PORTUGAL
aux lignes hollandaises de la Méditerranée. Principal entrepôt pour l'importation, Lisbonne présente un mouvement moyen de 5,200 navires, dont près de 3,000 navires au long cours, contre 1,945 en 1858. Le mouvement des échanges oscille depuis dix ans entre 100 et 140 millions.
Sétaval (16,000 h.), au sud de l’embouchure du Tage, doit son importance au commerce du sel, du vin et des fruits. Ce port a reçu, en 1862, 307 navires au long cours, presque tous norwégiens, suédois et russes, et 159 caboteurs.
Lagos, Faro et Tavira, dans les Algarves, sont presque . sans relations avec l'étranger.
Les Açores, importantes par leur position sur la route des Indes occidentales, ont pour principaux débouchés Villa da Praga, dans l'ile Terceira, et Horta, dans l’île de Fayal, desservies par les vapeurs ::: l’{sion mercantile portugaise et par un paquebot anglai: de Ssuthampton.
Funchal (25,000 h.), dans l’île de Ma‘ière, desservie par les paquebots angldis de la côte occidentale d’Afrique et par une ligne portugaise qui part de Lisbonne, présentait en 1862 un mouvement de 434 navires, sans compter les relâches des vapeurs. Sa position, à 420 lieues marines des côtes du Maroc, à 200 lieues de Lisbonne, sur la route des Antilles et de l'Amérique du Sud, lui donne une haute importance comme port d'approvisionnement.
Mouvement de la navigation. — Le mouvement total de la navigation s’élève, en 1864, à 21,000 navires et 1,700,000 tonneaux, contre 17,850 navires en 1855.
L’effectif de la marine marchande est de 620 bâtiments et de 100,000 tonneaux.
Communications intérieures. — Le Minho, le Duero, le Mondego, le Tage et la Guadiana sont navigables et suppléent au manque de routes pour les transports intérieurs. Le Tage a un service de bateaux à vapeur entre Abrantès, Santarem et Lisbonne.
Les routes de terre, mème celles qui communiquent avec l'Espagne, par Elvas et Ciudad Rodrigo, sont .mal entretenues et peu fréquentées; mais le Portugal possède
ncipal entremouvement 0 navires au avement des 40 millions.
ire du Tage, u vin et des 1 long cours, et 459 cabo-
sont presque
sur la route x débouchés dans l’île de a mercantile suthampton.
e, desservie le d'Afrique ane, présenans compter ues marines sur la route 1e une haute F.
mouvement 000 navires en 4855.
0 bâtiments
Minho, le , sont naviir les transbateaux à À imuniquent 0, sont.mal
gal possède
COMMERCE EXTÉRIEUR. 165 1,000 kil. de chemins de fer, divisés en trois lignes prin-
D: cipales:
4° De Lisbonne & Badajoz, par Santarem et Abrantès
1! (284 kil.), route du commerce avec l'Espagne;
2° De Lisbonne à Porto, par Santarem et Coïmbre, sur le Mondego (270 kil.) ;
3° De Lisbonne à Sétuval, Beja et Evora.
La télégraphie électrique est établie dans tout le
Le commerce extérieur du Portugal varie depuis dix
«1 ans entre 220 et 260 millions, avec une tendance au pro-
grès, lente, mais sensible. L'Angleterre y entre seule pour plus de moitié; la France y figure pour 6 millions à l'exportalion, 30 à l'importation, suivie de loin par le Brésil, les colonies portugaises, les États scandinaves, l'Espagne et les États-Unis.
Impertation. — L'importation, dont la valeur est de 4117 à 150 millions, consiste en cotons et peaux brutes, fournis par le Brésil et l'Angleterre, métaux bruts, d'Angleterre et d'Espagne, bois du nord de l’Europe. {abacs d'Amérique, sucres brésiliens et anglais, beurre d’Angleterre et de France, morue et poisson salé de Terre-Neuve, cotonnades, lainages, soïeries, produits chimiques d'Angleterre et de France.
Exportation. —L'exportation s’élève de 4@0 à 410 mi:lions; les vins et eaux-de-vie y entrent en moyenne pour 40 millions ; les huiles, les fruits, le sel, les bestiaux, les laines brutes, le cuivre, la cire, l’orseille, pour 60 millions.
4 Le commerce de transit et de réexportation, qui se fait
presque entièrement par Lisbonne, et qui porte sur les lainages destinés aux colonies, sur les denrées coloniales, la cire, les sucres provenant de ces mêmes colonies, et réexportés en Europe, ne s’élève pas à plus de 12 millions.
INSTITUTIC:S COMMERCIALFS.
Le Poriugsl a dû sa granderir éphémère à sa position
166 PORTUGAL (INSTITUTIONS COMMERCIALES)
et à l'esprit entreprenant de ses populations maritimes, sa décadence et son abaissement à l’extension démesurée de ses colonies, à ses luttes avec l'Espagne, à l’apathie de ses populations agricoles, et plus encore au traité de Methuen (1703), qui livrait le commerce portugais à l'Angleterre, et qui décourageait à jamais l’industrie nationale.
Aujourd'hui, régénéré par des institutions libres, gouverné par des souverains intelligents, le Portugal se relève lentement ; il ne garde plus de ses immenses colonies que Goa et Diu, aux Indes; Macao, en Chine ; en Océanie, 7imor ; en Afrique. la côte de Guinée et de Mozambique, et les îles du Cap-Vert, Saint-Thomas et du rince; mais les chemins de fer, les compagnies de navigation se multiplient, des sociétés se forment pour l'exploitation des mines ; la Banque royale de Lisbonne, fondée en 1846, les trois banques de Porto ont vu doubler le chiffre de leurs affaires, le c:édit mobilier portugais est en voie de prospérité ; l'instruction, gratuite et obligatoire, se répand dans les campagnes; les traités de commerce, signés avec la France, Angleterre, l'Espagne, le royaume d’Italie,etc., sur les bases de la plus large réciprocité, et accordant aux navires et aux sujets de ces puissances les droits des nationaux, ont abaissé les tarifs sur les matières premières, 14 réduit les droits de sortie, autorisé l'importation des cé- !M4 réales, et découragé la contrebande en abaissant les taxes excessives établies en 1837 sur les produits de l’industrie étrangère.
Peids, mesures et monnaies, — Le système métri- À que a été adopté en Portugal, depuis 4859, cependant on /# mesure encore les vins par pipes de 534 litres 24 c., le sel par mufds de 750 kilog,
La monnaie de compte la plus usitée, est lc rets, dont 180 valent 1 franc (mil-reis — 6 fr. 25).
Les monnaies réelles sont peu no 1breuses, et la plus # grande partie du numéraire qui ciret ie dans le royaume, y est importée d'Angleterre. 1)