DANEMARK
colza, les bêtes à cornes, les chevaux et les moutons, le beurre, les cuirs et les peaux, la laine, l’eau-de-vie et les poissons salés.
La perturbation produite par les événements récents dans l’économie commerciale et dans la production du Danemark, ne permettront pas de longtemps d’assec:r sur des bases normales, la statistique de ses relations avec l'étranger, aussi nous abstenons-nous de citer des chiffres qui seraient purement arbitraires.
Transit et réexportation, — Le transit qu’une loi récente vient de décharger des taxes qui pesaient encore sur les marchandises entreposées pour la réexportationou traversant à destination de l'étranger le territoire danois, figure pourunesomme considérable dans le commerce extérieur du Danemark. Copenhague réexporte dans le nord de l’Europe, une partie des denrées coloniales et des produits manufacturés dont elle est l’entrepôt.
Mouvement des échanges avec l'étranger. — Les puissances qui ont avec le Danemark ïes relations les plus importantes sont : l'Angleterre (30 p. 0/0 de la valeur totale), la Suèie et la Norwége, la Prusse, les villes hanséatiques, la Hollande, la Belgique, la France (2 millions et demi) ef la Russie.
La presque totaiilé des marchandises est transportée par mer : le cabotage, dont le mouvement est de plus de 50,000 navires, est fait tout entier sous pavillon danois: le pavillon national entre pour plus des deux tiers dans
l'intercourse avec l'étranger, qui représente un mouve- l#
ment de 25,000 navires, et de 500,000 tonneaux. Le L’effectif maritime est de 2,800 navires, jaugeant M
140,000 tonneaux, et construits presque exclusivement | :
sur les chantiers danois.
Le trait dominant du caractère danois est la persévé- | rance et l’amour du travail, et ce petit peuple si cruelle- M ment éprouvé, réunit au plus haut degré les qualités de ?
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l’agriculteur, du soldat et du marin, qualités qui lui ont valu l'estime de l’Europe, et qui l’ont sauvé au milieu des crises qu'il a eu plus d’une fois à traverser.
La constitution politique du Danemark est des plus libérales, et ces principes ont pénétré, quoiquetardivement, dans la législation industrielle et commerciale : l’industrie est affranchie de l’entrave des corporations : les droits de transit sont supprimés : le cabotage et le commerce avec les colonies danoises est libre pour tous les pavillons :
enfin le rachat du péage du Sund par les pr ssances maritimes, a ouvert la Baltique au commer rutes les nations.
Compagnies de commerce. Institut rédit.
— Les grandes compagnies privilégiées, celle des Indes orientales et celle de l'Atlantique, ont disparu avec la prospérité coloniale du Danemark : les établissements de crédit se sont au contraire multipliés : la Banque nationale, fondée en 1818, à Copenhague, a 80 millions de billets en circulation , et l’ensemble de ses opérations monte à 380 millions environ. La Caisse centrale, fondée en 1829, la Banque privée, V Union du crédit, pour les propriétaires fonciers, l'Union de l’industrie, piusieurs compagnies d’assurances suffisent à tous les besoins du commerce.
Poids et mesures. Monnaies. — La monnaie de compte, la plus usitée, est le rigsdaler courant (2 fr. 84).
L'unité itinéraire est le mille (7532 m. 485).
La mesure pour la jauge des navires est le last de commerce (2,600 kilog.).
L'unité de poids est le pund — 500 gr.
Colonies. — L’affaiblissement de la puissance coloniale du Danemark a suivi sa décadence politique. Aujourd’hui, il ne possède plus en dehors de son territoire que les iles Feroë, groupe stérile situé à 290 kil. N.-0. de l’Écosse, où la pèche, l'élève des moutons et le travail de la laine occupent une population de 40,000 habitanis. (Le gouve:nement s’est réservé le monopole du commerce, qui monte à six ou sept cent mille francs par an) :
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