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terrains d’alluvion, du Mississipi et de la Floride, et aux riches plaines calcaires de l'Illinois et de l'Ohio.
Preduction agricole. — La production des céréales est une des principales richesses des États-Unis. On l’évaluait déjà en 1855 à 327 millions d’hectolitres (200 millions d’hect. de maïs, 58 millions de froment, 59 millions d'avoine, etc.), et depuis cette époque la production du froment a doublé.
Le groupe du Nord-Ouest, Z{linois, Wisconsin, Michigan, Indiana et Ohio, est le grenier des États-Unis, et fournit à lui seul les 45 centièmes de la production totale. La pomme de terre, la vigne (380,000 hectolitres de vin en 1864), la betterave, le houblon, les arbres fruitiers réussissent dans la plus grande partie du territoire, mais ne donnent lieu à aucune exportation.
La culture du riz a pris au contraire une extension considérable dans les États du Sud et surtout dans les deux Carolines et dans la Virginie.
Si la culture des céréales fait la richesse des États de l'Ouest, ceux du sud doivent toute leur prospérité aux deux grandes cultures industrielles du coton et du tabac qui ont joué un rôle si important dans la vie commerciale et politique des États-Unis, et exercé sur les destinées du mowde entier une si puissante influence.
En 1860 la production du coton en Géorgie, en Virginie, dans les deux Carolines, la Louisiane, le Texas, le Mississipi, le Tennessee, l’Alabama, s'élevait à 860 millions de kilogrammes en chiffres ronds ; le capital de culture représentait une valeur de six milliards; et le personnel était de 1,500,000 esclaves et 200,000 planteurs, surveillants ou ouvriers libres. L’abolition de l'esclavage, la ruine des plantations du Sud changent aujourd’hui toutes les conditions du travail; l’extension de la culture du coton aux Indes, en Égypte, au Brésil, a détruitle monopole des États-Unis, et les données nous manquent encore pour apprécier toute l’étendue et toutes les conséquences de cette immense révolution.
La production du tabac, dont la culture est entière-
ment libre, et s'étend à la plupart des États, a pour centre la Virginie, l'Ohio, le Maryland: on l’évaluait en 1863 à 445 millions de francs, au moins.
Le chanvre et le lin cultivés dans le Nord et dans l'Ouest suffisent à la consommation intérieure; enfin les plantes tinctoriales, l'indigo, le safran, le sumac réussissent dans le Sud, et le quercitron de Philadelphie, de New-York et de Baltimore s’exporte dans toute l’Europe. :
Les forêts qui couvrent encore une partie du territoire des États-Unis, sont une de leurs richesses les plus exploitées : toutes les essences s’y trouvent réunies; le chêne, le sapin, le hêtre, le frêne, le cèdre et l’acacia, qui fournissent des bois de construction et de charpente incomparables ; l'érable à sucre, le myrte à cire de la Floride, les bois de teinture et d’ébénisterie du Sud.
Les pâturages et les prairies artificielles de l'Amérique du Nord nourrissent toutes nos races domestiques: les bœufs et les chevaux y sont plus nombreux qu’en Angleterre, par rapport au chiffre de la population: le recensement de 1865 compiait dans les 24 États de l’Union, sur lesquels on a pu réunir des données précises, 29 millions de moutons fournissant 35 millions de kilog. de laines. Le nombre des porcs, élevés surtout dans le Nord et dans l'Ouest, dépassait, en 1860, 32 millions; d'innombrables troupeaux de chevaux sauvages, de buffles, de bisons errent dans les solitudes des prairies ; et les animaux à fourrures, malgré la guerre implacable que leur ont déclarée les trappeurs de l'Ouest, abondent encore dans la région du Missouri et des grands lacs.
L'éducation des abeilles est fort répandue, etl’on a même essayé sans grand succès d’acclimater le ver à soie en Virginie, en Louisiane, et dans le New-Hampshire.
