‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 477 sur 630 · LE · texte numérisé non relu

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considérables ; on y trouve du fer, du plomb, du cuivre, de l'argent, et des alluvions auriféres dans les vallées. La vallée du Tom, à Kouznetsk, renferme un bassin houiller trèsétendu et donnant du charbon de bonne qualité. Les contre-forts de l’Altaï sont les monts Salaïr, entre l'Obi et le Tom, et l’Ala-Tau, entre le Tom et l'Iénisséi.

Toute la pärtie de la Sibérie coinprise entre l'Iénisséi et le lac Baïkal est couverte par les contre-forts des monts Sayansk!; la région située à l'Est du Jac Baïkal, ou Transbaïkalie, est couverte par les contre-forts des monts Kentai; l’un d'eux, passant entre le Vitim (affluent de la Léna) et la Schilka (une des branches de l'Amour), se prolonge au Nord-Est en se bifurquant. La chaine la plus septentrionale, les monts Aldan, entre l'Aldan et la Léna, est formée par hautes collines ondulées et dépourvues . de pâturages. La chaîne la plus méridionale se coinpose d'une suite de plateaux à forme irrégulière et porte les nomsde Yablonoï Khrébet (montagnes des pommes) et de monts Stanovoi (monts neigeux) ; elle sépare ie versant de la mer Glaciale de celui du Grand océan et semble se rejoindre, par une suite de collines qui traversent le pays des Lamoutes, à la haute chaine volcanique du Kamtchatka, dont les principaux sommets sont le Kloutchet (4,800 m.) et le Koriatskoï (3,606 m.). — Des monts Stanovoi se détachent plusieurs grands contre-forts qui vont accidenter la surface de la Mandchourie russe, et parmi lesquels nous citerons seulement les monts Khing-gan.

La Sibérie renferme encore quelques .:cidents de terrain isolés et qui ne serattachent pas au système de ses montagnes méridionales. Les plus remarquables de ces relieis sont : les monts Mougodjars, qui semblent être le pro:ongement des monts Ourals et qui traversent la steppe des Kirghiz; — le plateau de l'Oust-Ourt, entre la mer Caspienne et la mer d'Aral, haute plaine stérile, dont l'altitude est de 200 mètres ;— les monts Vilyouisk, entre la Léna et son affluent le Vilyoui; — les monts Verkhoyansk, entre l'Aldan et l'indighirka, composés de schistes et de phyllades, abrupts et difficiles à traverser ; — les monts Sihata-Alyn, grande chaine littorale qui suit toute la côte de la Mandchourie russe. Fleuves. — Les fleuves de la Sibérie sont presque tous tributaires de la mer Glaciale et

‘ C'est dans cette partie de la Sibérie que se trouve le Mounkv-Sardyk, haute montagne de 3,500 mètres et la plns élevée de toute la Sibérie orienta'e: elle est située au Nord du lac Kossogol.

du Grand océan; quelques-uns aussi versent leurs eaux dans la Caspienne, la mer d’Aral et le lac Balkach.

Les cours d’eau qui se jettent dans la mer Glaciale sont :

L'Ob ou Obi, formé par deux rivières qui descendent du massif de l’Aliaï, la Kutounia et la Biia, qui sort du lac Tele!zkoï ou Altoun. L'Obi passe à Kolyvan. Il recoit à droite : le Tom, qui arrose Tomsk, et le Choulym. Son principal affluent de gauche est l'Irtych, grande rivière qui a sa source en Dzoungarie, traverse le {ac Dzaïzang, passe à Semipalatinsk et à Omsk, où il recoit à droite l'Om. L'Irtych a deux affluents à gauche: l’{schim et le Tobol, qui a son confluent à Tobolsk. — L'Obi se jette dans la mer Glaciale par un immense estuaire et après un cours d’au moins 3,800 ki- Jlométres !.

L'Iénisséi, formé par la réunion de plusieurs cours d'eau qui sortent des montagnes du pays des Khalkhas, passe à Krasnoïarsk et lénisséisk, et se jette dans la mer Glaciale par un large estuaire; son cours est d'au moins 3,200 kilom. Il reçoit, à droite, trois grandes rivières : l’Angara ou Toungouska supérieure (Verkniaia), la Toungouska moyenne (Sredniaia) et la Toungouska inférieure (Nijniaia). L’Angara sort du lac Baïkal et passe à lrkou sk ; il semble être la continuation de la Sélenga, grande rivière qui descend du plateau de la Mongolie et se jette dans le lac Baïkal. La vallée de la Sélengaest assez favorable à la culture.

La Léna (paresseuse) est un grand fleuve de 3,500 kilom., dont le cours est lent et sinueux; sa source est dans les montagnes qui longent la rive occidentale du lac Baïkal. Eile passe à Yakoustk et reçoit, à droite * le Fifim et l'Aldan ; à gauche : le Vilyoui. — Viennent ensuite plusieurs cours d’eau moins considérables : le Yana, l'Indighirka et la Kolyma.

