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Ces deux parties du globe forment deux zones, l’une septentrionale, l’autre méridionale : ce sont les zones tempérces, dont chacune a 43° 4' d’étendue '.
L'étendue des zones dépend donc de l'inclinaison de l'équateur, qu’on a calculé à 23° 30', mais qui aujourd'hui n’a plus que 23° 28! (30).
Des cercles de la sphère.
50. L’équateur, le méridien , les deux colures , les tropiques et les cercles polaires, projetés sur la voûte céleste, servent pour les observations astronomiques : ce sont les cercles de la sphère. Les quatre premiers sont les grands cercles, et les autres les petits. Il existe un troisième grand cercle dont nous n'avons pas encore parlé : c’est l'horizon rationnel, qui diffère de l’horizon visuel en ce que celui-ci est le cercle visuel dont l’observateur, placé sur un point de la terre , est le centre; tandis que le premier, à égale distance de deux points pris comme pôles, suppose l'observateur au centre de la terre ou de la sphère céleste, 11 est ainsi nommé parce que c’est le véritable horizon astronomique.
Les deux pôles de l’horizon visuel prennent les noms de zénith et de nadir ; le zénith (40, 4° Cours) est précisément au-dessus de la tête de l’observateur, et le nadir est le point diamétralement opposé.
Durée des saisons.
51. Les saisons n'ont pas la même durée , à cause de la variation de distance et de vitesse de la terre autour du soleil.
1. Le froid est plus long ct plus rigoureux à mesure de s'avance vers les zones glaciales, dans le temps où le soleil décrit les régions placées vers le Re opposé ; mais lorsque l’astre parcourt le tropique voisin, la faible intensité de ses rayons obliques est compensée par la longue durée de leur action, puisqu'il est bien plus longtemps sur l'horizon ; la température s’y élève beaucoup, mais l'été est fort court. Les glaces polaires , accumulées par la rigucur d’un froid long , fondent alors pour se reproduire bientôt. Au reste, mille circonstances physiques influent sur la température, telles que le voisinage des lacs, des mers, des montagnes et des forêts, (Fnancoëur.)
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NOTIONS PRELIMINAIRES. 117 Année tropique, année sidérale.
52. Le mouvement annuel de la terre, que nous avons décrit, s'exécute en 365 j. 5 h. 48' 51”. Cette durée s’appelle année tropique où équinoxiale, parce que c'est le temps qui s'écoule entre deux solstices ou deux équinoxes.
Cependant la terre, dans cette révolution, n'a pas encore atteint le point du ciel où est l'étoile avec laquelle elle correspondait au moment de son départ; pour y arriver, elle met encore 20' et environ 20” : c’est ce temps de 365 j. 6 h. 9’ 11” qu’on appelle année siderale . c'est-à-dire temps de retour à la même étoile.
La première est la seule qui serve dans l’usage ordinaire.
Précession des équinoxes.
53. Cette différence vient donc de ce que l'équinore précède d’un peu de temps le retour de la terre, ou du soleil selon l'apparence, au même point du ciel. Voilà ce qu'on entend par la précession des équinoxes, effet produit par le redressement insensible de l’axe de la terre (29).
Il est déjà résulté que les constellations zodiacales ne correspondent plus aux mêmes points de l'orbite de la terre : par exemple , le soleil , au commencement du printemps , ne paraît plus devant la constellation du Bélier, mais devant celle des Poissons.
Cette rétrogradation du soleil dans les signes est évaluée à un degré en 72 ans, de sorte qu’en 2 160 ans il y a rétrogradation d’un signe entier.
Quoiqu'il yaitlongtemps que cette correspondance n'existe plus, on est convenu de s’exprimer comme si le premier fait subsistait encore , et l’on dit qu’au solstice d’hiver le soleil
est dans le Capricorne ; au solstice d'été, dans le Cancer ;.
à l’équinoxe du printemps , il se montre dans le Bélier, et dans la Balance , à léquinoxe d'automne.
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& Lecon. — De la lune.
54. Comme le mouvement de rotation de la lune est près de 38 fois plus lent que celui de la terre (24,14+ Cours), l’aplatissement de ses pôles est presque insensible.
55. Son axe étant presque perpendiculaire à son orbite (88° 50’) , elle a très-peu de variations de saisons.
56. Son orbite étant elliptique , le point où elle est le plus éloignée de la:terre est son apogée, celui où elle en est le plus près est son périgée.
57. Dans sa moyenne distance, elle en est à 38 000 myriamètres.
58. L’orbite lunaire, qui est irrégulière , est inclinée sur l’écliptique d’environ 5° 9'; et les points d’intersection de ces deux orbites s'appellent les nœuds de la lune.
