‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 597 sur 630 · LIGNES INTÉRIEURES · texte numérisé non relu

LIGNES INTÉRIEURES

De Chicago à Milwaukee, — à Madison, — à lowa, — à Cincinnati, — au lac Erié, — à Saint-Louis, — et à la Nouvelle-Orléans, par Cairo et Jackson.

De Saint-Louis à San-Francisco ou ligne du Pacifique (en construction); la ligne doit traverser le Kansas, le Colorado, l'Utah et le Nevada.

2% Canaux. Les principaux canaux sont :

le canal Champlain, entre l'Hudson et le lac Champlain, ouvrant une grande voie navigable entre New-York et Montréal sur le Saint-Laurent; — le canal de l'Hudson et le canal Morris, établissant deux communications entre l'Hudson (New-York) et la Delaware (Philadelphie); — le canal Erié, entre Albany, sur l'Hudson, et Buffalo, sur le lac Erié, ouvrant une grande voie navigable entre New-York et les lacs Erié et Ontario; un embranchement, le canal d'Osweyo, part de Syracuse, sur le canal Erié, et va à Oswego, sur le lac Ontario; — le canal dela Delaware à la Susquehannah, entre Philadelphie et Harrisburg ; — lecanal de la Delaware à la Chesapeake, qui coupe, au Nord, la presqu'ile qui sépare les deux baies de la Defaware et Chesapeake; il ouvre une voie navigable entre Philadelphie et Baltimore ; — le canal de la Delaware à l'Ohio, entre Philadelphie, sur la Delaware, et Pittsburg, sur l'Ohio; — le canal

de la Chesupeake à l'Ohio, entre Washington et Pittsburg ; — le canal de Pittsburg à Cleveland, unissant l'Ohio et le Jac Erié; — le canal de Pittsbury à Erié, unissant aussi l'Ohio etle lac Erié; — le canal de l'Ohio, entre Portsmouth, sur l'Ohio, et Cleveland, sur le lac Erié ; — le canal de Louisvilleet Portland, construit pour éviter les chutes qui interrompent la navigation de l'Ohio ; — le canal du Miami, unissant le Mini, affluent de l'Ohio, au Maumee, affluent du lac Erié, et ouvrantune voie de communication entreCincinnati et Toledo ;— le canal du Wabash au lac Erié, entre

1 De Columbus partent les lignes : de Columbus à Saint-Louis, par Cincinnati et Vincennes ; — de Columbus à Saint-louis, par Indianopulis,

Terre-Haute, sur le Wabash, et Wayne, sur le Maumee; — le canal du lac Michigan au lac Erié, partant de Chicagoet seréunissant au canal précédent; il communique avec la ville de Michigan par un embranchement ; — le canal

du Michigan, de Chicago, sur le lac Michigan, .

à Peru, sur l'Illinois, ouvrant une grandeligne de navigation entre le Saint-Laurent, les grands lacs et le Mississipi.

$ 6. Le Mexique.

(Mejico.)

Bornes et étendue. — L'empire du Mexique est borné: au Nord, par les États-Unis, dont il est séparé en partie par le Rio Grande del Norte; à l'Est, par le golfe du Mexique, la mer des Antilles et l’état de Guatemala; au Sud et à l'Ouest, par le Grand océan. — Sa superficie est de 2,213,000 kilomètres carrés.

Plateaux, montagnes et volcans. —Onadit, p. 848, que le Mexique était formé d'un haut plateau, de forme triangulaire, large de 1,000 kilomètres au Nord, et diminuant de largeur à mesure qu'il se prolonge au Sud, de sorte qu'à l'isthme de Tehuantéepec, oùil finit, il n’a plus que ‘200 kilomètres de large. La partie septentrionale du plateau Mexicain, entre 32° et 22° lat. Nord, porte le nom de plateau deChihuahua; sa hauteur varie de 1,200 m., au Nord, à 1,800 m., au Sud !. C’e” un pays généralement plat, excepté sur les versants du plateau, le plus souvent aride, renfermant quelques lacs salés, et couvert de sables mélés à des efflorescences salines 2. Entre le 22° et le 17° parallèles, le plateau porte le nom de plateau d’Anahuac; il est plus élevé et plus fertile que

le plateau de Chihuahua, et sa hauteur varie À

de 1,800 à 2,700 m.5 ; ilest partout accidenté et présente une alternative continuelle de

4 Voici l'altitude de quelques-unes des villes du plateau :

Chihuahua

Saltillo ]