Toutes ces rivières coulent au milieu de forêts épaisses et arrosent çà et là quelques centres de population ; leur direction générale est du Sud au Nord, et cetie disposition leur permet de transporter les produits de la Sibérie méridionale dans les parties septentrionales, dont les habitants inanquent de tout. Ces rivières sont sujettes à des crues suhites et énormes, au printemps. après la débâcle, et en automne, après les grandes pluies: en quelques heures, le: vallées, toujours larges et plates, sont inondées, et soavent les habitants n'ont d'autre moyen d'échapper à l'inondation que de se

en

* La navigation à vapeur existe sur l'Obi et sur l'Iénisséi.

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réfugier sur les arbres et d'y attendre la fin

de la crue.

Les fleuves tributaires du grand Océan sont : l’Anadyr, rivière sans importance qui se jette dans le golfe d’Anadyr, et l'Amour.

— L'Amour! est formé par la Schilha et l'Argoun, qui dans son cours supérieur s'appelle Kerouloun ; les deux rivières se réunissent au fort d@Strelotchnaya. La Schilka est ellemême formée par la réunion de l'Ingoda, qui prend sa source au mont Chékonda, et de l'Onone, quissort des monts Kentai, au Sud du mont Chékonda. La Schilka passe à Nertchinsk. Au-dessous de Strelotchnaya, l'Amour coule à l'Est en décrivant un immense demi-cercle dont la condxité est au Sud ; il arrose un assez grand nombre de pet'tes villes et de villages peuplés de Mandchoux, de Tongouses ou Gholdes, de Chinois et de Russes %; mais les seules villes importantes sont : Blagovesichensk, vil'e russe située au-dessus du confluent de la Zeya, Aïgoun ou Sakhalien-Oul:- Khoton, ville mandchoue-chinoise, Sofiisk et Mariinsk, entre lesquelles le fleuve forme le lac Kisi, L'Amour se jette dans la Manche de Tarrakaï à Nikolaïef, après un cours d'environ 3,200 ki omètres. Ses principaux affluents sont, à droite : le Soungari, grand cours d’eau qui arrose la Mandchourie chinoise, et l'Oussouri, qui forme la limite actuelle de la Russie et de la Chine; à gauche : ia Zeya ou Tchikir, grossie de la Selimdya, la Boureya ou Nioumane, l’Amgoun ou Kingan, dont le confluent esi près de l'embouchure de l'Amour et dont la vallée est favorable à l'agriculture. Audessous du confluent de la Schilka et de l'Argoun, l'Amour coule entre des montagnes boisées 5; puis sa vallée s'élargit et il arrose de beles prairies très-propres à la culture et à l'élève du bitail. Au-dessous de la Boureya, l'Amour entre dans une gorge longue de 400 kilom. et formée par les monts Khinggan, hautes montagnes rocheuses et boisées:

*En mongol Sakhalien-Onla, le fleuve Noir, à cause deses rives bordées de :apins et de mélèzes. Le nom d'Amour est peut-être l'altération de Mamou, non que lui donnent les Tongouses.

* Les Russes ont établi sur les rives de l'Amour un grand nombre de postes militaires, occupés pt des osaques ; ces postes relient la Sibérie orientale à lrkoutsk,

3 Les essences de ces forèts sont : les mélèzes, les pins, le bouleau blanc et le bouleau noir, le chêne, l'orme, le frène, le tremble, le peuplier, le saule et le poiri r sauvaye.

4 Les Manduhoux y cultivent le millet, le maïs, les fives, le chou, l'oignon et l'ail, et élèvent des porcs de race mandchone, des bœufs pour le labour et de la

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àsa sortie de ce défilé, il rentre dans une région de plaines vastes et fertiles ‘. Au-dessous du confluent de l'Oussouri, la vallée de l’Amour, quoique bordée de hautes montagnes couvertes de sapins, est encore très-large et fertile; mais en approchant de Soliisk, la vallée se resserre ; le fleuve, jusqu'alors trèslarge et encombré d'îles, se rétrécit ; les iles disparaissent, et de hautes montagnes revêtues d'impraticables forêts de mélèzes et de cèdres de Sibérie bordent ses rives jusqu'à la mer.

Dans cetie dernière partie de son cours, l'Amour fourmille de saumons, d’esturgeons et de carpes; c'est un véritable vivier. — Avant l'acquisition du bassin de l'Amour, la Sibérie n'avait d'autre débouché que le port d'Okhotsk, auquel il était bien difficile d'arriver à cause des bois et des marais ; l'Amour, par sa direction à l'Est, ouvre aux Russes une issue sur le Grand océan ; aussi, est-il devenu dès à présent le théâtre d’une colonisation assez im-

- portanteet d'une navigation assez active et des-

servie par des bateaux à vapeur.

