‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 111 sur 630 · Bassin de la Loire · texte numérisé non relu

Bassin de la Loire

La Loire prend sa source dans les Cévennes, au mont Gerbier-des-Joncs, dans le département de l'Ardèche. Elle coule d’abord du S.

au N., en passant près du Puy (Haute-Loire); à Saint-Rambert ; à Pinay, où l’on remarque un barrage construit, en 1711, pour modérer le cours du fleuve pendant ses crues; à Roanne (Loire), où elle devient navigable; à Digoin (Saône-et-Loire) ; à Decize, Imphy, Nevers, la Charité, Cosne (Niévre); à Briare, où elle commence à se diriger à l'O.; àGien, Orléans, Beaugency (Loiret); à Blois (Loir-et-Cher); à Amboise, Tours, Candes (Indre-et-Loire); à Sauinur, aux Ponts-de-Cé, à Ingrande (Maineet-Loire); à Ancenis, Nantes, Indret, Paimbœuf et Saint-Nazaire (Loire-Inférieure), et se jette dans l'Atlantique au-dessous de cette dernière ville, par une emibouchure large de 7 kilom. et encombrée de sables charriés par le fleuve {.

Le cours de la Loire est de 985 kilom., dont 750 navigables depuis Roanne. La navigation est rendue difficile soit par les crues, soit par le manque d’eau, et surtout par le déplacement des sables et la formation continuelle de nouveaux bancs. Le transport des charbons, à la descente, et des denrées coloniales, à la re-monte, occupe surtout la navigation depuis Roanne jusqu'à Nantes.

Depuis la source du fleuve jusqu’à Roanne, la vallée de la Loire est étroite, profonde et resserrée entre de hautes montagnes; après avoir passé le défilé appelé le Perron, où est une chute d’eau de 2",59, le fleuve entre dans la plaine de Roanne, et de là jusqu’au Bec d’Allier les montagnes accompagnent toujours la Loire, mais à distance. Depuisle Bec d’Allier jusqu'à Beaulieu, la Loire coule entre des berges élevées, et, à partir de Gien, dans un pays absolument plat, uni et w’une grande fertilité; elle y forme de nombreuses iles, et s1 vallée, couverte de prairies et de bouquets & bois, offre partout un paysage gracieux et élégant. À Ancenis, les rives redeviennent plus hautes, plus accidentées et très-pittoresques.

La largeur moyenne de la Loire est de 135 m.

! De grands travaux entrepris pour désensabler la Loire maritime sont en cours d'exécution depuis1859; its fontpertie d'un plan général, qui a pour but de rendre trèsaccessible la Loire inférieure, de relever le commerce de Nantes et de créer ‘in grand port à Saint-Nazaire. Dejà (1864) la plus mauvaise partie de la Loire maritime, entre l'ile Thérèse et Couëéron, est débarrassée des hauts fonds et est parcourue par des navires tirant 5 m. d'eau; mais il y a encore beaucoup à faire aux abords de Nantes.

à Roanne. Là où cessent les berges qui en-.

caissent la rivière, à Beaulieu, son lit (le Val) s’élargit considérablement et mesure, à Chàtillon, 1200 m. et 7000 m. à Jargeau. On a jugé à propos de diminuer cette largeur, en resserrant le Val entre deux digues, apr: les levées outurcies{, qui s'étendent depui: , 1< jusqu'à Angers, et dont l'établissement date surtout du dix-septième siècle®. Les levées sont en terre et revêtucs de pierre; leur partie supérieure sert de route. C’est ainsi que le lit naturel de la Loire, qui est à Châtillon de 1200 m., n'est plus entre les digues que de 300 m. À Gien, le lit naturel est de 1500 m. ; le lit endigué, de 200; -— à Sully, 5000 et 300 ; — à Jargeau, 7000 et 250 ; — à Orléans, 3500 et 280. Aussi les crues font-elles de grands ra-

vages dans le Val, lorsque les digues viennent à

se rompre.

