythrée.
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Au S.-E, de la Mésopotamie était la Babylonie, capitale Babylone, située sur l’Euphrate; elle devint la capitale du royaume des Perses après la chute du premier empire d’Assyrie. Les Juifs y subirent la captivité dont Cyrus les délivra. Ce fut aussi à Babylone qu'Alexandre mourut, au retour de ses conquêtes.
Les îles de la Méditerranée, vis-à-vis de la côte occidentale de l’4sie Mineure, étaient, en descendant du nord au midi :
Lesbos , capitale Mytilène, patrie de Pittacus, un des sept sages ;
Les Arginuses, près desquelles Alcibiade et Conon dispersèrent la flotte lacédémonienne ;
Rhodes, où l’on remarquait ZLindes, patrie de Cléobule, un des sept sages; et enfin Chypre ou Cypre, la plus grande de toutes, à l'O. de la Syrie. C'est en Chypre que Solon vint mourir, après l’usurpation de Pisistrate , l’an de Rome 196.
12. Terminons cette deuxième période en jetant un rapide coup d'œil sur l’4/rique, plus connue que dans la période précédente , et qui cependant l'était encore bier peu. N'oublions pas de signaier ce fait géographique assez curieux, que, par les ordres de Néchao, roi d'Egypte, des Phéniciens doublèrent le cap de Bonne- Espérance.
me ue des anciens était bornée, au N., par le détroit de Éadès ct la mer Zntérieure ; à l'O., par l'océan Atlantique ; à V’E., par le golfe Ærabique et la mer Erythrée. Les bornes méridionales étaient inconnues.
AVE. de l'Afrique était l'Egypte, gouvernée avec éclat par Psammétique, qui fit bâtir le célèbre labyrinthe, Au N. de l'Egypte, près des embouchures du Nil, Alexandre jeta les Ladaments d'Alexandrie.
A l'O. de l'Egypte s’étendait le désert de Libye, où était le temple de Jupiter Ammon, visité par Alexandre.
Sur les côtes de la Méditerranée , de l'E, à l'O, était la Zeugitane, qui renfermait, au N., Utique, où Caton se donna la mort, l’an de Rome 708 ; et, au S.-E., Carthage, qui, succombant enfin sous la puissance romaine , fut détruite par Scipion, l'an de Rome 608, et
Boniface, Géographie, 18
sur les ruines de laquelle Marius proscrit vint s'asseoir.
Au S.-0. de cette ville s’étendait la plaine de Zama, dans laquelle Scipion remporta cette victoire célèbre qui délivra Rome d’Annibal.
Sur les côtes septentrionales de l’4/rique, on trouvait la Mauritanie à V'O.; Bocchus, roi de cette contrée, livra Jugurtha aux Romains. A l'E, de ce pays était la Numidie, théâtre principal de la guerre que Jugurtha soutint contre Métellus et Marius. |
s'asseoir.
de Zama, élèbre qui
on trou- > contrée, ys était la Jugurtha