La Bérique, capitale Hispalis (Séville
— Andalousie ;
2. La Lusiraxie, capitale Augusta-Emerita (Mérida}; — le Portugal moins les deux provinces du Nord;
3. La Gaizæcr, capitale Bracora-Augusta (Braga); — Galice, les deux provinces du Nord du Portugal, Léon, Asturies, Biscaye et Vieille-Castille;
4, La Tanracoxaie, capitale Tarraco (Tarragone) ; — Navarre, Aragon, Catalogne et partie nord de la Nouvelle-Castille et de Valence ; À
5, La Canruacixotr, capitale Carthago-Nova (Carthagène);— Murcie, Valence et Manche:
G. Les îÎves Baréanes, capitale Portus-Magonis (Port-Mahon).
L'Espagne étant tombée sous la domination des Wisigoths, fut partagée par le roi Wamba, à la fin du septième siècle, en diocèses qui reproduisaient, comme partout ailleurs à cette époque, les anciennes divisions romaines ; ces diocèses étaient ceux de Bracara (Gallæcie), Mérida (Lusitanie), Tolède (Carthaginoise), Terragone (Tarraconaise) et Séville (Bétique). Il faut ajouter celui de Narbonne ou de Sepiimanie, que les Wisigoths possédaient en Gaule. Cette division dura jusqu'à la chute du royaume des Wisigoths en 712. Les Arabes devinrent, après la bataille de Xérés, les maîtres de tonte l'Espagne (Andalos), à l'exception des contrées montueuses couvertes par les monts Cantabres, dans lesquelles les Vascons demeurèrent indépendants, et par les monts des Asturies, où les Goths de Pélage fondérent le royaume des Asturies. Le khalifat de Cordoue se composa de tout le reste de l'Espagne. En 915, ke royaume des Asturies, agrandi par lês victoires des successeurs de Pélage, devint le royaume de Léon.
Charlemagne, après avoir enlevé aux Arabes les provinces siuées au Nord de l’Ébre (801- 810), en constitua la Marche d'Espagne où d'Aquitaine, dont une partie se séparaà de l'empire frank, en 831, et forma le royaume de Navarre. La partie orientale de la Marche d'Espagne, la Catalogne, continua à appartenir au comté de Toulouse jusqu’en 997, et devint
alors nn comté i re urine de Nava trois royaumes :
En 4095, Henri français fondère en royaume en 1 Le khalifat d onzième siècle, s un grand nombre principaux étaier Cordoue, Denia, bonne, Murcie, ville, Tolède, To rivalités et les 8 taient entre ces gnols à reconqu mans. La grande en 1212, achev aussi, dès la fin ne possédaient f nade, les Alpuja se maintenaien faveur des difficl 1499, Ferdinand et Isabelle, rein Grenade et mir Arabes en Espe Ce fut vers ce Catholique jeta l'unité espagno tour duquel vin mes de la pénir conserva la préé avait été réuni Ferdinand ; Fer couronnes de C celle de Navarr tous les états d indépendance, l'Espagne de 1 L'avénemen
au royaume d ‘ments de terr
et son SUCCESS pagne fut la } Elle possédait
de la Catalogn Bas®, héritage nais, les Prés Naples, la Sa
la Ligue, Phil faillit le deve
1 C'est à ce!
conaise prit | Catalogne.
* Hollande, | Pas-de-Calais.
pyaume
Spagne randes
d'une 0 à AIa Guala Mé-
pire, bville; :
merita deux
gusta es du isCaye
(Tarlogne Ile et
-Nova inche; Mago-
ation mba, S qui cette ; ces ecie), pise), que).
eptiaule.
lume rent, oute rées )r'es, ndéoù des posa , le ires ne
Des où de me che nir int
alors 11 comté indépendant de la Francet. Le re unie de Navarre se partagea, en 1034, en trois royaumes : Navarre, Castille et Aragon. En 1095, Henri de Bourgogne et les croisés français fondérent le comté de Portugal, érigé en royaume en 1142.
Le khalifat de Cordoue, vers le milieu du onzième siècle, s'était démembré et divisé en un grand nombre de petits royaumes, dont les principaux étaient ceux de : Almeria, Badajoz, Cordoue, Denia, Grenade, Huesca, Jaen, Lisbonne, Murcie, Niebla, Orihuela, Saragosse, Séville, Tolède, Tortose et des îles Baléares. Les rivalités et les guerres conlinuelles qui existaient entre ces petits états aidèrent les Espaguols à reconquérir leur pays sur les musulmans. La grande victoire des chrétiens à Tolosa, en 1212, acheva de leur donner l'avantage ; aussi, dès la fin du treizième siècle, les Arabes ne possédaient plus que le royaume de Grenade, les Alpujarres et la Sierra Nevada, et ne se maintenaient dans ces montagnes qu'à la faveur des difficultés et de l'âpreté du sol. En 1492, Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, et Isabelle, reine de Castille, s'emparérent de Grenade et mirent fin à la domination des Arabes en Espagne.
