‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 479 sur 630 · ASIE. AT · texte numérisé non relu

ASIE. AT

les routes, complètent le réseau des voies de communication. Partout, dans les plaines lsses, plates et irrigables, le sol est couvert de rizières immenses et monotones, mais fertiles et salubres.

Climat. — Le climat de la Chine varie suivaut ses provinces, dont les unes sont situées sous le 40° parallèle et les autres sous le 20°, et dont quelques-unes, à l'Ouest, reposent sur un plateau élevé, tandis que d'autres, à l'Est, sont basses et baignées par l'Océan. À latitude égale, il fait plus froid en hiver .et plus chaud en été en Chine qu'en Europe, parce que la Chine a un climat continental et excessif. À Pe-king (par 40° lat.), l'hiver est aussi long et aussi rigoureux qu'à Moscou (par 56°) et à Upsal (par 60°); il y gèle de novembre en mars, et le thermomètre, qui reste pendant trois mois au-dessous de zéro, y descend souvent jusqu'à 20° et 30°; un été d'une chaleur excessive succède sans transition à l'hiver. Le midi de la Chine, situé sous le tropique, a ur? été semblable à celui de la France méridionale; mais les hivers y sont plus doux, quoiqu’il y gèle encore assez fort. À Shang-haï (par 31° lat.), le thermomètre marque 40° en été, et la rivière gèle souvent en hiver. À Canton, presque sous le tropique, le maximum moyen est + 31°, en juillet, et le minimum moyen est de + 7°, en janvier et février. — En général, l'été est sec et la sécheresse cause de fréquentes famines. La saison des pluies est de juin à novembre ; c'est alors que sévissent, dans les provinces maritimes du Sud-Est, les typhons'. — Généralement le climat de la Chine est sain, malgré l’étendue des rizières ; l'excellente organisation des irrigations et des canaux d'écoulement enlève à cette culture, si meurtrière en Italie, tous ses dangers.

Productions minérales. — La Chine est riche en produits minéraux, surtout dans la région montueuse de l'Ouest. On exploite, en Chine : le fer, dans le Chan:si5 et le Kansou; — la houille, qui abonde au Nord-Ouest de Pe-king4, dans le Sse-tchouanÿ, le

! Ta-fung, grand vent.

? AShang-haï, cependant, comme à Whampoa, le choléra, la dyssenterie et les fièvres pernicieuses sévissent avec intensité.

3 Le Chan-si est le centre de la fabrication du fer et de l'acier en Chine.

* Le bassin houiller de Pe-king commence à 8 kilom. au Nord-Ouest de cette ville et se prolonge pendant 80 kilom.; il fournit aux bâtiments à vapeur le meilleur charbon de l'extrême Orient.

* Les mines du Sse-tchouan donnent une houille médiocre, mais qui alimente toutefois les vapeurs qui naviguent sur le Yang tse-kiang,

Kiang-si, le Ho-nan, à Formose et dans le Kan-sou; — le cuivre, dans le Yun-nan, le Kouang-si et le Chan-si ; — l’étain, le zinc et le cinabre, dans le Kiang-si ; — le plomb argentifére, dans les provinces du Sud et de l'Ouest ; — l'argent, dans le Yun-nan, le Chansi et le Chan-toung!; —- l'or, dans le Yunnan, le Chan-si, l'île de Haï-nan et dans les rivières aurifères du, Yun-nan et du Sse- {chouan ; — les pierres précieuses*; — le jade, dans le Chan-si* — le soufre, à Formose ; — le salpètre, l’alan, la stéatite ; — le sel, qui est fourni par les salines établies sur le lictoral, par les mines de sel gemme du Pe-tchi-li et par les puits salants du Sse-tchouan — le kaolin, quiabonde à Si-kang et à Tongkang.

