Chine
Mineure, rmunie , Arménie, 'arrakaï,
in russe, loustan,
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n, Ilinie cen-
Chine,
S prosponta-
hibet' ; : (Sibéhinois, nes de (Chine hinois, > mérin) ; blé chinois oustan emen; Japon, Japon.
istan);
Re
colocase (Hindoustan, Asie-Mineure, Syrie, Chypre) ; dough (Arabie) ; maïs (Asie orientale, Afghanistan, Turquie d'Asie); rés (Chine, Corée, Japon, ludo-Chine, Hindoustan, Turkestan).
Évices, Poivre (presqu'ile de Malacca, côtes de Sim et de Cochinchine jusqu'à 15% lat., Ceylan, Malabar); cannelle (Ceylan); cannelle de Walabar (Windoustan); cannelle de la Chine Chine, Indo-Chine, Japon) ; gingembre (Chine, Malabar); muscade (Singapour.
Dexaées nivénses, Ca/é (Arabie du S.-0., Ceylan, Malabar, Mysore, Neilgherries, presqu'ile de Malacca) ; hé (Chine centrale et méridionale, Japon, Hindoustan dans l'Himalaya, l’Assam et les Neilgherries) ; canne à sucre (indoustan, Indo- Chine, Chine centrale et méridionale) ; sorghb à sucre (Chine, Japon, Indo-Chine) ; sucre de palmier (Bengale).
Iuies ET PLANTES OLÉAGINEUSES, Huile de coco Indes) ; arachide (Chine); sésame ? (Hindouslan, Perse, Asie-Mineure, Syrie, Chypre); suif régétal (Chine et Japon).
SUCS VÉGÉTAUX, DAUMES, RÉSINÉES ET GOMMES. Caoutrhouc (Indes et Ceylan); gutta-percha (presqu'ile de Malacca, Pendjab) ; gomme (Arabie, Ceylan, bassin inférieur du Gange); benjoin (Bengale. Siam, Arabie) ; baume de la Mecque (Yemen) ; eau de roses (Perse, Hindoustan) ; vernis-laque (Japon, Chine, An-nam, Siam, Hindoustan) ; copal (Indes); gomme-guite (Malabar, Ceylan, Indo-Chine, Chine méridionale) ; cuchou (Indes).
Manières TiNcroRIALEs. Indigo (Indes, Chine, Mghanistan, Arabie méridionale) ; safranum ou fleur de. carthamne (Indes) ; henné (Asie occiden- Ule) ; garance(MHindoustan, Perse, Chypre et Damas).
Dronues méniciazes, Camphre (Chine orientale, Japon, Birmanie) ; casse et séné (Indes); gomme adragante (Asie-Mineure) ; jusquiame (Asie moyenne) ; manne (Liban); noix vomique (Ceylan, Coromandel, Cochinchine) ; quinquina (Ceylan et Neilgherries) ; rhubarbe (Boukharie, Thibet, Mongolie, Chine et Afghanistan.
Marières rexriLes, Soie (Chine centrale et méridionale, Corée, Japon, Bengale, Siam, Turkestan, Ghilan, provinces russes au Sud du Caucase, Asie-Mineure, Chio, Chypre, Liban maronite) ; coton (Hindoustan, Chine centrale et méridionale, Japon, Indo-Chine, Boukharie, Perse, Asie- Mineure, Chypre, Syrie); china-grass (Chine, Japon, Indo-Ghine); jute (Hindoustan),
Bois. Ébène (Indes) ; bois de santal (Mindoustan, Siam, Chine); bois de teck: (Hindoustan du S.-0., Birmanie, Siam); bois de sapan (Japon et royaume de Siam).
Nancoriques &T Masricatoines, Tabac (Syrie, Asie- Mineure, Perse, Hindoustan, Chine, Mandchourie, Turkestan) ; opéum (ilindoustan, Chine occidentale, Perse, Turkestan, Asie-Mineure); bétel et arec (Cambodge, Hindoustan) ; gambir (Indo- Chine); mastic (Chio).
nn M Rd
! Phænix sylvestris.
* L'Europe en importe de grandes quantités.
Vins. Les meilleurs vins de l'Asie se récoltent en Perse, en Chypre, dans le Liban et à Somo.
Fausrs. Raisin (Turquie d'Asie, Perse, Afghunistan, Doukharie, Pendjab, Chine); bananes, ananas, anones, mangues, mangoustan, li-tchi, durion, longan, jambos, figues, pistaches, oranfes, citrons, grenades, amandes {partics chaudes de l'Asie); pécles, pommes, poires, abricuts. prunes, cerises, nvix (parties tempérées) ; caronbes (Chypre) ; olives (Asie-Mineure, Chypre, Syrie et iles de l'Archipel). |
La faune de l'Asie comprend : 1° Dans les animaux domestiques, dont elle est la patrie, de nombreuses races de chevaux (steppes des Kirghiz, Mongolie, Turkestan, Mandchourie.
Thibet, Kachemir, Himalaya, Iran, Pendjab, Asie-Mineure, Arabie, Syrie et Mésopotamie) ; — des dnes et des mulets (Chine, Mongolie, Pendjab, Asie-Mineure et Arabie) ; — des chumeaux (steppes des Kirghiz, Mongolie, Dzoungarie, Turkestan, Asie occidentale, Chypre et Arabie); — des bœufs à bosse ou xébus (Chine, Japon, Indo-Chine, Hindoustan, Perse) ; — des yacks (Thibet, Mongolie, Chine du Sud-Ouest et Turkestan du Sud-Est) ; — des bufffes (Ghine, Japon, Grandes Indes) ; — des éléphants (Chine méridionale, Indo-Chine, Hindoustan, Ceylan); — des moutons, en général de race à grosse queue, (steppes des Kirghiz, Turkestan, Mongolie, findoustan, Iran, Asie-Mineure, Kourdistan, Syrie, Chypre et Arabie) ; la race ovine ongti se trouve dans la Chine septentrionale ; — des chèvres (Mongolie, Turkestan, Asie-Mineure, Chypre et Arabie) ; les races caprines à poil fin se trouvent dans le Thibet (race qui produit le pashm), dans l'Iran, l'Asie-Mineure (race d’Angora), dans l'Arménie, la Mésopotamie, le Kourdistan et la Syrie ; — des porcs (Chine, Mandchourie et Indo-Chine) ; — enfin, des chiens de trait, dans la Sibérie.
