EXPORTATION ET TRANSIT
La valeur de l’exportation, en y comprenant les mar-
# chandises en transit, est de près d'un milliard.
Les principaux objets exportés sont, parmi les matières
premières :
4° Les houilles (3,500,000 tonneaux) à destination de la
À France:
Les fers et fontes brutes (250 millions de kilog.); Le zinc brut ou laminé (24 millius de kilog.) ; Le lin brut ou filé (20 millions de xilog.) pour la France
À ct l'Angleterre;
Les laines belges (4 millions de kilog.); Les pierres brutes ou taillées, 2% Parmi les denrées alimentaires, les bestiaux, Île
beurre, le riz mondé et blanchi, les tabacs et surtout les sucres raffinés.
3° Parmi les produits nono és, les industries mé-
tallurgiques, clouterie, armurerie, rails, machines, quin-
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câillerie figurent au premier rangdans l’exportation belge pour plus de 100 millions où l’armurerie entre pour 23 millions.
La verrerie et la crstaällerie exportent pour le Levant, l’Europe méridionale et l'Amérique, 28 millions de kilog, de produits.
L’exportation du papier s’élève à 10 millions de francs, celle des dentelles, des tissus de laines, de coton et de lin rivalise avec les produits similaires de France, d’Angleterre et du Zollverein : enfin la carrosserie exporte en Espagne et en Russie pour 4 millions de produits.
Le transit, dont la valeur dépasse 750 millions, porte principalement sur les denrées coloniales, les peaux, les huiles des entrepôts d'Anvers, les caféset les épices expédiés par la Hollande pour la France, et les produitsmanufacturés anglais et français à destination du Zollverein et du nord de l’Europe ({).
Ajoutons, pour mieux faire apprécier l'importance de ces chiffres, qu’en 1857 le commerce total de la Belgique ne dépassait pas 4 milliard 819 millions, et qu’en 1842 il était inférieur à un milliard.
Caractère national. — La Belgique n’a ps de frontières naturelles : sa langue populaire, le flamand, s’efface peu à peu devant sa langue officielle et savante, le français; Ce n’est pas, cependant, comme tant d’autres États, une création artificielle, c’est une nation à part, qui a ses traditions, son passé, son caractère, et qui depuis huit siècles, sous les noms de Flandre, de Pays-Bas espagnols et autrichiens, a toujours tenu sa place dans l'histoire, Forcé, comme le peuple anglais, de créer ou de mettre en œuvre, à force de patience, des ressources que la nature ne lui accordait qu’à condition de les conquérir, le peuple belge a l’énergie, la ténacité, le sens pratique et l'esprit d'indépendance des races qui ont grandi par le tra-
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vail et par la lutte : les Belges sont les héritiers directs de ces brasseurs, de ces tisserands de Gand et de Bruges,
| jaloux de leur liberté, intrépides soldats autant qu’habiles
artisans, mais qui n’ont désiré la liberté politique que comme la sauvegarde de leur commerce et de leur industrie, et chez qui le soldat n’était que le marchand armé
4 pour la défense de ses intérêts.
Compagnies de commerce. — L'esprit d’assoc.ation
# favorisé par des institutions libres s’est largement déveà loppé en Belgique : l'Union des C'Aarbonnages de Mons, la « Société de la Vieille et de la Ncuvelle-Montagne pour l’exploitation des mines et usines de zine, la Société Belge de navigation à vapeur, etc.…, sont les associations les plus importantes. Les chemins de fer, les canaux, les lignes | télégraphiques et les postes sont exploités par l’État.
Etablissements de crédit. — Les principaux établis-
| sements ou Sociétés de Crédit, sont :
{° La Banque nationale, créée en 1850 et dont les billets en circulation montent à environ 150 millions. Le mouvement d'entrée et de sortie des caisses de la Banque
l de Bruxelles et de ses succursales est d'environ 3 mil- N liards.
2° La Société générale pour favoriser l'industrie natio-
{ nale, créée en 1822, au capital de 63 millions, et opérant
comme banque d’escompte, de prêt et de dépôt. Le mouvement général de ses opérations s’élève à près de 2 mil-
A liards.
3° La Banque de Belgique, fondée en 1835, et dont le mouvement dépasse 800 millions.
4 L'Union du Crédit, fondée en 1848, et destinée à venir en aide au petit commerce et à la petite industrie.
5° La Caisse hypothécaire, fondée en 1835, et qui prête sur AIFRIER, à condition de remboursement par annuités. |
Toutes ces Sociétés ont leur siége à Bruxelles.
Anvers possède sous le nom de Société industrielle et commerciale, une institution qui remonte à 1857, et dont lesstatutssontanalogues à ceux du Crédit foncier de France.