Les cours d'eau qui se jettent dans la mer Caspienne et dans les autres lacs des steppes du Touran sont : l’Oural, grossi de l’'Jlek, et l'Emba, tributaires de la Caspienne ; l’rghix, qui se jette dans le lac Oulou-Tenghiz; le Sir-Déria, qui arrose le Turkestan russe et a son embouchure dans la mer d’Aral : le Suri- Sou et le Tchoui, qui se perdent dans le lac Tata-koul; l'{li, rivière large, rapide et profonde. qui descend des montagnes de la Droungarie et finit dans le lac Balkach.

Lacs. — Les lacs de la Sibérie se trouvent dans la partie méridiona'e de la région ; les principaux sont : la mer d’Aral, le lac Balkach, l'Issyk-koul *%, l’Ala-koul et le lac Baïkal.—La mer d'Aral, située au milieu des steppes du Touran, est séparée de la mer Laspienne par l'Oust-Ourt. Sa longueur, du Nord au Sud, est de 500 kilom.; sa largeur est généralement de 200 kilom., et sa plus grande profondeur ne dépasse pas 68 mètres. Eile reçoit deux grands fleuves : le Sir-Déria, au Nord, et l'Amou-Déria; au Sud. Ses bords sont déserts, marécageux et converts de saules et de roseaux. La mer d'Aral n’est pas un lac d'eau douce, mais le reste d’une mer intérieure, au- Jourd'hui desséchée en grande parie 5. La

‘ Les hautes herbes qui couvrent ces prairies se composent surtout de Callisace Dahurica, d'Adenophora verticillata, de Menispermum Dahuricum et de ulossocomia Ussuriensis. Cette‘ dernitre plante est remarquable par ses belles clochettes rouges.

* Lac chaud, ainsi appelé.parce qu'il ne gèle ja- Mais ; son altitude est à 1,689 mètres.

* La flore des euux de la mer d'Aral, dans sa partie

Russie possède entièrement la mer d'Aral et y a établi une flottille. — Le {ac Batkal!, appelé par les Russes mer Sainte (more sviatote), est le plus grand des lacs d’eau douce de l'Asie ; il a 675 kilom. de long sur 200 de large; sa profondeur est si considérable, que près de ses bords la sonde donne souvent jusqu'à 300 mètres; sa navigation est dangereuse. On trouve dans le lac Baïkal un grand nombre de poissons *, des phoques appelés nerpas, des éponges et des coraux. L'eau du lac est trèspure, et cette circonstance a permis de voir, à une grande profondeur, des montagnes, des arbres et des forêts entières, que les eaux ont recouverts autrefois, et qu'on y distingue parfaitement. Le lac Baïkal est entouré de hautes montagnes et reçoit un grand nombre de rivières ; la plus considérable est la Sélenga, dont les eaux affluent à l'Iénisséi par l'Angara.

Climat. — Bien que située presque tout entière entre 50° et 70° lat. N., c'est-à-dire dans la même zone que l'Angleterre, l'Écosse, la Belgique, la Holiande, la Prusse et le Danemark, pour ses parties méridionales, la Suède, la Norwège et la Laponie, pour ses parties septentrionales, la Sibérie a un climat bien pius froid et des hivers beaucoup plus longs que les contrées qui viennent d'être indiquées. Les causes de la rigueur du climat sont : le vent du Nord, qui vient des régions polaires et soufle sur ces basses plaines absolument sans abri contre sa violence ; la hauteur des chaines neigeuses qui bordent, au Nord et au Sud, le plateau central de l’Asie, de sorte que le vent du Sud, au lieu d'être pour la Sibérie un vent chaud, est un vent trèsfroid ; enfin la fréquence du vent d'Ouest, vent également continental, sec et froid, au lieu d'être, comme dans l’Europe occidentale, un vent de mer, humide et chaud. Dans les parties orientales de la Sibérie (Mandchourie), les vents d'Est prédominent et y apportent de l'humidité et un peu de chaleur. - Le climat de la région est continental ou extrème ; l'hiver y très-rude et été assez chaud. On a constaté à Yakoutsk, par 65° lat., des froids de 55° et de 5°5et des chaleurs de 25 degrés. — L'hiver dure presque partout de neuf à dix mois, et la neige couvre le sol de septem-

Nord-Est, est entièrement océanique et se compose de plant. s nombreuses qui appartiennent exclusivement au sol de la mer.

* Baikal, en yakoute, veut dire grand lac.

® Eslurgeons, sterlets, truites, lavarets et harengs.

