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GRÈCE (COMMERCE

lève en moyenne à 28,000 navires, et l’effectif maritime à 4,000 bâtiments.

Voies de cemmunication par terre. — La Grèce n’a pas de voies navigables, ni de chemins de fer, sauf une ligne de ? kil., du Pirée à Athènes.

La nature du sol, hérissé de montagnes, rend la construction des routes difficile et leur entretien coûteux : aussi les transports ne se font-ils qu’à dos de mulet, ou sur des charriots traînés par des bœufs, La mer est la seule grande route de la Grèce.

Depuis quelques années, la télégraphie électrique unit la capitale aux principaux points du territoire, et même aux îles, par des câbles sous-marins,

Le chiffre du commerce extérieur flotte, depuis dix ans, entre 430 et 150 millions, en y comprenant les iles loniennes, L’importation dépasse généralement l’exporta-

tion.

Exportation. — Parmi les objets exportés figurent au premier rang les huiles et les soies ; puis viennent les raisins et les fruits secs, les cotons (20 millions en 1864), les vins, les marbres, les éponges, les laines en masse, les matières tinctoriales, les tabacs, la cire, les sangsues, etc.

Importation. — À l'importation, les éissus de toute espèce, les métaux bruts ou travaillés, les sucres, les cafés, les combustibles minéraux, les peaux brutes et préparées, les poissons salés, l’orfévrerie et la verrerie, les livres et le papier, etc., représentent une valeur moyenne de nrès de 82 millions. |

La Turquie d'Europe et d’Asie, l'Autriche, l'Angleterre, la France et l'Italie sont les États qui entretiennent le plus de relations avec la Grèce. La part moyenne de la France est de 16 à 47 millions, dont 2 millions 1/2 de soies, d’éponges, de cotons exportés de Grèce, et 13 à 45 millions de tissus, d'ouvrages en cuir et en métal que la France lui renvoie,

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La Grèce, depuis qu’elle a recouvré son indépendance, n’a pas réussi à trouver l’ordre et la stabilité. Sa population, intelligente, passionnée, douée d’une merveilleuse aptitude pour le commerce et les entreprises maritimes, à vu succéder, sans transition, au système brutal et peu compliqué de la domination turque le mécanisme savant de nos institutions constitutionnelles et de nos gouvernements européens; elle l’a subi sans le comprendre, car on n’improvise pas la civilisation. A cette première cause d’anarchie sont venues se joindre les influences rivales des puissances protectrices, la Russie, l’Angleterre, la France, l'Autriche, les espérances ambitieuses d’un parti national, qui prétend reconstituer l'empire de Byzance; un état financier déplorable, et de continuelles agitations qui effrayent les capitaux et paralysent les efforts individuels. Cependant quelques grandes entreprises ont réussi à se fonder: la Compagnie de Navigation à vapeur hellénique de Syra dessert les ports de Grèce et du Levant (Salonique, Constantinople, Candie); la Banque nationale, fondée à Athènes en 4849, a déjà des succursales à Patras, à Syra, à Corfou;

et de puissantes maisons grecques à Syra, à Athènes, à

Constantinople, à Smyrne, à Alexandrie, à Odessa, à Trieste,

en Italie, à Marseille, centralisent entre leurs mains une

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