Aguas-Calientes San-Luis de lotosi 2 Ces efflorescences, très-abondantes, se compo: sent de muriate de soude et de chaux, et de nitrate de potasse. Les déserts salés du Chihuahua sont assez étendus, absolument impropres à toute culture et ressemblent à ceux de l'Asie centrale, 3 Voici l'altitude de quelques-unes des villes de l'Anahuac :

montagnes, de nes plus ou mo plateau sont fol noms de Sierra nora, au Nord-O Sierra Diabolo, de Potosi, au N surtout escarpé volcans, dirigée sous le 19° paral vés sont le Citla m.)etle Popocat — Le plateau di et à gauche par geuses, couverte mais très-chaude l'Est, est baigné l'autre, à l'Oues Mexique compre qu'iles, qui sont :

Ouest, couverte hautes de 1,500 Est.

Rivières et lac rivières navigabl tions par eau à l’ l'arrosent sont p tants, à l’excepti qui le sépare des est une des part que. Les autres r Conchos, le Rio affluents de droit le Tampico, le 1 traverse l'isthme ou Tabasco, qui ] pas et qui reçoit | du golfe du Mexic l'Ouest, dont le À bouchure, le Ya le Rio Grande de porte le nom de et qui en sort soi de las Balsas ou tributaires du Gr:

assez nombreux plusieurs reçoive plus grands sont se jette dans le lac le Rio Medina, qu situé comme le p pelé Bolson de M.

le lac Chapala et le

‘La montagne qu Sonntag, le Popocat soit 5,420 môtres.

ne, sur le an au lac ant au cala ville de — le canal Michigan, .

andeligne les grands

à Mexique s, dont il del Norte;

mer des Sud et à

-Onadit, d'un haut > de 1,000 largeur à sorle qu'à iln’a plus ie septen- 32° et 22° le Chihuaau Nord, généraleu plateau, quelques és à des et le 17° le plateau 'ertile que eur varie À accidenté nuelle de

s villes du

ai ) — S as ) — se compo:

| de nitrate uahua sont toute culrale, s villes de

montagnes, de vallées profondes et de plaines plus ou moins élevées. — Les talus du plateau sont fort accidentés et portent les noms de Sierra Madre et Sierra de la Sonora, au Nord-Ouest ; de Sierra de Guadalupe, Sierra Diabolo, Sierra de Cohahuila et Sierra de Potosi, au Nord-Est. Le talus oriental est surtout escarpé et difficile. — Une ligne de volcans, dirigée de l'Est à l'Ouest, traverse, sous le 19° parallèle, l'Anahuac; les plus élevés sont le Citlatepetl ou pic d'Orizaba (5,593 m.) etle Popocatepetl{, haut de 5,400 mètres. — Le plateau du Mexique est bordé à droite et à gauche par deux régions basses, marécageuses, couvertes d’une végétalion luxuriante, mais très-chaudes et très-malsaines. L'une, à l'Est, est baignée par le golfe du Mexique; l'autre, à l'Ouest, par le Grand océan. — Le Mexique comprend aussi deux grandes presqu'iles, qui sont : la Vieille-Californie, au Nord- Vuest, couverte de montagnes rocheuses et hautes de 1,500 m.; et le Yucatan, au Sud- Est.

Rivières et lacs. — Le Mexique manque de rivières navigables et de grandes communications par eau à l’intérieur ; les cours d'eau qui l'arrosent sont peu nombreux et peu importants, à l'exception du Rio Grande del Norte, qui le sépare des États-Unis, et dont la vallée est une des parties les plus fertiles du Mexique. Les autres rivières principales sont le Rio Conchos, le Rio Sabinas et le Rio San-Juan, affluents de droite du Rio Grande, le Rapido, le Tampico, le Panuco, le Goazacoalcos, qui traverse l'isthme de Tehuantepec, le Grijalva ou Tabasco, qui porte d’abord le nom de Chiapas et qui reçoit le Rio de la Pasion, tributaires du golfe du Mexique ; — le Grand-Colorado de l'Ouest, dont le Mexique ne possède que l'embouchure, le Yaqui, la Cinaloa, le Saucedo, le Rio Grande de Santiago ou Tolototlan, qui porte le nom de Lerma jusqu'au lac Chapala et qui en sort sous le nom de Santiago, le Rio de las Balsas ou Zacatula, le Yopez, le Verde, tributaires du Grand océan. — Les lacs sont assez nombreux sur le plateau mexicain, et plusieurs reçoivent des cours d'eau, dont les plus grands sont : la Sonora, le Rio Nasas, qui se jette dans le lac Tlahualila ou lac du Caïman, le Rio Medina, qui se jette dans le lac Parras, situé comme le précédent dans le désert appelé Bolson de Mapimi; on peut encore citer le lac Chapala et le lac Tezcuco, près deMexico.

