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SUÈDE ET NORWÉGE

dérable, et dispute à Gefle le quatrième rang parmi les ports suédois.

Carlscrona (15,000 h.), port militaire, C'a/mar (8,000 h.), port de construction et de pêche, Zuléa, Uméa, Hernosand, échelonnés sur le golfe de Botnie, entretiennent peu de relations avec l'étranger.

La Norwége a pour principaux débouchés Christiania (40,000 h.), capitale du royaume, sur un golfe formé par le Skager-Rack, port d’un accès difficile et peu fréquenté par les navires étrangers, qui s’arrêtent à Drammen, à l’entrée du golfe, pour y charger les bois, et les goudrons, et y déposer les denrées que le cabotage ou le chemin de fer transportent dans les entrepôts de Christiania :

Christiansand (10,000 h.), sur la mer du Nord, en correspondance par des lignes de steamers avec Hull et Hambourg et en relations suivies avec les ports français de la Manche et même de la Méditerranée, qui lui envoient leur sel et leurs vins :

Stavanger (14,000 h.), l’un des havres les plus sûrs et des ports les plus actifs de la Norwége pour le commerce du bois et du poisson salé :

Bergen, sur l'Océan Atiantique (36,000 h.), florissante dès le x1v° siècle, et aujourd’hui encore, le p'emier port de la Norwége, et l’entrepôt le mieux approvisionné des produits de la pèche sur les côtes norwégiennes :

Drontheim (18,000 h.), entrepôt des cuivres et des bois

du Nord, dont les bateaux à vapeur desservent toute la mi côte, et correspondent avec les lignes de Hull, d'Amster- Si

dam, et de Hambourg, qui viennent aboutir à Bergen:

Hammerfest, sur l'océan Glacial, station extrême des [a vapeurs de Drontheim et la ville la plus septentrionale de bi l’Europe, entrepôt du commerce de la Norwége avec la 4

Russie.

Mouvement de la navigation. — Le mouvement de M la navigation en Suède s'élevait à 24,000 navires et 5 mil- A! lions de tonneaux pendant la période de 4839 à 1864 : et l'effectif de la marine marchande était de 3,800 bâtiments Mi

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Communications intérieures. — Les communications intérieures sont très-imparfaites en Suède et en Norwége : larigueur du climat, la longueur des hivers, les Alpes scandinaves qui prolongent entre les deux royaumes leurs plateaux neigeux ou leurs sommet: dépouillés, présentent des obstaclesqui n’ont été combattussérieusementque dans lesprovincesméridionales, les plusrichesdelaScandinavie.

Les cours d’eau sont nombreux; quelques-uns tels que la Luléa, l'Uméa, le Dal, en Suède, le Glommen en Norwége, ont de 80 à 100 lieues de cours, mais presque tous obstrués de rochers, interrompus par des cataractes, ne sont navigables qu’à leur embouchure. Une seule grande ligne de navigation intérieure traverse tout le midi de la Suède et fait communiquer le Cattégat avec la Baltique par le canal de Zrollhatta qui commence à Gothembourg, le lac Vener, lecanal de Gota, le lae Vettern, etle canal de la Motala. Plus de 2,000 bateaux par an suivent ce canal long de 320 kil. La Suède n’a que deux lignes de fer achevées : cinq autres sont en projet : la longueur totale serait de 1,700 kil.

4° De Gothembourg à Stockholm (500 kil.).

2° De Wesferas qui communique avec Stockholm par les bateaux à vapeur du lac Mœlar, à Œrebro, ligne destinée à se prolonger jusqu’à Christiania.

La Norwége n’a qu'une seule ligne achevée, de Kongsvinger à Christiania. Tout le commerce et toute l’activité du pays étant concentrés sur les bords de la mer et dans le Midi de la péninsule, l’intérieur n’a pas de routes : deux belles routes praticables même en hiver, grâce à l’usage des traîneaux, longent les bords de la Baltique j jusqu’ à la frontière de Russie, et ceux de l’Atlantique jusqu’à Drontheim, mais l'activité de la circulation par terre ne sauraitse comparer à celle du cabotage maritime et de la navigation des lacs.

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