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MAURICE. LA RÉUNION

ne s'arrêtent, à partir de Suez, sur aucun point du continent africain : Aden en Arabie est leur grande station, à l'entrée de la mer Rouge, et leur-seule relâche dans l'océan Indien, jusqu’au groupe des îles Mascareignes, est Mahé dans le groupe des Seychelles, colonie anglaise, peuplée de huit ou neuf mille habitants, et qui produit, comme l’île arabe de Socotora située à l’entrée du golfe d’Aden, l’aloës, le sucre, le manioc, les ananas, etc.

Le groupe des Mascarei: se compose de trois îles principales, Rodrigue, Ma > de France) possession anglaise, et la Réunion (B lonie française (1).

Maurice est une île au agneux, mais fertile, arrosée par de nombreux ruisseaux; d’une superficie de 250,000 hectares, et dont la population s'élève à 230,000 habitants nègres, émigrants chinois, travailleurs indous, et blancs pour la plupart d’origine française. La position de Maurice sur la route de l’Inde et de l’Australie, la supériorité de ses ports, sa fertilité attirèrent pendant les guerres de l’Empire l’attention de l'Angleterre. Conquise sur la France en 1840, elle fut cédée en 14815 à la Grande- Bretagne; et sa prospérité, longtemps compromise par l'émancipation des noirs, s’est relevée depuis que le travail libre des Chinois et des coolies indiens a remplacé celui des nègres.

Son principal port est Port-Louis (30,000 h.), à douze jours d’Aden par les steamers des Messageries et de la compagnie Péninsulaire et Orientale; à dix-sept jours du Cap par ceux de l’Union-Company. Le mouvement de sa navigation s'élevait en 1863 à 1,500 navires et 600,000 tonneaux. 5

La grande culture, et le principal objet du commerce de Maurice est le sucre, dont l’exportation dépasse en moyenne 415,000 tonnes. Le riz, les graines oléagineuses, le thé, la vanille, provenant des Indes, les cuirs de Madagsscar entrent pour des sommes peu considérables dans

(1) Voir la Géographie commerciale et industrielle de la France et de ses colonies, pages 151-152.

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