INDE
incndées!, es Sheppey oreland, et e Goodwin c de sable, élement et qui donne Ces sables e ferme et
ord sont :
pnemouth, ce ; Newartlepool, s de com- Ipswich, une belie e de toute la marine la aussi établissees, grand ich, Chantiers de tamsgale, aritine,
de l'Anes et le ralement yeuses et
1ise sur a Itivées.
blanches, à l'Est, et par des rochers granitiques,
à l'Ouest. Les accidents principaux sont : le cap Dungeness; le cap Beachy-head (Bévéxiers en français), où Tourville battit la flotte anglaise en 1690; l'ile de Wight! «la perle de l'Océan », si remarquable par la douceur de son climat et la beauté de ses falaises; elle forme avec la côte d'Angleterre la rade de Spithead, au Nord-Est, et la rade du Solent, au Nord-Ouest ; les presqu'iles de Purbeck et de Portland? ; Torbay, baie dans laquelle Guillaume III débarqua en1688 ; le cap Lizard, le cap Land's-end° et les iles, Svilly. Ces îles appelées en français les Sorlingues, sont les Cassiterides des Anciens; elles forment un groupe de 150 ilots ou rochers, et sont peuplées par 2,500 hab., marins et pêcheurs.
Les ports situés sur la Manche sont : Douvres, port de commerce et de refuge # ; Folkeslone, port de commerce ; le port de refuge du cap Dungeness; Hastings, un descinq ports"; Seaford et Newhaven, ports de refuge; Brigh-
. ton, port de commerce; Portsmouth, grand
port militaire, principal arsenal de la marine anglaise; Gospor!, sur la rade de Spithead; Southampton, grand port de commerce; Weymouth, au fond de la baie de Portland, dans laquelle on a établi un port de refuge ; Darmouth, port de refuge; Plymouth et Falmouth, ports militaires et de refuge.
L'Angleterre possède, sur la côte de France, un débris de l’ancien duché de Normandie, les îles Normandes, composée: de l'iled’Aurigny (4iderney en anglais), ch.-lieu Sainte-Anne, de Guernesey, ch.-lieu Saint-Pierre, et de Jersey, ch.-lieu Saint-Hélier, Les Anglais ont fait d'immenses travaux pour rendre ces îles inattaquables; ils ont construit un port de refuge à Alderney et un rutre à Sainte-Catherine, sur la côte orientale de Jersey. Alderney est le centre de leur puissance miitaire duns l'archipel, et de cette position avancée ilsdominent Cherbourg et notre littoral de la Manclie. & Côte occidentale. Les côtes de l'Angleterre, entre le cap Land’s-end et le golfe de Solway, sont baignées par l'océan Atlantique, le canal Saint-George et la mer d'Irlande.
? Vectis des Romains.
* L'isthme long et étroit qui relie l'île de Portland à l'Angleterre est formé de cailloux et s'appelle le Chesil-bank.
3 Bolerium promontorium des Romains,
4 Les ports de reluge se composent en général d'une rade fortifiée par des batteries et défendue contre la mer por des brise-lames, par des môles ou par des digues,
5 Les quatre autre: sont : Douvres, Romney, Sandwich et Hithe, sur la côte de Kent.
Elles sont en généra élevées, escarpées, découpées, et forment un grand nombre de baies et de golfes. Les accidents principaux sont la baie de Barnstaple; le canal de Bristol, golfe étroit et profond, au fond duquel se jette la Severn : !:4 baies de Swansea, de Caermarthen, de Saint-Bride, de Cardigan et de Caernarvon ; le détroit de Menai, entre la côte du pays de Galles et l'ile d'Anglesey, réunié à la terre ferme par un pont-tunnel! de 3 kilom.
et demi de long; la 'baïe de Holyhead, entre les iles de Holyhead et d’Anglesey ; les estuaires de la Dee, de la Mersey et de la Ribble ; les baies de Lancastre et de Morecambe; le golfe de Solway (Solway-firth) et l'ile de Man, au centre de la mer d'Irlande,
Les principaux ports sont : Bristol, Cardiff, Swansea, Pembroke, Milford, Saint-David's, Cardigan, Cacrnarvon, Bangor, Beaumaris, dans l’île d’Anglesey, Flint, Liverpool, Preston, Lancastre, Douglas, dans l'ile de Man, tous ports de commerce, dont le nlus important est Liverpool.
LirronaL ne L'Écosse. — 4° Côte occidentale.
La côte occidentale de l'Écosse, entre le golfe de Solway, au Sud, et les îles Orcades, au Nord, est baignée par l'océan Atlantique, très-découpée, rocheuse, bordée de nombreuses îles, et présente une alternative de presqu'iles, d'îles, de caps ou mull, de détroits, de golfes ou firth, et de baïes profondes et étroites ou Loch, sortes de vallées maritimes, resserrées entre des montagnes et semblables aux fiord de la Norwége.
Après le Solway-firth, on rencontre la baie de: Wigton, la baie de Luce, le mull ou cap de Galloway, sur le canal du Nord, le golfe de la Clyde (firth of Clyde) et le loch Fyne, où abonde le hareng. Le golfe de la Clyde renferme lesiles de Bute et d’Arran; cette dernière est séparée, par le détroit de Kilbrennan, de la presqu'ile de Cantire, terminée au Sud par le muil deCantire, situé dans une mer très-dangereuse, A:l'Ouest de la presqu'ile de Cantire, sont les deux iles de Islay et de Jura, et entre ces deux îles et la
grande île de Muli, située au Nord, est le golfe de Lorn, qui se prolonge au Nord, en formant le loch Linnhe, le loch Seven et le loch Eil, où débouche le canal calédonien. Au delà de l’île de Mull, on trouve le loch Sunart, le loch Morrer, le loch Nevis, le loch Hourn, la grande ile de Skye, puis les lochs Torridon, Ewe, Broom, Enard et Laxford, et enfin lecap Wrath. — A l'Ouest de l'Écosse, entre 57° et 58° { lat., est l'archipel des es Hébrides | Wesiern
# Britannia tunnel-bridge,
islands, ou îles occidentales); elles sont séparées de l'Écosse par un détroit appelé le Minsh, et de l'ile de, Skye par le Petit-Minsh (Little- Minsh). Les principales sont, du Sud au Nord: Barray, South-Uits, Benbecula, North-Uits et Lewis, Les Hébrides, trés-découpées, montagneuses, rocheuses et le plus souvent stériles, renferment, environ 400,000 habitants, qui s'occupent surtout de pèche.