59. Dans sa révolution mensuelle (18 , 4: Covrs), la lune parcourt 6 myriamètres par minute.
60. La lune nous présente toujours le même hémisphère (24, 1°" Cours); cependant, par l'effet de la légère inclinaison de son équateur 2° 10'), combinée avec son mouvement inégal dans son orbite, les taches qu’on observe sur les bords de son disque se montrent et se cachent successivement; ce mouvement d'osrillation, qui n'est toutefois qu’apparent, s’appelle la äi:ation de la lune.
Aux observations que nous avons déjà faites d’une manière générale sur les effets de la révolution mensuelle de la lune (21 , 4°" Cours), nous ajouterons les notions suivantes :
61. La lune, dans son premier quartier et dans son dernier, est dite en quadrature où dichotome ! ; dans son plein elle est en opposition et à son périgée, et passe à minuit au méridien (50, 1°" Cours) ; quand elle est nouvelle, elle y passe à midi, et elle est en conjonction et à son
1. Prononcez couadrature et dikotome : ce dernier mot signifie coupée en deux ; parce qu’alors la moitié de son hémisphère éeluire est seule visible.
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apogée : On la nomme alors néoménie, ce qui signifie nouvelle lune.
62. On appelle syzygies les deux situations opposées de la lune relativement au soleil , c’est-à-dire l'opposition et la congonction.
63. Dans les syzygies il n’y a pas toujours éclipse (25, 26, 1°" Cours), comme on pourrait le croire : l’orbite lunaire étant inclinée sur l’écliptique (58), la lune se trouve le plus souvent au-dessus et au-dessous de la ligne des centres du soleil et de la terre ; et les éclipses ne peuvent avoir lieu que quand ces trois corps célestes sont sur la même ligne centrale, ce qui arrive dans le voisinage des nœuds (58).
Dans l’opposition , il y a éclipse de lune , et dans la con-
jonction, éclipse de soleil.
Dans l’espace d'environ 19 ans, il n'arrive qu’une éclipse totale de soleil et une de lune, encore ne sontelles visibles que sur certaines parties du globe.
64. L’attraction de la lune exerce une grande influence sur les eaux de l'Océan : elles ont un mouvement périodique , appelé marée, par lequel elles s’élèvent et s’avancent sur les côtes pendant 6 heures : c’est le fux; puis, après une courte station , elles décroissent et se retirent pendant 6 autres heures : c’est le reflux.
C’est dans les syzygies, et surtout aux équinoxes, que cette attraction s'exerce avec le plus de force ; dans les quadratures les marées sont moins hautes.
Ce phénomène est aussi dû à l’attraction du soleil, dont l'influence y est cependant inférieure à celle de la lune.
La Méditerranée et la Baltique n’ont presque pas de marées, à cause du rétrécissement des détroits par lesquels ces mers communiquent avec l'Océan.
6° Lecon, — Des étoiles fixes.
65. La voûte céleste est parsemée d’un nombre immense d'étoiles qui, vu la différence de leurs distances à la terre, nous paraissent de diverses grandeurs.
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66. Comme ces corps célestes semblent conserver constamment la même situation les uns à l’égard des autres, on les appelle étoiles fixes.
67. Celles des étoiles qui sont bien visibles à l'œil nu sont dites de première, de seconde et de troisième grandeur ; on n’en peut voir à la fois qu'environ 500, quoiqu'il y en ait près de 2 000 ; mais celles qu’on découvre à l’aide du télescope sont en quelque sorte incalculables.
Les Anciens n’en connaissaient que 3 000 ; Herschell, an moyen d’un télescope perfectionné !, en a successivement découvert des milliers : il en a compté 44 000 dans un espace de 3° en longueur et de 3° en largeur, très-petite partie de toute la sphère céleste,
68. Les étoiles brillent de leur propre lumière ; vues au télescope , elles apparaissent comme un point lumineux, sans cette scéntéllation que nous observons, et qui est produite par le jeu de leurs rayons en traversant notre atmosphère.
69. Il y a des étoiles qui paraissent varier dans leur volume et dans leur éclat; 4/gol, étoile de la Méduse, que nous voyons scintiller d’une manière si variable, passe de la deuxième à la quatrième grandeur dans l’espace de 69 jours. D’autres ont apparu et disparu tour à tour ; quelques-unes sont devenues invisibles.
Ces phénomènes ont donné naissance à une foule d’hypothèses que nous ne pouvons inentionner ici.
70. Lorsque, dans une belle nuit, la voûte céleste est sans nuages, on y remarque , du S, au N., une espèce de bande irrégulière et blanchâtre : c’est la vote lactée, dont la lueur laiteuse est due à une accumulation considérable d'étoiles très-petites ou très-éloignées ; Herschell en a compté jusqu'à 50 000,
Sur divers points du ciel , on distingue des taches semblables, de très-petits nuages blanchâtres : ce sont les nébuleuses , produites par la même cause.
71. Les astronomes ont divisé le ciel en trois régions : les constellations zodiacales (26), les boréales , au N. des