‹ Geographie Generale CompareeChapitre 115 sur 293 · C. Le Begharme · texte numérisé non relu

C. Le Begharme

11 est situé b quatre oucinq journées de Bahrel-Ghazel, entre le Katakou h l'ouest et le Darfour b l’est. Il n’y a pas très-longtemps que ce pays fat conquis par Sabourt, roi de Borgou. Les habitant , quoique musulmans, parlent une langue particulière, et se distinguent par leurs fabriques et leurs teintures decoton. Ils teignent leursétnlTes en bleu avec une plante indigène qui ressemble beaucoup b l'indigo : on dit même que la couleur en est meilleure que celle de l'indigo qu'on tire de l’Égypte. Ces deux plantes portent ici le nom de mît que l'on donne aussi b cette couleur dans les Indes orientales.

Les habitansdu Begharme fournissent tout le Soudan oriental de leurs étoffes bleues, qui forment ici le costume national, et dont on fait des chcmisesetdesmouchoirs.LesFakysdcBegharme organisent, tous les deux ou trois ans , une grande raravane qu’ils envoient jusqu’à Afnou (c’est-bdire Kaschna?), situé vingt b vingt-cinqjournées b l'est , pour y débiter leurs marchandises. Souvent la caravane est forcée de se frayer la route, b main armée, b travers les tribus des nègres idolâtres. Lors de la dernière conquête du Begharme,unegrandeparliedeshabitansfurcnt faits esclaves, et envoyés, avec leurs femmes et leurs enfans, b Borgou ( au sud ) : plusieurs d'entre eux s'y établirent, et cherchèrent à gagner leur vie en teignant du coton; d'autres s'en retournèrent dans leur pays.

Autrefois le Begharme dépendait du Bornou. Ces deux pays ont , dit-on , des mines d'argent (2),

(1) surckbtrdt, Tm. , app., I, p. 479. — Boraenun» , Voj«*e, 0J Lanteèi, I, p. 181.

(S) EurcVb.rJI, Trav., App., I, p. 485.

phénomène remarquable, attendu qu'on ne trouve que très-peu de ce métal dans tout le reste de l'Afrique. Les habitansde Begharme habitent tou s des maisons de deux étages (1); ils sont évidemment un des peuples les plus civilisés de l'Afrique centrale.

ü. Le Borgou ou Dttr-Salcy , appelJ aussi H'adai (2).

Ce pays, autrefois entièrement inconnu, est maintenant, après Bornou et Darfour, un des principaux royaumes du Soudan. Les indigènes l’appellent Dar-Szaleyh (Seleyh, Saley, üar- Szeleh), nom que Seetzen connut dejb par ses recherches linguistiques au Caire (3). Bergouou Borgo (4) est le nom que lui donnent scs ennemis de Darfour et de Cordofan b l'est. Browne recueillit aussi b Darfour plusieurs renseignemens sur ce royaume et sa capitale, H’ ara. Les habitans du Fezzan , du Bornou , ainsi que les marchands maghrebi , l'appellent H'adai. On compte du Wadi ou Bahr-el-Hadaba , au lac Fittri, d'après Burckbardt, dixjournéesde marche; du Fittri , où habite un peuple mahometan, les Abouscmmins (B), qui passent pour les meilleurs rameurs, b Wara , capitale de Borgou , on compte (d’après Browne) treize journées de marche ; au pays deDar-Saley, seulement trois journées (d'après Burckhardt). Le Borgou est situé b l’est des Arabes Beni-llassem; car ces derniers se tournent en priant vers Üar-Saley (B). Browne évalue l’étendue du Borgou , de l'est b l'ouest, b quinze journées, et du sud au nord b vingt journées. Il parait qu’on y rencontre huit grandes montagnes, dont les habitans parlent tous une langue particulière; ils sont mabométans, et composent l'élite de l'armée de Borgou.

Le Borgou forme, dans l'etat actuel de la géographie, l'extrémité sud-est du Soudan. Nosrcnscignemens sur ce pays sont lires en partie du voyage de Sidi-Vousa , de Wadai b Tripoli, par Begharme, et Bornou ; en partie, des indications que Burckhardt recueillit au Caire de la bouche des nègres (7), et d'après lesquelles le commerce de caravanes entre le Fezzan et Bor-

(1) R.ichlc, p. 233.

