‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 478 sur 630 · SUPERFICIE APPROXIMATIVE POPULATION · texte numérisé non relu

SUPERFICIE APPROXIMATIVE POPULATION

EN KILOM. CARRÉS

La Chine. . ose se | soumises directement 3,366 ,861 400,000,000 La Mandchourie, , . . . . à l’empereur de la Chine. { 1,200,000 2,000,000 La Corée. . . . . . . .. 210,000: 8,000,000 La Mongolie. . . . . . .. étuis 5,000,000 8,000,000 Le Turkestan chinois. . PAROLE $ ne 7 i,320,000 1,500,000 Le Thibet, . . . .. 4,560,000 1,000,000

! Soumise de 1831 à 1854.

? Une partie de la steppe des Kirghiz est comprise actuellement dans la province du Turkestan ; ic reste de la steppe a été réparti dans les deux territoires des Kirghiz de Sibérie et des Kirghiz d'Orenbourg. .

5 D'où il part un embranchement sur Tobolsk.

* D'où il part un embranchement sur Semipalatinsk.

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5 Les nouvelles arrivant de Pe-king à Kiakhla par les courriers, et transmises de Kiakhta à Saint-Pétersbourg par le télégraphe, arrivent dans cette dernière ville en moins de dix jours. ,

$ La ligne de Sibérie et celle d'Amérique sont en construction (1866).

® 1 Une des principales sources dont on s'est servi

pour }1 rédaction de ce chapitre est le voyage du P. Huc.

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Bornes et superficie. — La Cine est bornée :

au Nord par la Grande-Muraille !, (ni la sépare de la Mongolie; au Nord-Est, par la Mandchourie; à l'Est, par la mer Jaune et la mer Orientale ;au Sud, par la mer de Chine et le royaume d'An-nam ; à l'Ouest, par la Birmanie, le Thibet et la Mongolie du Khoukhou-noor. — La longueur est, du Nord au Sud, de 2,000 kilomètres; la largeur, de l'Est à l'Ouest, est de 1,500 à 2,000 kilomètres; la superficie est de 3,366,861 kilomètres carrés.

Littoral. — Le littoral de la Chine présente comme détails principaux : au Nord, le golfe de Pe-tchi-li ; à l'Est, la presqu'ile duChan-toung#; le golfe du Tche-kiang et l’île Tchou-san (Chusan); au Sud-Est, l’île Formose (Taï-ouan); au Sud, la baie de Canton, à l'entrée de laquelle sont les îles de Hong-kong et de Macao ; la presqu'île de Loui-tcheou, au Sud de laquelle est l'ile de Haï-nan, et le golfe de Tonkin. En général, les côtes de la Chine sont découpées par une infinité de baies et bordées d’une multitude de petites îles, qui servent de repaires aux flottilles des pirates. C'est sur le littoral du Fo-kien que la niraterie s'exerce avec le plus d'audace et par des bandes complant plusieurs milliers d'hommes et possédant des centaines de jonques. — Les mers qui bai-

gnent la Chinesontextrémement poissonneuses et il y existe des pêcheries très-importantes. — Les ports sont nombreux sur ce littoral de plus de 4,000 kilom. de déve'oppement, et les principaux sont : Tien-tsin, Teng-tcheou, Shang-haï, Ning-po, Fou-tcheou, Amoy ou E-mouy, Soua-tau, Taï-ouan, dans l'ile Formose, Canton, Hong-kong, Macao, Kioungtcheou, dans l’île de Haï-nan. Ces diverses villes sont ouvertes au commerce européen depuis les traités de Nan-king (1842-43),

! La Grande-Muraille, longue d'au moins 4,000 kilom. est revètue de briques du côté de la Mongolie; du côté de la Chine, il n’y a que les terrassements en terre; elle est partout crénelée et flanquée de tours, mais actuellement elleest en assez mauvais état. Elle a été construite l'an 214 de l'ère chrétienne et porte le nom de Ouan-li-tchang-tching, le grand mur de 10,000 lis.