Production minérale. — Houille. Lesrichesses minérales des États-Unis sont immenses, même sans y comprendre le groupe californien. Deux régions carbonifères d’une superficie de 400,000 k. c. s'étendent sur les deux versants du plateau des Alleghanys, et comprennent toute la Pensylvanie, l'Ohio, l’Indiana, l'Illinois, le Missouri,
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l’Iowa, le Kentucky, le Tennessee, l’Alabama, la Virginie: les seuls districts pensylvaniens, Schuykill, au sud, Lehigh au centre, Wyoming au nord produisaient en 1863 42 millions de tonnes d’anthracite d’une valeur de près de 36,000,000 de dollars, sur le carreau de la mine, et représentaient à peu près la moitié de l’extraction totale,
Pétrole. Les sources de pétrole de la Pensylvanie, de l'Ohio, du Kentucky, de la Virginie, exploitées par plus de 500 compagnies au capital de 366 millions de dollars, avaient donné, en 1864, à la seule Pensylvanie un revenu de 315 millions de francs!
Fer. La production du fer forgé et de la fonte était en 4850, aux États-Unis, de 4,160,000 tonnes ; elle a triplé depuis, et les mines du Massachusetts, de New-York, de la Pensylvanie, de l'Ohio; celles du Michigan (Marquette) et de la Virginie, n’ont rien à envier à l’Angléterre ou à l’Allemagne.
Cuivre. Les mines de cuivre du lac Supérieur (Michigan), les plus riches des États-Unis, donnaient en 1856 3,164,944 tonnes de minerai et de métal affiné.
‘Autres métaux et minéraux. — Le Massachusetts, le Missouri et un grand nombre des États de l’Ouest renferment des gisements de plomb, de zinc et d’étain; enfin les granits, les marbres, les mines de sel gemme, abonäent dans le nord et dans l’ouest.
L'agriculture et l'exploitation des mines, et le commerce maritime, ont absorbé longtemps toutes les forces des États-Unis, et c’est à peine depuis un demi-siècle que la grande industrie a conquis droit de cité : tout en favorisait le développement, abondance du combustible et des matières premières, puissance des forces motrices hydrauliques, facilité des communications, maïs les bras manquaient, et c’est à cette insuffisance de la population ouvrière que les Américains ont dû en partie leur merveilleux génie mécanique, et les applications si générales et si
variées de la vapeur à tous les usages industriels. Du reste, les industries de première nécessité sont les seules qui se soient développées : produire beaucoup et à bon marché, malgré la cherté de la main-d'œuvre, telle est la préoccupation dominante à laquelle on sacrifie volontiers la perfection du travail.
Toutes les industries des États-Unis sont filles du sol : la production immense des céréales a créé les minoteries, et les distillertes de Chicago (Illinois), de New-York, de Baltimore, de Cincinnati: celle des bois, les scieries mécaniques de l'Ohio, du Michigan, du Vermont, de la Pensylvanie ; celle du tabae, les gigantesques manufactures de la Virginie et du Maryland ; l'élève du porc et celle du bétail, si répandue dans les États de l'Ouestet du Nord, a développé l’industrie des salaisons à Chicago, à Buffalo (New-York), à Cincinnati (Ohio); et celle de la tannerie et de la cordonneriedansle Massachusetts, l'Ohio etle Michigan.
Enfin la culture du coton a donné naissance à la plus puissante des industries des États-Unis, et improvisé en quelques années des centres manufacturiers rivaux ©° l'Angleterre: Zowel (Massachusetts) sur le Merrimac, ;: Manchesteraméricain, Lancastre, Pittsbaurg, Philadelphie, en Pensylvanie; Providence dans le Rhode-Island, Rochester dans le New-York, etc... en 4828 les États-Unis ne consommaient que 120,000 balles: en 1860 la consommation dépassait 1,132,000 balles, et le nombre des broches s'élevait à plus de 7 millions.
La guerre civile et la suppression momentanée de la culture du coton a imprimé un essor inattendu à l’industrie des lainages, dont la valeur a doublé en 3 ans.