% Dans les animaux sauvages : l'orang-outang et le gibbon (Indo-Chine) ; les singes (zone intertropicale); le lion (Basse Mésopotamie,
‘Perse méridionale, Afghanistan, Beloutcuistan, Hindoustan du Nord-Ouest); le tigre (Indo-Chine, Hindoustan, Chine, Mandchourir, Mongolie, Boukharie); la panthére et le léopard (Indo-Chine, Hindoustan, Ceylan, Turkestan , Iran); le guépard (Asie méridiona'e) ; l'ours (dans toutes les montagnes boistes) : le louy', le renard, le chacal, le lynæx et la hyène (à pen près partout); les animaux à fourrures (Sibérie) ; l'éléphant et le rhinocéros (Hindoustan, Ceylan, Indo-Chine et Chine méridionale) ; les cerfs, les daims, les antilopes et les hémiones (à peu près partout); la gaxelle (Arabie) ; le daim musqué ou chevrotain (Thibet, Himalaya,
montagnes de l'Indo-Chine et de la Chine occidentale, et monts Altai); le renne et l'élan (Sibérie septentriona.e) ; les sangliers (Indo- Chine, Japon, lran et Asie-Mineure).
Dans les oiseaux : de bellesracesdetoutes nos espèces de volailles, le dindon excepté ; l'aigle, le faucon et le vautour; le casoar (Indo-Chine) : l'autruche (Arabie) ; le paon (Hindoustan) ; le faisan doré et le faisan argenté (Chine et Japon) ; l'Airondelle salangane, les perroquets, les drongos, l'argus, le héron, la cigogne, les oiseaux chanteurs, etc.
Dans les reptiles : le gavial (Tigre et Euphrate inférieur, rivières de l'Hindoustan et de l'Indo-Chine); les serpents et les tortues (Asie méridionale).
Dans les insectes : les sauterelles (Asie occidentale et Arabie), le scorpion (Iran); les fourmis et les araignées.
Lans les mollusques : la sépia ; l'aronde, qui fournit les perles (mer Rouge, golfe Persique, détroit de Manaar, côte de Coromandel et mer du Japon).
Daus les zoophytes: les éponges (côtes de la Syrie).
$ 8. Grandes divisions et population.
— L'Asie est divisée en dix grandes régions, savoir :
SUPERFICIÉ EN : POPULATION.
KILOM. CARRÉS, Au Noru.
La Sibérie. . . . 14,422,1787 4,072,000 A l'Est.
L'empire chinois. . 10,656,861 426,500,000 Le Japon... . . .. 415,000 40,000,00U Au Sud.
L’Indo-Chine. . . 4,858,000 29,000,000
L'Hindoustan. . . .
À l'Ouest.
La Transcaucasie. .
Le Turkestan. . . . 1,800,000 8,000,000 L'Iran. : . . . . . 2,080,000 17,000,U0U La lurquie d'Asie. . 1,230,000 16,000,000
Au Sud-Ouest. :
L'Arabie, . , . . . 2,800,000 8,000,000
$ 9. Races et religions. —La population de l'Asie appartient à 6 grandes races : la race hindo-européenne, la race sémitique, la race scytique ou tartare, la race chinoise, la race malaie et la race des nègres océaniens.
Les peuples asiatiques de la race hindo-européenne sont : les Aryas ou Hindous (d’un jaune basané plus ou moins foncé), dans le nord de l'Hindoustan ; — les Tadjicks ou Persans (le plus beau type de la race), qui peuplent la
Perse et une partie du Turkestan ; ils comprennent au»si les Gévrgiens ou Kartvels (Géorgie, Mingréiie, Iméréthie et Gcuriel) :
— les Afghans (très-basanés), dans l'Aighanistan et une partie de l’Hindoustan; — les Beloutchis, dans le Beloutchistan et le Sind ; — les Kourdes (très-bruns), dans le Kourdis.
tan, et doni les tribus sont disséminées dans l'Asie-Mineure, l'Arménie, la Mésopotamie et la Syrie; — les Arméniens, dans l'Arménie et une partie du Taurus; — les Grecs, qui peuplent le littoral et les îles de l’Asie-Mineure, l'i.e de Chypre et quelques villes de la Syrie.
Les peuples sémitiques sont : les Arabes (Arabie, Syrie, Mésopotamie, Babylonie, Sind, Malabar, littoral de la Perse et Boukharie); — les Maronites, les Druxes, les Metoualis et les Ansarieh, débris des anciennes nations syriaques (Liban); — les Yéxidis, qui descendent en partie des anciens Assyriens (Kourdistan et Mésopotamie) ; — les Juifs.
Les peuples de la race scythique ou tartare sont : LES NATIONS DU GROUPE OUGRIEN COMprenant : les Ostialks et les Vogoules, et anxquels se rattachent les Samoyédes, les Youkaghires, les Yakoules, les Koriaks, les Kamtchadales, les Tchoukichis (Sibérie) et les Ainos (Kouriles, Yezo et partie sud de Tarrakaï); — Les na- TIONS NU GROUPE TURK Comprenant : les Baschkirs (Sibérie) ;les Kirghiz-Kuzuks (steppes au Nord-Est de la Caspienne et plateau deT'amer) ; les Ouxbeks, dans le Turkestan; les Turkomans (Turkestan occdental, Perse centrale, Transcaucasie et Aderbaïdjan oriental; quelques tribus sont disséminées dans la Turquie d'Asie) ; les Haxareh (Hérat) ; les Turks ottomans, dans l’Asie-Mineure; et disséminés dans le reste de la Turquie d’Asie ; — LES NATIONS Du GROUPE Moncoz comprenant : les Khalkhas, les Eleuths ou Kalmouks, les Ordous (dans la Mongolie) et les Bouriates (dans la Sibérie); — LES NATIONS DU GHOUPE TONGUUSE COMprenant :
les Tongouses (Sibérie) et les Mandchoux (Mandchourie).
Les peuples de la race chinoise sont : les Chinois (Chine, Mongolie du Sud-Est et quelques parties de l’Indo-Chine) ; les Coréens; les Japonais ; les Thibétains, auxquels se rattachent les Djâtes de l'Assam et de la région himalayenne de l’Hindoustan, les castes inférieures du Pendjab et du Radjastan, et les Tamouls où Dravidiens du Dékan et de Ceylan, souvent mélés aux nègres aborigènes; les
* Indo-Chinois, comprenant les Annamites, les
Siamois: ou Thaï, les Birmans ou Mranmas et les Laotiens.
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presqu'ile de Les peuples habitent, à l'é isolées, quelq vages de 1 Hin Malacca, et Île iles Andaman & Les religio nisme (Sibérie du Tao (Chine) le brahmanis dhisme (Ce\la doustan, Thib Indo-Chine) ; (Chine, Japon, ghiz. Baschkir Tadjicks, Ouzb de l'Hindoust:
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Les peuples de la race des nègres océaniens habitent, à l'état de débris et de peuplades isolées, quelques parties montueuses et sauvages de 1 Hindoustan et de la presqu'ile de Malacca, et leur type se retrouve dans les iles Andaman et Nicobar.