% Suivant Erman, le thermomitre aurait marqué, le 20 janvier 1829, — 58°; ce serait, si cette observation est exacte, le plus grand froid observé,

bre en avril ; les rivières et les lacs gèlent partout. L'li et le lac Balkach, situés entre 43° el 46° lat., c'est-à-dire dans la zone où se trouvent Toulouse et Lyon, restent gelés de décembre en mars ; le lac Baïkal, situé entre 5l°et 56° lat., c'est-à-dire dans la zone où se trouvent l'Angleterre et la Hollande, reste gelé de novembre en mai, Au delà du soixantedeuxième parallèle, le sol ne dégèle plus, et sa température persiste au-dessous de zéro jusqu'à la profondeur de cent et quelques mètres. — L'été est court et, même dans la Sibérie méridionale, la chaleur suffit à peine à Ja maturation des grains; le plus souvent les récoltes sont délruites par les gelées tardives ou par les neiges prévoces ; quelquefois en effet, la neige couvre les champs en août, avant qu'on ait pu moissonner. — Dans le Kamtchatka, et surtout dans la Mandchourie, le climat est marin et moins rigoureux . — Les steppes des Kirghiz, quoique siluées entre 45° et 52° lat., ont aussi un climat «xtrème ; le froid v est très-rigoureux (37° à 40°) et les chaleurs d'été, qui s'élèvent à 42°, sont insupportables dans ces plaines sablonneuses et sans eau, et y détruisent toute végétation. — Partout dans les plaines de la Sibérie, les bouranes ou tourbillons de neige sévissent avec fureur et occasionnent les plus grands désastres.

Productions minérales. — Les productions minérales de la Sibérie sont nombreuses et abondantes; les principales sont : l'or, que l’on trouve dans les alluvions du versant oriental des monts Ourals, du versant nord de l'Altaï et des monts Sayansk, dans les vallées de la Transbaïkalie et dans presque toute la vallée de la Léna; les alluvions de la Sibérie produisent snnuellement pour environ 50 millions de fr.

d'or; — l'argent, dans l'Altaï et la Transbaikalie ; — le cuivre, dans les monts Ourals, la Transbaïkalie et le pays des Kirghiz ; — le fer, dans l'Oural et l'Altaï ; — le plomb, dans l'Altai; — la houille, dans le bassin de l'Amour, l'ile Sakhalien et la vallée du Tom ; — le graphite, le sel, les pierres précieuses, le jaspe et la malachite.

Cultures et bétail. — On cultive dans la zone méridionale de la Sibérie ?, au Sud du soixantiëme parallèle, le seigle, l'orge, l'avoine, le millet et le sarrasin de Tartarie ou dikoucha ”.

A Blagovestchensk, le thermomètre marque cependant en hiver — 42, et l'Amour y gèle d'octobre en avril.

? Quelques parties de la Sibérie méridionale, fortuées de terre noire, sont assez fertiles !Voy. p. 56, Poiygonum Tataricun.

Au nord du soixantième parallèle, les culture: cessent complétement ; dans les étés favorables, les indigènes mangent les baies du cerisier à grappes, du sorbier, du genévrier, celles de diverses ronces t, de l'airel'e route, de la bruvère à fruits noirs (chikcha) et celles d'un groseillier sauvage, Une de leurs ressources est la makarcha, racine farineuse, qu'ils trouvent dans les terriers des campagnols qui en font provision, li faut encore ajouter à cette liste: la carotte sauvage, le sarana (Lilium), herbe dont les racines sont comestibles, et l'écorce du talnik (Salic arenaria) qu'on mange seule ou mèlée à un peu de seigle. La chasse du renne, de l'élan et du bélier sauvage fournit, ainsi que la pêche, les principaux ali.

ments; et durant l'été on fait sécher le poisson qui doit servir pendant toute l'année à la nourriture des hommes et des chiens:

mais chaque année, au printemps, la famine et la mortalité sévissent cruellement dans les tribus, qui ne trouvent leur salut qu’à l'arrivée desvolées decygnes, d'oies, de canardssauvages et de bécasses. — Une des plantes utiles de h Sibérie est le chanvre des Ostiaks; c'est une ortie, dont les filaments sont forts et souples.

Le bétail est en général peu nombreux, à cause de la difficulté de le nourrir pendant l'hiver ; aussi le chien, qui se contente de ne manger que du poisson séché?, est-il l'animal de trait le plus ordinaire; on l'attelle aux traineaux (nartas), aussi bien qu'on lui fait haler les bateaux. La race des chiens dle Sibérie est forte et ressemble au loup. — Les chevaux de Sibérie sont petits, laids, mais d'une vigueur, d'une sobriété, d'une rusticité et d'une vitesse incomparables ; ils travaillent pendant trente ans.— Les nomades de la Sibérie du Nord (Samoyèdes, Tougouses et Tehouktchis) entretiennent des troupeaux de rennes. — C'est dans les steppes des Kirghiz que se trouvent les grands troupeaux de moutons, de chevaux et de chameaux. Le cheval kirghiz forme une race forte, rapide, rustique, excellente, de grande taille au Nord, plus petite au Sud. Le mouton de race kirghize esl caractérisé par la grosseur de la queue ; c'est une grande race et à laine grossière, mais rustique, très-féconde et excellente laitière. Les Kirghiz élévent d'innombrables quantités de brebis, dont le lait, avec celui des chamelles, des juments et des vaches, constitue, diverse-

! Framhoisier sauvage, faux mürier ou moroclk. # A Okhotsk, on donne à manger du poisson frais. en été, on du poisson fumé, en hiver, aux ehevann aux haœnfs, aux moutons et aux poules.