En 1864 la production du New-York, du New-Jersey, de la Pensylvanie, du Massachusetts dépassait 640 millions de francs,
Les Industries métallurgiques ont pris aux États-Unis un développement qui ne le cède pas mème à celui de l’Angleterre. Prttsbourg est à la fois le Birmingham et le Sheffield Américain : ses aciers, ses fontes, ses fabriques de machines, sa quincaillerie le disputent aux produits
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anglais : Cincinnati 200,000 h.), l’une des métropoles de l'industrie américai ? Bufäté, Chicago, Cleveland, Détroit, New-York, R ester, Syracuse, Utica, Philadelphie, Richmont, Baltimore, Saint-Louis, ne sont pas inférieures aux plus grandes villes manufacturières de la Grande-Bretagne et de la Belgique : leurs locomotives, leurs machines de toute espèce, leurs rails, leurs gigantesques ouvrages en fonte et en tôle, leurs outils, leurs instruments agricoles, leurs armes s’exportent dans toute l'Amérique et viennent faire concurrence sur nos marchés européens aux produits de notre industrie.
Les mêmes villes travaillent avec un égal succès les métaux autres que le fer; l’horlogerie du Massachusetts et de New-York, la bijouterie et les bronzes de Philadelphie, commencent à affranchir l’Amérique du tribut qu’elle payait a l’Europe pour ces produits de luxe. La fabrication des instruments de musique et de précision est très-répandue et fait concurrence dans le reste de l'Amérique à l'exportation européenne.
Pitisbourg, Philadelphie, New-York, Baltimore possèdent également des verreries importantes, et des fabriques de produits chimiques qui peuvent lutter avec celles d'Europe.
Parmi les industries mixtes les plus développées sont : l'ébénisterie et la menuiserie qui représentent à Cincinnati seulement une valeur de plus de 18 millions :
La carrosserie de Chicago, de Pittsbourg, de Philadel-
hie :
- Les constructions maritimes pour lesquelles les États- Unis n’ont pas de rivaux et qui chaque année livrent en moyenne au commerce 2,000 bâtiments d’une capacité de 520,000 tonneaux (dont 400 à 500 vapeurs), sortis des chantiers de tous les grands ports maritimes, des vilies situées sur les lacs, de Pittsbourg et de Cincinnati sur l'Ohio, de Saint-Louis sur le Mississipi :
Enfin la papeterie dont ia production annuelle dépasse 200,000 tonnes absorbées par ies milliers de publications, de revues, de journaux dont la valeur était estimée en
1863 à plus de 209 milliggeg ot doll le tirage périodique atteignait en 4862 un.mihäTû d’exéÆplaires.
En,1860, on éyaluait à 200,000 18 nombre des établissements industiidis, à 3 millions 4/2 celui des ouvriers, à 4 milliards 4/2 le capital engagé, et à plus de 12 milliards les vrodüits de l’industrie des États-Unis.
COMMUNICATIONS EXTÉRIEURES
Relations avec la France. — L'intercourse entre la
France et les États-Unis représentait en 4860 un mouvement de 700 navires chargés et de 520,000 tonneaux, dont les trois quarts couverts par le pavillon américain. Le Havre absorbait les quatre cinquièmes de ce mouvement: puis venaient Marseille, Bordeaux et Nantes.
Une ligne bimensuelle, celle des Paquebots de la Compagnie transatlantique, rattache ie Havre à New-York par Brest en 41 ou 42 jours.
La Compagnie généralé transatlantique correspond à l’isthme de Panama avec les lignes anglaises ou américaines qui desservent ja Californie. Bordeaux est le seul port français qui entretienne des relations directes et suivies avec le groupe californien. | =
Principaux ports, lignes de Navigation. — 1° Les côtes de l'Atlantique découpées depuis la baie de Fundy jusqu’au cap Hatteras par des golfes innombrables, sont bordées de bancs de sable et d'écueils dans toute la partie méridionale jusqu’au Cap Sable en Floride ; aussi les États du Nord ont-ils peu à peu attiré à eux tout le mouvement maritime de l'Atlantique.