Les religions de l'Asie sont : le chamanisme (Sibérie, Mandthourie) ; — la doctrine du Tao (Chine); — le culte des aïeux (Japon) ; le brahmanisme (Hindoustan) ; — le bouddhisme (Ce\lan, région himalayeune de l’Hindoustan, Thibet, Mongolie, Chine, Japon et Indo-Chine); — la doctrine de Confurius, (Chine, Japon, An-nam) ; — l'islumisme (Kirghiz. Baschkirs, Arabes, Turks, Turkomans, Tadjicks, Ouzbeks, Per:ans, ‘Afghans, Afghans de l'Hindoustan, Beloutchis, Beloutchis du Sind et Malais) ; il y a aussi de nombreux musulmans dans la Chine et le Turkestan chinois ; — la religion des Sykes (Pendjab); — la doctrine des Yézidis; — le maxdéisme (Guèbres de la Perse et de l'Inde); — le judaïsme (Syrie, Malabar, Perse, Arabie, etc.). — Le christianisme grec schismatique est suivi par les habitants d'origine européenne de la Sibérie et par les Grecs de l'Asie-Mineure, des îles et de la Syrie. Les Russes ont commencé à convertir quelques tribus de la Sibérie. — Le protestantisme est suivi dans les colonies anglaises. — Le catholicisme est établi dans de nombreuses missions, dont les plus importantes sont en Chine, dans la Cochinchine et le Tonkin, dans l'Inde et la Turquie d'Asie. C'est aussi la religion des Maronites et d'une partie des Grecs: et des Arméniens
Braumanisue, On désigne sous le nom de brahmanisme la religion de l’Hindoustan, qui est loin cependant d’être partout la même, car elle présente des caractères très-différents suivant les races et les provinces.
Défini d'une manière générale, le brahmanisme est un polythéisme panthéiste, dans lequel tous les attributs de Dieu et tous les phénoméènes de la nature sont autant de dieux.
Les principales divinités sont Brahma, créateur de l'univers, Vichnon et Siva, principes actifs an moyen desquels Brahma gouverne le monde. Parmi la foule innombrable des divinités secondaires, nous ne nommerons que Krichna, qu'on adore dans le célèbre temple de
! La mythologie hindoue compte aujourd'hui plus de 5 millions de divinités de toutes sortes : dieux et leurs innombrables incarnations, héros et brigands divinisés, phénomènes de toute espèce du monde physique et moral, etc:
Jaggernaut; Kali ou Durga!, déesse malfaisanté et obscène, à la fois déesse de la mort et de l'amour, dont le culte est très-populaire; Ganga, dieu de la sagesse, représenté avec une tête d'éléphant, et dont l'idole est la plus populaire de l'Inde ; le grand serpent Sesha, à mille têtes, etle taureau sacré Naudi. Chacun de ces dieux a ses odoralteurs particuliers, son culte et ses temples; Vichnou et Siva ont le plus de sectateurs; Brabma, quoique le plus considérable, est le plus négligé, et il n'est guère adoré que por les brahnianes,
Au cuite d’idoles bizarres, horribles, grotesques ou obscènes?, à une mythologie compliquée et absurde, viennent se joindre des superstitions de toute espèce, un ascét'sme cruel, des fêtes sanglantes5, immorales #, folles et souvent accompagnées de sacrifices humains5, De cet ensemble d’extravagances découlent les coutumes et les sectes les plus monsirueuses. Le culte de Kali a produit les Thugs, secte d’assassins et d’étrangleurs, organisés en sociétés secrètes et qui, par leurs meurtres innombrables6, ont dépeuplé certaines parties de l'Inde. Le meurtre des enfants du sexe féminin a lieu partout ; partout aussi on brûle les veuves”, et en même temps on voit les Ilindous respecter et adorer le bœuf, la vache et tous les animaux fétiches consacrés à Siva, et se faire un scrupule de tuer la moindre bête.
Le brahmanisme proprement dit, c'est-à-dire le polythéisme des Pouranas$, est le culte des llindous ou Aryas et est concentré dans l'Inde du Nord; Bénarès en est le centre principal.
Mais, dans le reste de l'Inde, le panthéisme des brahmünes a accepté toutes les divinités des races dravidiennes et s'est complétement mêlé à leurs cultes?.
‘ Kaliest une des divinités des Gonds, lesquels sont l’une des races aborigènes de l'Inde.
* Le lingam par exemple. C'est l'emblème de Siva, dieu de la reproduction et de la mort.
5 La police anglaise a fait cesser l'horrible coutume de Jaggernaut, où de nombreux fanatiques se faisaient écraser sous les roues du char de Kri.hna, que l'on promenait,chaque année, dans la ville, pendant les fètes de ce dieu.
4 La mythologie hindoue a un caractére constamment licencieux. Les légendes obscènes sont le sujet des sculptures et des peintures qui décorent les pagodes et servent de thème aux chants des prêtres et des fidèles. Le rôle des bayadères, dans les temples, achève de caractériser ces cultes dégradés.
5 Surtout dans le Sud de l'Inde, parmi les sectateurs de Kali.
$ IL n’est pas rare qu'un Thug ait tué 800 ou1,000 personnes.
7 La police anglaise réprime autant qu'elle le peut faire cette coutume barbare.
8 Volumineuses encyclopédies religieuses, écrites en sanskrit et dont les doctrines, absurdes le plus souvent, sont bien différentes de celles des Védas, livres sacrés des anciens Aryas, c'est-à-dire des ancètres des Hindous, :
Ÿ La transformation du brahmanisme a eu lieu surtout après la défaite du bouddhisme. Les brah-
Une des doctrines caractéristiques du brahmanisme est la transmigration indétinie des âmes,
Du bralimanisme et de la conquête de l'Inde par les Aryas découle le régime des castes, qui
mne à l'Inde une physionomie toute particulièvre, I n'y a plus maintenant que deux castes, celle des brahmanes!, descendant des Aryas et répartis en 40 subdivisions, et celle des soudras ? qui se répartissent aussi en un nombre infini de subdivisions et qui sont voués à une abjection et à un esclavage éternels3,
Bouromsxe *, Le bouddhisme est la doctrine de Bouddha. Le fond de cette doctrine est toujours le polythéisme panthéiste des brahmanes, mais modifié par Bouddha ou Cakya-mouni, qui vivait au sixième siècle avant J.-C. ct qui entreprit de réformer le brahmanisme #.