Productions végétales et cultures, — Au point de vue agricole, la Chine se divise en trois zones : la zone septentrionale, au Nord du 35° parallèle ; c'est la zone du sorgho; les froids y sont trop rudes pour y permettre la culture du blé, du riz, du mürier et du thé ; — la zone centrale, au Nord des 26° et 27° parallèles et des monts Nan-ling ; elle a des hivers plus doux et produit du riz et du blé excellents, les meilleures variétés de thé, le mürier et la soie, le coton, la canne à sucre, le bambou 4 etles oranges ; la zone centrale, la plus riche de la Chine, est boisée à l'Ouest, agricole au centre #, et industrielle à l'Est ; — la zone méridionale a les mêmes cultures, mais à cause de l’élévation de la température, quelques produits sont de moins bonne qualité que dans la zone centrale.

L'agriculture a été poussée par les Chinois’ à un point qui les laisse sans rivaux, et cela avec des instruments très-imparfaits; les soins prodigieux accordés constamment aux cultures, les irrigations les mieux entendues, l'emploi intelligent des engrais les plus énergiquesS et un travail opiniâtre forcent un sol épuisé à produire sans relâche la nourriture d'une population énorme, La petite propriété est la seule qui existe en Chine, et le morcellement y est poussé à ses dernières limites.

! Les mines de ces provinces fournissent beaucoup d'argent, qui est le seul métal employé en Chine à la fabrication des monnacs.

# Rubis, saphir, émeraude, améthyste, agate, cornaline, quartz et jaspe.

3 La plus grande partie du jade employé dans l'industrie chinoise vient de Yarkand, dans le Turkestan chinois.

+ Qui s'étend au Nord jusqu'au 38° parallèle.

# Le centre de la zone du milieu est le grenier de la Chine.

6 L'engrais humain.

e GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. .