Entre le cap Wrath et le cap Duneansby (Duncansby-head), la côte septentrionale de l'Écosse va droit de l'Ouest à l'Est et ne présente plus que des lochpeu étendus, qu’on appelle kyle. Au Nord ducap Duncansby, est le détroit de Pentland(Pentland-firth), qui sépare l'Écosse des Orcades(Orkney), archipel composé d’iles montueuses, rocheuses, presque partout stériles et peuplées cependant de 30,000 hab. Les principales sont : Hoy, South-Ronaldsha, Pomona ou Mainland, la plus grande et où se * trouveKirkwall,ch.-lieu ducomtédesOrcades, Shapinsha, Stronsa, Eda, Rowsa, Westra, Sanda et North-Ronaldsha. Au Nord et à 60 kilom.
des Orcades, est l'archipel des Shetland (Thule des Anciens), entre 60° et 64° lat. Ces iles rocheuses, et dont les côtes sont dentelées par de nombreuses baies appelées voe, sont couvertes de bruyères et de mousses noires; certaines parties cependant sont cultivées, et les pâturages nourrissent des vaches laitières, des moutons sauvages, mais dont la laine est très-fine et la chair exquise, et des poneys excellents et très-vigoureux (sheltes). Le climat humide, doux el n'offrant que rarement des températures extrêmes, favorise l'agriculture, qui est entièrement pratiquée par les femmes ; les hommes sont matelots et pêcheurs. La population des Shetland est de 30,000 hab. L'ile principale est Mainland, quirenferme Lerwick, capitale de l'archipel.
Les ports de la côte occidentale d'Écosse sont : Dumfries, Kirkeudbright, Wigton, Ayr, les ports de la Clyde (c'est-à-dire Ardrossan, Greenock, Glasgow et Dumbarton) et Inverary.
2° Côte orientale. La côte orientale de l'écosse, entre le Duncansby-head et la Tweed, est moins déroupée et plus basse que la côte occidentale ; les hautes falaises et les nombreux loch ont disparu; cependant on y rencontre plusieurs grands golfes, le firth de Dornoch, le firth de Murray, le firth du Tay et le firth du Forth ; sur le littoral de ce dernier firth, on a constaté un soulèvement du sol, analogue an soulèvement des côtes de la Suède !.
* Entre Leith et Porto-Pella, des couches de sable el de graviers mêlés de coquilles, de débris de pote-
Les ports de l'Écosse orientale sont Dornoch, Inverness, Aberdeen, Dundee et Leith.
Lirroraz pe L'Incanne. — Le littoral de l'Irlande est en général très- découpé par de nombreuses baies (bay) ou par des lough, golfes étroits et profonds comme les loch de l'Écosse. En partant du canal du Nord, on trouve, au cap Bengore, la célèbre colonnade basaltique appelée la chaussée des Géants (Giunl’s causeway); puis le lough Foyle, au fond duquel est Londoncerry ; le lough Swilly ; la baie de Donegal; la baie de Sligo ; la baie de Killala, dans laquelle les Français débarquèrent en 41798; la baie de Galway ; l'estuaire du Shannon ; la baie Dingle ; la baie de Kenmare; la baie de Bantry, où la flotte française battit la flotte anglaise en 1689; le cap Clear; la baie de Waterford et la baie de Wexford. A:partir de ce point, la côte, en allant vers le Nord, est plus droite et présente seulement les baies peu profondes de Dublin et de Dundalk, et les lough de Strangford et de Belfast.
Les ports principaux de l'Irlande sont :
Dublin, Kingstown, Wexford, Waterford, Cork, Queenstown, Bantry, Limerick sur le Shannon, Galway, Sligo, Donegal, Londonderry, Belfast, Dundalk et Drogheda.
Pêcuermes. — Le littoral des îles Britanniques, si abondamment pourvu dé ports, de rades et d’abris de toutes sortes, est aussi bien partagé sous le rapport des pêcheries ; le poisson y abonde partout, et la pêche, très-productive, fournit à l'État une pépinière inépuisable de matelots. — Le hareng est pêché sur les côtes des Hébrides, des Shetland , des Orcades et sur les côtes orientales de l'Écosse et de l'Angleterre. Wick, en Écosse, et Yarmouth, en Angleterre, sont les deux ports qui se livrent principalement à la pêche du hareng, qui occupe plus de 40,000 marinst. — La morue est pêchée sur les bancs de la mer du Nord. — Le saumon abonde dans la Tweed, le firth du Forth et dans le Shannon. — Le maquereau et la sardine sont pris en grandes quantités sur les côtes du Cornouailles et du Devonshire. — Les huîtres se pêchent sur les côtes du comté d'Essex et sur le grand banc qui est au Sud de Brighton et de Shoreham.— Les poissons plats (turbots, soles, etc.) se prennent sur le grand banc de la mer du Nord appelé le Dogger Bank. — Les homards abon-
ries romaines et d'os de cerf, sont à: 3 m. au-dessus du niveau des plus hautes mers,
4 Les pêcheries d'Écosse produisent 415 millions de kilogrammes de harengs; celles de France 7 millions seulement.
dent sur le des Shetla À une P un marché trouvent à tion leur af NauFRAGE navigation les côtes d nom que année £ frages et 4 à 500 1 8 à 900 ho lions de fr dans les flo tres ont lie Bretagne, de Calais, d'écueils e dans laque 150,000 ne ment de engagés 0 leurs côtes garde-côle boats), qu sonnes et u
$ 5. € la Grande:|
Les montag Les monts Les monts Les monta!
land, du l'Yorkshi du Derl wickshir Les mont:
Galles, Les monta!
4° Les ?
de roches fications Sutherla Écosse, E
me
‘ Lond et truites soles, V8,( mandes, harengs, poisson 8 harengs ; 4,200,000 crevettes
*0Oncc bâtiment:
royaume!
e sont Doree et Leith, toral de l'Irbi nom- Jugn, olfes de l'Écosse, | trouve, au > basaltique tanl's caud duquel est baie de Dode Killala, quèrent en u Shannon :
; la baie de
lit la flotte
la baie de
À partir de
Nord, est
L les baies
undalk, et
nde sont :
ord, Cork, ‘Shannon, ÿ» Belfast,
Britanniports, de aussi bien > le poistrès-proe inépuipêché sur , des Or- Écosse et armouth, qui se li- ‘hareng, t, — La e la mer a Tweed, n. — Le grandes es et du t sur les nd banc ham.— etc.) se du Nord Is abon-
shit, eme u-dessus
lions de millions
dent sur les: côtes rocheuses des Orcades et des Shetland.
À une production aussi abondante, il faut un marché assuré; les pêcheurs anglais le trouvent à Londres, dont l'énorme consommation leur assure un débouché permanent!.