Bouddha croit à la transmigration des âmes, mais il enseigne que l'homme peut se délivrer des rénaissances perpétuelles en menant une vie vertueuse et austère, en s’affranchissant des passions, des désirs des sens, en s'impusant les privations, les souffrances, les jeûnes, les austérités et les macérations, en méditant et en étudiant sans cesse pour arriver à posséder la vérité et la sugesse. La morale enseignée par Bouddha à ses adeptes est pure; il leur recommande la charité, la patience, la résignation, la pureté, la sincérité, l'humilité, la piété filiale, la tolérance et le respect de la femme,
L'homme, de quelque caste qu'il soit, qui, à force de vertu, de science et d’austérité, est parvenu à l’état de sage ou de bouddha, n'aura plus d'existence après celle-ci; il arrivera à la délivrance éternelle, qui est le nérvana, c'est-àdire l’anéantissement complet et définitif des éléments matériels de l'existence et surtout du principe pensant. Pour Louddha, la fin de la vie et le néant sont le seul but de l’homme. Dans cette doctrine, Dieu et le devoir n'existent pas, Aussi, actuellement, l’athéisme, le matérialisme, l'égoïsme, l’ascétisme, le mysticisme ou le scepticisme le plus complet, sont-ils en réalité les seules doctrines des bouddhistesf. Partout les
manes n'avaient pu vaincre leurs adversaires, après dix siècles de luttes, qu’à l’aide des vieux cultes de l'inde, dont ils adoptèrent alors les divinités et les fêtes. C'est alors aussi qu'ils rédigérent les Pouranas, dans lesquels ils ont altéré et remanié leurs anciennes doctrines, pour les fondre avec une partie des croyances des barbarcs aboïizènes.
# En général, les brahmanes sont prêtres ct forment partout la caste sacerdotale; mais ils font aussi toutes sortes de métiers pour vivre, sont cipayes, etc.
* Descendants des races primitives et vaineues par les Aryas.
5 Cf, Revue Britannique, 1858, t. 1.
& Cf. Banrnéceur SaixT-Hivainr, le Bouddha et sa religicn.
* Bouédaa est né en 632 et est mort en 545 avant scsnsCbrist.
Lt surtout du grand nombre de bonzes, de ta-
peuples qui suivent le bouddhisme sont livrés à l'ignorance et à l’immoralité et sont sous le joug de gouvernements tyranniques et cruels, La doctrine de Çakya-mouni a complétement dégénéré et a pactisé, dans tous les pays où elle s’est établie, après son expulsion de l'Inde, avec toutes les iniquités et les absurdités des idolâtries au contact desquelles eite s’est trouvée.
Le bouddhisme est cependant la croyance de 5 à 400 millions d'hornmies ; c'est la religion de Ceylan, du Nepoul, du Kachemir, du Thibet, des Mongols et des Tartares, des Birmans, des Siamois, des Annamites et de la plus grande partie des Chinois et des Japonais ! ; mais il y a en réalité autant de bouddhismes que de pays bouddhistes, et les bonzes des divers pays ont des doctrines fort différentes.
Le culte de Bouddha a été établi en Chin: in le premier siècle de l'ère chrétienne, et 2 bouc dhisme y a adopté toutes les idoles populaires ct beaucoup d'anciennes croyances chinoises | culte des ancêtres et des grand: hommes et i ca fer des Tao-sse.
Au Japon, le bouddhisme est là religion ofticielle et reconnaît le Mikado pour chet. Il s’est aussi mêlé dans ce pays à la religion nationale, le Sin-syou, et se divise en sectes nombreuses, dont la plus importante est la secte /kkosyou, la plus éclairée et la plus populaire. Elle a été fondée par un bonze japonais, au treizième siècle. Cette secte repousse l’ascétisme et le culte des idoles; les prêtres sont mariés et ne se distinguent des autres hommes qu'en servant de médiateurs auprès d'Amida ou Bouddha, dieu secourable. Il y a aussi au Japon une secte d'ascètes rigoureux, les Yama-bousi, qui vivent dans les montagnes et se livrent aux pratiques de la sorcellerie, de la magie et de l'astrologie.
La religion du Dalaï-lama ou Talé-lama, dicu des Thibétains, des Mongols et des Tartares, est une des principales formes du bouddhisme, Ce n’est qu’un ensemble de superstitions de toutes sortes?, Les lamas ou prêtres des Mongols et des Tartores connaissent à peine la doctrine de Bouddha ; ceux du Thibet en sont plus instruits. Pour tous, Bouddha s'incarne sans cesse dans des chaberons ou bouddhas vivants, qui sont: le Dalaï-lama de Lhassa, le plus important de tous, le Banchan, le Tsong-kaba, le Kaldan, le Guison-tamba, le Hobilgan des grandes lamaseries de li Mongolie et les Hotoktou de Pe-king.. Tous
dus 100 ca les lamase 63. es bouddhistes pon pont de ue sacerdotaie héréditaire, mais
: prèlres vous au célibat et sortant de toutes les classes de la nation.
4 Bouddha porte les différents noms de : Fo, en Chine; Borhan ou Bourham, chez les Mongols et les Tartares; Amida, au Japon; Phat où Phut, dans l'Annam; Gaudma, chez les Birmans, parmi lesquels la doctrine primitive de (akya-mouni paraît êre demeurée assez pure. :
* Une des grandes préoccupations des lamaïstes est de ne tuer aucun être vivant, pas mème les animaux les plus immondes, dont ces populations, €x-
Pipes et de lamc*, &curris par la pi té publique ] trèmement sales, sont dévorées.
ces bouddhus vies importante sont l'objet d’
C'est dans le sent; des enfi être le boudd} maserie, et Îo tion des signe lamas que cet question, il es lamaserie dans comme une ido mente de chal Tartarie.
Le Dalaïi-la tous les bouddh l'élection de s jeunes enfants, lité et les carad à Lhassa, où le le temple d trois.
Les lamas, breux ; ils fori lation, Les lam et contiennent unes, centres meuses par le 30,000 lamas.
Il y a deux | Les cérémonie nombreuses re licisme. « Pou et les innovat dans le culte peut s’empêct avec le catholi matique, la cl en voyage ou hors du templ
modie, les ex cinq chaînes volonté; les E en étendant | dèles, le cha} retraites spir jeûnes, les pr voilà autant d avee nous. »
DocthiNE Du doctrine du T
liste dérivant
tseu, philoso l'ère chrétier est l’attribut iseu ne conm \er un nom.
êtres en les t
Le lamaïs de notre ère.
avoir beaucot nétrèrent dar réchérent le
livrés à 8 le joug uels, Lo nt dégéelle s’est ec toutes itries au
jance de igion de Ibet, des des Siale partie en réas boudont des
: b uu laires ct iges | et 1 oil
ion of'i-
IL s’est tionale, breuses, e Jkko- , Elle a eizième le culte > se disvant de a, dieu te d’asent dans es de la p, a, dieu res, est sme, Ce > toutes s et des rine de istruits.
lans des ont: le de tous, le Guinascries g.. Tous
ddhistes re, Mais putes les
: Fo, en Is et les ans l'Anquels la être de-
amaistes
les anions, €x-
ces bouddhus vivants résident dans des lamasevies importantes, à côté dés idoles de Bouddha, et sont l'objet d’un culte particulier.
C'est dans le Thibet que les bouddhas renaissent; des enfants de cinq à six aus déclarent tre le bouddha vivant de telle ou telle lemaserie, et lorsqu'après examen et constatation des signes exigés, il est reconnu par les lamas que cet enfant est bien le bouddha en question, il est conduit en grunde pompe à la lamaserie dans laquelle il sera dès lors adoré comme une idole vivante. C’est le Thibet qui alimente de chaberons toutes les lamaseries de la Tartarie.
