SUÈDE ET NORWÈGE
Eimpertatien. — Privée par sa position géographique d’un grand nombre de denrées alimentaires, ne pouvant suffire à la consommation indigène par les produits de ses manufactures, la Seandinavie est forcée de demander à l'importation étrangère, la plupart des matières premières, le coton dont l'importation atteignait, en 1860, 10 millions de kilogrammes provenant d'Angleterre et de Hamoourg, la laine, les cuirs, ka houille, les suifs, etc... La Suède importe peu de etes, ‘:ndis que la Norwége est oblisée de demander : i’étranger les deux tiers des grains nécessaires à sa consommation. Le sel, les vins de France, le café et lesucre des entrepôts de Hambourg, sont l’objet d’un commerce très-important, Les {:sus de coton et de laine, les soieries, la verrerie et la poterie belge anglaise et française, la quincaillerie, la coutellerie et les machines, importés de l'étranger, suppléent à l'insuffsance de l’industrie nationale.
L'importation montait pendant la période quinquennale de 4859 à 1864 à une moyenne annuelle de 465 millions de francs en Suède, et de 440 millions en Norwége.
Exportation. — L'exportation consiste exclusivement en matières premières et denrées alimentaires : bois de construction, fers, aciers, goudron et résines, céréales (orge et avoine), poissons salés, huiles de poisson, pelleteries de Norwége, etc.
La moyenne de l’exportation est de 460 millions pour la Suède et 150 pcar la Norwége. (Total général 615 millions.)
Relations avec la France et les autres pays. — La France entre dans le mouvement des échanges pour une somme de 60 à 70 millions, dont moins de 10 millions pour les marchandises françaises importées.
Les villes hanséatiques, la Grande-Bretagne, les Pays- Bas, la Russie, la Prusse, les États-Unis, Le littoral de la
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COMMERCE ET INSTITUTIONS COMMERCIALES. 175
Méditerranée, sont avec la France, les contrées qui entretiennent le plus de relations avec la Scandinavie.
Caractère natiorzi. — Les Scandinaves ont toutes les qualités qui font les peuples commerçants et industrieux : agriculteurs, mineurs, et marins, habitués aux plus rudes travaux et aux aventures les plus périlleuses, ils ne le cèdent à personne en énergie et en intelligence : mais la difficulté des transports, la rigueur du climat, la dispersion des populations disséminées par petils groupes dans les campagnes, enfin l’organisation à demi féodale de la société suédoise, ont longtemps arrêté les progrès de l’industrie. Aujourd’hui, sous l'impulsion d’une dynastie que ses services ont rendue nationale, la Suède et la Norwége sont entrées franchement dans la voie de la liberté commerciale et industrielle.
Régime deuanier. Fraîtés de commerce. — Les taxes prohibitives qui pesaient sur une partie des produits manufacturés ont été réduites : la plupart des matières pre mières et des denrées alimentaires entrent en francuse :‘et le traité de commerce signé en 1865 entre la Suède, la Norwégeet la France, a définitivement substitué le régime de la liberté à celui de la protection exagérée, qu'avaient déjà ébranlée les conventions conclues avec le Danemark et la Grande-Bretagne.
Compagnies de commerce, — En Norwége les chemins de ler sont exploités par ue compagnie anglaise, en Suède par F'État, ainsi que les canaux. Une société norwégienne de navigation à vapeur dessert toute la côte de Hammerfest à Christiania, une Compagnie suédoise fait le service entre Hull et $aint-Pétersbourg par le canal de Gota.
Les principaux établissements financiers sont la Banque des États du Royaume à Stockholm, réorganisée en 4851 etqui peut émettre des billets jusqu’ à concurrence de vingt millions de thalers, la Banque des Mines, créée à Falun