‹ Géographie générale du commerce et de l'industrie [microforme]Chapitre 131 sur 241 · ACORES. MADÈRE. CANARIES, ETC · texte numérisé non relu

ACORES. MADÈRE. CANARIES, ETC

Toutes les nations maritimes de l’Europe, la Hollande, l'Angleterre, la France, la Suède, le Danemark, vinrent tour à tour leur disputer le commerce de cette région où des populations grossières, passionnées pour les liqueurs d'Europe et pour !cs bagatelles qui flattaient leurs goûts puérils, livraient sans peine et, d'ordinaire, sans danger || au trafiquant européen d'immenses bénéfices. | | La poudre d'or, l'ivoire, les gommes, les graines oléa-

gineuses et surtout les esclaves, tels étaient les objets de ce commerce qui peupla d’Africains sxilés les plantations de l'Amérique,

L’abolition de la traite des nègres en 1846, et l’active surveillance exercée par les croiseurs anglais, ruina la plupart des comptoirs qui n'avaient d’autre raison d’être que cet odieux trafic, et donna au commerce de l’An- | gleterre, des États-Unis et de la France une supériorité fl décisive sur celui du Portugal. La suppression de l’esclaji} || vage aux États-Unis vient de porter le dernier coup à ce

De commerce, que les armateurs de Boston et de Baltimore n’avaient pas craint de poursuivre malgré les protes- | tations de la conscience publique et les dangers auxquels | ils s’exposaient ; et les trois grandes puissances maritimes Wiih n’ont plus à se préoccuper que de réparer les torts de hill l'Europe civilisée envers l’Afrique barbare en propageant Hill les principes du progrès et de l'humanité dans ces riches Hill contrées dont l’avenir leur appartient.

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