Le Dalaï-lama ou Grand-lama est le premier de tous les bouddbas vivants; lorsqu'il vient à mourir, l'élection de son successeur se fait entre trois jeunes enfants, chez lesquels on a trouvé la qualité et les caractères de chaberon; on les amène à Lhassa, où les principaux lamas, réunis dans, le temple de Bouddha, choisissent un des trois.
Les lamas, voués au célibat, sont très-nombreux ; ils forment au Thibet le tiers de la population, Les lamaseries abondent dans la Mongolie et contiennent souvent 3 à 4,000 lamas ; quelquesunes, centres renommés de pèlerinage et fameuses par leur bouddha, renferment de 25 à 30,000 lamas,
Il y a deux lamaïsmes, l’ancien et le réformé, Les cérémonies du lamaïsme réformé ont de nombreuses ressemblances avec celles du catholicisme. « Pour peu qu’on examine les réformes et les innovations introduites par Tsong-kaba dans le culte Jamaïque, dit le P. Huc, on ne peut s'empêcher d’être frappé de leur rapport avec le catholicisme. La crosse, la mitre, la dalmatique, la chape que les Grands-lamas portent en voyage ou lorsqu'ils font quelque cérémonie hors du temple, l'office à deux chœurs, la psalmodie, les exorcismes, l'encensoir soutenu par cinq chaînes et pouvant s'ouvrir et se fermer à volonté ; les bénédictions données par les lamas en étendant la main droite sur la tête des fidèles, le chapelet, le célibat ecclésiastique, les retraites spirituelles, le culte des saints, les jeünes, les processions, les litanies, l’eau bénite, voilà autant de rapports que les bouddhistes ont avec nous. »
Doctmne pu Tao (Tao-kia). Le fondateur de la doctrine du Tao, qui est un panthéisme rationae liste dérivant en partie du bouddhisme, est Laotseu, philosophe chinois du sixième siècle avant l'ère chrétienne. Le Tao, ou la Raison suprème, est l’attribut de l’être éternel (de Dieu) que Laoiseu ne connait pas assez pour pouvoir lui doner un nom. C'est le Tao qui ‘a formé tous les êtres en les tirant du chaos, au milieu duquel il
Le lamaïsme réformé date du quatorzième siècle de notre ère. Le réformateur, Tsong-kaba, parait avoir beaucoup emprunté aux missionnaires qui pénétrérent dans l'Asie eentrale à cette époque et v prêchérent le eathoticisme.
cireulait, Tous les êtres ne sont que le Tao luimême et finissent par rentrer dans le Tao d'où ils sont sortis.
La doctrine de Lao-tseu est contemue dans le Tao-te-king ou livre de la raison suprême et de la vertu, On y trouve quelques idées de morale, telles que la recommandation de la douceur, de la compassion, de la justice et de l'humilité et surtout celle de ne pas permettre que le principe raisonnable soit asservi aux sens; mais l'esprit de eette morale est l'égoisme,
Sous l'influence des idées de Bouddha, à qui ila fait plus d’un emprunt, Lao-tseu enseigne que le but le plus parfait à atteindre est de s’iden tifièr avec le Tao et de faire disparaitre la person nalité humaine. Aussi a-t-il développé outre mesure le sentiment de contemplation religieuse, le mépris des biens de la terre et l'esprit d'ascétisme, Une partie de ses sectateurs a fini par ne plus croire qu'à la doctrine de l'inaction philosophique!, qui «a produit chez eux une apathie contemplative absolue, ou les pratiques les plus extravagantes, et un abrutissement complet, — En outre et comme dernière conséquence de son système, Lao-tseu prescrit de faire en sorte que le peuple soit sans instruction et par conséquent sans désirs, les désirs et les troubles qui en résultent étant proctuits par le savoir. Cette doctrine politique frappait d’impuissance et de mort la société, comme sa doctrine morale frappait de mort les individus; aussi les règnes des empereurs partisans de Lao-tseu sont-ils tous au nombre des époques fatules de l’histoire de [a Chine, et le retour aux doctrines de Confucius a-t-il tou;ours été le salut de l'empire, En effet, Confucius enseigne une morale plus élevée et prescrit sans cesse le perfectionnensent et le développement le plus complet de toutes nos facultés,
Parmi les doctrines du Tao, il faut citer la plus populaire, qui est le culte rendu à la mémoire de tous les granels hommes de la Chine, donton fait des demi-dseux®?. Il faut aussi mentionner la croyance aux dix enfers dans lesquels les hommes doivent être torturés, On en sort pour subir denombreuses métamorphoses, après lesquelles les sectateurs du Tao ou Tao-sse (docteurs de la raison) croient que l’homme vit d'une vie éternelle et divine. Ces enfers sont peuplés de dieux empruntés au bouddhisme,
Si les Tao-sse ont placé dans leurs enfers des divinités bouddhiques, en echange les bouddhistes ont adopté la croyance aux enfers des Tao-sse. C'est ainsi que sans cesse Les diverses religions de l'extrême Orient se mélent entre elles et g’altèrent de plus en plus.
La doctrine du Tao est suivie par un grand nombre de Chinois, bien qu'elle ait perdu beaucoup de son crédit ; c'est avc-i la religion d’une partie des Coréens, dr; Tongouses, des Japo-
1 Wou-wei, non agir.
* Ainsi Kouan-li, dieu de la guerre, très-révéré aujourd'hui, était un général céléhre du temps des Han.
-nais; dés habitants du Tonkin et des Annamnites !.
Docrainxe ne Conrvoius ‘Où Écoe DES LETTRÉS (Jou-kia). Cette doctrine est contenue dans les "Sse-chow ou quatre livres élassiques do la Chine, qui ont été composés par Confucius (Khoung- .fou-tseu), philosophe chinois du cinquième siècle avant J.-C. Les: Sse-chou forment ‘lé code moral et politique des Chinois, qui rendent:à Confucius/ un culte tout’ particulier et à’l4' Mémoire duquel ils ont élevé : de ‘nombreux temples,
comme’au plus! grand'et au plus vertueux des
instituteurs du genre humain. ) Confucius reconnäît un être tout-puissant;in- -finiment bon et sourcé-de tout bien, qui n’auto- -rise jamais le mal, mais que! la raison humaine -ne peut connaîtré, pas plus que sa nature et ses attributs. IL n’expose nulle part ses ‘idèes sur l'origine des choses et sur le nature del'homme, et'évite avet soin les spéculations métaphysiques. -Sa doctrine est toute morale et poiitique; et traite seulement de ce que l’on: peut connaîtré et de
cé qui peut servir au bonheur des hommes.