? C'est sur la côte septentrionale de cette presqu'ile que sont situées les petites iles de Che-fou, où la France et l'Angleterre ont chacune un dépôt cèdé par la Chine à titre de location.

de Tien-tsin (1806, et de Pe-l.1g (1860) |

Montagnes. — La Chine forme le versa | oriental du plateau central de l'Asie ; elle | montueuse et élevée, à l'Ouest, et s’ahais | peu à peu sur les plaines qui bordent le Gran océan, à l'Est. La Chine est traversée par troi | grandes chaînes de montagnes, quise détachent É du massif du Thibet et portent les noms de : . A Pe-ling (montagnes du Nord), Nan-ling (montagnes du Sud) et Yu-ling. — Les montagnes À du Nord, appelées aussi les montagnes Bleues, || (Tsin-ling) et leurs nombreux contre-forts cou- M vrent de leur müusse toute la partie de la Chine \. comprise entre le fleuve Jaune (Hoang-ho) et i| le Yang-tse-kiang, c'est-à-dire entre les trente-- | quatrième et trente et unième parallèles. Les montagnes du Sud (Nan-ling) sont situées entre le Yang-tse-kiang et le Si-kiang, c'està-dire entre les vingt-septième et vingt-quatrième parallèles ; elles portent le nom de Tayu, dans leur partie ‘orientale. Les monts EL | Yu-ling sont situés entre le cours supérieur du hi | Yang-tse-kiang et l’Indo-Chine et couvrent les À provinces de Yun-nan et de Kouang-si, c'est- ‘11 à-dire tout le Sud-Est de la Chine. Quelques L sommets de ces diverses chaines paraissent atteindre 4,000 mètres.

Rivières et lacs. — La Chine est arrosée par un trés-grand nombre de rivières, toutes tributaires du Grand océan.

Le Pei-ho (fleuve blanc) passe près de Peking, à Tien-tsin, à Ta-kou et se jette dans le golfe de Pe-tchi-li au milieu de vases et d'immenses sâlines. L'embouchure du Pei-ho est obstruée par une barre qui à marée haute ne laisse que 5,50 d’eau aux bâtiments.

Le Hoang-ho (fleuve jaune) prend sa source dans le haut pays appelé la Mongolie du ° Khou-khou-noor. Il arrose la province chinoise de Kan-sou, où il passe à Lan-tcheou ; il sort de Chine en faisant un immense circuit et entoure}en Mongolie, le pays des Ordous ; il rentre en Chine, sépare les provinces de Chen-si et de Chan:si, traverse le Ho-nan, où il passe à Kaï-foung, puis le Kiang-sou et se jette dans la mer Jaune (Hoa:g-haï) après un cours d'au moins 3,500 kilomètres. Dans le pays des Ordous, le Hoang-ho se charge des sables du désert de Cobi, qui y sont jetés par le vent et jaunissent ses eaux. Les rives du fleuve Jaune sont très-plates ; aussi ses crues sont-elles désastreuses. Toute la partie de sa vallée qui est sujette aux inondalions est couverte de

{ Aces villes il faut ajouter celles de Tching-kians et de. Han-keou sur le Yang-tse-kiang, et de Nioutchouang, en Mandchourie, également ouvertes aux Européens.

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690 GÉUGRAPHIE GÉNÉRALE.

sables et stérile ; mais un système remarquable de canaux et d'irrigation fertilise le reste de la vallée que les crues ne peuvent ‘atteindre et dévaster. Le Hoang-ho a pour principaux affluents, à droite : le Koeï-ho, qui passe à Si-ngan, et le Houï-ho.

Le Yang-tse-kiang (fleuve fils de la mer), appelé aussi le Ta-kiang (le grand fleuve), est désigné par les anciennes géographies sous le nom impropre de fleuve Bleu. 11 prend sa source dans le plateau du Thibet, aux monts Kouen-loun, et porte d'abord les noms de Mouroui-oussou (fleuve tortueux) et de Bouraï-tchou; sa vallée, dans la haute terre du Thibet, est montueuse et profonde, et luimême n’est qu'une immense rivière torrentielle qui charrie de l'or; il entre en Chine vers Ba-thang et prend le nom de Yang-tse-kiang après son confluent avec le Ya-loung-kiang, grande rivière qui descend du Thibet oriental. Le Yang-tse-kiang arrose, en Chine, la province de Sse-tchouan, dans laquelle il: porte aussi le nom de Kin-cha-kiang (fleuve au sable d'or); la province de Hou-pe, où ilarrose les grandes villes de Ou-tchang, Han-keou, et Ilan-yang ; la province de Ngan-hoeï, où il passe à Ngan-king, et la province de Kiang-sou, où il arrose Nan-king‘ et Tching-kiang. Audessous de cette dernière ville, le Yang-tse se jette dans la mer Orientale (Tong-haï) par un estuaire encombré de bancs et d’iles. Son cours est d'au moins 4,500 kilom. C'est un fleuve large ?, profond, très-poissonneux et qui est la grande artère commerciale dela Chine ; ilest ouvert aux Européens.— Ses principaux affluents sont : à gauche, le Min-kiang, le Kia-

. ling-kiang, \e Han-kiang ; à droite, le Khian-

kiang, le Youan-hiang, le Siang-kiang et le Tchang-kiang.