-dustrie chinois

Les principaux produits de l’agriculture chi- | Brassica Sinensis ; le ricin produit aussi beau- de goût, est ui noise sont : le rix, cultivé en grand partout | coup d'huile lampante. coule des incis au Sud du trente-cinquième parallèle, et qui Les cultures arbustives sont celles du thé, de l'Augia Sine constitue la nourriture générale des provinces | des arbres à fruits, du mûrier, du bambou, provinces qui qui le récoltent et de celles à qui on l’expé- | des arbres à vernis et de l’arbre à suif. — Le Sse-tchouan, le die; il sert à fabriquer une sorte de vin et | Thea viridis, dont les feuilles portent le nom Ho-nan. — Un une eau-de-vie dont on fait une grande con- de thé, est cultivé dans la partie orientale de des plus utiles sommation ; — le blé, cultivé au centre de la | la zone de la Chine comprise entre le Yang- l'arbre à suif Chine et surtout dans la région des plaines; | tse-kiang, au Nord. et le tropique, au Sud. fruits contien — l'orge, l'avoine, le sarrasin, au Nord ; — | Les principales provinces à thé sont : le Kiang- Chinois à fabri le mais! ; — le surgho (Holcus sorghum) | sou, le Tche-kiang, le Fo-kien, où l'on ré- Nous menti appelé aussi le petit millet *, qui donne des | colte les meilleures sortes, et le Kouang- (dans les provi graines abondantes ; on en extrait une eau- | toung. La Chine produit une énorme quantité le mûrier à pa de-vie dont il se fait aussi une grande con- | dethé pour sa consommation et l'exportation ; dont l'écorce s sommation ; — les patates (Convolvulus batatas | elle en vend à l'Europe et aux États-Unis de 60 lier de La Chine et C. reptans) et l’igname ; — le gouet (Arum | à 70 millions de kilogrammes", et les Mongols cium anisatun esculentum) ; — plusieurs plantes aquatiques, | et les Tinbétains achètent beaucoup de thé en pyrifera, plan cultivées en grand dans les étangs et les lacs | brique, c'est-à-dire de petites tablettes faites feuilles S’app et qui fournissent des fécules ou des graines, | avec la tige et les débris de la plante. Le thé odorata, qui se telles que le nénuphar, le sagittaire, la macre- | en brique est préparé dans le Sse-tchouan ?, ranthus, avec bicorne®, le nelumbo brillant, le scirpe tubé- | — Les fruits abondent en Chine; on y récolte le pavot, qui t reux; — le co-ba, roseau dont les jeunes | de bons abricots, des anangs, l'anone à fruit cultures de la ( pousses sont comestibles; — l’arachide; — | écailleux (4. squamosa), des bananés, des ce- La soie est 1 beaucoup de légumes#*; — le cotonÿ, que l'on | rises (moins bonnes que nos cerises françaises), portantes de | cultive surtout dans les provinces de la zone | des figues, la goyave de Cattley (Psidium Calt- ver à soie du centrale, et dont la Chine exporte en Angle- | /eyanum), des grenades, les jujubes, le li- chêne (Q. orie terre, par Shang-haï, d’asséz importantes quan- | tchi (Euphoria Li-tchi), le longan (Euphoria à soie du rici tités; — le chanvre, le china-grass ou tchou- | Longana), la mangue, le mangoustan, des à soie de l'ail ma (Urtica nivea) et le palmier à chanvre | noix et des marrons énormes mais moins ver à soie du c (Chamærops excelsa), dont ies fibres four- | bons que les nôtres, la nèfle du Japon cipaux distri nissent des cordages excellents; — diverses | (fruit du bibacier), des oranges 5, des higa- toung, le Kian plantes tinctoriales : le tein-ching (Isatis | rades, des citrons et des pamplemousses, des hoeï, le Kiang indigotica), pastel dont on tire une couleur | pèchestrès-belles et excellentes, des poires, des porte en Fran bleue; l'indigo; le Polygonum tinctorium, | pommes, la pomme Custard (fruit d’un Xylo- quantités de s qui donne un beau bleu; — le wong-tchi, | pia), des prunes, le raisin#, le wang-pi (Cookia On élève p matière linctoriale extraite des fruits de p'u- | punctata), des melons semblables à nos me- sauvages sont sieurs espèces de Gardenia et qui sert à | lons brodés, des pastèques 5, etc, — Le bam- élévent en gr teindre les soies en jaune; — la canne à | bou est la plus précieuse production de la dires, qui vit sucre, abondante dans la Chine méridionale | Chine; il sert à la nourriture 6 et à taille usaet cultivée en grand surtout dans le Fo-kien ; | ges 7. — Le vernis-laque, qui sert à vernirles ta — le sorgho à sucre (Holcus saccharatus) ; — | objets de tabletterie et d'ébénisterie que l'in- a sn le tabac, cultivé partout et dont on fait une > ARNO grande consommation; les meilleurs tabacs ‘ Les principales villes d'exportation sont: Shang- ? Entre AmMOY sont ceux du Sse-tchouan et du Leao-tong ‘; Lo a NE le Littoral, et Kiakhta, mue — l'huile, qui est fournie par la graine du 2 Le thé est vendu par le producteur chinois de rêter où pour li 10 centimes à 1 franc le kilogramme. Les impôts, les sont tombées da douanes, les frais de toutes sortes, les transports et le par suite de l'éte { La culture du maïs est secondaire. bénéfice du marchand élèvent le prix du thé à 7 fr. 50 se préparer à | 2 Ce millet n'est pas le milletde France, qui est le ou 8fr. lekilogramme sur le marché de Londres. avec l'Angleterre L'anicum miliaceum. 5 L'oranger ne dépasse pas le 50° parallèle. dernières année 3 Qu châtaigne d'eau. * La culture de la vigne est en Chine une culture différentes pro: Choux, pet-sai (espèce de chou), pois, haricots, | de luxe; on la cultive dans les jardins, en haulains, nan et le Sse-te dolices, lentilles, fèves, asperges, oscille, épinards, entre les arbres fruitiers, ; . l'opium indigèn laitues, carottes, raves, navets, betterave, tomates, 5 Les graines de pastéque sont une friandise très- 8 Ces deux es aubergines, courges, etc. estiméeet dont il se fait une énorme consommation. montueuses du 5 La Chine cultive deux variétés du Gossypium her- 9 On mange ses jeunes pousses, qui forment un dons le Leao-tor baceum, le coton jaune (nankin) et le coton blanc. excellent légume, mais solide ettr Le Leao-tong est la partie de la Mandehourie ? Onen fait des tuyaux, des solives, des semelles 5 Fagara pipe baignée par le golfe du Leuo-tong, qui est formé par | de souliers, des paniers, des cordages, des balais, des % Les Chinois le golfe de Pe-tehi-li. chaises, des éventails, ele,

aussi beau-

les du thé, du bambou, suif, — Le nt le nom orientale de re le Yange, au Sud, t:le Kiangù l'on rée Kouange quantité xportation :

