EAUX SALINES
Bath (Somersetshire), sulfatées calcares !.
Buzton (Derbyshire), carbonatées calcaires.
Cheltenham (Gloucestershire), chlorurées et sulfatées sodiques ; sulfatées magnésiques.
Clifion (Gloucestershire), carbonatées calcaires.
Epsom (Surrey).
Leaminglon {Warwickshire), chlorurées sodiques.
Matlock-Bath (Derbyshire).
Melksham (Wiltshire).
Scarborough (Yorkshire), sulfatées calcaires et magnésiques.
EAUX FERNUGINEUSES,
Bakewell (Derbyshire), Tunbridge-Wells (Kent), Brighton (Sussex), Cheltenham (Gloucestershire), Great-Malvern (Worcestershire), Harrowgate et Scarborouah (Yorkshire ), Hartlepool (Durham). — Les eaux d'Aberystwith, Builth et Llandrindod, dans le pays de Galles, sont ferrugineuses, salines et sulfureuses. k
EAUX SULYUREUSES,
Cheltenham (Gloucestershire), Harrowgate (Yorkshire) et Leamington (Warwickshire).
Écosse.
Toutes les eaux minérales de l'Écosse sont froides. Les principales sont celles de {nverleithem., sur la Tweed (salines); de Hart Fell, près de Moffat; de Vicar's-Bridge (Stirling); de Bonnington, près d'Edinbourg (ferrugineuses), et de ‘Moffat (sulfureuses), dans le comté de Dumfries.
Irlande, Eaux salines : Mallow (Cork).
Eaux ferrugineuses : Castle-Connell, près de Limerick.
Eaux sulfureuses : Swanlinbar (Cavan) et Lucan, près de Dublin.
$8. Productions végétales et animales; géographie agricole?
Angleterre:
On distingue en Angleterre treis régions agricoles principales :
La région des herbages, au Nord et à l'Ouest ; La région des Downs, au Sud}
Les eaux de Bath contiennetit du lithium.
Cf, L, pe Lavencse, Essai sur l'économie rurale de l'Angleterre, de l'Écosse et dé l'Irlande:
La région de culture perfectionnée, au centre et à l'Est,
La région des herbages, ou de vieux gazon (old grass), occupe le Nord et l'Ouest de l'Angleterre, c'est-à-dire une grande partie du Northumberland, du Cumberland et du comté de Lancastre, l’Yorkshire (surtout les moors ou plateaux de 500 mètres d'altitude du Nord- Riding), le comté de Chester, le pays de Galles, la vallée de la Severn et celle de l’Avon, le Somersetshire, le Devonshire :t le Cornouailles. Toute cette région est montueuse ; son climat est humide, pluvieux, doux et trèsfavorable aux prairies; aussi nourrit-elle de grandes quantités de beau bétail. |
La région des Downs forme la partie méridionale de l'Angleterre, entre le comté Ge Kent et le Devonshire, au Sud de la Tamise; elle est en général peu fertile et constituée par des collines crayeuses, couvertes d’un gazon fin, savoureux et serré, qui forme d'excel. lents pâturages à moutons.
La région de culture perfectionnée, qui occupe le centre et l'Est de l'Angleterre, ofîre presque partout la culture la plus parfaite qui existe en Europe. La plus belle partie de cette région est formée par les comtés de Warwick, Worcester, Rutland, Stafford et Leicester, au centre. Les comtés de Cambridge, de Huntingdon et de Lincoln étaient autrefois un marais: ceux de Suffolk, de Norfolk, de Bedford et de Northampton étaient aussi, il y a à peine cent ans, de vastes espaces couverts de bruyères et de sables stériles; la science, la persévérance et l'emploi de grands capitaux ont transformé ces landes incultes en terres de la plus grande fertilité.