En juillet, aoûi ei septembre, les eaux dela Loire sont très-brsses, et le lit de la rivière, presque partout à sec, ne montre que d'immenses grèves de sable. Les époques des hautes eaux sont le printemps et l’automne, c'est-àdire la saison des grandes pluies. Les crues moyennes s'élèvent à 4°,24 ou 4",55 audessus de l’étiage; les grandes crues ne dépassent pas ordinairement 5",84; cependant, en 1707, 1709, 1710, 1790, elles montérent beaucoup plus haut. En 1755, les eaux s’élevèrent à Tours à 7",4; en 1846, à 7,45; en 1856, elles dépassérent encore ce ‘niveau, atteignirent 7°,53 et bouleversèrent entièrement le Val, en transformant en grèves stériles les plus riches campagnes5, Ainsi endiguée, la Loire, qui charrie

4 Turcie, autrefois furgie; il est probable que ce mot vient de /orchis, car ces levées sont aites de claies et de terre ou de fagots entremèêlés. (Biciion. de Trevoux.)

* Les premières levées paraissent avoir été établies sous Charlemagne; il en est question dans un capitulaire de Louis le Débonnaire.

5 M. Maurice Champion fait remarquer ec raison que les inondations des fleuves français ne sont pas chose nouvelle, comme on parait aujourd'hui trop disposé à le croire, en recherchant les causes de ces phénomèues. Au sixième et au septième siècle, pendant que le pays était encore couvert d'immenses forêts séculaires, lorsque le régime des fleuves était encore absolument libre, les inondations étaient aussi fréquentes et aussi redontables qu'aujourd'hui, et chaque siècle, depuisle temps où Grégoire de Tours nous informe des plus anciens débordements jusqu’à notre époque « “u se reproduire les mêmes désastres avec autant de fréquence et de violence. Nos pères, plus sages, se soumettaient à ces fléaux annuels et n'avaient pas cherché à conquérir sur les eaux un sol qui leur était nécessaire quelquelois. En effet, les ravages des inondations seraient beaucoup moins considérables si, au lieu de cultiver jusqu'aux rives des fleuves, on laissait subsister les prairies naturelles

d'énormes quantités de sables, exhausse continuellement son lit, dont la surélévation a pour résultat de rendre inutiles aujourd’hui, des digues qui étaient insubmersibles il y a un siècle. Par la même raison, la marée, qui montait jusqu'à Ancenis dans les premières années du cix-huitième siècle, ne se fait plus sentir au-

jourd'hui qu'à 8 kilom. au-dessus de Nantes.

La Loire communique avec la Saône, par le canal du Centre; avec l'Yonne, par le canal du Nivernais; avec la Seine, par les canaux de Briare, d'Orléans et du Loing; avec Brest, par le canal de Nantes à Brest. Le canal latéral à la Loire s'éter ? !+ ;oin à Briare, sur une longueur äe 198 kilom.; il a été établi pour remplacer entre ces deux villes la navigation difficile et incertaine du fleuve.

La Loire a été la limite de l'Aquitaine et de la Gan’e Lyonnaise, puiselle a séparé le royaume des Franks de celui des Wisigoths. Plus tard, lorsque la France du Nord subit le joug honteux de l’Angleterre, la Loire fut la limite des provinces demeurées françaises et la barrière nationale contre l'invasion anglaise, qui vint, comme on le sait, échouer devant Orléans et l’étendard de Jeanne Darc. Dans les guerres de Pépin le Bref contre les ducs d'Aquitaine, dans celles du seizième siècle, pendant les guerres de la Vendée, le rôle militaire de 13 ire a été très-important.

La ceinture du bassin de la Loire est formée, à droite, depuis le mont Gerbier-des-Jones, par les Cévennes, la côte d'Or, les montagnes du Morvan, les collines du Nivernais, la forêt d’Orléans, le plateau du Perche, les collines de Normandie et les collines du Maine ; à gauche, elle est formée par les monts de la Margeride, les monts d'Auvergne, les montagnes du Limousin. les collines du Poitou, le plateau de Gatine et de petites hauteurs, qui vont finir à la pointe de Saint-Gildas.

Les affluents de la Loire sont : à droite, le Lignon, ‘e Furand, l’Arroux, l’Aron, la Nièvre, la Mayenne, l'Erdre ; à gauche, l'Allier, le Beuvron, le Cher, l’Indre, la Vienne, le Thoué, la Sèvre na: 5e et la Boulogne.