(2) Ibid., App., U, p. 484.

(3) VAlbr, Sprat, b proben , 1818, p. 309.

(4) Bruwiu1, Trait , App., p. 483.

(5) Ibid., p 484.

(8j Burukh.irdt, Trav., p, 480.

(7) Ctirckbai.it, Trav., App., Il, p 48t.

AFRIQl’E, SYSTEMES D*EAU : U1

gou sc trouve parfaitement confirmé. Ce commerce, dont les esclaves forment le principal objet , est concentré , à ce qu’il parait , entre les mains des Tibbo-Bédouins , qui habitent le désert entre ces deux pays.

Le Borgou gagna une grande célébrité sous le régne du roi Abdel-knrim. Ce prince, qui le gouverna très-longtemps, ronquit Begbartne, se créa une très-forte armée de nègres, un trésor considérable, et sa libéralité lui valut des musulmans le surnom de Saboun-el-Fakir (le savon du pauvre), nom sous lequel il est généralement connu dans te Soudan. Son fils lui succéda : il porte le titre de sultan de H’ ara ou de Fas/ier (c’est ainsi que s’appelle la place d’audience), et gouverne neuf provinces, dont les chefs lui sont tributaires ; cependant , quelquefois Us se dispensent de lui payer leur tribut.

Abdel- Kerim avait été engagé, par le roi de Bornou , h faire la guerre au roi de Begharme pour le punir d'avoir épousé sa propre s<rur, en dépit de la loi du Coran. Abdel-krrim fit en peu de temps la conquête de tout le Begharme ; mais il garda le pays pour lui, enleva le grand trésor qu’il conduisit sur deux cents chameaux à V ara, et fit emmener une grande partie des habitons, comme esclaves, h Dar-Saley. Le divan de scs ulemmas fit d'énergiques représentations contre cette injustice ; mais ce fut sans résultat. Abdcl- Kerim n’en fut pas moins vanté pour sa loyauté et sa justice. Le bey de Tripoli (1) entra en relation avec lui , et lui fit présent d'armes à feu et de plusieurs canons, qui, auparavant, étaient inconnus dans ces contrées. La principale force du Borgou est dans sa cavalerie : les chevaux y soûl exccllens; les cavaliers portent des cuirasses en forme d'écailles. On compte douze tribus de Bédouins à Dar-Saley, dont la plupart sont agriculteurs. Parmi les produits du pays, ou nous en cite plusieurs jusqu'ici peu connus des Européens, surtout plusieurs espèces d’arbres (2); par exemple, dans les forêts de l'est : le nebek, Verdeyb qui porte le tamarin , l’ébénier qui est très-commun , le tljerdjac, qui donne une espèce de miel , le hedjyty, doutle fruit doux ressemble aux dattes : le bois de cet arbre est trèsdur; on en fait de petites tablettes, sur lesquelles les pèlerins écrivent leurs prières. L'arbre à beurre (ae/uj croit en grande quantité dans 1rs montagnes des nègres idolâtres , coupées et sit-

ôt Burcklurdt, Trav , vpp., p 486.

(2) Ibid , p. 481, 486.

tonnées par beaucoup de fleuves. Le cuivre est en abondance à Borgou comme , dans les pays voisins, le Darfour , Eertit et Cordofan. Ce pays produit en outre des éléphans , des rhinocéros, des hippopotames , des giraflfes (I), ainsi qu'une quantité de buffles. On y trouve aussi un animal, appelé abou-orf, qui a de grandes cornes , et ressemble beaucoup à la vache; un autre animal cornu, comparable en grandeur h un Teau, le djalad , et la chèvre des bois ou taylal, tous animaux sauvages et bons à chasser.

Wcra est la résidence du pays ; Kouka (2) un des principaux endroits dans lequel sc trouvent les écoles savantes. Les Eakys , tant à Saley que dans les pays situés plus à l'est, écrivent tous, quoique dans un mauvais idiêine , les caractères nouschly des Arabes de l'est, tandis que tous ceux de l’ouest et du nord ont généralement adopté les caractères maghreby de l’Arabie occidentale ; ces derniers diffèrent des autres dans plusieurs lettres, observation nouvelle et trèsimportante . selon Burekhardt.