L'Angleterre cultive peu les céréales, qui n'occupent que le cinquième du sol ; c'est en effet une culture épuisante, surtout dans les pays septentrionaux; les Anglais préfèrent acheter leur blé à l'étranger, Ils ont sur-
4 Le déficit annuel et régulier est de 15 à 25 mil. lions d'hectolitres de blé, que l'Angleterre achète, ainsi que du seigle, de l'orge, de l'avoine et du mais, aux provinces baltiques de la Russie et de la Prusse, au Mecklenhourg, à Odessa, à Taganrog, à Galatz, à l'Égypte, à Trieste, aux États-Unis, à l'Espagne, à l'Italie, à Arkhangel, à la France, à la Suède, au Danemark, au Sleswig-Holstein, etc. Chaque année, l'Angleterre achète des grains, pour une somme qui varie de 350 à 600 millions de francs. — Le maïs est amené de la Moldo-Valaquie et acheté pour l'Irlande. Le blé sert en Angleterre à faire du pain et de la pâtisserie, car c'est surtout en pâtisseries que les Anglais consomment beaucoup de farine. — On distille aussi beaucoup de grains, pour fournir l'alcool nécessaire aux besoins de l'industrie et de la population, L'Angleterre importe d'énormes quantités de vi-
tout des prair its produisent plantes fourraj que possible | engrais, qui À d'augmenter le de l'agricultu et se réduisent neps, à l'orge cepté dans les Surrey et dans houblon, nulle res industriell épuisantes. Le sissent pas sou on ne les cul Londres ?.
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tout des prairies!, que le climat favorise, et i's produisent des racines pour le bétail et des piantes fourragères, afin de développer autant que possible ia production de la viande et des engrais, qui leur permettent d'entretenir et d'augmenter la fertilité du sol. Les productions de l’agriculture anglaise sont peu nombreuses et se réduisent à la pomme de terre, au turneps, à l'orge, à l’avoine et au froment. Excepté dans les comtés de Kent, de Sussex et de Surrey et dans le Hampshire, où l’on récolte du houblon, nulle part on ne se livre aux cultures industrielles, que l'on repousse comme épuisantes. Les légumes et les fruits ne réussissent pas sous le climat de l'Angleterre ; aussi, on ne les cultive guëre qu'aux environs de
Londres ?.
Les 20 millions d'hectares cultivés se divisent approximativement ainsi qu'il suit :
vres de toutes sortes et de tout pays. On en jugera par le tableau suivant. Elle tire des Laws de la Russie, de la France, de la Hollande, du, Sle”ig- Holstein et des provinces du Nord du Portugal; -- des veaux, de la Hollande; — des moutons, de la nollande; — des porcs, du Sleswig-Holstein; — de la viande de bœuf salée et du lard, des États-Unis (Chicago) et du Sleswig-Holstein; — des volailles, de la France et de la Bei ‘tue: — des lapins, de la Belgique; =- du beurre, de la France (pour 28 millions de fr.), de la Belgique, de la Frise et de la Hollande (260,000 quintaux), du Sleswig - Holstein et de l'Irlande; — des œ#/s, de la France (180 millions d'œufs) et de la Belgique (20 millions }; — du fromage, de la Hollande, de la Frise et du Sleswig-Holstein ; — des homards et langoustes, de la France et de la Norwége (Londres emploie 1 million de homards à la confection de la sauce pour turbots); — des turbots, de la Hollande (pour 18 millions de fr.); — des légumes secs, de la France et du Sleswig-Holstein ; — des légumes et dex fruits de primeur, de la France; — des fruits de table, de la France ; — des pommes, de la Frise, de la Bohème, du Wurtemberg et de la Normandie ; — des ananas (200,000), des îles Bahama; — des oranges (GU0 millions), des Açores, de Madère, du Portugal, de l'Espagne, de Malte, de la Sicile et de Candie ; — dés cie trons (20 millions sont consommés annuellement à Londres), de la Sicile; — desraisins secs, des figues et des amandes sèches, de l'Andalousie, de Valence et des Algarves ; — du raisin de Gorinthe (55 millions de kilogrammes), de la Grèce et du Levant ; — des vins, de la France (pour 60 millions de fr.), du Portugal (vins de Porto) et de l'Espagne (vins de Xérés) ; — (es caux-d'-vie; de la France (pour 55 millions de fr); — du /hé, de la Chine (36 millions de kilogrammes); etc,
‘ Les prairies artificielles sont plantées de trèfle rouge,
* Le centre principal de la culture maratchére est dans le Surrey, sur les bords de la Tamise et aux environs de Londres, — Le comté de Kent cultive en grand le cerisier, — Quelques comtés, le Hereford- Pr entre autres, ont beaucoup de pommiers à cidre,
Prairies naturelles. . . . 8,000,000 hect. Plus Prairies artifi- de moitié.
cielles,. . .