Quatre grands pori: centralisent presque tout le commerce extérieur des États du Nord,
Portland (Maine, 35,000 h.), ratiaché par une ligne de steamers à Liverpool et à Glasgow; par ses chemins de fer, à Montréal (Canada), et à toutes les lignes de l’Union, est l’un des principaux débouchés du commerce des grands lacs, et l’un des ports les plus actifs pour la pêche de
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Boston (Massachusetts) ne comptait, en 1782, que 25,000 habitants; elle en a aujourd’hui 240,000, en y comprenant la population de Dorchester et de Charlestown; centre du commerce avec le Canada, les Indes- Orientales et la Méditerranée, rivalisant avec New-York pour la multiplicité des relations avec l'Angleterre, les Antilles, la France, l'Amérique du Sud et la Russie ; débouché des céréales de l'Ouest, des métaux, du poisson salé, des cuirs, de la glace, qui représente seule un poids de 260,000 tonnes, des huiles de pétrole, des bois de construction, etc., Boston se rattache par ses chemins de fer et ses vapeurs à toute l’Union américaine, par les steamers de Liverpool à l’Europe; le mouvement de sa navigation dépassait, en 1860, 7,000 navires et 1,600,000 tonneaux, sans compter le cabotage, et son effectif maritime s’élevait à 700,000 tonneaux.
New-York, à 28 kil. de l'Océan, sur l’Hudson, est la reine de l'Union, le centre de ses canaux, de ses chemins de fer, de ses lignes de navigation, l'entrepôt et le débouché de son commerce, le grand marché financier, le foyer des affaires et des idées, la rivale de Londres et la première ville de l'Amérique.
Un port d’une étendue, d’une profondeur et d’une süûreté sans égale, amélioré par d'immenses travaux; des voies de communication admirables, une position qui la désigne comme l’entrepôt du commerce entre les deux hémisphères et entre les extrémités opposées du vieux continent, telles sont les causes de la prospérité inouïe de New-York. Sa population, qui n’était pas de 62,000 âmes en 1800, dépasse aujourd’hui 1,200,000, en y comprenant Brooklyn, Williamsbourg, Jersey, grandes villes qui ne sont que ses faubourgs. Des services réguliers de steamers
(1) Les perturbations produites par une guerre civile de quatre ans ne permettent pas de citer des chiffres plus récents.
la rattachent à tous les ports des États-Unis et de l’Amérique anglaise ; à la Havane par Nassau, à Vera-Cruz par la Nouvelle-Orléans, au Brésil ; à toute la côte occidentale d'Amérique, de Valparaiso à San Francisco par l’isthme de Panama ; à l’Europe par les lignes américaines ou européennes qui aboutissent à Liverpool, à Glasgow, à Southampton, au Havre, à Brème, à Hambourg ; ses clippers visitent tous les ports de l'Amérique, de l’Australie, de l’Europe, de l’Asie Orientale; aussi, le mouvement de son commerce, qui comprend toute espèce de marchandises, mais surtout le coton, les céréales, les métaux précieux, s'élevait en 1860 à plus de 2 milliards, et celui de sa navigation avec l'étranger à 8,000 navires et 3,500,000 tonneaux. L’effectif maritime de New-York était, en.1860, de 1,576,000 tonneaux.
Philadelphie (Pensylvanie, 586,000 h.), sur la Delaware, à 213 kil. de l'Océan, est la seconde ville des États-Unis, l’une des premières cités manufacturières du monde, le grand marché de la houille, l’un des débouchés du commerce des bois, des céréales et du fer. Communiquant avec l’intérieur des Etats-Unis par un vaste réseau de canaux et de chemins de fer, avec tous les ports par des steamers, avec l'Europe par Liverpool, Philadelphie possédait en 1860 un effectif maritime de 300,000 tonnesrx, et présentait un mouvement de 2,000 navires.
Outre ces ports, il faut citer ceux de Bath, dans le Maine, le sixième des États-Unis par son effectif maritime (200, 000 tonneaux); de Portsmouth, dans le New- Hamsphire; de Salem, l’ancienne rivale de Boston pour le commerce de l'Asie, de l’Afrique, de l’Amérique du Sud ; de Vew-Bedfort (Massachusetts), le grand port d’armement pour la pêche de la baleine; de Vewbury (id.), qui arme pour la pêche du maquereau et de la morue; de Newport et de Providence (10,000 h.), dans l'État de Rhode-Island; de Vew-Haven (Connecticut), un des entrepôts du commerce des Antilles, etc.