Les chefs de Borgo regardent comme leur principale occupation la chasse (5) aux nègres idolâtres , qui habitent de dix à quinze journées de marche de Borgo (au sud ?). On nous cite comme les plus connus parmi les pays exposés h ce brigandage. Dargul/a, ttenda, Djenke, Yemkem (Ïam-Vam, Joum-Jouin , voyez page 182) , et Ota (Oula), le plus lointain de tous. Plusieurs de ces peuples paient au Borgou un tribut en esclaves et en cuivre, et s'affranchissent ainsi de l'esclavage ; mais ils n'en sont pas pour cela assurés contre les embûches des marchands d’esclaves particuliers. Les marchands qui veulent acheter des esclaves s'adressent aux musulmans de Borgou , stationnés dans ces contrées pour prélever le tribut. Tous les moyens sont employés pour priver les malheureux nègres de leur liberté : tantôt on les prend par force , tantôt par ruse en leur donnant des vaches et des dourrah qu’ils aiment beaucoup. Souvent aussi on les enlève tout petits il leurs pare ns , ou bien l'on se sert de mille autres moyens barbares pour les jeter dans l’esclavage et les enlever h leur patrie. Attachés au cuti par une grande chaîne de fer, on les transporte en groupes de 20 à 30 jusqu'à Bornuu , et de là aux marchés de Fczzan . Tri-

tlt Vujr. vol. I , p. 2*8.

(2) Burckbirdt, lbh!.,p. 481.

(3) Burckbard», p. 486.

LE SOLDAS. LE BORGOü.

poli, Augila, «lu Caire et de la Haute-Égypte. Beaucoup d'entre eux deviennent bientôt musulmans; la plupart travaillent le cuivre , le cuir ou la poterie.

Les habitans de l'oasis <T Augila , pour attirer à eux seuls tout l’avantage du commerce d'esclaves qui enrichit les habitans du Kezzan , ont renouvelé plusieurs Fois , depuis peu , leurs expéditions vers le centre de l’Afrique, et sont parvenus ainsi b frayer b leurs caravanes une route directe (1) jusqu’à Borgou , ce qui est un témoignage incontestable de progrès parmi ces peuples africains. Le bey du Kezzan entreprend régulièrement des chasses aux esclaves dans l'intérieur du Soudan , ainsi que nous l'apprend Ilitchie (3) , qui lui-même devait se rendre avec une pareille expédition, de Mourzouck b Bornou. On assure que la traite des nègres a fait de grands progrès au nord du Soudan, depuis qu’elle a perdu son activité au sud. C’est elle qui nous a fait connaître la route qui conduit de Dar-Saley au Kezzan (3), par le pays desTibbos, dont nous parlerons plus bas. Il parait que cette contrée de l’est, qu’aucun Européen n’a encore rue jusqu’ici, mais que Fbn Batuta visita dès le quatorzième siècle , et qu'il appelle Bourdarna (4), (Berdamma , suivant B.), est le /tourna ou le Beg/iarmc , habité par la race des Berbères , qui , comme aujourd'hui, accordaient déjb alors leur protection aux caravanes. Ebn Batuta , parti de Timbouclou , avait pris la route par eau , sur le grand Fiit-el-Kabir. II débarqua b Tekedda (Tekda ou Nekda, B.), ville bâtie en pierre rouge ; les eaux qui coulent ici sur des Blonsdemines de cuivre . en conservent un gortt amer; de ib le nom de Babar-el-A/imar. Le sultan du pays , qui accueillit Ebn Batuta avec beaucoup d'égards et lui fit des présens, était Berbère de nation. Les habitans ne vivaient que de leur commerce avec l'Égypte; ils y transportaient des esclaves et ducuivre, qu’ils possèdent eu grande quantité. Ils creusaient le minerai de cuivre b côté de la ville et le fondaient en longues plaques; la plus grande partie de ce métal se transportait dans les pays des nègres. Encore de nos jours , toute la contrée , jusqu'aux mines

(1> Burrkbardl, p. 490.