Pommes de terre, turneps. . . . 2,000,000 Orge. . . . . 1,000,000 Avoine, 2,500,000 Jachères. 500,000 Froment. . . 1,800,000 Dis 40,000 Houblon. . , : 20,000 Jardins, . . . } 140,000 Bois. . , . , 1,000,000
Les parties stériles de l'Angleterre se trouvent dans les régions montagneuses du Nord:
et de l'Ouest, c’est-à-dire dans les montagnes du Northumberland, du Cumberland, du Westmoreland, du Lancashire, du comté de Durham, du Yorkshre, du Derbysbire, où l’on compte 2,000,000 hectares non cultivables; dans les montagnes du pays de Galles (1,000,000 hectares); dans les montagnes du Cornouailles et du Devonshire (1,000,000 hectares), ce qui constitue un total de 4,000,000 hectares de sol entièrement improuuc.if, *
La partie la plus fertile et la mieux cultivée de l'Écosse est la Basse Écosse (Lowlands), qui comprend 3,600,000 hectares et se compose :
4° Au Sud-Est de la région des Cheviots (com:tés de Dumfries, Peebles, Selkirk, parties Est et Sud du comté de Roxburgh}, pays montueux et dont les maigres pâturages nourrissent des troupeaux de moutons appartenant aux races Cheviot et Black-faced.
2° Au Sud-Ouest, d'une région de Hills où hautes collines, comprenant le Galloway (comtés de Wigton et Kirkcudbright) et le comté d'Ayr. De bons pâturages et d'abondantes récoltes de turneps et de plantes fourragères nourrissent, dans cette région, de belles races de bêtes à cornes.
5° Au Nord, dans le bassin du Forth, est une région de culture perfectionnée, une des plus belles de l'Europe, qui comprend les Lothian!, les plaines du comté de Perth et le littoral de l'Écosse entre Berwick et Dundee, soit 500,000 hectares. Elle produit des grains excellents, du blé surtout, et des haricots,
4 Les parties basses des comtés de Forfar et de Kincardine (dont les pâturages nourris-
! East-Lothian ou comté d'Haddington, le Mid- Lothian et le West-Lothian ou comté de Linlithgow,
sent la belle race d'Angus), d’Aberdeen, de Banff, d'Elgin, de Nairn et de Caithness.
On compte millions d'hectares de solstérile dans les Lowlandset 4,600,000 hectares de terres fertiles et bién cultivées. 11 y a un siècle seulement que l'on a commencé à transformer ces pays stériles et pauvres ; et, grâce à l’agriculture et à l'industrie, c'est aujourd'hui une des plus riches régions industrielles et agricoles de l'Europe.
La Haute Écosse (Highlands) compte 4 millions d'hectares et se compose des comtés d’Argyle, Inverness, Ross et Sutherland, et de la partie montagneuse des comtés de Perth, Aberdeen, Banff, Elgin, Caithness et Nairn. En général, toute cette région montagneuse est composée de rochers nus et escarpés, de torrents, de lacs, de fondrières et de bruyères. l'resque partout elle est stérile 4, misérable et vouée à la culture pastorale ; on y compte 8 millions d'hectares de sol inculte, et les meilleures parties produisent surtout de l'avoine, puis de l'orge et un peu de seigle et d'escourgeon. Il y a cinquante ans qu'a été commencée la transformation de cette haute terre ; l'ancienne race gaëlique, turbulente et paresseuse, a été chassée sans pitié des montagnes par les chefs de clans, seigneurs et propriétaires de ces terres, appuyés par le gouvernement anglais, les Highlanders ont émigré au Canada, ou se sont fuit tuer en combattant contre la France pendant l'Empire ; ils se sont établis : sur le littoral, et s'y sont faits marins et pêcheurs; dans les Lowlands, ets'ysont faits agriculteurs ; et dans lesdistricts manufacturiers, où ils sont devenus ouvriers ou mineurs. Presque partout les clans ont été détruits, et la montagne est devenue déserte, surtout dans le Sutherland. On y a planté des forêts de mélèzes, on a desséché les marais et brûlé les bruyères ; le gazon s'est développé, et le mouton de race Cheviot, ainsi que le bœuf à poil noir et laineux, ont remplacé presque partout les anciens Highlanders. Une partie de ces solitudes forme des terres de chasse, trèsgiboyeuses, que les propriétaires louent à des prix élevés.
