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ROYAUME D'ITALIE, = ÉTATS-ROMAINS

Bornes. Superficie. Divisions pelitiques. Pepulation. — L'Italie est située entre 46° 40’ et 36° 40/ latitude nord, 3° 20’ et 16° 10’ long. est,

Elle est bornée au nord par les Alpes, qui la séparent de la Suisse et de l'Autriche, à l’est par l'empire d'Autriche et l’Adriatique, au sud par la Méditerranée, à l’ouest par la mer Tyrrhénienne; la petite rivière de la Roya et les Alpes qui la séparent de la France.

De l'Italie dépendent les îles de Sardaigne, d’Elbe, sur les côtes de la Toscane, de Procida, d’Ischia et de Capri, dans le golfe de Naples, les îles Ægates et Lipari, la Sicile, et le groupe de Malte et de Gozzo, possession anglaise entre la Sicile et l’Afrique.

La superficie totale est de 316,000 kil, carrés; la population de 26,600,000 habitants.

Sans compter Malte, le territoire italien est partagé entre trois puissances : l'Autriche, qui conserve la Vénétie (2,900,000 h.), les États-Romains (700,000 h.), dont Rome est la capitale, et le royaume d'Italie, qui a pour capitale Florence (140,000 h.), et dont la population

est de 23 millions d'habitants pour une superficie de 251,000 kil, c. | d

Situation commerciale, — Tant que la civilisation fut concentrée sur les bords de la Méditerranée, l'Italie, qui la domine, fut la reine du monde, Au moyen âge, F4 quand la puissance ct la force matérielle passèrent aux peuples du Nord, elle conserva la royauté du commerce, de la richesse et de l'intelligence, et si les révolutions commerciales et politiques des temps modernes l'ont réduite à un état d’abaissement qui contraste avec ses brillants souvenirs, ni les hommes, ni les événements n’ont pu lui enlever ce qui fit sa grandeur, et ce qui doit la rele- M ver, sa situation géographique et sa merveilleuse fertilité, à

Par sa partie continentale, l'Italie touche à la France, à M: la Suisse et à l'Autriche, et les Alpes qui l'en séparentne sont plus un rempart infranchissable pour l’industrie moderne; dans sa partie péninsulaire, elle déploie sur la Méditerranée et sur l'Adriatique plus de 3,600 kil, de côtes, sans compter ses Îles ; elle touche à l’Afrique;tlle 4 s'étend à la fois vers l’Occident et vers l'Orient. Gênes est 1 à cinq jours du détroit de Gibraltar, Brindes et Messine à 1 quatre jours d'Alexandrie et de l’isthme de Suez, les ports de Sicile et de Sardaigne à quelques heures de la Tunisie et de l'Algérie,

Les rivages de l'Italie, escarpés sur les bords du golfe de Gênes, où l’Apennin plonge jusque dans la mer, s’abaissent à partir des bouches de l’Arno jusqu’au golfe de Naples; les Maremnes de Toscane, les marais Pontins bordent la mer Tyrrhénienne d’une ceinture de marécages interrompus çà et là par des plages sablonneuses; le sud de la Péninsule jusqu’au détroit de Messine est plus découpé, et la côte est formée de falaises ou de rochers. Depuis le cap Spartivento jusqu’au cap Leuca, le golfe de Tarente est dominé par des montagnes dont la mer baigne le pied.

Daas le versant de l’Adriatique, la côte presque droite, et dont la monotonie n’est rompue que par le gigantesque promontoire du Gärgano, s’ineline en pente douce vers la

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Climat. Nature du sol, — Le climat de l'Italie est aussi varié que l’aspect du sol : doux et humide dans les riches plaines de la Lombardie, tempéré dans les belles vallées du Bolonais et des Marches, et dans la région tourmentée des Abruzzes; brülant dans les plaines sablonneuses de la Pouille, sur les côtes de la Calabre et sur les plateaux arides de la Sicile; chaud mais adouci par les brises de mer dans la fertile Campanie, insalubre sur les côtes des États-Romains et de la Toscane, où règne la malaria, et où dorment les eaux stagnantes et pestilentielles des marais Pontins et des Maremnes; frais et salubre dans les vallées ombragées de l’Apennin, dont les ramifications capricieuses couvrent tout le centre de la Péninsule ; pluvieux au printemps et à l'automne, rigoureux en hiver dans le Piémont et au pied des Alpes, dont les sommets escarpés entourent l'Italie septentrionale d’une ceinture de neiges.

Production agricole. — Les céréales de la Lombardie, de la Romagne, de la Terre de Labour, de la Sicile et de la Sardaigne, les riztères de la Lombardie, les vignobles du Piémont, de la Ligurie, d’Albano, dans les États- Romains, de la Toscane, des environs de Naples, de la Calabre, de Marsala et de Syracuse en Sicile, de Cagliari enSardaigne,renommés surtout pour leurs vins de liqueur; les huiles d'olive de la rivière de Gènes, de la Toscane, des provinces de Bari et de Tarente dans l’ancien royaume de Naples, de la Sicile et de la Sardaigne, les oranges et les citrons de Messine, de Naples et de Reggio; les fruits de toute espèce cultivés dans les vergers de la Romagne, de la Toscane et de la Lombardie, la canne à sucre qui réussit.en Sicile et en Calabre, feraient de l'Italie le plus riche pays

agricole de l’Europe, si elle était cultivée tout entière avec autant d'intelligence et d'activité que la Lombardie et la Toscane, fertilisées par leurs canaux d'irrigation, et si les procédés de culture, si le travail des habitants secondaient l’'admirable fertilité du sol.

Les eultures industrielles sont peu développées, à l'exception de celle du cofon à Syracuse et à Catane, du chanvre et du lin cultivés avec succès dans les environs de Bologne et de Ferrare, de la garance dans la province de Salerne, du sumac en Sicile, et du mérier dans presque toute l'Italie.

Malgré le déboisement qui a dépouillé de leurs forêts une partie des sommets de l’Apennin, nt qui, surtout en Toscane, produit chaque année de terribles inondations, le royaume de Naples compte encore 900,000 hectares de forêts, où dominent le hètre, le chêne et le châtaignier; la Sardaigne a ses chènes-liéges, et la Lombardie ses innombrables peupliers qui servent d’espaliers aux vignes, et qui semés le long des routes, des rivières, des canaux donnent à la plaine l’aspect d’une vaste forêt. L'Italie a de nombreux pâturages, qui couvrent tous les flancs de l’Apennin, et en automne ses marécages se transforment en prairies où les troupeaux descendent jusqu’à la fin de l’hiver. La Lombardie septentrionale, l'Emilie, l’Ombrie, les États-Romains, la Sicile, les Abruzzes, la Pouille et la Calabre nourrissent 8,500,000 têtes de gros bétail, 2,800,000 chèvres et 10 ou 12 millions de moutons dont les laines sont peu estimées. Les chevaux sont en petit nombre et de-race inférieure. L'éducation des abeilles et celle de la volaille constituent au Piémont et à la Lombardie un revenuimportant, mais la principale richesse de l'Italie est la production de la soie. En Toscane, en Lombardie, en Piémont, chaque paysan a sa petite magnanerie et sa plantation de müriers, et l’on évaluait en 1855, avant l'invasion de la maladie, la production du royaume d'Italie à 35 millions de kilogrammes de cocons et celle des États-Romains à 2,200,000 d’une valeur totale de 225 millions de francs. Production minérale, — La production de la Aouille

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