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Faune. — La faune de la Sibérie est nombreuse et se compose d'ours blancs et noirs, deloups, de !ynx, de gloutons, — de cerfs, d'élans, de rennes qui vivent en troupes immenses, d'hémiones, — de zibelines, de renards noirs, d'isatis o renards bleus, d'hermines, de martres, de loutres, d’écureuils (petits gris), de castors, de blaireaux et de lièvres, dont les fourrures constituent une des principales richesses de la région, — de lemmings, de campagnois, — de canards et d'oies sauvages, de gélinottes, de bicasses, de perdrix,— de poissons nombreux !, — et d'innombrables légions de ‘moustiques. La faune des steppes des Kirghiz est formée de chacals, d'antilopes saïga, d’aigles et de grues.

Les alluvions aurifères des monts Ourals et de l'Altaï renferment les débris de l’ancienne faune de la Sibérie, aujourd'hui et depuis longtemps détruite, et composée de mammouths, de rhinocéros-tichorinus, d’elasmotherium, de bos primigenius, de bos urus, de bos priseus, de cer!s et d’élans. On trouve dans ces alluvions, et aussi dans les toundras, non--seulement des ossements et des défenses, mais encore des cadavres d’éléphants et de rhinocéros, ensevelis dans la vase par un cataclysme subit, et si bien conservés par la gelée, que les ours et les chiens des Tongouses mangent leur chair *, C’est de ceite race perdue d’éléphants où de mammouths que provient l’ivoire fossile, si abondant dans la Nouvelle-Sibérie et dans

les toundras. |

Races, langues et rehgrons.—La population de la Sibérie se compose d'éléments très-variés. Les diverses nations sont : les Cosaques, soldats ou fonctionnaires, chargés de l’admimstration et de la garde du pays, de la surveillance des condamnés et des exilés, de la conversion et de la civilisation des indigènes ; — les Russo-Sibériens, race qui descend des Russes exilés, qui est acclimatée et forme, avec les Cosaques, la population dominante ; — les exilés russes, polonais et circassieus, transportés en Sibérie pour leurs opinions

‘ Saumons,esturgeons, sterlets, éperlans, murènes, brochets et lottes.

* Aujourd'hui, le sol sur lequel existaient ces espêces (destinées à vivre cependant dans un pays froid) est complétement gelé et dépourvu de la végitation qui leur était nécessaire; le climat de la Sibérie a donc subi, comme celui du Grœænland, une égale détérioration.

politiques ou religieuses ; — les criminels russes, déportés en Sihérie et condamnés aux mines ; —les métis russes (Kirimki), issus dn mélange des Russes avec les femmes indigènes, et qui sont assez rombreux partout ; — les nations indigènes, qui comptent environ deux millions et demi d'individus, et qui appartiennent aux quatre groupes de la race scythique ou tartare.

Les nations du groupe ougrien sont : les Ostiaks (100,000), qui habitent la Kondinie, c'est-à dire le bassin moyen de l'Obi et le bassin inférieurde l'Irtych ;—les Vogoules (6,000), sur le versant oriental des monts Ourals du centre, — Au groupe ougrien se rattachent les tribus du rameau ougrien-polaire, qui sont : les Samoyédes (12,000), qui habitent les parties les plus septentrionales de la Sibérie du Nord-Ouest ; — les Youkaghires, dans les parties septentrionales de la Sibérie entre Ja Léna et la Kolyma ; — les Tchouvanes, dans le bassin de la Kolymu ; —les Yakoutes ou Sokha (200,000), très-mèlés d'éléments mongols, dans le bassin moyen et inférieur de la Léna ; — les Koriaks ét les Tchoukichis (8,000).

dans les parties les plus orientales de la Sibérie; — les Kamtchadales (3,500), qui s’appellent Itelm:nes, dans le Kamtchatka; — les Aïnos, qui habitent les Kouriles, Sakhalien et le Sud du Kamtchatka,

Les nations du groupe turk sont : les Buxchkirs (500,000), Turks mèlés d'éléments finnois, dans la vallée du Tobol et sur la haute terre des monts Ourals du Sud ; — les Kirghix- Kaxaks (1,500,000), Turks mêlés d'éléments mongols, dans les steppes situées au Nord de la Caspienne et du Sir-Déria! ;—les Barabinzes (100,000), Turks mêlés d'éléments finnois, entre le haut Irtych et le haut Obi.

