‹ Géographie générale du commerce et de l'industrie [microforme]Chapitre 142 sur 241 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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le chiffre de ses exportations. A l'importation, les grains, les bestiaux, les riz, les eaux-de-vie et les vins français, les tissus anglais et français, la houille, les métaux représentent les valeurs les plus considérables. Le mouvement des échanges s’élevait en 1863 à 140 millions où la Grande-Bretagne, la France, la colonie du Cap, les Indes et l’Australie avaient la plus large part.

La banque orientale, la banque mercantile de l'Inde et la banque commerciale ont des succursales à Port-Louis.

Entre le golfe d’Aden et le cap Delgado, s’étendent sur la côte de. l’océan Indien, des pays connus sous le nom d’Adel, d'Ajan, de Somal, ètde Z'anguebar, habités par un mélange de Gallas, d’Arabes, et de peuplades nègres soumises à l'influence ou à la domination arabe, Les principaux débouchés du commerce sont les ports de Zeylah en face d’Aden, de Berbera (côte d’Adel), de Moguedchou (Magadoxo}, Braoua, Mombaza, Quiloa, et surtout de Zanzibar dans l'ile du même nom, résidence du sultan du Zanguebar, et le seul fréquenté par les Européens. En 1858, 162 navires (48,000 tonneaux), dont 60 des États-Unis, 400 barques indoues et autant de bâtiments indigènes avaient visité le port de Zanzibar, dont les relations avec Mascate et les Indes sont favorisées par les moussons.

C’est de Zanzibar que partent les caravanes arabes qui exploitent la région des grands lacs, Tanganyika, Nyanza, Nyassy, etc. le pays des Gallas, et toutes ces riches et vastes contrées de l'Afrique équatoriale à peine entrevues par les Européens. |

Les graines oléagineuses, les gommes, l’orseille, les épices, les parfums, le café, le sucre, l’aloès, le ricin, les bestiaux, les peaux brutes, l’ivoire, les écailles, le miel, la cire, les poissons salés provenant de la côte ou de

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l'Afrique intérieure, tels sont les objets que Zanzibar échange contre les cotonnades, la quincaillerie, les armes, les soieries, la verroterie de l’Europe et de l’Amérique.

Le commerce avec l’intérieur est exclusivement entre les mains des Banians, des Arabes, des Souahelis et des Somalis, qui écartent avec un soin jaloux la concurrence des Européens : l'Angleterre, les États-Unis et la France ont conclu avec les sultans de Mascate et de Zanzibar des traités de commerce qui réduisent à 5 070 de la valeur les droits d'entrée, et qui suppriment les prohibitions et les droits de sortie.

Tout le numéraire en circulation provient des nations européennes : la monnaie de compte est la piastre autrichienne (talari), les poids et mesures sont ceux de l’Arabie et des Indes.

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