GRÈCE
les orangers, le tabac, la garance, la réglisse, le coton, sont cultivés sur une moins grande échelle.
Les forêts de chénes d’Achaïe, d’Arcadie, d’Étolie, d’où l'on ne tire guère aujourd’hui que la vallonée, pourraient fournir des bois de charpente et de construction excellents. Les pâturages nourrissent un million de bœufs, 300,000 chèvres, un million et demi de moutons, des chevaux agiles et robustes.
Le miel et la cire de l’Attique et des Cyclades ne redoutent aucune concurrence, et la production des soies écrues à Patras , à Kalamata, dans lesiîles, dépasse 50,000 kilogrammes.
Pêche. — La pèche côtière, celle des éponges à Nauplie et à Syra, celle des sangsues dans les marais du district de Livadia, constituent un revenu important.
Production minérale. — Quant aux richesses minérales, elles sont inexploitées, si l’on en excepte quelques gisements de lignite, et les inépuisables carrières de marbre du Pentélique, de Paros et de Syra.
Industrie. — La difficulté des communications, la rareté des capitaux, les troubles politiques et les habitudes de la population, ont arrêté jusqu'ici le mouvement industriel. Quelques filatures de soie à Syra, à Patras, à Athenes, à Kalamata, des fabriques de lainages et de passementeries à Zeifoun, à Nauplie, à Lébadée, des distilleries d'huile, des savonneries, de grands chantiers de construction à Corfou, à Syra , à Hydra, représentent à peu près toute l’industrie hellénique, presque exclusivement destinée à la consommation locale,
COMMUNICATIONS EXTÉRIEURES
Principaux ports. — Corfou (20,000 h.), dans l’île du même nom, desservi par les vapeurs : 1 Lloyd autrichien, la Compagnie Marseillaise et la Compagnie italienne adriatico-orientale, est l’entrepôt du commerce des îles Ioniennes, qui consiste en huiles, sucres et raisins de Corinthe, et qui, en 1861, mettait en mouvement près de 1,700 bâtiments (250,000 tonneaux).
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La mer Jonienne baigne les côtes occidentales de la Hellade et de la Morée, et découpe entre la presqu'île et le continent, le golfe de Lépante, séparé de l’Archipel par un isthme de cinq lieues de large, celui de Corinthe,
A l'entrée du golfe est situé Patras, en Achaïe (24,000 h.), le second port de la Grèce continentale, desservi par le Lloyd et les vapeurs grecs; entrepôt de l’exportation des raisins de Corinthe, et dont le mouvement dépassait, en 1861, 4,500 navires et 180,000 tonneaux.
Navarin, avec sa rade excellente, Modon, en Messénie, Coron et Kalamata, sur le golfe de Coron, WMarathonisi sur celui de Laconie, l’île de Cerigo, la plus méridionale des îles Ioniennes, ne sont fréquentés que par les navires helléniques.
Dans l’Archipel et sur les côtes de la Morée, est disséminé le groupe des Cyclades, Hydra, Poros, sur le littoral de l’Argolide ; Milo, Santorin, Paro, et surtout Syra (36,000 h.), la métropole commerciale de la Grèce, le centre d'où rayonnent toutes les lignes qui desservent l’Archipel, Messageries impériales, Lloyd de Trieste, Compagnie hellénique; le port d’approvisionnement et de relâche pour les bâtiments à voiles, le siége d’un immense commerce de commission, et le chef-lieu d’un arrondissement maritime qui arme plus de 4,100 navires (mouvement de 7,000 navires, 1862).
La grande île d'Eubée, séparée du continent par l’Euripe, a vu renaître la prospérité de Chalcis.
Les côtes de la Morée et de la Hellade, escarpées, creusées par les golfes de Nauplie, d’Egine, de Zeitoun, n’ont que deux grands ports : VNauplie, en Argolide (13,000 h.), desservie par les vapeurs grecs, et le Pirée, port d’Athènes, à six jours de Trieste et de Marseille, par les vapeurs du Lloyd et des Messageries Impériales, en communication avec Syra, Candie et Constantinople, par les vapeurs grecs, et présentant un mouvement annuel de 4,500 à 1,600 bâtiments pour la navigation extérieure.
Le mouvement total de la navigation du royaume s’é-