-Unis de 60 les Mongols p de thé en lettes faites nte. Le thé tchouan ?, n y récolte ione à fruit és, des cefrançaises), dium Cattbes, le li- (Euphoria ustan, des aais moins du Japon , des higaousses, des poires, des d'un Xylo- -pi (Cookia à nos me- — Le bamtion de la taille usa- | sernir les : que l'in.

ont: Shange et Niakhta,

* chinois de impôts, les isports et le hé à 7 fr, o0 Londres, lèle.

une cullure n hautains,

ndise trèssommation, forment un

:s semelles balais, des

de goût, est une substance résineuse qui découle des incisions que l’on fait dans le tronc de l'Augia Sinensis ou Rhus vernicifera ! ; les provinces qui produisent la laque sont : le Sse-tchouan, le Kiang-si, le Tche-kiang et le Ho-nan. — Un autre arbre figure au nombre des plus utiles productions de ‘1 Chine; c'est l'arbre à suif (Croton sebiferum), dont les fruits contiennent le suif végétal qui sert aux Chinois à fabriquer leurs chandelles.

Nous mentionnerons encore : le camphre (dans les provinces orientales ? et à Formose); le mûrier à papier (Broussonetia papyrifera), dont l'écorce sert à faire du papier ; le cœinel. lier de la Chine; l'anis éloilé ou badiane (illicum anisatum) ; le gingembre; l'Aralia papyrifera, plante dont la moelle découpée en feuilles s'appelle le papier de riz; l’Aglaia odorata, qui sert à parfumer le tabac; le Chloranthus, avec lequel on parfume le thé; le pavot, qui tend à devenir une des grandes cultures de la Chine 5.

La soie est une des productions les plus importantes de la Chine ; elle est fournie par le ver à soie du mürier, par les vers sauvages du chêne (Q. orientalis) et du frène #, par le ver à soie du ricin (Bombyx arrindia), par le ver à soie de l’ailante (B. Cynthia vera) et par le ver à soie du clavalier du Japon 5. — Les prin. cipaux districts séricicoles sont le Chantoung, le Kiang-sou, le Tche-kiang, le Nganhoeï, le Kiang-si et le Hou-pe. La Chine exporte en France et en Angleterre de grandes quantités de soies.

On élève peu d'abeilles, mais les abeilles sauvages sont très-nombreuses. Les Chinois ‘lèvent en grand le la-tchang ou insecte à uire6, qui vit sur le Rhus succedanea, sur le

* Et aussi du Rhus vernis, du Rhus succedanea (sumac faux- vernis), du Melanorœa usitata, de l'Eleococeus vernicia et du Dryandra cordata.

? Entre Amoyet Shang-haï.

3 Aujourd'hui que les lois et la pénalité dont le gouvernement chinois s'était armé autrefois pour arrêter ou pour limiter la consommation de l'opium, sont tombées dans l'oubli ou devenues inapplicables par suite de l'étendue même du mal, la Chine semble se préparer à lutter pour son approvisionnement avec l'Angleterre. On a commencé, en effet, dans ces dernières années, à cultiver en grand le pavot dans différentes provinces et notamment dans le Yunnan et le Sse-tchouan ; et déjà la consommation de l'opium indigène par les Chinois est considérable,

4 Ces deux espèces se trouvent dans les parties montueuses du Sse-tchouan et du Koueï-tcheou et dons le Leao-tong; elles donnent une soie commune, mais solide et très-abondante.

