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COMMERCE EXTÉRIEUR DE LA SUISSE

Valeur des échanges, — La Suisse ne ramenant pas ses échanges à la valeur monétaire, on ne peut indiquer que d’une façon approximative le chiffre de son commerce extérieur, qui dépasse aujourd’hui 1,300 millions,

Relations avec la France. — La France y figure pour plus de 600 millions, dont 380 millions en transit,

L'importation des marchandises suisses destinées à la consommation française, n’est que de 65 millions sur 300 : les hois communs, les bestiaux, les soies, l’horlogerie et les peaux brutes, sont les articlesles plus importants.

Sur plus de 300 millions exportés par la frontière française, notre commerce spécial ne figure que pour 470 millions ; les soies écrues, les tissns de laine, de coton et de soie, les céréales, les sucres raffinés, les vins, les outils et ouvrages en métaux, la houille, les savons représentent les valeurs les plus considérables,

Autres pays. — Après la France, viennent l’Allemagne, l'Italie, l'Angleterre et l'Amérique.

La Suisse emprunte à l'étranger la plupart des matières premières, beaucoup de denrées alimentaires et quelques produits manufacturés ; à l'Angleterre, les cotons en laine, les soies, les métaux, les denrées coloniales, la quincaillerie, les machines par le transit français ou allemand; au Zollverein ses houilles, ses métaux, ses laines, ses lins, ses céréales, ses ouvrages en fer; à l’Ilalie, ses soies, ses grains, ses pailles et ses cotons, les matières tinctoriales, les huiles, les fruits, les peaux, les laines, dont Gènes est l’entrepôt.

Les principaux objets d'exportation sont les tissus et rubans de soie, les cotonnades, l'horlogerie, l’orfévrerie, le beurre et le fromage, les bestiaux, les tabacs, les peaux brutes, les bois, les soies gréges, etc.

Le commerce de transit et de réexportation figure pour un cinquième dans le chiffre total. É

INSTITUTIONS COMMÉRCIALES. à

Caractère national. — Habitués à une vie rude, à À un climat rigoureux, les Suisses sont un peuple de soldats, d'agriculteurs et de bergers, que la nécessité a transformés \ en ouvriers habiles et laborieux, et la position de leur }: pays en commerçants hardis et intelligents. La constitution politique de la Suisse, et ses traditions nationales, si ellessont peu favorables aux grandes entreprises d'intérêt général, ont multiplié les ressources locales, et développé l'initiative individuelle,

Institutions de Crédit, —Chaque canton ases caisses hypothécaires, ses institutions de crédit, ses banques particulières, parmi lesquelles celles de Zurich, de Genève, de Bâle, de Berne, peuvent le disputer aux établissements les plus solides de l’Europe. Les chemins de fer sont exploités en partie par des compagnies nationales, en partie par des sociétés étrangères.

Régime douanier. — Les tarifs douaniers sont des plus libéraux, et forment cependant le tiers du revenu fédéral (6 millions sur 48); aussi, la Suisse a-t-elle accueilli avec empressement, le principe de la liberté commerciale, qu'elle mettait déjà en pratique, et que le traité de 4864 a inauguré entre la France et la Confédération helvétique. À Des conventions récentes avec la Chine et le Japon permettent aux grandes maisons de Zurich et de Bâle, d’aller chercher, sur les lieux mêmes de production, la matière première de leur plus riche industrie.

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POIDS. MESURES. MONNAIES

L'assemblée fédérale de 1851 a adopté, pour toute la Suisse, un système commun de poids et mesures (Concordatsmaasse), dont les principales unités sont :

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