- La doctrine de Gonfucius' n’est plus ‘anjourd’hui qu’un systènie de philosophié positiviste et utilitaire, matérialiste et athée, dont le fond est le panthéisme. En effet, suivant Confucius, l’homme a reçu du ciel, en même temps que la
vie physique, un principe de vie morale qu'il doit ! cultiver et développer atin de parvenir à la per-
fection. Ce principe de vie morale (principe luimineux de la raison) retourne, après la mort, se perdre dans le ciel, où il n’a plus d'existence propre et individuelle.
La théorie ‘des devoirs est la partie la plus élevée de la doctrine. Pour Confucius, le but de l’'homime est la perfection et le bonheur. Pour l’atteindre, on doit ogir envers les autres, comme on voudrait qu’ils agissent envers nous. Confucius recommande à ses disciples la pratique de la charité et de la justice, le respect de l’ordre et de la loi, la droiture. la bonne foi et la piété filiale, qui est la plus importante: de toutes les vertus, Îl'délermine d’une manière excellente lés droils’ét les devoirs des gouvernants et des gouvernés. Mais depuis longtemps les Chinois respectent bien peu les prescriptions morales de leur philosophe. Les Confucéens ont mêlé à la doctrine de leur maître une partie des idées des Tao-sse et des bouddhistes, et la plupart, en même temps qu'ils sont ses adeptes, suivent une autre religion. Comme les Tao-sse, les Confucéens rendent un culte aux génies du ciel et de la terre. aux âmes des parents morts, etc.
La doctrine de Confucius est suivie par les maundarins ou lettrés et par les classes élevées de la Chine, du Japon® et de l’An-nam.
4 Cf. Paurmien, la Chine moderne, dans l'Univers pittoresque, ouvrage auquel nous avons fait piusieurs emprunts.
* Confucius est né en 551 et mort en 479.
# Au Japon, la doctrine de Confucius est appelée 16 Siou-100 (la loi des philosophes); elle s'y est presque complétement rèlés au bouddhisme.
Le Sixrot, C'est la religion primitive du Japon ‘Elle admet un dieu suprême et deux dieux créa. teurs qui ont fait le monde en le tirant du chaos. Après ces divinités principales, il y a une foule de dieux qui ont gouverné le monde pendant des millions d’années, créant sans cesse des divinités secondaires. De toutes ces divinités, une seule est l’objet d'un culte; c’est Tensio-daï-zin ou Ama-terasou-oho-kumi ?, con sidérée comme la déesse du suleil. Le temple de cette divinité est à Isye ou 1ze; c'est un sanctuaire célèbre et visité par un grand nombre de pêlerins, qui viennent s'y faire absoudre de leurs péchés. On ne peut adresser ses prières à Ten-sio-daï-zin que par l'intermédiaire des kamisS et du Mikado.
Le Mikado est le souverain du Japon et le grand prêtre du Sinto; il descend du dernier des dieux qui a gouverné le Japon et qui avait épousé une mortelle. Il est considéré comme l'incarnation de Ten-sio-daï-zin et est l’objet d'une espèce de culte. C'est le Mikado qui déifie les grands hommes.
Les sectateurs du Sinto n'ont point d'idoles: ils ont une vague notion de l'immortalité de l'âme, d’un jugement et de récompenses ou de punitions après la mort. Lear principale règle est la conservation de la pureté de l'esprit et du corps. Ils ont un grand nombre de pré.
tres appelés Kami-nousi (hôtes des dieux), qui se marient et dont les femmes sont prètresses.
Le Sinto, actuellement, est très-mêlé au bouddhisme, et il s'est formé de ce mélange la secte appelée le Sin-syou-riobou*, À son tour, le Sinsyou-riobon s'est mêlé à la doctrine de Confucius ou Siou-t00, et c'est ce triple mélange qui est la religion la plus répandue au Japon. Le Sinsyou pur et ancien est réduit à un petit nombre d'adhérents,
Le cure nu Feu où Mazoéiswe 5, C’est l'ancienne religion des Mages, dont les doctrines sont contenues dans des livres sacrés appelés Naçkas, écrits en zend et dont Zoroastre, personnage de la haute antiquité, est l’auteur. Le mazdéisme a été la veligion de l’ancienne Perse ; il a été détruit par les Arabes au septième siècle et n’a cessé, depuis cette époque, d’être proscrit et persécuté par les musulmans. IL existe encore cependant des sectateurs de Zoroastre; on les appelle Guëbres®, Parsis (Persans) où Madjous (Mages). Ils sont presque tous rassemblés à Bombay et à Surate, dans l'Inde ; le reste est disséminé dans la Perse et à Bakou, à l'extrémité orientale du Caucase,
‘ En chinois, Sin-/00, la doctrine des dieux; en japonais, Sin-syou, la foi dans les esprits célestes, ou Kami-no-mitsi, la doctrine des dieux.
Le grand esprit des cieux purs.
3 Esprits ou hommes déifiés.
# Sin-syou à double forme.
5 Du zend ahura-masda, dieu.
9 Du persan yhebr, intidéle.
Les Parsis ç plus ancienne l'ancienne l'e soleil, aussi & das, sont en plus depuis lo qu'un Dieu, créature ne (Zurtushit) est sion de Dieu.
teur et princ mane, auteui Ja vertu, et le sacrifices les) bonnes actio des mœurs, et letravail.
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MaHoMÉTIs sorte de re théodicée. £ ment oux | phes3. L'is unique el C leur mort, les ramene ses volonté sont : Mois!
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* C'est | sanskrit, | * Surtot S Islam, De Moslen
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Les Parsis ont conservé les livres sacrés et les plus anciennes traditions du culte primitif de l'ancienne l'erse; les prières qu ils adressent au soleil, aussi anciennes que les hymnes des Védas, sont en zend, mais ils ne les comprennent plus depuis longtemps!. Pour les Parsis, il n'y a qu'un Dieu, Ormuzd, qui est éternel, et nulle créature ne peut lui ètre comparée. Zornastre (Zurtwslit) est le vrai prop: ête et il tenait sa inission de Dieu. Il a ordonné d’adorer Ormuzd, auteur et principe de tout bien, et de détester Ahrimane, auteur de tout mal. Les l'arsis honorent la vertu, et leur morale est sévère; pour eux, les sacrifices les plus agréables à Dieu sont les bonnes actions et les bonnes intentions ; la pufeté des mœurs, la charité, l'hospitalité, la sincérité et le travail. ordonnés par Zoroastre, sont sérieusemens pratiqués par $es disciples. Les Parsis croient à l'immortalité de l'âme, à la résurrection et à un jugement après la mort, avec distribution de peines et de récompenses; ils croient aussi que les hommes revivront sous une forme plus spirituelle. les Parsis instruits et sensés regardent le soleil et le feu comme des symboles de Dieu; il n’y a que le vulgaire qui les adore comme étant la Disinité elle-même.