2° De la baie de Chesapeake, à l’extrémité de la Floride, les ports sont plus rares et moins importants. Les
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Baltimore (Maryland, 220,000 h.), le grand marché des farines et des tabacs, l’entrepôt des importations de l'Amérique du Sud et des Antilles, dont les échanges s’élevaient, en 1860, à 400 millions, le mouvement maritime à 2,800 navires, et l'effectif à plus de 210,000 tonneaux.
Charlestown (Caroline du Sud, 60,000 h.), l’un des plus grands marchés de l’Union pour les riz, les cotons, les bois ; en communication avec les Antilles et les principaux ports des États-Unis par des lignes de vapeurs; mais aujourd’hui ruinée par les conséquences de l’insurrection du Sud, dont elle a donné le signal.
Savannah (Géorgie), dont le commerce est analogue à celui de Charlestown, et dont la prospérité a été également atteinte par des événements trop récents pour qu’elle ait eu le temps de se relever.
À ces ports il faut ajouter Norfolk, dans la Virginie, l’un des arsenaux maritimes des États-Unis; Vew-Bern, Beaufort et Wilmington, qui se disputent le commerce de ia Caroline du Nord.
3° Sur les côtes du golfe du Mexique, presque partout inondées et marécageuses, trois ports d’une importance inégale attirent à eux tout le commerce de la région méridionale et de la vallée du Mississipi : ce sont : Mobile, New-Orléans et Galveston.
Mobile (Alabama, 30,000 h.), sur une baie large et sûre, à l'embouchure de la Mobile et de l’Alabama, est un des grands marchés du coton; sa navigation s’élevait, en 1860, à 1,200 bâtiments et 355,000 tonneaux, et ses exportations à près de 140 millions de francs, où le coton entre pour les neuf dixièmes.
La Nouvelle-Orléans (Louisiane, 475,000 h. en 1860), est située dans le delta marécageux du Mississipi, à 4514 kil. de la mer, sur la rive gauche du fleuve; marché des cotons, des sucres, des tabacs, des céréales, que lui amène un vaste réseau de chemins de fer et le système du Mississipi avec son développement de plus de 25,000 kil. na-
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vigables; capitale commerciale et politique du groupe .méridional de la Confédération, rattachée par ses steamers et ses voiliers à tous les ports de l’Union, aux Antilles, au Mexique; à l’Eurôpe par Southampton et Liverpool, la Nouvelle-Orléans est le New-York du Sud ; son mouvement s'élevait à 2,500 navires et 2 millions de tonneaux (1860), le chiffre de ses échanges avec l'étranger à 626 millions, son effectif maritime à 235,000 tonneaux.
Galveston (Texas, 15,000 h.) dispute à trois ports secondaires : Houston, Saluria et Point-Isabel près de l’'embouchure du Rio del Norte, le commerce toujours croissant du Texas. Tête de ligne des chemins de fer et des voies navigables de l’État, débouché de l'immigration, marché du coton, des céréales et du bétail, Galveston est en relationsdirectes avec tout lelittoral du golfe du Mexique, avec l'Angleterre, les villes hanséatiques, la France, en Europe; et le mouvement de l’intercourse, qui n’était pas de 500 tonneaux en 18614, dépassait 23,000 en 1859-60.
Le mouvement total de l’intercourse des États-Unis avec l'étranger, qui ne dépassait pas en 1847, 28,600 navires et 6,700,000 tonneaux, s'élevait en 1860, dernière année normale, à 42,000 navires et 45 millions de tonneaux.
L'effectif maritime était à la mème époque de 5,270,000 tonneaux, dont 4 million pour la marine à vapeur, chiffre supérieur même à celui de l'Angleterre.
