MONTÉNÉGRO ET SERVIE
vières, coupée par plusieurs routes praticables, quoique mal entretenues, habitée par une population intelligente et active, bien que rude et peu civilisée, gouvernée par des princes constitutionnels, et entretenant avec l'Autriche des relations continuelles, cultive les céréales, nourrit un grand nombre de moutons et surtout de porcs, possède d'immenses forêts, et exploite même des mines de fer : mais l’organisation étrange de la propriété, qui appartient à la commune et non à l'individu ; le manque à peu près complet d'industrie, les difficultés intérieures et les querelles avec la Turquie, l’imperfection des routes et des moyens de transport retardent les progrès de la Servie et laissent presque tout le commerce entre les mains des Allemands. Les échanges ne dépassent pas 60 millions : ils consistent à l'exportation en laines, cuirs, bestiaux, et à l'importation en objets manufacturés qui proviennent surtout de l'Autriche. .