Naurnaces. — La-prodigieuse activité de la navigation commerciale * et de la pêche sur les côtes des iles Britanniques explique le grand nombre de naufrages qui ont lieu ehaque année sur ce littoral ; 4,500 ou 2,000 naufrages et collisions ont lieu annuellement ; 4 à 500 navires sont entièrement perdus ; 8 à 900 hommes périssent, et 50 ou 60 millions de francs de marchandises sont engloutis dans les flots. Plus de la moitié de ces sinistres ont lieu sur la côte orientale de la Grande- Bretagne, entre le firth de Pentland et le Pas de Calais, zone du littoral britannique semée d'écueils et de dangers de Loutes sortes, et dans laquelle il passe en moyenne plus de 450,000 navires par an. Un pareil développement de navigation et de si grands intérêts engagés ont décidé les Anglais à organiser sur leurs côtes un service tout particulier de garde-côtes et de bateaux de sauvetage (lifeboats), qui ont sauvé, en 1863, 5,000 personnes et un grand nombre de cargaisons.
$ 5. @rographie. — Les montagnes de la Grande-Bretagne sont :
Les montagnes des Highlands,
Les monts Grampians,
Les monts Cheviot,
Les montagnes du Cumberland, du Westmoreland, de l'Yorkshire, du Lancashire, du Derbyshire et du Warwickshire, :
Les montagnes du pays. de Galles, . :
Les montagnes du Cornouailles, ;
en Écosse.
en Angleterre,
4° Les montagnes des Highlands, composées de roches granitiques, couvrent de leurs ramifications les comtés d'Inverness, de Ross, de Sutherland et de Caithness, dans la Haute Écosse, Elles sont dirigées du S.-0, au N.-E.,
‘ Londres consomme, en poisson frais : saumons et truites saumonées, 400,000; morues, 400,000 ; soles, Y8,000,000 ; merlans, 18,000,000; carrelets, limandes, etc., 54,000,000; maquereaux, ‘24,000,000; harengs, 1,225,000,000; anguilles, 10,000,000; — en poigson salé : 2,500,000 morues et 200,000,000 de harengs ; — en coquillages : 500,000,000 d'huitres ; 4,200,000 homards; 600,000 crabes et 925,000,000 de crevettes et de moules.
# On compte par an 414,000 entrées ct sorties de bâtiments de tout tonnage dans les ports des trois royaumes,
et leur plus haut sommet, le Ben Wywis!, n’a que 4,200 m. Ces montagnes, rocheuses et nues, sont coupées en tout sens par un nombre prodigieux de petites vallées, longues, profondes et étroites, appelées glen. « Lemassif des Highlands constitue, dit Walter Scott, une sorte de monde sauvage, rempli de rochers, de cavernes, de bois, de lacs, de rivières et de montagnes élevées. » Le massif des Highlands est séparé des monts Grampians par une vallée longitudinale, fort basse, allant du firth de Lorn au firth de Murray, et dans laquelle se trouvent le loch Lochy et le loch Ness, à l’aide desquels on a établi le canal Calédonien, dont le point le plus élevé a 26 mètres.
9° Les monts Grampians couvrent de leur masse toute l'Écosse centrale. Formés par le terrain primitif, ils sont sauvages, âpres, déserts, coupés et déchirés partout par de nombreux glen, par des gorges ou par des précipices. La plupart de ces montagnes cnt des sommets nus ou marécageux; quelques parties sont couvertes de forêts de sapins. La hauteur moyenne des Grampians est de 650 m.; le plus haut sommet, le Ben Nevis a 1,332 m. Le versant septentrional tombe à pie sur la vallée du canal Calédonien ; c’est la partie la plus âpre et la plus sauvage de la chaine. Le versant méridional s'incline par des pentes plus douces, et ses vallées sont plus fertiles. La chaîne des Grampians est bo: née, au Sud, par une longue vallée allant du firth de la Clyde au firth du Forth, dans laquelle coulent la Clyde et le Forth, et dont le point le plus élevé, le Kirk of Scots, n’a que 208 mètres.
3° L'Écosse méridionale est couverte par une chaine moins élevée que les Grampians, et dont une partie seulement, celle qui sépare l'Écosse du Northumberland, s'appelle les monts Cheviots?; elle est constituée tout entière par le terrain primitif, « C'est, dit Walter Scoit, une masse immense de rochers aux sommets arrondis et d'un aspect sombre, » Le plus haut point des Cheviots est le Hart Fell (1,007 m.), dans le comté de Dumfries; ces montagnes renferment de vastes et excellents pâturages à moutons.
4 Les montagnes du Cumberland5, les montagnes du Westmoreland, les montagnes du Lancashire et del'Yorkshire oumonts Moorland, les montagnes du Derbyshire ou High Peak (le haut pic) etles montagnes du War-
4 Les sommets des montagnes de l'Écosse porten t le nom de Ben, mot analogue au celtique Pen.
# Cheviot Hills,
5 Cumbrian Mountains ou Pennine Chain,
wickshire couvrent le Nord-Ouest et le centre de l'Angleterre. Ce sont des montagnes granitiques, hautes de 500 m., nues et déchirées, stériles, mais riches en mines de houille, de fer:et de plomb, dans le. Cumberland et le Westmoreland; ailleurs elles sont calcaires et
leurs formes sont plus douces. Les parties su- :
périeures sont couvertes de bruyères et de gibier, et forment de belles terres de chasse ; les parties les moins élevées abondent en riches ‘ âturages. Les principaux sommets sont : le Scaw Fell Pikes (1,048 m.), le Cross Fell (892 r...), dans le Cumberland, le Hellveliyn (914 m.), dans le Westmoreland, le Coniston Old Man (780 m.),dans le Lancashire, les montagnes du Whernside (731 m.), dans l'Yorkshire, etle High Peak (600 m.).
+ b° Les montagnes du pays de Galles! couvrent de leurs nombreux chainons le pays de Galles tout entier et les comtés anglais de Monmouth, Hereford et Shrop. Les sommets principaux sont : au Nord, le Snowdon (1,088 m.) et au Sud, les Beacons de lirecon (871 m.).
Tout ce massifde montagnes, haut moyennement de 550 à 600 m., est très-accidenté, pittoresane et sauvage ; il est coupé de vallées étroites’et'arrosées par de nombreux cours d'eau et par une infinité de petits lacs et de cascades. Quelques parties de ces montagnes sont nues et couvertes de bruyères (moors); le plus souvent on y rencontre des prairies. La houille, le fer, le plomb et le cuivre abondent dans les montagnes du pays de Galles.