5 Fagara piperita.

8 Les Chinois désignent sous le nom de la-tchang

-dustrie chinoise fabrique avec tant de soins et

Ligustrum glabrum et sur le Hibiseus Syriacus (?), et qui fournit une cire blanche et excellente pour la fabrication des bougies.

Enfin et pour terminer cette longue énumération des produits de l’agriculture et de l'horticulture de la Chine, nous ajouterons que les fleurs sont l'objet de cultures étendues et très-soignées. Parmi les fleurs que la France doit à la Chine, nous mentionnerons seulement la pivoine, le camellia, l'hortensia, le magnolia, le bauhinia, les reines-marguerites, la glycine, les azalées et les chrysanthêmes. La culture des roses ! est faite sur grande échelle, et principalement pour la fabrication de l’eau de roses, dont la Chine exporte de grandes quantités.

Bétail. — En général, le bétail est rare dans toute la Chine, mais principalement dans le Sud? ; il n'y a de pâturages et de prairies nulle part. Le bœuf, de race bossue et de petite taille, est employé au labour, dans le Nord, et le buffle dans le Sud, ou, pour mieux dire, partout où la chaleur lui permet de vivre. On ne mange pas la viande du bœuf et on ne consomme pas le lait des vaches, le lait de la femelle du buffle est préféré ; on ne fait de beurre nulle part. La race des bœufs-porteurs est nombreuse et plus importante; elle est grande et est employée exclusivement au transport des fardeaux et des hommes. Les bœufs-porteurs servent de monturé aux mandarins et aux gens considérables ; on les enfourche sur une espèce de bât, et leur trot est assez rapide. — Les chevaux sont de race tartare, petits, bien bâtis, forts et très-doux ; ils servent à la cavalerie et un peu au transport des hommes et des fardeaux ; ils sont assez nombreux dans le Nord et très-rares dans le Sud. On estime les chevaux élevés dans les vallées du Koueï-tcheou. — Les ânes sont trèsbeaux et assez nombreux, ainsi que les mulets. Les mulets, les chevaux et les bœufs font les transports dans le Nord. de la Chine; dans le Sud, ils se font à dos d'hommes. — La principale race ovine chinoise est la race Ongti, renommée pour sa fécondité. Il n'y a point de moutons dans la Chine méridionale, il n'y en a que dans le Nord. La Mongolie

plusieurs insectes de la famille des Coccides (Kermès, Cochenille).

! Le rosier chinois est petit et surtout rapetissé autant que possible par l'industrie chinoise, qui s’efforce de rapetisser plantes, arbres et bêtes, avec la même persévérance que l'on met chez nous à les grandir.

® Le morcellement extrême de la propriété est la principale cause de la rarèté du bétail et du fumier.

3 Les chevaux, les mulets et les ânes, et quelquefois les femmes sont emplayés au labour,

RER PER ER ne

fournit à la Chine un très-grand nombre de moutons ; mais la Viande que l'on consomme principalement est celle du porc. La race porcine est très-nombreuse et estimée ; on l'a souvent croisée en Europe avecnos races, auxquelles elle donne plus de précocité et d'aptitude à l’engraissement. — La volaille est également très-abondante, le canard principale ment ; les poules!, les oies et les dindes sont moins nombreuses. — Le poisson est l'un des aliments les plus ordinaires des Chinois ; aussi la pisciculture a-t-elle une importance toute spéciale ; les lacs, les étangs et les canaux sont partout ensemencés, et le poisson est nourri, et traité dans ses maladies avec des soins extrèmes. Les principales espèces * sont : le ki-iou (Cyprinus); le li-iou, sorte de carpe très-estimée ; le lo-iou (Crenilabrus), excellent poisson, long de 2 m. et pesant de 50 à 100 kilogr. ; le lieou-iou-ouang (Silurus), le kan-iou (Lenciseus), etc.

Races, langues, religions et émigration. — La Chine septentrionale est habitée par une population de race chinoise pure, originaire et descendue dés plateaux du Nord-Ouest de la Chine ; tandis que la Chine méridionale est peuplée par une race mélangée, issue des Chinois, conquérants du pays, et des populations indigènes, sans doute de souche thibétaine, et dont les débris, à demi sauvages, se retrouvent à Formose, dans l’île de Haïnan et dans les montagnes du Koueï-tcheou et du Yun-nan. On les appélle Lo-lo5, Miaotse (fils des champs incultes) et Thou-jin (hommes de la terre ou indigènes).