Les nations du groupe mongol sont : les Bour'iales (150,000), dans la province d’frkoutsk ; —les Khalkhas, dans la Daourie ;—les Dxoungares ou Eleuths (30,000), dans la Dzoungaric russe,

Les nations du groupe tongouse sont : les T'ongouses (100,000), qui s'appellent Boyé ou hommes, entre l'Iénisséi, le lac Baïkal, la Léna, la Mandchourie et la mer d'Okhotsk; — les Mandchoux, dans la Mandchourie.

Tous ces peuples sont nomades et pasteurs et vivent dans un état' presque barbare et très-misérable. Ceux qui sont établis dans les

‘ Le nom de Kazak ou Kaïssak, que se donnent les Kirghiz, veut dire guerrier ; les Kalmouks appellent les Kirghiz Bouroutes; le nom de Kirghiz leur est donné par les Russes.

parties les plus septentrionales, dépourvues de pâturages, n'ont que queiques troupeaux de rennes eLsont surtout chasseurset pêcheurs. — Les Russes ont commencé à répandre leur langue, leur religion et les premiers é.éments de la civilisation parmi les tribus sibériennes ; quelques-unes, les Yakoutes principalement, ont accepté le baptême, savent faire le signe de la croix, connaissent quelques passages de l'Évangile et modifient nn peu leurs mœurs grossières ! ; mais le plus grand nombre de

PROVINCES

ces peuplades fuit le contact et repousse la civilisation des Russes. La presque toialité des indigènes n'a d'autre religion que le chamanisme * ou culte des esprits. Les Kirghiz et les Baschkirs sont mahométans ; les Dzoungares et les Khalkhas sont bouddhistes, Les Russes et les Cosaques appartiennent à l'Église grécorusse.

Provinces el villes. — La Sibérie et ses annexes sont divisées en douze provinces ou territoires dont suit le tableau :

SUPERFICIE

EX KILOM. CANRÉS. PORÇGRATION,

d'or et d'argent ture impériale p d'ohjets en jas ville sur le To mines de houill Province D'lé pales sont : Kr vince, vile de —Jénisséisk, vil située aussi sur Province D Îr koutsk, siége d grande et belle hab., sur l’Ang merce des fou Russie avec la

établissements d et quelques fab TRANSBAÏKALIE Tchita ou Che (affluent de la S — Nertchinsk, son teritoire es

o (9 10 0 56, EGreurtire ges 01 0 +

Irkoutsk, . . . . . ..

Transbaïkalie. . . . . . . . . . . .

Yakeutsk. . . . . . ….. . . . . . .

Province du Littorala. . . . . . . .

Territoire des Kirghiz d’Orenbourg !.

Territoire des Kirghiz de Sibérie*, .

Province de Semipalatinsk 5. , , Turkestan russe.. . . . . . . ..

4 Comprenant la Petite-Horde des Kirghiz et l'Oust-Ourt.

* Comprenant la Moyenne-Horde des Kirghiz.

# Comprenant la Grande-Horde des Kirghiz et le district de Semipalatinsk. 4 Soit 3 habitants et 1/2 par kilomètres carré. :

Province DE Tosozsx. — Les villes principales sont : Tobolsk, capitale de la Sibérie, belle ville de 20,000 hab., au confluent du Tobol et de l'Iriych ; elle est le siége d'un archevèché gréco-russe. C’est la plus grande ville de la Sibérie et le principal centre de son commerce. Près de Tobolsk sont les ruines de Sibir, ancienne capitale de la Sibérie, — Béréxof, petite ville située près de l'Obi, par 62° lat., dans une région glacée ; c'est un des lieux d’exil les plus durs. Le commerce des pelleteries y a quelque activité, ainsi qu’à Obdorsk, autre petite ville sur l’Obi et au commencement de son estuaire. — Omsk, ville de 12,000 hab., au confluent de l'Um et del'Irtych ; c'est une place forte, dans laquelle on a établi une écoie militaire pour former des officiers de Cosaques, une école asiatique pour former des interprètes, et une école d'agri-

‘ Les Yakoutes paraissent avoir renoncé à la polygamie.

culture. — Petropavlovsk, ville forte sur l'lschim; 5,000 hab. — Tioumen, ville de 40,000 hab., sur la Toura.

Province De Tomsk. — Les villes principales sont : Tomsk, capitale de la province, ville commerçante de 9 à 16,000 hab., sur le Tom; il y a des tanneries assez importantes. — Barnaoul, ville de 10,000 hab. ; elle renferme une école des mines, un musée d'antiquités sibériennes ?, un observatoire météorologique et une usine impériale pour la fonte de l'argent. — Büisk, place forte au confluent de ia Biia et de la Katounia; 2,009 hab. — Kaïnsk, place forte sur l'Om ; 4,000 hab. — Kolyvan, sur l'Obi et dans un district riche en mines

4 Chaman, en tongouse, veut dire médecin, sorcier sacrificateur.

2 C'est dans les tombeaux de Krasnoïarsk et dans les tumulus d’Abakansk sur l'Iénisséi, que se trou-

vent les armes, les objets ct les monnaies d'or, d'argent, de cuivre et de fer, qui ont été exécutés par les

anciens habitants de la Sibérie.

sentifère; 2,01 khné-Oudinsk, sur la Sélenga.

frontière, situé de Maïmatchin.

entre la Russie sy font consis svie et soier.es nades, velours roquins, fourrt el opiun. Il se 100,000,000 de Province D'Y, koutsk, ville di s’y fait un gra

. d'ivoire fossile

commerce avec PROVINCE DE !

comprend une g russe, à pour c ville de 1,500 | et de la Zéya.