^2) Quarlcrly Review, p. 228.

(3) Burckhardt, p. 488.

(4; Ebn Batut», dans koscç., p.49.

de cuivre de Fertit (1) , près des montagnes de la Lune, se distingue par une richesse extraordinaire en cuivre. C’est ici que le savant pèlerin arabe rebroussa chemin, se dirigeant sur Sedsfielmessa, au nord-ouest, par l'oasis de Tuât (Tewat , suivant K.), qu’il dit être b soixante-dix journées de marche de Tekedda. La distance de Wadai b Mourzouck est, d'après la dernière relation de Sidi-Mousa (S), de quarante-cinq journées de marche. Suivant Burckhardt (3), celte route peut se faire en cinquante jours ; mais en comptant les jours de halte, on y consacreordinairement soixante b soixante dix jours. Nous ne connaissons pas encore la distance de Borgou b Augila.

A l’est , le Üare-Salcy est borné par le Dar- Four; Sale y et Four sont deux états voisins, en guerres continuelles entre eux, ce qui rend la communication du Soudan avec la Nubie, ou de l’ouest avec l’est très-difficile et très-dangereuse. Brovvne apprit b kobbe que la distance de Ril (dans le Dar-Four ) b If ara (4) dans le Dar-Saley, était de vingt-cinq journées et demie; les neuf premières journées, dit-il, on parcourt le territoire de Dar-Kour jusqu'à Bishara. Suivant Burckhardt (3), le nombre des journées de Borgou b Dar-Kour n'est pas exactement connu. Un autre chemin, plus courtque celui que les voyageurs prennent ordinairement, passe parlesmontagnes , mais il est peu fréquenté b cause des hordes de brigands qui le parcourent sans cesse. La route ordinaire conduit les premiers jours le long de trois rivières , et puis , pendant quinze jours, par un désert inhabité , jusqu'à la frontière de Dar-Kour. Cette roule n'est praticable qu’aprés la saison des pluies, attendu que pendant les autres époques de l’année, la sécheresse est trop grande. Sur les limites des deux états , b l’entrée du désert, sont stationnées des gardes qui , au lieu de protéger les pèlerins et les caravanes, les pillent et leur enlèvent souvent leurs chevaux et leurs armes. Taaysc/ie est le premier endroit darfourien que l’on rencontre sur cette route; de là b Kobbe. capitale du Dar-Kour, on compte encore cinq journées de marche.

(1 ) Browne, Trav , 4pp., p. 472.

(2) sitii-Mousa, p. 231.

(3) Burckhardl, Trav., App., II, p. 488.

(4) Browne, Trav., 4|>p., p. 403.

(9) Burckhardt, Trav , 4pp., 11, p. 481.

383 AFRIQUE, il STERES ll'tlU : II* DIVISION , J 32.

4* Éclaircissement.

Les membres intermediaires entre les système» d'eau du Alger et du Ait: le Balta, le Bahar- / Visse lad, I)ar et Bahar- h ou Ha ou la région marécageuse des bois et le Bahar-Taisha.

Nous avons essayé, autant que te permettait l'imperfection des sources , de décrire dans ce paragraphe, les bords du grand fleuve qui arrose le Soudan ; nous avons suivi son cours à travers toute la largeur de l'Afrique centrale, depuis son extrémité occidentale jusqu’aux contrées les plus reculées de l’est ; nous avons examiné ses lacs et leurs rivages ; et , les considérant, de même que tous 1rs autres phénomènes du fleuve, dans leur ensemble, avec la vie de la nature et des peuples, ainsi qu'avec la marche toujours ascendante desdécouvertes dans cette partie du monde, nous nous sommes elforcés de jelrr un peu de jour sur l'histoire d'Afrique et de seshabilans; il ne nous reste plus maintenant que quelques hypothèses à rapporter sur la partie orientale du système hydrographique du Soudan,