! Jicxos prend sa source au mont Mézen, © au N. pendant 45 kilom., traverse le dépatemen de la Haute-Loire et passe près d’\ssengeanx

qui les bordaient autrefois, et si l'on n'avait pas construit, pour protéger ces cultures trop avancées, des digues qui, en resserrant le lit des cours d’eau, augmentent la hauteur et la violence de leurs eaux, et qui, lorsqu'elles viennent à se rompre, transtormentlarivière en un irrésistible torrent, ({nondations en France depuis le seisième siècle jusqu'à nos jours.)

Loire dans 1 L'Arro bince, coule est da liquel L'Ar Morvar dessou métres vernais La N dont le rigny « La ] Maine , de Mai aus. ] ‘Mayen:

elle s ay et-Lo:.

‘essou:

176 kil est ress partir d Mayenn ries, EI Craon € gauche, £a source dans le par Aler Malicorr Loir et dessus d Elle est torziôme Mans. L encaissé l'entrée la Sarth prairies ; et offre affluents et le Loi teau du | vallée étr aspect, s

ausse contiation a pour rd'hui, des | y a un sièqui montait :5 années du 1s sentir au- ; de Nantes.

aône, par le "le canal du s canaux de ec Brest, par al latéral à la sur une lonli pour remigation diffi-

quitaine et de ré le royaume s. Plus tard, le joug honla limite des t la barrière ise, qui vint, nt Orléans et les guerres de quitaine, dans t les guerres de la iuire a

re est formée, es-Jones, par ontagnes du la forêt d’Ores collines de e; à gauche, la Margeride, agnes du Lile plateau de ui vont finir à

: à droite, le », la Nièvre, "Allier, le Beuke, le Thoné, la

mont Mézen, averse le dét passe prés

l'on n'avait pas s trop avancées, es cours d'eai,

de leurs eaux, mpre, trans{orent, (Inondations wi nos jours.)

Le Funann (Furens on Furet) descend des monts du Lyonnais, coule au N.-0., par Saint- Étienne et se termine au-dessous de Saint- Rambert, après un cours de 35 kilom. Seseaux sont excellentes pour la trempe de l'acier. Sa vallée est couverte d'usines ét de fabriques.

L'Arnoux sort de la côte d'Or, coule auS., par Arnay-le-Duc et Autun, et se jette dans la Loire à Digoin, après un cours de 110 kilom., dans un lit encombré de rochers et de sables. L'Arroux reçoit sur sa rive gauche la Bourbince, qui sort de l'étang de Montchanain et coule au S. pendant 57 kilom. Le Creuzot est dans la haute vallée de la Dourbince, dans laquelle a été établi le canal du Centre.

L'Aron a sa source dans les montagnes du Morvan et se jette dans la Loire, un peu audessous de Decize, après un cours de 74 kilomètres. L'Aron est longé par le canal du Nivernais.

La Nièvre est une petite rivière de 44kilom., dont le confluent est à Nevers ; elle passe à Guérigny et ses rives sont couvertes d'usines.

La Mayenxe, dont l’ancien nom était la Maine, prend sa source auprès du hameau de Maine, à 20 kilom. d'Alençon. Elle coule auS., par Mayenne, Laval et Château-Gontier Mayenne) ; après s'être réunie à la Sarthe, elle s appelle la Maine, passe à Angers (Maineet-Lo’. et va finir dans la Loire, un peu audessous des Ponts-de-Cé, après un cours de 176 kilom. La vallée supérieure de la Mayenne est resserrée entre des coteaux élevés; mais à partir de Laval, où elle devient navigable, la Mayenne arrose un pars plat et couvert de prairies. Elle reçoit à droite l'Oudon, qui passe à Craon et à Segré; son affluent principal, à gauche, est la Sarthe. — La Sarthe prend ea source à Somme-Sarthe, près de la Trappe, dans le plateau du Perche. Elle coule au S.-0., par Alençon, Beaumont-le-Vicomte, le Mans, Malicorne, Solesme, Sablé et Brissarte, recoit le Loir et se réunit à la Mayenne, un peu au:

dessus d'Angers, après un cours de 264 kilom. Elle est navigable depuis Malicorne ; au quatorzième siècle, la navigation commençait au Mans. La vallée supérieure de la Sarthe est encaissée, rocheuse et très-accidentée ; depuis l'entrée de la rivière dans le département de la Sarthe, la vallée est plate et couverte de prairies ; à Solesme, elle redevient accidentée et offre les paysages les plus pittoresques. Les affluents de la Sarthe sont, à gauche, l'Huisne et le Loir, -— L'Huisne descend aussi du plateau du Perche, prés de Bellême, arrose une vallée étroite, sinueuse, partout d’un charmant aspect, surtont à Nogent-le-Rotrou, et cou-

verte de beaux herbages. Aprés un cours de 150 kilom., elle se jette dans la Sarthe, un peu au-dessous du Mans. — Le Loir a sa souree dans Ja forêt d'Orléans; il coule an S.-0., par Châteaudun (Eure-et-Loir), Fréteval, Vendôme (Loir-et-Cher), Château-du-Loir, le Lude et la Flèche (Sarthe), et se jette dans la Sarthe, au-dessous de Briolay, après un cours de 272 kilom., dont 92 navigables depuis Chàteau-du-Loir. Sa largeur moyenne est de 20 mètres. Le Loir arrose une plaine fertile, couverte de riches pâturages et de bouquets d'arbres, et bordée de coteaux plantés de vignobles; la vallée du Loir est une des plus belles de la France.

L'Enpre coule au S.-0, par Candé et Nort, et se jette dans la Loire à Nantes. 'L’Erdre fait partie du grand canal de Nantes à Brest.

L'Azuer descend des montagnes du Vivarais, coule au N., par Brioude, où il devient navigable, Brassac, Issoire, Vichy et Moulins, et se jette dans la Loire au Bec d’Allier, à 6 kilom. audessous de Nevers, après un cours de 330 kilomètres. La vallée de l'Alker est étroite el escarnée jusqu’à Brioude; au delà, dans la Limagne, elle-est large et très-fertile. Cette rivire, de nature torrentueuse, est guéable en été, mais déborde souvent en hiver; ses crues atteignent quelquelois 5 m. Ses principaux affluents sont : à droite, la Dore, et à gauche, la Sioule.— La Dore descend des montagnes du Forez et coule au N.-0., par Ambert; sa longueur est de 105 kilom. La navigation est active et les transports consistent en planches et en hois de construction tirés des forêts d'Ambert et expédiés à Nantes. — La Sioule descend du mont Dore et coule au NX., par Pontgibaud et Saint-Pourçain. La Sioule est longue de 100 kilom., et sa vallée est accidentée et pittoresque.

Le Loimer est formé par deux sources : le Bouillon et l'Abime. Il passe à Olivet et se

jette dans la Loire, au-dessous d'Orléans, après un cours de 11 kilom., dans une charmante vallée. Le Loiret ne gèle presque jamais.

Le Beuvrox coule de l'E. à l'O., passe à la Motte-Beuvron et se jette dans la Loire, au-dessous de Blois. Toute sa vallée, qui comprend la plus grande partie de la Sologne, est couverte d'étangs et de marécages, dont on à desséché une partie.

Le Cner prend sa source dans les montagnes de la Basse Auvergne, près du hameau du Cher, coule au N.-0., par Montluçon (Allier|, Saint-Amand, Vierzon (Cher) et Saint-Aignan (Loir-et-Cher), passe au S. de Tours, coule pa : rallèlement à la Loire et sv jette an Bee du

Cher, vis-à-vis de Saint-Mars. Son cours est de 340 kilom. Sa vallée est étroite et rocheuse jusqu’à Montluçon ; au-dessous, elle s'élargit et est bordée de coteaux élevés de 50 à 80 m.; elle est souvent marécageuse jusqu'à Vierzon. La largeur moyenne du Cher est de 400 m.; ses crues, qui atteignent ordinairement 5 m., sont fort dangereuses‘. Les principaux affluents du Cher sont l'Évre et la Sauldre. — L'Evre porte d’abord le nom d'lévrette et ne s'appelle l'Évre qu’aprés avoir reçu l’Auron, à Bourges. — La Sauldre, ou Saudre, est formée par la réunion de la Grande et de la Petite-Sauldre ; elle traverse les brandes et les marais de la Sologne, et passe à Romorantin ; son cours est de 445 kilom., en partant de la source de la Grande-Sauidre.