L'Écosse possède 5,680,000 moutons, 975,000 Letes à cornes, 185,000 chevaux et 150,000 porcs.
Irlande.
La superficie de l'Irlande est de 8 millions d'hectares, dont 4 miliions du sol le plus fertile
* Les parties les plus fertiles de la région sont dans les plaines littorales de l'Argyleshire.
et le plus riche. Les parties stériles sont principalement à l'Ouest et se composent des 2 millions d'hectares des comtés de Donegal, de Sligo, de Mayo, de Galway, de Clare et de Kerry, théâtre ordinaire de famines désastreuses. Les bogs de l'Irlance centrale (600,000 hectares) sont naturellement au nombre des sols les plus stériles.
Les cultures de l'Irlande sont : la pomme de terre{, l'avoine*, le blé, l'orge, la betterave et les turneps, les choux et le lin5. Le
- lin tient une place très-importante dans l'agri.
culture irlandaise ; on le cultive, on le file et on le tisse principalement dans l’Ulster 4.
Armagh est le grand marché du lin, dont la plus grande partie est transportée à Bel fast pour y être manufacturée. Belfast et son. district fabriquent en effet d'énormes quantités de toiles, de batistes, de mouchoirs et de linge damassé, et toute la fabrication des chaumières et des fabriques de l'Irlande y converge 5.
Les herbages de l'Irlande sont admirables, par le fait de Ja fécondité du sol et de la douceur humide du climat ; on y élève beaucoup de bêtes à cornes (4,000,000), la production du bétail et du lait, pour la fabrication du beurre, étant les deux points les plus impor. tants de l'agriculture irlandaise, qui exporte en Angleterre 400,000 bœufs et beaucoup de beurre. — L'frlande élève un très-grand nombre de pores et trouve aussi en Angleterre un débouché assuré pour ses salaisons; elle compte encore 600,000 chevaux et 5.300,000 moutons.
Malgré sa fertilité, l'Irlande est un pays misérable ; la trop grande population, l'épuisement du sol, le mauvais mode de culture, les défauts et l'ignorance de la population, la
! A cause de l'épuisement du sol, l'Irlande produit et exporte actuellement moins de pommes de terre
qu'autrefois, bien que la surface de terrain consacré à celte culture soit plus considérable, Ainsi, en 1847, 415,000 hectares produisaient 2 milliards de kilogrammes de pomines de terre; en 1864, il y a eu 459,00 hectares cultivés en pommes de terre, qui n'ont donné que 1,900,000,C00 de kilogrammes de pommes de terre, S
# L'Irlande ne produit que peu de blé et en im-
porte beaucoup, ainsi que du maïs ; la seule céréale qu'elle cultive en grand est l'avoine,
5 En 1863, 86,000 hectares étaient consacrés à la culture du lin, qui est semé avec des graines de Russie et de Hollande,
4 Le climat de cette province convient trés-bien aù lin; ses brumes, la nature des eaux et l'abondance des prairies font aussi de l'Ulster une région tris-favorable au blanchiment des toiles.
5 On évalue à 87 millions de mètres, valant 115 millions de francs, la quantité de tissus de lin produits par les 6,500 métiers à la mécanique et les 20,000 métiers à la main de l'Irlande.
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Bétail.
Races bovines. — Les races laitières sont: la race des iles Normandes (Jersey et Alderney), qui fournit un beurre excellent ; — la race d'Ayr (comté d’Ayr et comtés voisins); — la race de Kerry, petite race noire, que l'on trouve sur toutes les parties hautes de l'Ir- Jande ; — la race longues-cornes, que l'on trouve dans toutes les parties basses de l'Irlande ; en Angleterre, dans toute la partie occidentale, depuis le Lancashire jusqu'à la Manche et dans le pays de Galles; c'est le lait de cette race qui sert à produire le beurre irlandais et le fromage de Chester 5.