Les Parsis ont conservé une grande foi à l'astrologie ; ils ont parmi eux des astrologues chargés de tirer, d’après les étoiles, l'horrscope des individus, au moment de la naissance et du mariage. Leurs prêtres ou mobeds forment une caste héréuitaire et sont moins instruits que beaucoup de Parsis ; ils cominencent cependant à apprendre le zend, le pehlvi et le persan, afin de pouvoir comprendre leurs livres sacrés.
Manomérisus ou Iszamisue, L'islamisme est une sorte de religion naturelle qui a emjrunté sa théodicée, sa morale et ses pratiques principalement oux livres juifs et aux évangiles apocryphes?, L'istamisme enseigne qu’il y a un Dieu unique et créateur, qui jugera les hommes après leur mort, e qui leur envoie des prophètes pour les ramener au hien et pour leur faire connaître ses volontés. Les prophètes que Dicu a envoyés sont : Moïse, Jésus-Christ et Mahomet. Mahomet se céclare le Paraclet annoncé par Jésus-Christ. Il prêcha sa doctrine, l'islam Ÿ, aux Arabes, de 622 à 632, et détruisit dans toute l'Arabie le polythéisme et le culte des idoles.
Les musulmans croient à l'immortalité de l'âme, mais à un paradis grossier et sensuel; ils sont fatalistes et admettent la polygamie. Une des prescriptions les plus importantes de leur culte est le pèlerinage à la Mecque, la cité sainte de l’islamisme.
Les lois de Mahomet sont contenues dans le
oo
‘ C'est Eug. Burnouf qui a retrouvé, à l'aide du sanskrit, le sens et la grainmaire de la langue zende.
* Surtout à l'évangile de l'. nfance.
S Islam, la croyance; d'où Moxlem, les croyants. De Moslemn, nous avons fait musulmans.
Coran, code religieux, civil et pénal de tous les musulmans.
L'islamisme a été divisé de tout temps en un grand nombre de sectes, dont les deux principales sont cell s des Sonnites et des Schiites. Les Sonnites ou Sunnites admettent l'autorité de la Sonna ou Sunna, recueil de traditions et de déci- ‘ sions fait par les premiers khalifes successeurs de Mahomet. Les Turks, les Arabes et les Tartares sont sonnites. — Les Schites (hérétiques ou sectaires) rejettent la Sunna. Les Persans et les musulmans de l’Inde?'scat Schiites; ils s'appellent Adélieh ou partisans de la justice. — 11 y a aussi les Wahalites, dans le Nedjed (Arabie), qui ne recongaissent que Dieu et le Coran, et refusent tout honneur et tout culte à Mahomet, qui n’était, dient-ils, ‘qu'un homme comme un autre,
Au mahométisme se rattachent :
4° La religion des Druzes. Silvestre de Sacy a démontré que leur religion est un mélange de doctrines musulmanes professées par les sectes de l'islam et en particulier par les Motazales. L'unité de Dieu est le principal dogme de cette religion; aussi s’appelle-t-elle Tehwid (confession de l'unité), et ses sectateurs portent-ils le nom de Mouwahhidoun (unitaires). Les Druzes croient aussi à la métempsycose. Leur religion date de £96 et a été établie par le khalife fatimite Hakem.
2 [a religion des Sykes, fondée par Nanek au quinzième siècle5 et qui est un mélange d'islamisme et de brahmanisme, Cette doctrine est un déisme pur. Les Sykes admettent le Coran : t les
Védus comme livres sacrés; ils ont rejeté le polythéisme indien et la division des castes, mais ils ont. conservé la doctrine de la transinigration des âmes.
% La religion des Yézsidis. Les croyances des Yézidis ou Da‘asen s'nt un mélonge de mahométisme, de mazdi‘isme et de aanichéisme. On connaît peu lu rel gion des “{zidis ; on sait cependant qu'ils rendent un culte particulier à l'esprit du mal ; c'est pour cela que les musulmans les apuellent Chaîtan-Pouroust cu udorateurs du diable. Les Y'zinis sont pleins de respect por les chrétiens, pour l'Évangile, pour l'Ancien Testament et pour le Coran. Ils habitent principalement les montagnes voisines de la ville de Sindjar, dans l'Assyrie, et sont disséminés dans le Kourdistan, la Mésopotamie, la nyrie septentrionale, l’Asie-Mineure et l'Arménie On croit retrouver dans les Yézidis les débris des anciens Assyriens, et dans leur religion quelques restes
4 Coran veut dire récitation; c'est l'ensemble des discours de Mahomet. 11 est rédigé en arabe, qui est la langue sacrée de tous les musulmans.
£ Les musulmans de l'Inde (Afghans, Mongols et Hindous convertis) ont moditié profondément l'islamisme et ont emprunté aux cultes hindous certaines cérémonies et un caractère pompeux, qui cantrastr avec la simplicité du culte musulman en Turquie et en l'erse.
3 La religion de Nanek a été réformée par Gourou- { Gorind, mort en 1707,
de l'ancien culte de Ninive, L::1r chef réside encore près de Ninive.
GÉOGRAPHIE PARTICULIÈRE
$ 1. — Asie russe.
1° Transoaucasie {Voy. page Bi3).
2° Sibérie.
Bornes el élendue.— LaSibérie! est bornée :
au N., par l'océan Glacial arctique, depuis la mer de Kara jusqu'au détroit de Behring; à l'Est, par le détroit et la mer de Behring, la mer d'Okhotsk et la mer du Japon jusqu à l'embouchure du Toumen ; au S., par la Mandchourie, dont elle est séparée par l'Argoun, l'Amour et lOussouri, par la Mongolie, la Dzoungarie, le Turkestan chinois et le Turkestan; à l'O., par la mer Caspienne, le fleuve et les monts Ourals, — La Sibérie occupe toute la partie septentrionale de l'Asie ; l'étendue de cette immense région est, de l'Ouest à l'Est: de 7,000 kilom., entre la mer Caspienne et la mer de Bebring ; de 5,000 kilon., entre les monts Ourals et l'embouchurede l'Amour.
Du Nord au Sud, la largeur est de 2,500 à 2.000 kilomèties.
Depuis 1839? la Russie a considérablement agrandi ses possessions en Asie et reculé au Sud toute sa frontière méridionale; c'est ainsi qu'elle a conquis : 1° tout le littoral oriental de la mer Caspienne, sur lequel elle à construit plusieurs forts, dont le plus important est celui d'Ashuradah ou Achouradek, dans la baie d’Asterabad sur la côte de la Perse ; ac:uell'ement, la mer Caspienne est un lac russe 5, le pavillon de la Russie est le seul qui flotte sur ses eaux, et le commerce de la Caspienne est tout entier aux mains des Russes; — 2 {out le p'ateau de l'Oust-Ourt et presque tout le littoral de la mer d'Aral; — 5° le cours inférieur du Sir-Déria, sur lequel les Russes ont fondé de nombreux forts, qui leur servént à dominer les khanats de Khiva
et de Khokand; —— 4 les steppes de la
‘La Sibérie (Sibir) a pris le nom de la villede Sibir, capitale d'un khanat tartare, conquis par lesRusses en 1560, La Russie a soumis la Sibérie pendant le courant du dix-septiéme siècle et a occupé le Kamtchatka en 1706.