La Chine a été conquise en 1648 par les Mandchoux, qui sont restés depuis lors les maîtres du pays, mais qui y sont trés-peu nombreux.

La langue mandarine 4 est parlée par tous les gens instruits de la Chine ét comprise dans toutes les provinces *. Les dialectes provinciaux, au contraire, varient considérable ment entre eux, et l’on ne se comprend d'une province à l’autre que par interprète.

Les trois religions principales de la Chine sont : la doctrine de Confucius, religion officielle, dont l’empereur et les mandarins sont

* Les principales races de poules sont : la race de Nan-king, dite race cochinchinoise, et la race de Chine, de petite taille.

% Du Yang-tse-kiang.

3 Entre le Thibet et le Sse-Lchouan, au Sud de Bathang, et dans le Sud du Yun-nan.

* Kouan-hoa ou langue commune.

5 Ou la parle aussi en Mandehourie, en Corée, au Japon, dans le Tonkin, dans l'An-nam et en Cochinchine.

les chefs; la doctrine du Tao et la religion de Fo ou bouddhisme. Il y a aussi des musulmans sunnites en assez grand nombre dans les provinces de Kan-sou, Sse-tchouan, Yunnan, Chen-si, Chan-si, Pe-tchi-li et Leaotong, c'est-à-dire dans les provinces frontières de l'Ouest et du Nord, et dans les provinces de Nan-king et de Canton!, — Le christianisme, que les Chinois appellent la religion du maitre du Ciel, est actuellement ? autorisé dans toute l'étendue de l'empire, où l’on compte environ un million de catholiques.

Lisle des évéchés, vicariats et préfectures apostoliques de l'empire chinois,

Vicariat apostolique du Chan-si,

Vicariat apostolique du Chen-si,

Vicariat apostolique du Chan-toung,

Vicariat apostolique de la Corée,

Vicariat apostolique du Fo-kien,

Vicariat apostolique du Ilo-nan,

Préfecture apostolique de Hong-kong,

Vicariat apostolique du llou-nan,

Vicariat apostolique du Hou-pe,

Vicariat apostolique du Kiang-si,

Préfectures apostoliques du Kouang-toung, du Kouang-si et de Haï-nan;

Vicariat apostolique du Koueï-tcheou,

Vicariat apostolique de Lhassa (Thibet),

Evèôché de Macao,

Vicariat apostolique du Leao- tong (Mandchourie),

© Vicariat apostolique de la Mongolie,

Vicariat apostolique de Nan-king (Kiang-sou et Ngan-hoei),

Vicariat apostolique septentrional de Peking ou du Pe-tchi-li,

Vicariat apostolique méridional et occidental de Pe-king,

Vicariat apostolique oriental de Pe-king,

Vicariat apostolique du Sse-tchouan septentrional et occidental,

Vicariat apostolique du Sse-tchouan oriental,

Vicariat apostolique du Sse-tchouan méridional,

Vicariat apostolique du Tche-kiang,

Vicariat apostolique du Yun-nan.

La fécondité prodigieuse de la race chinoise, la surabondance de la population et le paupérisme poussé à ses dernières limites, déterminent depuis quelques années un mouvement d’émigralion très-considérable et

Les Hoeï-hoeï (musulmans) ne paraissent pas être d'origine chinoise; mais, mêlés aux Chinois, ils en ont pris le type et la langue; leurs prêtres seuls savent l'arabe et se recrutent de temps à autre par quelques imans venus d'Arabie,

* Depuis les traités de Canton (1844-1845) et de Tien-tsin (1858), conclus sous l'influence de là France,

dont. les effet:

chinoise débo limites ; au Nc la Mandchour ive : elle refo des, qui recul pacifiques ; el leur fait acce] mœurs de la ( été s'établir ei de Siam, à Sir

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