Les communications intérieures des États-Unis n’offrent qu'un intérêt secondaire aux Européens et en particulier à la France ; cependant ce merveilleux ensemble de voies de communication est lié d’une manière si intime à la prospérité commerciale et à la grandeur de l'Union, qu’il est indispensable d'y jeter au moins un coup d’œil rapide.
Voies navigables, Les voies navigables des États- Unis peuvent se ramener à deux grands systèmes,
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COMMUNICATIONS INTÉRIEURES. 433
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Rochester et Oswego (New-York), sur le lacOntario; Bu/falo (400,000 h. New-York) ; Cleveland (65,000 h. Ohio); Toledo (25,000 h.) surlelac Érié; Détroit, sur le lac Saint- Clair (100,000 h. Michigan); Chicago (120,000 h. Illinois), sur le lac Michigan; Sault-Sainte-Marie, à l'entrée du lac Supérieur, servent de débouchés au commerce des céréales, des bois, des viandes salées, des métaux, et comptent parmi les premières cités commerçantes de l'Union.
2° Le système du Mississipi, qui compte avec ses affluents un développement de 25,000 kilomètres navigables, a pour débouché la Nouvelle-Orléans; pour principales stations Memphis (Tennessée), C'airo (Ohio), Saint- Paul (Minnesota) et pour centre Saint-Louis (Missouri, 200,000 h.); l’entrepôt des céréales, des métaux et des pelleteries de l'Ouest, le point de départ des routes de terre vers la Californie, le débouché de la navigation du Missouri, le point intermédiaire entre les lacs et le golfe du Mexique, entre l’Atlantique et le grand Océan. Plus de 600 vapeurs, sans compter d'innombrables embarcations à voiles ou à rames, sillonnent sans cesse le Mississipi, et remontent ses affluents, à droite la Rivière rouge, l’'Arkansas, le Missouri (3,300 kil.); à gauche l’Uinois, le Wisconsin, l'Ohio (4,500 kil.), avec ses ports florissants de Louisville (Kentucky, 80,000 h.), de Cincinnati (Ohio), de Pittsbourg (Pensyivanie).
Plus de 7,000 kilomètres de canaux complètent ce vaste système de navigation intérieure et réunissent les grands Lacs à l’Atlantique par New-York (canal de l'Erié, 580 kil.) et par Philadelphie (canal d'Erié et canal Pensylvanien) ; au Mississipi par l'Ohio et par l'Illinois.
Routes de terre. — Sur beaucoup de points des États- Unis, les chemins de fer ont précédé les routes, et presque partout ils les ont remplacées. Les routes les plus importantessont aujourd’hui celles qui se dirigent vers l'ouest et qui rattachent le versant de l’Atlantique à celui du
Pacifique par le Mexique et la Californie, Saint-Louis est le centre du réseau : c’est de là que part la route de poste de San Francisco, par la vallée de la Nébraska, et la Passe de Sud dans les montagnes Rocheuses ; et celle de Mexico par le Kansas et le Nouveau-Mexique, dont la capitale Santa-Fé a été longtemps la principale station des émigrants qui se dirigeaient vers la Californie, en venant du Texas ou du Mexique oriental.
Chemins de fer. — Le réseau des chemins de fer de l’Union, exploité par de nombreuses compagnies, et construit avec une rapidité qui tiendrait du prodige, si l’on ne sacrifiait parfois à cette considération dominante, les conditions les plus élémentaires de sécurité, compte aujourd’hui 64,000 kilomètres exploités et 18,000 en construction, et rattache entre eux tous les centres de quelque importance; mais les chemins de fer n’ont pas encore franchi les montagnes Rocheuses et réuni New-York à San Francisco, le New-York du Pacifique.
Lignes télégraphiques. — Le réseau télégraphique était en 1863 de 100,000 kilomètres, et rayonnait sur le Canada, la Californie et le Mexique, à travers tout le territoire des Etats-Unis. Le télégraphe transatlantique établit aujourd’hui entre New-York et l’Europe une communication presque instantanée; le télégraphe transcontinental par la Colombie anglaise, l'Amérique Russe et la Sibérie est en voie d'exécution, et doit rattacher New- York à Londres par un câble de 42,600 kil. dont 38,140 achevés.