6° Les montagnes du Cornouailles couvrent le comté de Cornouailles ; ce sont de hautes collines, nues et stériles, composées de roches granitiques, déchirées par de petites vallées et par des ravins, et riches en mines d’étain et de cuivre. Le plus haut sommet est le Hist Hill (417 m.). Les montagnes du Cornouailles se prolongent par des plateaux et des collines dans les comtés de Devon, de Somerset et de Dorset *. Au delà du Borsetshire, les comtés de Wilts, de Hants, de Surrey, de Sussex et de Kent sont traversés par deux chaines parallèles de collines peu élevées, appelées Downs,et qui vont se terminer au Pas de Calais. Ces collines, formées de craie, sont basses et nues. La rangée du Nord porte le nom de North Downs et finit au cap Sud-Foreland; la rangée du Sud porte le nom de South Downs et se termine au cap Beachy.
Les montagnes du Cornouailles se prolon-
* Welsh Mountains.
* Le plateau marécageux appelé le Dartmoor (dans le comté de Devon) a 520 m. Le plateau appelé l'Ermoor (dans le comté de Somerset) a 471 mètres.
gent aussi au Nord-Est jusque dans le comté de Glocester, uù se trouvent une suite de plateaux calcaires appelés Cotsiwold Hills, hauts de 200 m., et dont le sol pauvre, mais bien cultivé, nourrit de nombreux troupeaux de moutons.
Monracnes pe L'InLanne. — Toute la parlie intérieure de l'Irlande est une plaine basse, dont les points les plus élevés ont: à peine 100 mètres. C'est sur les bords de l’ile que sont situées les montagnes, dont le groupe le plus élevé'est au Sud-Ouest, dans le Munster, Le point culminant du groupe du Sud-Ouest, qui porte le nom de montagnes de Kerry, est le Macgillycuddy’s Reeks (1,037 m.).— AuSud- Est de l’île, dans le Leinster, il y a un second groupe, dont le sommet le plus haut est le Lugnaquilla (925 m.), au Sud de Dublin.— Au Nord, dans l'Ulster, il y a quatre groupes de montagnes âpres, ravinées et se terminant à pic sur la mer ; ces quatre groupes sont : 1° Les Mourne- Mountains, dont le point culminant, le Slievedonard, a 852 m. 2° Les montagnes d'Antrim, à l'extrémité Nord-Est de l'ile, dont le sommet
principal, le Trostan, a 515 m. 3° Les monts
Sperrin (Londonderry), dont le point culminant, le Sawell, a 681 m. 4° Les montagnes de Donegal, dans lesquelles on remarque l’Errigal, haut de 751 m. — Le groupe de r'Ouest, dans le Connaught, présente, au Nord de la baie de Clew, les monts Nephin Beg (805 m.), et, au Sud de la baie de Clew, les montagnes de Connemara, dont le sommet le plus élevé, le Mweelrea, a 818 m. — En général les montagnes de l'Irlande sont isolées plutôt que groupées et réunies en chaines; on appelle ces montagnes isolées devilsione ou pierres du diable. |
$ 4. Hydrographie. — 1° Rivières. La Grande-Bretagne est partagée en trois versants :
Le versant oriental, tributaire de la mer du Nord,
Le versant occidental, tributaire de l'océan Atlantique et de la mer d'Irlande,
Le versant méridional, tributaire de la Manche,
Les principales rivières qui se jettent dans la mer du Nord sont, en Écosse : la Ness, la Spey, le Doveran, la Dee, le Tay, le Forth et là Tweed; — en Angleterre : la Tyne, le Wear, la Tees, l'Humber, la Nen, la Grande-Ouse, la Yare, le Stour et la Tamise.
La Ness sort du loch! Ness et se jette dans
‘ Loch, lac.
le golfe 4 La Spet descend d lée étroitel Le Dovd a son emb
La Dee, bouchure
Le Tay Tay dans } Perth, ets dans le fir!
Tay reçoit et le Tuma pians, son
Le Fort Stirling, à firth du Fo Ses afflue tance.
La Twee dans son c terre ; elle Berwick, a
La Tyné
* North-Tyne viots, et la ces deux co La Tyne p mouth.
Le Wear mer du Nor
La Tees moreland, sous de Sto
L'Humbe estuaire for sort des m du N. au S.
went, la M Son cours ( sa source ( au N., dan:
de long. Sc passe à S kilom., pa
La Nen Northamp!
dans le W
‘La Gra Wash, à ] traverse C
La Yare d'eau qui second à |
La Tan glais Thar
ns le comté uite de pla- Hills, hauts >, Mais bien >upeaux de
te la parlie aine basse, nt! à peine de l’île que le groupe le Munster, Le Ouest, qui erry, est le , — AuSud- \ un second est le Lug- — Au Nord, de mont:à pic sur la es Mournet, le Slieve- > d’Antrim, le sommet Les monts int culmimontagnes arque l'Erde r’Ouest, d de la baie 5 m.), et, tagnes de S élevé, le
les monblutôt que n appelle Du pierres
ières. La rois ver-
a mer du
e l'océan
re de la
ent dans Ness, la rth et la e Wear, Duse, la
te dans
le golfe de Murray au-dessous d'Inverness.
La Spey est un cours d'eau torrentiel qui descend des Grampians et coule dans une vallée étroite et profonde.
Le Doveran, torrent qui sort des Grampians, a son embouchuré à Banff.
La Dee, torrent des Grampians, a son embouchure à Aberdeen.
Le Tay, rivière (orrentielle, sort du loch Tay dans les Grampians, passe à Dunkeld et à Perth, et se jette, après un cours de 150 kilom., dans le firth du Tay, sur lequel est Dundee. Le Tay reçoit de nombreux affluents, dont l'/sla et le Tumel, torrents sortant aussi des Grampians, sont les plus considérables. ‘
Le Forth descend du Ben Lomond, passe à Stirling, à Alloa et à Leith, et se jette dans le firth du Forth après un cours de 100 kilom.
Ses affluents sont des torrents sans importance. : ‘
La Tweed descend du Hart Fell et sépare, dans son cours inférieur, l'Écosse et l'Angleterre ; elle se jette dans la mer du Nord, à Berwick, après un cours de 120 kilomëtres.
La Tyne est formée par deux rivières, la
*North-Tyne, qui descend des monts Cheviots, et la South-Tyne, qui sort du Cross Fell ; ces deux cours d’eau se réunissent à Hexham.
La Tyne passe à Newcastle et finit à Tynemouth.
Le Wear arrose Durham et se jette dans la mer du Nord, à Sunderland.