Dn voyage entrepris dans leDar-Saley ou Borgou, pourrait seul confirmer ou détruire entièrement l’opinion de l'identité du Niger et du Nil d’Égypte ; mais jusqu'aujourd'hui aucun Kuropéen n'a encore pénétré dans ces contrées reculées. Cependant, i’hypolbèse dont nous avons parlé plus haut, au sujet du Maghreb et du Joliba , s'y trouve aussi confirmée par dilférens récits venus de ces pays de l’est. Le grand fleure de Bornou et de Begharme, après avoir reçu les eaux du Shari , continue , dit-on , son cours à l'est , à travers le pays du sultan de Saley , où il ne s’appelle plus Niger, ni Gulbi, ni Tshad, ni Nil , mais Batta (1). Sidi-Mousa ne nous indique pas son cours ultérieur, mais il pense qu'il va se mêler au Nil de l'Égypte ; il porte des vaisseaux, mais ils ne sont pas très-grands.

Tous les rapports que nous avons comparés jusqu'ici s'accordent sur les principaux points; mais, au delà ne Dar-Saley, au sud-est, une terre inconnue , s’étend jusqu'au grand bras occidental du Nil égyptien, le Baltar-el-Abiad ou fleuveddanc (suivant Jackson, Ail-Abid, c’està-dire fleuve des nègres) qui vient de la Nubie et du llabesch , et dont Bruce et Brow ne nous ont tracé le cours jusqu'à l'endroit où il entre dans le Sennaar. L’étendue de cette terra incognito,

(t ) SMI-tmiu, ni an ch i!, P. 323.

située entre le Nil d’Égypte et le fleuve du Soudan , ne peut être de plus de cinquante milles géographiques (1); or, il n’est pas présumable que, sur un si petit espace, u'eux fleuves aussi considérables coulent l’un à côté de l'autre et dans des directions opposées sans se rencontrer; on ne peut donc imaginer autre chose qu’un confluent, et cette supposition , qui s'appuie d'un si grand nombre de témoignages , n’est en contradiction avec aucun fait important. Si nous ne possédons pas de renseignemens positifs sur celle réunion des deux fleuves, c’est que jusqu'à présent aucun voyageur ne s'est encore avancé jusque dans ces contrées. Tous les pèlerins et les marchands se dirigent au non), sur Sennaar, par les pays de Bornou , Begharme , l>ar -Saley , Bar-Four , Kordofan , et , de même que les Fakyrs , ils ne traversent jamais les pays des nègres idolâtres au sud , sans doute pour éviter les grands marais d'où sort le Baliar-el-Abiad. Les récitsdes voyageurs etsurlout ceux que Browne recueillit dans le Bar-Four nous démontrent clairement l’existence de vastes enfoncemcns situés au sud et au sud-est du Borgou et du Bar-Four, et exposés en tout temps à de grands debordemens. Suivant Browne , on y rencontre une quantité de fleuves ; lui-même en compte jusqu'à huit sur la route de AVara à Dar-koulla. dont le plus considérable, à son avis, est le Bahar-Missclad (3); il parait, dit-il, qu'à l’est de ce fleuve jusqu'à Bar-Koulla, louscoulent de l'est à l'ouest, à travers un pays humide et marécageux (met andmarshg), mais sans hiver; leur cours doit être très-considérable , attendu que des marchands de Four et de Saley, mirent ISO à ISO jours pour aller de Wara et Kobbe à Dar-koulla. Le Misselad, au contraire, coule au nord-ouest, suivant les renseignemens qu’il recueillit de marchands d'esclaves dans le Bar-Four ; cette dernière remarque, si elle était fondée pourrait h la vérité détruire l’hypothèse du confluent du Grand-Fleuve dans le Bahar-el-Abiad ; mais ne serait-il pas étonnant que ce Bahar-Misselad eût une direction tout opposée à celle que toutes les relations qui nous sont parvenues jusqu'à ce jour donnent au Grand-Fleuve? D’ailleurs il résulted'une observation de l'édileurde Hitchic (3)

(1) QuarUrly Retlcw, p, 230.

(2) Browne, Tr»r. , App., I, p. 440. — ReaneU , BOni., dan* tlorncmann, Voy., *d. Lan<lèi, 14, p 240.

(3) Quartcrly Review, p. 230.

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