VOIES DE TRANSIT
La longueur totale des canaux exploités n’est que de 2,000 kilomètres. On peut les ramener à trois systèmes principaux.
1° Canal de jonction entre le Rhin et le Danake.— Projeté par Charlemagne, ce canal n’a été exécuté qu'en 4840 par le roi Louis de Bavière, dont il porte le nom. Il rattache les deux fleuves par le Mein affluent du Rhin, la Regnitz affluent du Mein et l’Atmubhl affluent du Danube. Ilcommence à Nuremberg et finit près de Ratisbonne : les difficultés que présente la navigation du Mein et de la Regnilz l’ont empèché d’acquérir l'importance commerciale à laquelle il semblait réservé.
2° Canaux de jonction entre le Niémen, la Vistule, lOder et l’Elhe.
Une longue ligne de navigation intérieure parallèle aux rivages de la Baltique, unitles bouches de l’Elbe à celles de la Vistule par le Havel, affluent de l’Elbe, le canal de Finow, l’Oder,la Wartha, la Netz, affluent de la Wartha, et le canal de Bromberg qui débouche dans la Vistule.
3° Canaux de jonction entre la mer du Nord et la Baltique.
Un canal qui emprunte en partie le cours de l’Eyder, et qui commence à Zonningen, pour finir dans la baie de Kiel, réunit déjà les deux mers.
Un second canal projeté doit partir de l'embouchure de l'Elbe; traverser le Sleswig et une partie du Holstein et se terminer à Eckernsforde. Il pourra recevoir les plus forts navires de commerce,
Routes de terre. Chemins de fer. — Les routes de terre du Zollverein ont un développement de plus de 15,000 kil, : mais, comme dans toute l’Europe occidentale le rapide progrès des chemins de fer les a reléguées au second plan : le Zollverein possède 20,000 kil. de chemins de fer concédés dont 41,600 exploités, que l’on peut ramener à huit lignes principales :
1° Lignes de l'Ouest à l'Est.
La grande ligne de l'Europe septentrionale, voie du transit par terre entre la France, la Belgique et la Russie,
traverse Aëx-la-Chapelle, l'un des grands marchés de l’Allemagne pour les laines et les draps.
Cologne, l'entrepôt des céréales, des sucres, des cafés, des cotons, des laines, des houilles, des métaux, des vins, des tissus qui constituent les principaux objets d'échange entre les Pays-Bas, les provinces rhénanes, l'Allemagne méridionale et la Suisse,
Hanovre, Magdebourg, V'un des principaux ports de l'Elbe; Berin, l’un des premiers marchés de l’Europe pour les céréales, les huiles de graines, les alcools, les bestiaux, les laines, les sucres de betterave, les bois de construction et les métaux.
Francfort sur l'Oder, Bromberg et Kænigsberg.
20 Les deux grandes lignes de l'Europe centrale traversent également le territoire allemand : l’une passe par Mayence, Francfort, ville libre de 90,000 h., siége de la diète, l’un des centres intellectuels et commerciaux de la Confédération, et dont les foires n’ont pas de rivales pour le commerce des soieries, des cuirs, des draps et surtout des vins qu’elle expédie même en Amérique.
Marbourg, Weimar, Leipsick (80,000 h.), située au cœur de l'Allemagne, intermédiaire entre l'Occident et l'Orient de l’Europe, l’un des premiers marchés du monde pour les laines, les cuirs, les pelleteries, les tissus de coton, de soie etdelaine,les articles de Paris, la mercerie, et surtout la librairie; et dontlestrois foiresannuelles à Pâques, à la Saint- Michel et au nouvel an, attirent des acheteurs de toutes les parties del’Europe, etmèmede l'Amérique etdel’Orient.
Dresde, dont le marché aux laines est encore, malgré la concurrence de Leipzig et de Berlin, l’un des plus fréquentés de l'Allemagne,
Breslau dont les foires et les marchés aux laines, aux grains et aux bestiaux n’ont pas de rivaux dans l’Allemagne orientale,
3° La seconde ligne traverse Francfort, Wurtzbourg, Nuremberg, la principale place de commerce de la Bavière pour les laines, les céréales, les houblons et les objets manufaclurés, Amberg et la Bohème.
