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Les vignes, qui couvrent 4 million d’hectares, sont une des richesses de l'Autriche ; la Hongrie produit à elleseule ! 48 à 19 millions d’hectolitres sur 26 millions ; et quelques- \ uns deses vins, entre autres le célèbre Tokay, sont recher- | chés dans le monde entier.
La Moravie, la Styrie, le Tyrol, l'Autriche, la Vénétie, la Bohème, cultivent également la vigne, et cette culture # recevra sans doute une vive impulsion, des nouvelles con- |! ventions commerciales conelues avec le Zollverein. Le houblon est cultivé dans la Bohème, qui produit à elle seule plus de 70 millions de quintaux métriques : la betterave est très-répandue, surtout dans la partie alle- | mande de l’empire : l'olivier réussit dans la Vénétie et sur quelques points des côtes de la Dalmatie. ai La production annuelle du tabac est d'environ 40 mil- p! lions dekilog., dont 25 millions proviennent de la Hongrie,
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Les cultures industrielles sont peu développées en Autriche : à l'exception de celle du chanvre et du lin en Moravie, en Hongrie, dans les provinces dalmates et italiennes ; et du colza, en Hongrie et en Moravie.
Les immenses pâturages de la Hongrie, les prairies de l'Autriche, de la Moravie et de la Gallicie, nourrissent près de 46 millions de béfes à cornes, 3,600,000 chevaux, et 36 millions de bêtes à laine, parmi lesquelles, les races de Moravie et de Silésie, celles de Bohême, de Transylvanie et de Hongrie, peuvent soutenirla concurrence avec les plus estimées de l'Europe et de l'Amérique. La Hongrie élève un grand nombre de porcs, destinés surtout à la consommation du pays.
L'éducation des vers & soie, est une des principales industries des provinces vénitiennes : Vérone est le centre de production le plus important.
Production minérale. — Par ses richesses minérales, l’Autriche occuperait en Europeun des premiers rangs, si l'exploitation n'avait été longtemps retardée par l’imperfection des moyens de transport.
Les gisements de howille et de lignite de la Bohème et de la Moravie, les mines de charbon de la Styrie, de la Carinthie et de la Dalmatie, produisent aujourd’hui de 45 à 50 millions de quintaux, qui seraient loin de suffire à la consommation, sans les admirables forêts de l’Autriche, el les tourbières de la Hongrie.
Le fer est exploité dans presque tout l'empire, mais surtout en Styrie et en Bohème : la production s’élève à près de 600,000 tonnes de fonte.
La Bohème, la Transylvanie (Klausembourg), la Hongrie (Schemnitz et Iglo), possèdent des mines de cuivre, qui ne le cèdent pas aux plus beaux minerais de Suède.
De riches filons de plomb et de zinc se rencontrent en Hongrie, surtout dans le district de Temeswar.
Les mines d’éfain de Bohème, encore productives, tendent cependant à s’épuiser.
Le produit des mines d'argent, que l’on rencontre allié 5,
à l’antimoine, au soufre et au plomb, en Bohème et en Hongrie, est d'environ 26,000 kilogrammes.
Les minerais d’or de la Transylvanie et de la Hongrie, rapportent de 6 à 7 millions par an.
Les mines de mercure d’Idria en Carniole, qui ne le cèdent, en Europe, qu’à celles de l'Espagne, et quelques autres "exploitations moins importantes en Bohème et en Hongrie, fournissent annuellement quatre à cinq cent mille kilogrammes.
Les mines de se/ gemme de Wielicszka, près de Cracovie, et celles de Salzbourg, sont les plus riches du monde: le produit des premières dépasse annuellement 45 millions de francs. La Hongrie, la Transylvanie et le Tyrol, exploitent également le sel gemme.
Enfin, les fourbières de Hongrie, les argüles, les carrières de toute espèce, les eaux minérales de la Bohême, du Tyrol, de la Hongrie, complètent le tableau de la richesse minérale de l'Autriche, qui ne peut que se développer par l'ouverture des nouvelles voies de communication,
Les richesses métalliques, l'abondance du combustible végétal, les nombreux cours d’eau offrent à l’industrie, en Autriche, les conditions les plus favorables : cependant la législation, l’organisation du pays, les habitudes de la population, ont. longtemps paralysé le progrès industriel, et aujourd'hui encore le petit nombre des machines maintient l’industrie autrichienne dans une infériorité, qui ne peut s'expliquer ni par la nature du sol, ni par la position géographique.
Industries textiles. — L'industrie des cofons, qui ne date que du commencement du siècle, a pour centres principaux, Vienne (Pottendorf), Prague, Vérone, et quelques districts de Hongrie : on estime à 2 millions le nombre des broches, qui ne suffisent pas à la consommation nationale, quoique l'Autriche exporte quelques tissus dans le Levant,.
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Tissus de laine. Cette industrie, grâce à l'abondance de la matière première, est une des plus florissantes de l'Autriche. Les draps de Brünn, de Vienne, de la Bohème, de la Silésie, les châles de Vienne, les flanelles el les tapis, de Reichemberg en Bohème(24,000 h.), de Preshourg en Hongrie, de Hermanstadt en Transylvanie, suffisent à la consommation intérieure, et permettent à l’Autriche de livrer au commerce étranger, près de 60 millions de produits chaque année.
Pour le tissage et la filature du lin, le principal centre est la Moravie et la Bohème : les provinces vénitiennes, la Styrie et lu ilongrie, produisent pour la consommation locale, maïs n’exportent pas : on évalue à 230,000 le nombre des broches dans tout l’Empire.
Les soieries de Vienne, de Venise, de Vérone, de Padoue, représentent une valeur de plus de 98 millions : les dentelles de Bohème ne sauraient rivaliser avec celles de la Saxe et de la France.
Parmi les autres industries qui tirent de l’agriculture leurs matières premières, les seules qui méritent une mention sont : la raffinerie des sucres de betterave, qui a pris surtout en Bohème une rapide extension, la brasserie, la distillerie, qui se pratiquent sur une grande échelle à Szegedin, à Pesth, à Trieste, à Zara, à Prague, la fabrication des huiles et des savons à Trieste, à Venise, la carrosserie de Vienne, les tanneries de Pesth, de Vienne, de Debreczin, de Cracovie, la ganterie et la cordonnerie de Vienne et de Prague; enfin, les manufactures de tabac qui emploient par an 40 millions de kilogrammes.
Industries des métaux et minéraux. — Les deux centres de l’industrie des fers sont la Bohême et la Styrie, dont les mineset les forêts fournissent la matière première et le combustible. Gratz et Klagenfurth, dans la ré-
gion styrienne, pour la fonte du fer, et la fabrication des
aciers, Reichemberg et Prague en Bohême, sont les métropoles de l’industrie sidérurgique.
La coutellerie de Steyer sur l'Ens; la conétruction des machines, à Vienne et à Brünn, la fabrication des faux et