* Date de la première expédition des Russes contre !
Khiva.
3 La marine russe y a détruit là piraterie.
# La Russie fait de sérieux efforts pour réprimer les brigandages des habitants du Khokand, et donner an commerce et aux caravanes la sécurité névs re.
Petite et de la Moyenne-Horde des Kirghiz ; — ÿ° le territoire de la Grande-Horde des Kirghiz, situé au Sud du lac Balkach et appelé la Dzoungarie russe ; — 6°tout le massif de l'Altai t;— 7° les provinces de l'Amour et du Littoral, partie de la Mandchourie enlevée à la Chine*; — 8° l'île de Tarrakaï ou Sakhalien* et les Kouriles#,
Lilioral, — Le littoral de la Sibérie sur la mer Glaciale ne présente de remarquable que la Nouvel'e-Sibérie ou iles Liakhof, groupe de terres glacées et désertes, dans lesquelles on trouve d'immenses quantités d'ivoire fossile, Après le détroit de Behring, et entre la mer
de Behring et la mer d'Okhotsk, se développe ‘
la grande presqu'ile montagneuse et voleanique du Kamitchatka, longue de 1,000 kilom, et terminée au Sud par le cap Lopatka. Entre ce cap et le Japon, s'étend l'archipel des Kouriles, chaine d'’iles volcaniques habitées par les Aïnos ; toutes appartiennent à la Russie, excepté les deux îles les plus méridionales, Itouroup et Kounisari, qui sont encoré au Japon. A l'Ouest des Kouriles, et dans la mer d'Okhotsk, s'étend le long de la côte de l'Asie, dont elle est séparée par la Manche de Tar.
rakaï, la grande ile de Tarrakaï, appelée aussi Sakhalien et Krafto, et qui est séparée de l'ile japonaise de Yezo par le détroit de la Pérouse. Des pècheries importantes sont établies sur les côtes de cette ile, où l'on prend beaucoup de morues. — La Sibérie n’a de ports que sur le Grand océan; les principaux sont : Petropavlovsk, dans le Kamtchatka, Okhotsk, Nikolaïef, à l'embouchure de l'Amour, et Alexandrovsk, sur la baie de Castries.
Aspect général. — Une contrée beaucoup plus grande que l'Europe doit nécessairement présenter divers aspects. Toute la Sibérie occidentale, à l'Ouest d’une ligne menée de Semipalatinsk à l'embouchure de la Léna, se compose de plaines basses5. Au Sud-Ouest, se trouvent les steppes des Kirghiz. Toute la zone septentrionale, au delà du 65° parallèle, est formée de toundras, c'est-à-dire de
! Quelques auteurs disent que depuis 1857 une partie où même la totalité des Mougols Khalkhas, se sont reconnus tributaires de la Russie,
* Par lestraités de 1858 et 1860.
3 La Russie a acquis la partie méridionale de Tarrakaï en 1859.
# La limite entre les Kouriles russes et japonaises u été fixée par le traité du 7 décembre 1856.
# Dont la hauteur moyenne est de 78 à 85 m. Tu. holsk est à 36 m, et Barnaoul à 417. — Le littoral et le sol de la Sibérie septentrionale s'élévent, comme le littoral de la Suède et du Spitzberg ; aussi les basses terres de cette région s'éte sent-elles ane trefois moins au Nord,
plaines basses deux-tiers de l° dant la saison cl La partie orien ligne passant Krasnoïarsk et accidenté, boisé ges dans la pa Mongolie. Enfin avec les Kourile distincte. Le se les diverses pa généralement f1 au moins à pei Montagnes.
se composent à l'Ouest, isolé Russie et de Ja geant du Nord :
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L'Altai 5 est aifs, à cause de situé entre 79° hérie, partie e l'Iénisséi y pret des sommets e les plus élevés 13,355 m.). Le ralement de 5 tout des livne:
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plaines basses et glacées pendant plus des deux-tiers de l'année, et se transformant pendant la saison chaude en marécages immenses.
La partie orientale de la Sibérie, au Sud d'une ligne passant par Semipalatinsk, Barnaoul, Krasnoïarsk et Yakoutsk, est un pays élevé, accidenté, boisé ! et couvert de hautes montagmes dans la partie méridionale adjacente à la Mongolie. Enfin le Kamtchatka, à l'Est, forme avec les Kouriles une région volcanique trésdistincte. Le seul caractère commun qu'aient les diverses parlies de la Sibérie, c'est d'ètre généralement froides, stériles et désertes, ow au moins à peine peuplées.
Montagnes. — Les montagnes de la Siberie se composent de deux systèmes : 1° l'Oural ?, à l'Ouest, isolé au milieu dès plaines de la Russie et de Ja Sibérie occidentale et se dirigeant du Nord an Sud; 2° un système de hautes montagnes aliunt de l'Ouest à l'Est, sur toute la frontière méridionale, entre le lac Balkach, à l'Ouest, et le haut Amour, à l'Est. Tout cet ensemble de montagnes constitue le talus septentrional du plateau central de l'Asie «se compose de massifs de hautes montagnes, de contre-forts et de terrasses, qui portent les aoms de : Ala-Tau, à l'Est du lac Balkach ; Altaï, entre l'Irtych et l'lénisséi; monts Sayansk, entre l'lénisséi et le lac Baïkal; monts Kentai et Chékonda, aux sources de l'Amour.
L'Altai 5 est le plus important de ces massifs, à cause des mines qu'il renferme ; il est situé entre 79° et 86° long. Est, partie en Sihérie, partie en Mongolie; l’Irtych, l'Obi et l'Iénisséi y prennent leurs sources. La hauteur des sommets est de 3,100 mètres, et parmi les plus élevés, on cite le mont Béloukha 13,355 m.). Le massif de l'Altaï, formé généralement de schistes triables, présente partout des lines horizontales et des contours monotones; il se compose de grands plateaux, sont les sommets plats et déprimés sont couverts de lacs et de steppes marécageuses, qui rappellent, sur une grande échelle, les fagnes de l'Ardenne. Des vailées profondes, à bords presque verticaux, séparent ces sommités aplaties. Les richesses minérales de l'Altaï sont
! Les essences principales de ces forêts sont les
pins, les sapins, les mélèzes, les bouleaux et les cédres de Sibérie, dont les cônes fournissent une amande qui est le meilleur fruit de la Sibérie, —
Les forèts s'étendent jusque vers le cercle polaire;
entre elles et les toundras, il existe une zone de
broussailles.
: Voy. pour la géographie des monts Ourals, la pe 8,
* Alldin-Oola, en mongol, montagne d'or.