La Tees descend des montagnes du Weslmoreland, arrose le Cleveland et finit au-dessous de Stockton.
L'Humber ( Abus des Romains ) est un estuaire formé par l'Ouse et la Trent.—L'Ouse sort des montagnes du Westmoreland, coule du N.ausS., passe par York et reçoit le Derwent, la Wharfe et l'Aire qui arrose Leeds.
Son cours est de 150 kilom. — La Trent prend sa source dans le Staffordshire, coule du S.
au N., dans une vallée fertile, et a 175 kilom. de long. Son affluent principal est le Don qui passe à Sheffield. — L'Humber, long de 50 kilom., passe à Hull et à Grimsby.
La Nen est une petite rivière qui arrose Northampton et Peterborough, et qui se jette dans le Wash.
‘La Grande-Ouse se jette aussi dans le Wash, à Lynn-Regis ; elle reçoit la Cam, qui traverse Cambridge.
La Yare et le Stour sont deux petits cours d'eau qui finissent, le premier à Yarmouth, le second à Harwich.
La Tamise (Tamesis des Romains, en anglais Thames), est le fleuve le plus important
des îles Britanniques ; elle est formée par la réunion de quatre pe‘its cours d'eau, qui descendent des Cotswo:d Hills, l'Isis, la Lech, la Colne et la Cherwe!l. La Tamise passe à Oxford, Windsor, Hamptoncourt, Richmond, Londres, Greenwich, Woolwich, Tilbury, Gravesend et Sheerness ; elle a 200 kilom. de longueur, 500 m. de largeur à Lôndres et 7 kilomètres à son embouchure, La marée remonte jusqu'à Londres, où peuvent arriver des bâtiments de 800 tonneaux. L'entrée du fleuve est fermée par le fort Tilbury. Les affluents principaux de la Tamise sont : à droite, la Wey, qui arrose Guildford: la Medway, qui passe à Chatham et finit à Sheerness ; — à gauche, la Lea, qui arrose Hertford.
Les principales rivières tribntaires de l'océan Atlantique sont, en Écosse : la Clyde ; — en Angleterre : l'Eden, la Ribble, la Mersey, la Dee et la Severn.
La Clyde (Glota des Romains) sort du Hart Fell, dans les montagnes de l'Écosse méridionale; elle a 120 kilom. de longueur, passe par Lanark, Hamilton, Glasgow, Renfrew, Dumbarton, Port-Glasgow, et se termine au-dessous de Greenock, dans le firth de la Clyde. « Il est impossible, dit un écrivain anglais, de parler de la Clyde sans admiration. En volume d'eau courante, ce n'est que la quatrième rivière de l'Écosse : en longueur, la troisième. Ses bords sont moins pittoresques que ceux du Forth on du Tay ; la Tweed a des rives plus pastorales, mais la Clyde dépasse toutes ces rivières en utilité, en travaux d'art, en manufactures, en mouvement commercial et en travaux admirables, triomphes du génie mécanique. Les améliorations apportées à cetic rivière ont été exécutées avec grandeur. !: v a cent ans, la Clyde n'avait, au conflueni du Kelvin, que 0",50 aux basses eaux, et 1",18 à marée pleine. Son cours, au-dessous de Dumbarton, était coupé de lagunes, d'îles basses et de terrains marécageux ; aujourd'hui, des travaux sagement distribués sur une: série d'années, en ont fait, avec d'énormes dépenses, un fleuve aussi navigable que la Tamise. Pour mieux préciser, on a dragué, creusé, endigué le lit du fleuve, déboursé près de 40 millions, et obtenu, en cinquante ou soixante ans, 6,50 d’eau où il n’y avait pas À mètre, »
L'Eden descend des monts du Westmoreland, arrose le Cumberland et Carlisle, et se jette dans le golfe de Solway.
‘La Ribbl: a sa source, dans les monts du Whernside et finit dans la mer d'Irlande, audessous de Preston.
La Mersey sort du High Peak et se jette dans
la mer d'Irlande, au-dessous de Liverpool. Un de ses aflluents de droite, l'Irwell, passe à Manchester.
La Dee sort des montagnes du pays de Galles, passe à Chester et à Flint, et finit dans la mer d'Irlande.
Le Teify, le Tomy, le Taff et l'Usk sont de petits cours d’eau qui arrosent le pays de Galles.
La Severn (Sabrina des Romains) est la plus grande rivière de l'Angleterre ; eile sort du Piinlimmon, dans les montagnes du pays de Galles, coule dans une vallée fertile et couverte de riches prairies, et arrose, en décrivant un demi-cercle, le pays de Galles et les villes de Shrewsbury, Worcester'et Glocester. La Severn se jette par une large embouchure dans: le canal de Bristo!, où les marées atteignent une grande hauteur ; son cours est de 250: kilom. Les principaux affluents de la Seveïn sont ; à droite, la Wye, qui descend aussi du. Plinlimmon et arrose Hereford et Monmouth ; — à gauche, l'Avon (Lower-Avon), qui passe à Bath et à Bristol.
Les principaux cours d'eau qui se jettent dans la Manche sont, en Angleterre : le Tamer et l’Avon (Salisbury-Avon).
Le Tamer descend des montagnes du Cornouailles et finit dans la Manche à Plymouth.
L’Avon, dont lé nom signifie rivière en celtique, sort des Downs du Wiltshire et passe à S2lisbury.
Les rivières de l'Irlande sont : le Bann, le Foyle, l'Erne, le Clare, le Shannon, le Lee, le Blackwater, le. Suir et'le Barrow, tributaires de l'océan Atlantique ; — le Slaney, la Liffey et la Boyne, quise jettent dans la mer d'fflande.
Le.Bann, qui. descend du mont Slieve-donard, coule du S. au N. et traverse le lough Neagh, grand lac de 40,000 hectares de superficie,
Le Foyle arrose le comté de Tyrone et passe à Londonderry ; au-dessous de cette ville, il forme le goife ou lough Foyle.
L'Erne traverse le grand lac Erne, sur lequel est Enniskillen, et se jette dan: la baie de Donegal.
Le Clare passe à Galway et se jette dans la baie de Galway, après avoir reçu une petite rivière qui lui amène les eaux du lough Corrib.
Le Shannon (Scenus des Romains) est un grand cours d'eau de 250 kilom., qui descend du mont Cuilcagh, traverse le lough Allen, Carrick-sur-Shannon, le lough Ree, Athlone, le lough Derg, Limerick, et se jette dans l'Atlantique par un large estuaire. En général, la vallée du Shannon est marécageuse.