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4° La ligne du Danube appartient au Zollverein jusqu’à la frontière autrichienne et traverse Carlsruhe, Ulm Augsbourg et Munich.
Lignes du Sud au Nord.
B° Les chemins de fer rhénans parallèles au cours du Rhin disputent à la batellerie le transit entre la Hollande Dr : aol et traversent Wesel, Dusseldorf,
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6° La ligne de Brême et de Hambourg à la frontière italienne se prolonge par Gœættingue, Eisenach, Bamberg Nuremberg, Augsbourg et Munich jusqu’à la frontière du Tyrol autrichien.
7° La ligne de la Baltique à l'Adriatique traverse Berlin. et Dresde et aboutit à la frontière de Bohème.
8 La ligne de Dantzig à Vienne passe par Bromsberg, Breslau, Oppeln, et vient couper, au-dessous de Ratibor la frontière autrichienne.
Lignes télégraphiques, — Un vaste réseau de lignes télégraphiques unit tous les centres de population et de commerce, et complète le système des communications internationales du Zollverein.
Le commerce extérieur du Zollverein ne saurait être évalué à moins de 4 milliards 200 millions, et celui des Villes hanséatiques, à moins'de 3 milliards 500 millions dont 4,600 millions à l’exportation et 1,900 à l'importation.
L’Angleterre, la France, l'Autriche, la Russie, les Pays- Bas, la Suisse, la Belgique, les États-Unis, sont les puissances qui y prennent la plus large part.
Importation. —L’importation s'élève à environ 2 milliards : |
Les principales matières premières importées sont : le coton par Hambourg et Stettin, provenant en partie des entrepôts anglais, les laines de Russie, d'Autriche, d'Es-
pagne et d'Australie, par Hambourg et Breslau ; les line et les chanvres de Russie, par Lubeck et Kœænigsherg ; les soies gréges (1,200,000 kilog.), par Hambourg et par le Rhin :
La Aoutlle de Belgique et d'Angleterre (8millionsdequintaux) , les métaux anglais par les ports de la Baltique, les matières tinctoriales, par Hambourg et Stettin, les bois d'ébénisterie et de construction, par Hambourg et Lubeck : — Les peaux (30 millions kilog.), par Hambourg, Lubeck, Cologne et Leipzig : = Les huiles non comestibles, par les ports de la mer du Nord et de la Baltique.
Parmi les denrées alimentaires, les plus importantes sont : les céréales de Russie et de Pologne, par Lubeck, Rostock et Dantzig (40 millions d'hectolitres), le riz, les fruits secs, les vins de France, d'Espagne et d'Autriche
(230,000 quintaux), les sucres coloniaux presque tous des- |
tinés à la réexportation, les cafés, par Hamboutg et Dantzig, les tabacs, par Brème (35 millions de francs),
Les produits manufacturés, tissus belges, français, suisses et anglais (80,000 quintaux), soieries et modes françaises, quincaillerie anglaise et belge, bronzes, verrerie, porcelaine, etc., représentent une valeur de 250 millions.
Exportation. L'exportation, quis’élève à 2 milliards 200 millions, comprend surtout, comme matières premières.
La laine de Silésie et de Brandebourg ;
Les lins de Dantzig, de Marienbourg et de Hanovre ;
La houille de Prusse;
Le fer (40,000 quintaux); le zinc (60,000 quintaux de zinc ouvré et 400,000 de minerai brut presque entièrement destinés à l’Angleterre); le plomb, les marbres, etc,
Les bois, les peaux et pelleteries, les huiles ou graines oléagineuses.
Les denrées alimentaires et objets de consomimation naturels, céréales de Hambourg et de Dantzig; se/ du Hanovre, vins du Rhin; les eaux-de-vie, les sucres raffinés, les chevaux et les bestiaux du nord de l’Allemagne, s’exportent
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