TRIPOLI ET TUNISIE
Depuis que le trafic des esclaves est interdit, Ghadamès et Mourzouk expédient vers le littoral, la cire, les dents d’éléphants, les plumes d’autruches, les dattes, la poudre d'or, que leur apportent les caravanes soudaniennes, et que Tripoli et Benghazi échangent contre les blés et les huiles d'Italie, les soies de Grèce et du Levant, les cafés, les sucres, les vins et les cuirs ouvrés de Marseille, les cotonnades, les draps, les charbons, des entrepôts maltais et la conterie de Venise. La valeur totale des échanges ne dépasse pas 12 à 14 millions : et le despotisme inintelligent des Turcs, qui gouvernent le pays, les continuelles révoltes des Arabes et des Berbères, le manque de routes, la vie nomade des populations, laissent au commerce peu de chances de progrès, tant que se maintiendra cet état d’anarchie. |