Le Lee, qui finit dans la baie de Cork, Blackwater, qui passe à Lismore, le Suér, qu arrose Waterford et le Barrow, qui se jette, comme le Suir, dans la baie de Waterford, sont de petites rivières qui arrosent le Sud de l'Irlande.
Le Slaney a son embouchure dans la baie de Wexford. — La Liffey finit à Dublin, et la Boyne à Drogheda.
% Lacs. — Angleterre. Les lacs sont très.
nombreux dans les montagnes du Cumberland; on les appelle ordinairement water, et les plus petits sont désignés sous le nom dé tarn. Les plus grands sont le Windermere, l'Ulleswater et le lac Coniston.
Pays de Gailes. Les principaux lacs ou llynn du pays de Galles sont : le lac de Bala ou Ilynn Tegid, le plus grand de cette région et d'où sort la Dee; le lac de Conway. ou llynn Conway ; le Brecknockmere ou Ilynn Safaddan, et les lacs de Llanberris, au Nord- Ouest du Snowdon, renommés pour leur aspect pittoresque.
Écosse, Les lacs (loch) sont très-nombreux dans les montagnes du Nord et du centre de
l'Écosse ; ils sont longs, étroits et occupent.
le fond de profondes et étroites vallées, bordées de montagnes verdoyantes. Le plus grand lac de l'Écosse est le loch Lomond, séparé du loch Katrine par le massif du Ben Lomond.
Les autres lacs sont : le loch Shin, Maree, Ness, Lochie, Ericht, Lydoch, Awe, Tay et le loch Leven, renommé par ses excellentes truites.
Irlande. Les lacs sont nombreux en Irlande et s'appellent lough. Le plus grand est le lough Neagh ; les autres sont : les lough Erne, Allen, Ree, Derg, Mask, Corrib et Leane.
3° Canaux. — Les principaux canaux des îles Britanniques sont : en Écosse, le canal Calédonien, entre le firth de Lorn, sur l'At'antique, et le firth de Murray, sur la mer du Nord, passant par les lacs Lochie et Ness, et par Inverness ; ce canal, profond de 6", 50, est navigable pour des bâtiments de 12 à 1,500 tonneaux ; — le canal du Forth el de la Clyde, entre Glasgow, sur la Clyde, et la rivière du Forth, se prolongeant, par le cunal- Union, jusqu'à Édinbourg.
En Angleterre, le canal de Leeds à Liverpool , joignant la mer d'Irlande à la mer du Nord, par l'Aire et l'Ouse; — le canal de Bridgewater , de Manchester à Runcorn, sur la basse Mersey ; — le canal de Trent et Mersey, où Grand-Tronc, joignant la mer du Nord à la mer d'Irlande ; il commence à Preston, sur le canal de Bridgewater, et finit à Nottingham,
sur la Tren de Coventri une grande Grande-Jor canal de 1 Jonction, q Londres et mise et Severn, au:
de Wilis et et Abingdon lesmere, e Chester et S ton et. de H la Mersey, € fluent de 1 ces canaux nication avé Nord ; — l@ canal de Liv le Westmoré — Ces ligne elles, ou ave de comme par un trés daires.
En Irland blin à Ta un embranc la Boyne ; — nagher, sur $ 5. Aspe dans sa part élevé; au c prononcés, de montagne oriental s’inc versant occic orientales e des marais persévérants ces surfaces en riches pi traces des :
(moors), dar (tourbières) Lincoln, dan:
dans les wol!
et les heach de l'Est-Rid trés-poissonr fells (collines land, dans le.
geux ! du Dev lande graniti
‘ Le Dartmo
de Cork,
le Suir, q jui se jette, Waterford, nt le Sud de
ns la baie de jublin, et la
cs sont très.
lu Cumbernt waler, et le nom dé ermere, l'Ul-
aux lacs ou ce de Bala ou cette région Conway. ou re ou Ilynn ris, au Nordrr leur aspect
:s-nombreux lu centre de
et occupent.
lées, bordées us grand lac , Séparé du Jen Lomond.
Shin, Maree, re, Tay et le
excellentes
x en frlande H est le lough Erne, Allen,
canaux des se, le canal n, sur l'Ar la mer du et Ness, et de 6", 50, ts de 12 à Forth et de Clyde, et la bar le cunal-
ds à Liver-
la mer du
canal de Ancorn, sur ent el Merner du Nord Preston, sur ottingham,
sur la Trent; — le canal d'Oxford, le canal de Coventryet le canal de Faxeley, qui forment une grande ligne entre la Tamise et le canal de Grande-Jonction : — le canal du Régent , le canal de Paddington et le canal de Grande- Jonction, qui forment une grande ligne entre Londres et le Grand-Tronc ; — le canal de Tamise et Severn, entre Lechdale, sur l’Isis, et la Severn, au-dessous de Glocester; — le canal de Wilts et Berks, entre Bristol, sur l'Avon, et Abingdon, sur la Tamise ; — le canal d'Ellesmere, entre la Mersey et la Severn, par Chester et Shrewsbury ; — les canaux d'Ashton et de Huddersfield, entre Stockport, sur la Mersey, et Huddersfeld, sur la Calder (affluent de l'Aire, qui se jette dans l’Ouse); ces canaux mettent Manchester en communication avec la mer d'Irlande et la mer du Nord; — le cunal de Lancastre, entre le canal de Liverpool, à Leeds, et Kendale, dans le Westmoreland, par’ Preston et Lancastre.
— Ces lignes principales sont reliées entre elles, ou avec les grands centres d'industrie, de commerce ou d'exploitation de houille, par un trés-grand nombre de canaux sevondaires.
En Irlande : le canal Royal, allant de Dublin à Tarmonharry, sur le Shannon, avec un embranchement allant joindre Trim, sur laBoyne ; — le Grand-Canal, de Dublin à Banagher, sur le Shannon.
$ 5. Aspect général. — L’Angleterre est dans sa partie orientale un pays plat et peu élevé; au centre, il y a des reliefs assez prononcés, et à l’ouest on trouve une suite de montagnes assez élevées, dont le versant oriental s'incline doucement, tandis que leur versant occidental est très-abrupt. Les plaines orientales et méridionales ont été autrefois des marais ou des bruyères, mais les éfforts persévérants de l’agriculture ont transformé ces surfaces stériles en champs fertiles et en riches prairies. On retrouve çà et là les traces des anciens marais et des bruyères (moors), dans les fens (marais) et les mosses (tourbières) des comtés de Cambridge et de Lincoln, dans le wealc (bois) du comté de Kent, dans les wolds (plateaux calcaires et stériles) et les heash (bruyères) du Lincolnshire et de l'Est-Riding, dans les broads (petits lacs très-poissonneux) du Norfolkshire, dans les fells (collines) du Cumberland et du Westmoreland, dans le Darémoor-forest, plateau marécageux! du Devonshire, et dans l'Exmoor-forest, lande granitique du Somerset. — Actuellement
‘ Le Dartmoor était boisé autrefois.
l'Angleterre est entièrement déboisée, et les arbres ne s'y trouvent plus que dans les parcs.