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! C'est la Daou Nertchinsk.

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arsk et dans que se troues d'or, d’arcutés par les

d'or et d'argent ; elle renferme une manufacture impériale pour la fabrication de vases et d'objets en jaspe poli. — Kouznetsk, petite ville sur le Tom, au voisinage d'importantes mines de houille.

Province D'lénisséis«. — Les villes principales sont : Krusnoïarsk, capitale de la prosince, vi le de 5 à 6,000 hab., sur l'Iénisséi. —Jénisséisk, ville commerçante de 6,000 hab.

située aussi sur l'Iénisséi.

Province D Irkouisk. — La capitale est Jrkoutsk, siége d’un archevèché gréco-russe, grande et belle ville commercçante de 18,000 hab., sur l’Angara. C'est l'entrepôt du commerce des fourrures et du commerce de la Russie avec la Chine. Elle renferme quelques établissements d’instruciion, une bibliothèque et quelques fabriques.

TraxsyaïkauE. — Les villes principales sont:

Tchita ou Chetah, petite ville sur l'Ingoda (affluent de la Schilka), capitale de la province. — Nerichinsk, place forte, sur la Schilka 1; son teritoire est riche en mines de ploub arventifère; 2,000 hab. — Sélenginsk et Verkhné-Oudinsk, petites villes de 2 à 3,000 hab., sur la Sélenga. — Kiakhta, petite ville sur la frontière, située à côté de la ville chinoise de Maïmatchin. C’est le centre du commerce entre la Russie et la Chine; les échanges qui sy font consistent en thé *?, sucre, coton, sie et soieres de la Chine, draps, cotonnades, velours de coton, couiils, cuirs, maroquins, fourrures, métaux ouvrés, miroirs

el opiuin. Il se fait à hiakhta pour plus de

100,000,000 de francs d'affaires 5.

Province D'Yaxoursk, — La capitale est Yakoutsk, ville de 4,000 hab., sur la Léna; il s'y fait un grand commerce de fourrures et

. d'ivoire fossile. Yakoutsk est l’entrepôt du

commerce avec l'Amérique russe.

Province DE L'Amour.— Cette province, qui comprend une grande partie de la Mandchourie russe, à pour capitale Blagovestchensk, petite ville de 1,500 hab., ‘au confluent de l'Amour et de la Zéya.

Province pu Lurroraz.— Cette province, comprend la Mandchourie orientale, l’üe de Sakhalien, le district d'Ukhotsk, le Kamtchatka et les Kouriles, Ses villes principaies sont, dans la Mandchourie : Nikolaïef, ville maritime à l’embouchure de l'Amour; Alexandrovsk, ville

' C'est la Daourie russe qui forme le district de Nertchinsk.

+ C'estde Kiakhta que viennent à Moscou les fameux thés de caravane. . ‘

* Les marchandises achetées à Kiakhta sont ensuite revendues à la foire de Nijni-Novgorod.

maritime sur la baie de Castries; Vludivostock, ville maritime par 43° lat., avec un bon por ; — dans l’île de Sakhalien : Doui, poste situé par blelat., sur la côl” accidentale; il y a des mines de houille cc ‘rables; — dans le district d'Okhotsk: Okhuesk, petite ville maritime de 2,600 hab., aujourd’hui sans importance! ; Ayan, port nouvellement fondé sur le Grand océan ; c’est une des stations de la Compagnie russe des fourrures ; — dans le Kumtchatka ? : Petropavlosk, petite ville maritime fortifiée, sur la baie d'Avatcha ; 600 hab. Les Anglo-Français attaquérent cetie vle le 31 août 1854 et y furent repoussés. On remarque dans les envifous, des digues, des levées et diverses constructions, qui attestent qu’autretois le Kamtchatka était habiié ‘par une population plus nombreuse et plus civilisée.

Territoire Des Kinewiz. — L'immense lerritoire occupé par la Petite et la Moyenne-llorde des Kirghiz-Kazaks se compose de steppes sablonneuses, au Sud, et argileuses, au Nord.