Ce fut vers cette époque que Ferdinand le Catholique jeta les premiers fondements de l'unité espagnole; l'Aragon fut le centre autour duquel vinrent s'agréger les divers royaumes de la péninsule, mais ce fut la Castille qui conserva laprééminence. Le royaume de Léon avait été réuni à la Castille en 1230 par saint Ferdinand ; Ferdinand le Catholique réunit les couronnes de Castiile et d'Aragon en 1479, et celle de Navarre en 4512. Le Portugal, seul de tous les états de la péninsule, a conservé son indépendance, bien qu'il ait été soumis à l'Espagne de 1580 à 1640.
L'avénement de Charles-Quint (1516) valut au royaume d'Espagne d'immenses accroissements de territoire en Europe ; sous ce prince et son successeur Philippe Il (1516-1598), l'Espagne fut la première puissance de l’Europe.
Elle possédait alors: le Roussillon, dépendance de la Catalogne, la Franche-Comté et les Pays- Bas®, héritage des ducs de Bourgogne, le Milanaïs, les Présides de Toscane, le royaume de Naples, la Sardaigne et la Sicile ; en soutenant la Ligue, Philippe 1 devint maître de Paris et faillit le devenir de la France entière. Henri IV
‘ C'est à ce moment que cette partie de la Tarraconaise prit le nom de Gotholaunia, d'où Cataliña, Catalogne.
* Hollande, Belgique, départements du Nord et du Pas-de-Calais.
ESPAGNE ET PORTUGAL. 651
arrêta le développement de la puissance espagnole, et le cardinal de Richelieu la brisa.
Louis XIV fit perdre à l'Espagne le Roussillon, la Cerdagne française, l'Artois, le Hainaut français, le Luxembourg français, en 1659 (paix des Pyrénées), la Flandre française, en 1668 (paix d’Aix-la-Chapelle), et la Franche-Comté, en 1678 (paix de Nimègue). À la paix d'Utrecht, Philippe V, de la maison de Bourbon et petitfils de Louis XIV, fut reconnu roi d’Espagne, mais l'Angleterre et l'Autriche victorieuses dans les dernières années de la guerre de la succession d'Espagne enlevèrent à Philippe V les Pays-Bas ?, la S e et le royaume de Naples, qui furent ‘Autmiche, la Sicile
qui fut cédée ou ibraltar et Minorque, que s’ai L'Espagne sée en 45 grandes
provinces :
, Nouvelle-Castille,
Le royaume de ( . { Vieille-Castille,
subdivisé en. .
Le royaume de Léon, Le royaume de Galice, Le royaume de Navarre, Le royaume d'Aragon, Le royaume de Valence, Le royaume de Mayorque, comprenant les iles Baléares, Le royaume de Murcie, Le royaume d’Andalousie, Le royaume de Grenade, l'Alava, la Biscaye, le Guipuzcoa, La principauté des Asturies, La principauté de Catalogne, La province d’Estrémadure,
La principauté de Biscaye, comprenant,
Ces divisions n'existent plus, comme divisions administratives, mais elles subsistent toujours, de même que nos provinces, en tant que régions géographiques et historiques.
8 6. Provinces et villes. — Depuis 1833, l'Espagne est partagée en 48 provinces ? qui presque toutes portent le nom de leur cheflieu. Chaque province est administrée par un gouverneur, dont les attributions sont assez semblables à celles de nos préfets, et qui est assisté d’un conseil provincial (conseil de préfecture) et d'une députation provinciale (conseil général). Les provinces sont divisées en ayuntamentos (communes), ayant à leur tête un alcade (maire) et des regidores (conseillers municipaux).
‘ Les Pays-Bas alors ne comprenaient plus que l1 Belgique, les Pays-Bas calvinistes s'étant séparés de l'Espagne et ayant formé la république des Sept-Provinces-Unies ou de Hollande.
? 49 en y comprenant les Canaries.
CAL O ÿ LŸs pe Y aN «ee N/A , eee | 7 Va & € © € K ÿ dé 2 4 <:
= da Si À ©! 13 pe ci g <5 “prirhale =) % 8 & Te SE FI Se | =r = S :
TABLEAU COMPARATIF DES ANCIENNES ET DES NOUVELLES PROVINCES DE L'ESPAGNE,