Le pays de Galles est une haute terre montueuse, abrupte et pittoresque, le plus souvent couverte de prairies, à -laquelle on-a donné le nom de Petite Suisse. ”
L'Écosse se divise naturellement en deux régions : les hautes terres (Highlands) au Nord, couvertes par les montagnes dites des Highlands et par les monts Grampians ; ‘c'est l'ancienne Calédonie, pays montueux, âpre, stérile, couvert de bruyères, de marais et de prairies, et habité par les Hiyhlanders, peuple d'origine celtique. — La seconde région est celle des basses terres (Lowlands), pays moins élevé, moins âpre, moins sauvage, quoique encore montueux et presque partout très-accidenté:; les Lowlands sont généralement feriles et bien cultivées; elles sont peuplées par la race anglaise.
L'Irlande est montagneuse sur presque tout son pourtour, et renferme au centre une grande plaine basse et le plus souvent couverte de magnifiques pâturages. On y trouve 600,000 hectares de bogs, espèces de fondrières ou mers de boue noire et infecte, formées de tourbe à deni liquide, qui envahissent et submergent peu à peu les terres riveraines.
$ 6. Climat. — Les îles Britanniques ont un climat marin, c'est-à-dire doux, humide et exempt des chaleurs et des froids extrêmes des climats continentaux. Un tel climat favorise particulièrement la culture herbagére ; aussi les prairies et les pâturages de ces îles, surtout ceux de la « verte Irlande », ont-ilsune fraîcheur et une abondance remarquables.
Les côtes occidentales de la Grande-Bretagne et de l'Irlande sont les parties les plus chaudes de l'archipel ; sur les côtes du Devonshire, le climat est si doux, que le myrte y fleurit toute l’année en pleine terre. Les parties les plus froides des iles Britanniques sont les côles orientales de l’Angleterre et de’ l'Écosse.
Il pleut fréquemment et abondamment, surtout en Irlande. Après l'Irlande, c’est dans le pays de Galleset dans l'Angleterre occidentale que l'eau tombe en plus grande quantité. On compte 260 beaux jours sur les côtes orientales de l'Angleterre, et 160 seulement sur les côtes occidentales. Les pluies abondantes de l'automne nuisent le plus souvent à la maturation des végétaux et des fruits. Les vents froids d’Est, en avril et en mai, et souvent en juin, nuisent beaucoup aussi à l’agriculture.
En général le climat est salubre; cependant
580 GÉOGRAPIIE GÉNÉRALE. ere 4
les vents d'Est engendrent le spleen, et l'ex- | vapeurs, en se précipitant, dégagent de 11 Fer. Le trème humidité détermine un très-grand | choleur et s'opposent au’ rayonnement du dans tous le nombre de cas de consomption. sol. Ainsi la douceur dés hivers, en Angle- et de l'Ecoss « Les vents de Sud-Ouest, si communs en | terre, s'explique par leur extrême humi- et y sont Angleterre pendant l'hiver, amènent l'air hu- | dité*, » cause qui f mide et chaud de l'océan Atlantique. Ces tant de fer € inépuisables TABLEAU DES TEMPÉRATURES EN DEGRÉS CENTICRADSS, dans les col nouailles, d MUYENNE DE LA TEMPÉRATURE, le Lancashi Galles, et d Hiver. | Printemps. | Été. l'Humber e!
ssnsens uses eme memenmes tunes l'autre.
+ L'Anglete de tonnes 6 fabrication
Cr OÙ O1 89 CT à =]
LeStaff:
hamp Dudle
& 7. Produetions minérales. — Les | 42. Comtés de Flint, Dembigh et Ches- dt productions minérales de la Grande-Bretagne | ter. Durha constituent sa principale richesse; chaque 13. Comtés de Monmouth, Glamorgan, Caer- Darli année 350,000 ouvriers tirent de ses mines | marthen et Pembroke*. Le Clev une valeur de 1,200 millions de fr., et elle 44. Devonshire et Somersetshire. Newcas doit à l'abondance du fer et de la houille d’être En Écosse, un grand district houiller s'étend Le Oue: fa première puissance industrielle, .commer- | du N.-E. au S.-0., entre Fifeness, à l'extré- Yorks ciale et maritime. mité orientale du comté de File, et le rivage Le Lan
Houille. 11 y a en Angleterre et.dans le | du comté d’Ayr. Les plus riches bassins de ce LES pays de Galles 44 districts houillers, savoir : | district sont ceux de la péninsule de Fife, de Le Wilt 4. Northumberland et Durham. Le prin- | Glasgow et d’Edinbourg. Le Der! cipal port d'exportation de ce district. est En Irlande, on trouve de médiocre charbon Le pays Sunderland. qui approvisionne Londres. dans les comtés de Kilkenny,. Tipperary, Li- L'Écoss
2. Whitehaven, dans le Cumberland. White- | merick, Cork, Kerry, Clare, Leitrim, Tyrone ÿ Gbsg haven est le principal port d'exportation de | et Antrim; l'exploitation en est peu considé- L'Anglet ce district, qui fournit aux besoins de l'frlande. | rable. qu'elle pro
3. Lancashire méridional. Ce. bassin ap- Les îles Britanniques produisent 85 mil. PEER AT provisionne Manchester. et les autres villes | lions de tonnes de houille, valant 595 mil- ‘ Ce n'est
- manufacturières des environs. lions de fr. Plus de 250,000 personnes sont de connaitre
4. Leeds et Nottingham (Yorkshire mé- | employées dans les houilléres de la Grande- Dose»
ridional, Nottinghamshire et Derbyshire), | Bretagne; 4,000 à 14,100 mineurs. sont tués, peuvent pro dont le charbon fournit à la consommation | et 10,000 sont blessés, chaque année, par d'hectolitres de ce district manufacturier. des accidents dans les charbonnages 5. L’An- males mène 5. Leicestershire (partie N.-0. du comté). | gleterre exporte annuellement 6 ou 7 mil- min: 6. Le Stafiordshire septentrional, dont le | lions de tonnes de houille #, surtout par les et demi de ! Charbon alimente les manufactures du dis- | ports de Newcastle, Cardiff et Sunderland. Li- .* Le calca trict des Poteries. verpool, Hartlepool, Swansea et Shields expor- se 7. Dudley. ou Staffordshire méridional. 11 côté du min fournit la houille à Birmingham et à Wolver- eo District hampton. c:R Gens, \ Mocnnns n 4 * La houille galloise est de qualité supérieure ct En 1750,
8. Warwickshire. brûle sans fumée; elle est trés-recherchée pour la nes; en 184 9. Shropshire et Worcestershire. navigation maritime. 5 Fonte, f 40. Forèt de Dean, dans le Gloucestershire. H 700 mineurs sont tués chaque année dans les aussi d'énor 41. Bristol, dont le charbon alimente l'in- | Mines de fer. FORE
À É 4 La France reçoit de 1,200,000 à 1,500,009 tonnes dustrie de.cette ville. de houille anglaise et galloise.