Le Hoang-pou, qui passe à Shang-haï.— Le Tsien-tang ou Tche-kiang, qui arrose la province de Tche-kiang et la grande ville de Hang-tcheou. IlLest célèbre par le terrible mascaret ou raz de marée qui se fait sentir à son embouchure (voy. p. 45), tous les mois après la pleine lune.— Le Min-kiang, qui arrose le Fo-kien et la ville de Fou-tcheou. — Le Tchoukiang (rivière des perles), qui passe à Canton et dont l'embouchure s'appelle Hou-men ou la’ Bouche du Tigre. — Le Si-kiang (fleuve de l'Ouest) et son affluent le Po-kiang, qui arrosent la province de Kouang-si.

Le Yun-nan est arrosé par la partie su-

{ Le flot remonte jusqu'à Nan-king et y élève le niveau du fleuve de 55 centimètres, 2 {la 6 kilomètres de large à Ou-Tchang.

périeure de plusieurs cours d'eau de l'Indo- Chine, tels que le Ho-ti-kiang et le Li-sian. kiang, qui forment le Song-ka du Tonkin, et le Lan-ichang-kiang, partie supérieure du Mé-kong.

Les cours d'eau et d'innombrables canaux:

sont presque exclusivement les seules voies de communication en Chine; ils servent par.

tout au transport des personnes et des marchandises. Leur utilité n'est pas moins grande pour lesirrigations, et, comme viviers où l'on élève en grand du poisson, ils servent à l'alimentation publique.

Les principaux lacs se trouvent dans le bassin du Vang-tse-kiang et dans les plaines du Kiang-sou situées entre son embouchure et celle du Hoang-ho. Les principaux sont :

Le Thoun-ling-hou , le Po-yang-hou, le Taihou, le Si-hou et le Hong-tse. Tous les lacs de la Chine sont trés-poissonneux.

Aspect et grandes divisions. — On peut diviser la Chine en trois grandes parties : la région des montagnes, à l'Ouest; la grande plaine, au Nord-Est, région fertile et peuplée, comprise entre la Grande-Muraille, au Nord, et le Yang-tse-kiang, au Sud5; la région des collines, au ‘sud-Est, également fertile et peuplée #. La région des montagnes est en général stérile, pauvre et peu habitée. La principale richesse de la région est dans l'exploitation des mines. — Dans les parties fertiles des deux régions de collines et de plaines, le pays est couvert d'arbresé et de cultures divisées en trèspetits champs et en jardins ; il est parsemé de fermes, de gros villages (30 à 40,000 lab.) et de villes de 80 à 100,000 hab. La population y fourmille partout, dans les champs, dans les villages et les villes et sur les rivières. Des canaux très-nombreux coupent la Chine en tout sens et servent, comme on vient de le dire, aux transports, aux irrigations, et à l'assainissement du sol. Quelques routes et des chemins, en plus grand nombre que

! Parmi lesquels on citera le canal Impérial, entre le Pei-ho et le Tsien-tang; il est actuellement en grande partie dégradé et hors de service.

3 Comprenant le Chan-si, le Chen-si, le Kan-sou, le Ho-nan occidental, le Sse-tchouan, le Yun-nan, le Koueï-tcheou et la partie Nord du Kouang-si.

5 La région des plaines se compose des provinces de : Pe-tchi-li, Chan-toung, Ho-nan (partie orientale), Ngan-hoeï et Kiang-sou.

* Elle comprend les provinces de : Hou-pe, Hounan, Kiang-si, Kouang-toung, Kouang-si (partie Sud), Fo-kien et Tche-kiang.

5 Les meilleures parties de la Chine sont: le Kiang-sou, le Tche-kiang, le Hou-pe et le Ngan-hoei, et entre toutes la plaine de Shang-haï,

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