HAITI
surtout les abondantes mines de houille, offrent de précieuses ressources à la navigation à vapeur.
Le mouvement total de la navigation d'Haïti varie entre 280,000 et 290,000 tonneaux, avec tendance au progrès ;, celui de la république dominicaine, entre 40,000 et 42,000 tonneaux. La France entre dans ce mouvement pour 40,000 tonneaux et 160 à 200 navires, presque tous partis du Havre ou de Marseille, La ligne de Saint-Thomas à Kingston, desservie par la Compagnie transatlantique (Saint-Nazaire), a une station au cap Haïtien.
Commerce extérieur, — Le commerce extérieur de la république d'Haïti s'élève en moyenne (1860-65) à 120 millions dont 60 à 70 millions à l'importation.
Les États-Unis, l'Angleterre et ia France se disputent le premier rang. Les villes Hanséatiques, l'Espagne et la Belgique viennent au second.
Le principal article d'exportation est le ca/é, qui dans les échanges avec la France figure pour 30 millions sur 36.
Viennent ensuite les bois d’acajou et de campêche, qui s’exportent pour la France, les Etats-Unis, Liverpool et Hambourg :
Les cotons, dont la culture a pris depuis 1861 une assez grande extension : |
Le cacao, le tafia, le sncre, dont l'exportation est presque nulle et quelques autres articles moins importants.
La France renvoie en échange, pour une valeur de 14 à 20 millions, ses vins, ses huiles et ses farines, par Marseille, ses tissus, ses ouvrages en peau et en cuir, sa verrerie, ses porcelaines, sa bière et ses bestiaux, par le Havre et Nantes,
Les États-Unis fournissent à Haïti les viandes salées, les céréales, le poisson, les tissus de coton, qui ont fini par l'emporter sur ceux de l'Angleterre:
La Grande-Bretagne, ses draps, ses indiennes, ses fers et ses aciers, menacés aujourd'hui par la concurrence de Hambourg et du Zollverein.
Le commerce de la république Dominicaine varie entre