L'Inre coule au N.-0., par la Châtre, Chàteauroux, Buzançais (Indre), Loches, où il devient navigable, Montbazon et Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), et se termine à 26 kilom. audessous de Tours. Son cours est sinueux et long de 220 kilom.; sa largeur moyenne est de 40 m., et sa profondeur moyenne, de 1",60. Toute sa vallée est une riche prairie, plate et bordée de coteaux de 60 à 80 m., dont les pentes douces sont couvertes de cultures. L’Indre déborde fréquemment, et ses plus grandes crues sont de 3",24. On y pêche d'excellents poissons (brochets, carpes, anguilles et barbeaux).

La Vienne prend sa source au plateau de Millevaches, coule au N.-0., par Saint-Léonard, Limoges (Haute-Vienne), Confolens (Charente), Availles, Châtellerault (Vienne) et Chinon (Indre-et-Loire), et se termine à Candes, après un cours de 360 kilom. Elle devient navigable à Chittré, à 1 kilom. au-dessous de Châtellerault, où se trouve une barre qui empêche la navigation de remonter plus haut; au-dessous, le lit de la Vienne est souvent embarrassé par des bas-fonds, ou Gers, et des bancs de cailloux roulés par les eaux. Sa largeur moyenne est de 78 m. à Limoges et de 100 m. dans le département de la Vienne. Jusqu'à Availles, la Vienne arrose un pays montueux, et sa vallée est étroite et sinueuse,. Elle reçoit une immense quantité de ruisseaux et de petites rivières, et ses affluents principaux sont la Creuse et le Clain. — La Creuse descend des montagnes du Limousin, coule au N.-0., par Felletin, Aubusson (Creuse) et le Blanc (Indre),et e Jette aans la Vienne audessous de la Haye, au lieu dit le Bec des Deux-

* En 1792, la crue du Cher fut de 9 m”16.

Eaux. Son cours est de 250 kilom. Le !:: de la Creuse est presque toujours encaissé entre des rochers escarpés et quelquefois à pic, dont la hauteur est de 50 à 80 m.; elle semble tirer son nom de ce lit si profond, et dans lequel les crues se sont élevées jusqu'à 11,37. Sa largeur moyenne est de 60 m., et sa profondeur moyenne, de 1,50. Elle reçoit la Gartempe ou Gardempe, qui a sa source dans les montagnes de la Marche, coule au N.-0., par Montmorillon et Saint-Savin (Vienne), et se jette sur la rive gauche de la Creuse, après un cours de 195 kilom. — Le Clain a sa source près de Confolens et coule au N., par Vivonne et Poitiers; son cours est de 114 kilom. En 1600, cette rivière était navigable jusqu'à Poitiers.

Le Taoué ou Thouet descend du plateau de Gatine, coule au N., par Parthenay et Thouars, et se jette dans la Loire près de Saumur. Sa vallée est encaissée ; son cours est de 118 kilom.; sa largeur moyenne, de 46 m., et sa profondeur moyenne de 1",80. Pendant six mois de l’année, le Thoué est guéable, mais il déborde fréquemment en hiver.

La Sèvre NaNTaIsE prend aussi sa source au plateau de Gatine, coule au N.-0., par Tiffauges et Clisson, et se jette dans la Loire à Nantes, après un cours de 134 kilom. Sa largeur moyenne est de 44 m., et sa profondeur moyenne, de 4",50. La vallée de la Sèvre est trés-pittoresque ; son lit, profondément encaissé, estquelquefois resserré par des rochers de granite. Ses crues sont dangereuses, parce que la rivière, grossie des eaux des torrents qui s’y jettent, roule des arbres et des blocs de rochers. :

La BouLocne se jette dans le lac de Grand- Lieu et en sort sous le nom d’Achenau, pour se jeter dans la Loire, après un cours de 26 kilomètres.

Page 1