agent de }1 nement du , en Angle ème lumi-
zh et Chesprgan, Caer-
re.
uiller: s'étend s, à l’extréet le rivage assins de ce : de Fife, de
perary, Liim, Tyrone peu considé-
ù charbon
ent 85 milnt 525 milrsonnes sont » la Grandes. sont tués, année, par
derland, Liields expor-
chée pour la née dans les
00,009 tonnes
tent aussi de la houille, mais en moins grande quantité !.
Fer. Le minerai de fer? abonde plusou moins dans tous les districts houillers de l'Angleterre et de l'Écosse ; le fer et la houille s'y trouvent et y sont exploités ensemble; telle est la cause qui permet à l'Angleterre de produire tant de fer et à si bon marché, Des gisements inépuisables de minerai de fer s'exploitent dans les collines du Cleveland #, dans le Cornouailles, dans le Lincolnshire, le Cumberland, le Lancashire, le Gloucestershire, le pays de Galles, et dans tout le pays compris entre l'Humber et Stamford, d'un côté, et Oxford, de l'autre. E
L'Angleterre et l'Écosse produisent 4 millions de tonnes de fer 5. Les principaux centres de fabrication sont :
Nombre Production de annuelle
hauts de fourneaux. tonnes,
LeStaffordshire (Wolver-
hampton, Bilston, et
Dudley), . . . . .. 226 1,000,000 Le Shropshire. . .... 92 920,000 La forêt de Dean., ,. 9 25,000 Durham (Stockton et
Darlington). .
Le Cleveland. , . ..
Newcastle. . . . ..
Le Ouest-Riding, dans le
Yorkshire, . . .,.. 100,000 Le Lancashire et le Cum-
berland, . . . . ., 167,090 Le Northamptonshire, . 27,000 Le Wiltshire. . . . .. 14,000 Le Derbyshire, ,. . , . 37 114,090 Le pays de Galles. . . . 210 960,000 L'Écosse (environs de
Glasgow). . . . . . 175 970,000.
L'Angleterre exporte plus du quart du fer qu'elle produit.
* Ce n’est pas une question de médiocre intérêt que de connaitre, ou au moins d'évaluer approximativement, le temps de production des mines de charbon de terre de l'Angleterre; les uns croient qu'elles peuvent produire encore annuellement 26 millions d'hectolitres pendant mille ans; d'autres réduisent à 550,et mème à 200ans, la durée probable de l'extraction.
3 On tire des mines des trois royaumes 7 millions et demi de tonnes de minerai de fer.
5 Le calcaire, qui sert de fondant, et la houille, c'est-à-dire le combustible nécessaire à la fusion du fer, se trouvent sans cesse réunis dans les mines à côté du minerai de fer.
* District montagneux du Nord-Riding, dans l'Yorkshire.
5 En 1760, la production nes’élevait qu'à 17,550 tonnes; en 1840, elle n'était que de 1,248,000 tonnes.
9 Fonte, fer en barres, rails, fer forgé. Elle exporte aussi d'énormes quantités de fil de fer, ancres, clous, cercles, contellerie, quincaillerie.
On exploite : l'étain, dans les montagnes du Cornouailles et du Devonshire ; — lecuivre, dans le Cornouailles, le Devonshire, le Stafforsdhire, le Cumberland, le comté de Caernarvon, l'ile d'Anglesey et le comté de Wicklow, en Irlande ; — le plomb, dans le Derbyshire, le Northumberland, le Cumberland et le Devonshire, les comtés de Flint et de Dembigh dans le pays de Galles ; dans les Lowther Hilis ! en Écosse ; dans les comtés de Waterford, Cork et Kerry en Irlande ; — le zinc (calamine) dans le Derbyshice. — Le graphite pour crayons se trouve dans les schistes du Cumberland (haute vallée de Barrowdale) et du Cornouailles ; — le bismuth, dans le Devonshire, et le manganése, dans l'ile de Man *,
Sel. L'Angleterre produit annuellement 1,800,000,000 de kilogrammes de sel excellent, fin, pur et bien raffiné; cette énorme quantité est employée à la nourriture des habitants, aux salaisons, à la fabrication. du verre, de la poterie, de l’acier, au blanchiment des toiles, etc.; on en exporte aussi beaucoup en llollande, en Prusse et en Russie. Le sel est extrait de l'eau de la mer, de l'eau des sources salines ou des mines. On ne le tire de l'eau de mer qu’en Écosse, et on l'obtient en faisant évaporer l'eau par le feu dans de vastes fabriques. Les sources salines de Northwich (Cheshire) sont les plus importantes et donnent lieu à une production qui s'élève au dixième de Ja production totale. Les mines de Proitwich, dans lé Worcestershire, fournissent le plus beau sel blanc du monde. Les mines du Cheshire (Northwich, Wilton, Nantwich), sont très-abondantes ; le banc de sel gemme, fort étendu, y a plus de 30 mètres d'épaisseur.
Le haolin, qu’emploient les fabriques de porcelaine de Worcester et du Staffordshire, est tiré du Cornouailles (Saint-Austell) et du Monmouthshire.
L'argile qu'emploient les fabriques de poterie et de faïence du Staffordshire, est extraile des carrières du Cornouailles et de l’ile de Purbeck, dans le comté de Dorset.
La presqu'’ile de Portland renferme d'immenses carrières de belle pierre .à bâtir; le pays de Galles. et le Lancashire5 fournissent d'excellentes ardoises; le Devonshire donne de beaux marbres, et le Yorkshire de la pierre à meules,
4 Ces montagnes sont entre les comtés de Lanark et de Dumiries.
£ L'Ang eterre renferme aussi des inines de cobalt, de nickel et d'iridium.
3 À Hawkshead.
Eaux minérales.
Angleterre.