Les races de boucherie, belles et nombreu- !
ses, sont : en Écosse, la race d’Angus, dans les Lowlands ; — la race de Galloway, dans tout le Sud-Ouest de l'Écosse ; — la race des West- Highlands, dans toutes les hautes terres. — En Angleterre, la race Durliam (race courtescornes améliorée), dont le centre est le Nord du comté d’York, mais qui est répandue partout; — la race du Devonshire, dans le comté de Devon et dans tout le Sud de l’Angleterre ; — Ja race de Hereford, dans le comté de Hereford et les comtés voisins. — Dans le pays de Galles : les rares de Glamorgan et de Pembroke.
I n'y a qu'une race de travail en Angleterre, c'est la race de Sussex, dans le comté de ce nom et dans les comtés voisins.
Races chevalines. — Les principales sortes de chevaux de trait sont : le cheval noir (Black horse), dérivant du type flamand et remarquable par sa grosseur (comtés de Leicester, Warwick et Stalford) ; — le cheval Suffolkpunch (comté de Suffolk) ; — la race Clydesdale (vallée de la Clyde, en Écosse). — Les
1 Les propriétaires de l'Irlande dépensent leur revenu à Londres etsont toujours absents de l'Irlande. IL en résulte que cette contrée paye des rentes à des propriétaires qui ne lui rendent jamais rien.
%flus d'un million d'Irlandais ont émigré aux États-Unis.
5 Les meilleurs fromages de la Grande-Bretagne sont: le fromage de Chester, fabriqué dans le Cheshire et le Shropshire; les fromages de Gloucestershire, du Wiltshire, du Shropshire, du Derbyshire, de Stiltsn (Leicestershire) et de Dunlop (comté d'Ayr). — Le beurre des comtés de Cambridge et de Suffolk est très-bon,
chevaux de selle sont : le Cleveland-bai, beau et bon cheval de carrosse (Yorkshiret, Durham, Northumberland) ; — le trotteur du Norfolk (roadster) ; — le hunter, cheval de chasse: ; — le cheval irlandais, qui fournit des hunters excellents. — Le pays de Galles et le Galloway élèvent d’excellents poneys.— Quant au cheval pur sang, il est élevé dans tous les haras de l'Angleterre.
Moutons. — Les principales races sont :
la race Cheviot, sur les monts Cheviot et dans toutes les montagnes voisines des Cheviots, en Écosse et en Angleterre; — la race Black-faced (tète noire), espèce commune mais très-rustique, sur les parties les plus hautes et les plus àpres des montagnes de l'Écosse et de l'Angleterre. — La race Lincoin et la race Leicester sont grandes, ont la laine longue et fine, et sont surtout élevées comme races de boucherie. La race Leicester perfectionnée est devenue la race New-Leicester ou Dishley, qui est élevée dans toutes les fermes des parties riches de l'Angleterre. — Une autre race de boucherie est lu ruce Cotswold, dans le comté de Glocester. — La race South- Down et la race New-Kent, toutes deux de l'Angleterre méridionale, et pour la boucherie, sont élevées : la première sur les Downs du Sud (voir page 376), la seconde dans les herbages de Romney (Romney Marsh), dans le comté de Kent. La précieuse race South-Down se trouve aussi dans tous les pays montueux el pauvres, auxquels elle convient particulièrement 5,
Pores. — Les races porcines sont celles du Hampshire, du Berkshire, du Yorkshire (qui fournit des jambons renommés), la race du Cumberland, la race Manchester, la race Leicester et la race New-Leicester, la race de Vindsor, la race Essex, la race Coleshill, la race de Woburn et la race Middlesex. On élève aussi beaucoup de porcs des races de Chine, de Siam et de Singapour.
Volailles. — Les principaux centres de production de la volaille sont : le Norlolk, les marais du Lincolnshire (oies), et le Suffolk (dindons).
‘ Le centre de la race est le Cleveland, dans le Nord du Yorkshire, sur la Tees,
* Les trotteurs et les hunters sont des spécialités, des produits, et non pas des races,
5 L'Angleterre élève des moutons pour la boucherie, et profite de leur laine; mais elle achète les laines dont elle a besoin à l'étranger et surtout à ses colonies (le Cap, Australie, Inde). L'Angleterre achète environ 70 millions de kilogr. de laine par an à ses colonies et aux pays étrangers,
GÉOGRAPINE GÉNÉRALE.