Quoique arrosées par quelques cours d’eau (llek, Emba ou Djem, Ischim supérieur, lrghiz, Sir-Déria, Sari-Sou et Tchoui)et par de nombreux lacs sa.és, ces steppes sunt généralemest arides et n'ont de l’herbeÿ ou de la mousse que pendant la saison des pluies ; les rives des lacs et des cours d’eau sont couvertes de joncs et de roseaux (Scirpus) qui servent de nourriture au bétail. Nomädes et pasteurs, les Kirghiz élèvent de nombreux troupeaux ; leurs chefs ont pour region un islamisme mélé de diverses pratiques du chamanisme* ; quant aux classes inférieures, eiles n'ont d’autres croyances que les superstitions du chamanisme. Les Kirghiz sont encore barbares et ne renoncent au pillage des caravanes, que parce que leur pays est occupé miitairement par des régiments de Cosaques appuyés sur un certain nombre de postes militaires. — Ces steppes présente t partout des ruines d’édifices, temples ou forteresses; mais on ignore quel est le peuple qui a élevé ces nombreux monuments; on sait seulement qu'il habitait le pays avant les Kirghiz. — Au territoire des Kirghiz se rattachent les steppes de

1 Son port reste gelé pendant dix mois.

* Les exactions des Russes ont réduit la population

du Kamtchatka à moins de 4,000 sauvages miséra-"

bles, ne vivant que des lichens des rochers.

3 Les principales herbes des steppes des Kirghiz sont . l'it-saguit ou urine de chien (Polygonum frutescens), bon fourrage pour les moutons; l'absinthe l'ayalisch, petit arbrisseau qui sert de combustible ; la saksaoul ou soude et le kouk-bek, qui doune un bon fourrage.

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l'Oust-Ourt, occupées par les Russes, qui ont é:abli, comme on l'a dit précédemment, plusieurs forts sur le littoral de la mer Caspienne.

Province DE SemipaLaTinsk. — Cette province, qui se coinpose du district de Semipalatinsk, sur Je haut Jrtych, et de la Dzonngarie russe ou territoire de la Grande-Hlorde des Kirghiz!, a pour capitale Semipalatinsk, ville fortifiée sur lirtych; 7,000 hab, 11 s'y fait un.commerce assez important avec la Chine, par Tchougoutchak en Dzoungarie, et avec les Kirghiz.- Les localités principales, toutes fortifiées, soht : Sergiopol (Ayagouz), sur l'Aya- #ouz, un des affluents du lac Bakach ; Kopal, au pied de l’Ala-Tau:; Viernoïe, place forte construite en 1854, siége de l'administration du pays Transilien, centre politique, militaire et commercial important et poste avancé de la Russie dans l'Asie centrale ; 5,000 hab. — Le pays Transilien, élevé de 800 à 1,600 m., est fertile et propre à l’agriculture; sa température moyenne est de + 8°; le maximum de chaleur est de 33°, et le imaximum de froid est de — 15°.

L'empire chinois est borné : as N., par la Sibérie ; à l'O., par le Turkestan; au S., par l'Hindoustan et l'Indo-Chine; à l'E., par la mer du Japon, la mer Jaune, la mer Orientale etla mer de Chine. C’est une immense contrée, longue de 4,500 kilom., de l'Est à l'Ouest, et large de 3,000, du Nord au Sud. Sa superficie

TurwesTan Russe. — Cette province?, lor- !

$ 2. Empire

mée de la partie septentrionaie du khanat de Khokand annexée à la Russie en 1864, est couverte à V'Est par le massif de l'Ala-Tau vi arrosée par le Sir-Déria. C'est dans le bassin de ce fleuve que se trouvent : Hazret ou T'urkeslan, ch.-lieu de la province: Tachkend, grande ville commerçante ; Tchemkend: For!- Perovski, sur le Sir-Déria. — Le Turkestan russe est un beau et fertile pays, dans lequel le fer et la houille abondent.

GRANDE LIGNE TÉLÉGRAPHIQUE DE LA SIBÉRIE, — [La Russie établit actuellement une grande ligne té. légraphique qui, partant de Saint-Pétershourg,

aboutira à Nikolaïef, sur la Manche de Tarrakai .

Cette ligne traverse la Russie, en passant par Moscou, Nijni-Novgorod, Kazan et Perm ; elle entre en Sibérie par lékatérinbourg, et pass par Tioumen 5, Omsk 4, Kolyian, Tomsk, Krasnoïarsk, Jrkoutsk, Kiakhta 5, Tchita, Blagovestchensk, Sofiisk et Nikolaïef.— La ligne doit être prolongée jusqu’au détroit de Bebring. qu'elle traversera au moyen d’un câble, et elle se joindra, sur le continent américain, à une grande ligne qui suit le littoral de l'Amérique, passe por New-Westininsier et San-Francisco, et se prolonge jusqu’à New-York 6.

chinois ‘.

est de dix mi!lions et demi de kilomètres carrés, c'est-à-dire environ le quart de la superficie de l'Asie, et la popülation de ce territoire forme à peu près le tiers de la populatica du giobe.

L'empire chinois comprend six grandes divisions :

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