‘ La montagne qui fume. Suivant les mesures de Sonntag, le Popocatepetl aurait 17,785 pieds anglais, soit 5,490 môtres.

Climat, productions végétales, cultures et bélail.. — Sous le rapport du climat et de la végétation, le Mexique est divisé en trois régions appelées :

Tierras calientes, terres chaudes; Tierras templadas, terres tempérées ; Tierras frias, terres froides.

Les Tierras calientes comprennent les régions basses du littoral!, à l'Est et à l'Ouest du plateau, et les terres situées sur les versants du plateau au-dessous de 750 m. La température moyenne de cette région est de + 25°C. Sur le versant oriental, les pluies et la chaleur déterminent une végétation abondante; la végétation est moins belle sur le versant occidental, où l’ean est plus rare et où les vents sont très-secs.

Les terres chaudes produisent le sucre, le café, l’indigo, la cochenille®, le coton5, la vanille 4, le cacao, le baume de Tolu, le jalap, la salsepareille, le tabac, — le manioc, le maïs (tlaolli), qui est le principal élément de la nourriture des Mexicains, l’igname, la patate (camotes), le piment (chilli), — et parmi les fruits : les bananes, l'ananas, les oranges et limons, les grenadilles ou pommes de liane 5, la goyavef, la sapotille?, les anones ou corosso!s, appelés aussi chirimoyass, le chocho ou chayoiti®. — La végétation des terres chaudes, comme celle de toutes les régions intertropicales, est luxuriante; mais la grande chaleur, les pluies abondantes et les marais rendent le climat très-insalubre pendant la moitié

? C'est-à-dire leCohahuila oriental, le Nouveau-Léon oriental, le Tamaulipas, la province de la Vera-Cruz, les hautes parties de l'Ouest exceptées, le Nord de la province de Tabasco et le Yucatan, à l'Est; — lelittoral de la Californie, les parties occidentales de la Sonora, de la Cinaloa, les parties littorales des provinces de Xalisco, du Mechoacan, de Guerrero et d'Oaxaca.

? La province d'Oaxaca est le centre principal de la production de la cochenille, qui est le grand article d'exportation du Mexique.

3 La culture du coton a pris beaucoup de développements dans les provinces de la Vera-Cruz, de Durango, de Cohahuila et de Guerrero, et fournit de bon coton aux fabriques mexicaines, qui produisent des rebozos (tissus de coton, ou de coton et soie, ou de soie pure, pour châles et voiles), des jorongos (tissus de coton pour vêlements), des frazadas ou couvertures, et des calicots.

4 La vanille est cultivée principalement dans les forèts des provinces de la Vera-Cruz et d'Oaxaca.

$ Ce sont les fruits du Passiflora (Flos passionis).

® Cesont les fruits du Psidium pyriferum.

7 C'est le fruit de l'Achras supota.

8 Ce sont les fruits de divers Annona.

On l'appelle chayotte dans les Antilles; c'est le fruit d'une cucurbitacée appelée Sechium edule ; il donne une fécule très-nourrissante,

de l'année; la fièvre jaune!, la dyssenterie et les fièvres intermittentes y sévissent cruelle. ment; à 600 et 750 m., ces fléaux disparaissent et le climat devient très-sain.

Les Tierras templadas sont d'une moindre étendue que les Tierras calientes ; elles occupent les pentes du plateau comprisesentre 750 et 1,500 m. Leur température moyenne est de 20° à 21° C. Le climat des terres tempérées varie sur chacun des deux versants; à l'Est, des brouillards fréquents et intenses y entretiennent une grande humidité, mais développent une riche végétation; à l'Ouest, au contraire, l'air est très-sec. Les terres tempérées ut un climat sain, surtout sur le versant occidental.

Les productions des terres tempérées sont :

le maïs, le blé, l'orge, le seigle, la tomatl ou tomate, la cacomite (Tigriv:a), dont l'oignon donne de la fécule, les léguines et les fruits de l'Europe (pommes, poires, abricots, péches, prunes, cerises, figues, melons); la vigne et l'olivier sont cultivés dans cette zone. Les essences des forêts sont le chêne, le frêne, le pin, le cyprès, le cèdre et le bouleau.

Les Tierras frias comprennent les parties supérieures du plateau et des montagnes audessus de 1,500 m. Leur température moyenne est de + 17° C.; cependant le thermomètre tombe quelquefois, à Mexico, au-dessous de 0, En hiver, la température moyenne du plateau varic de + 13° à 21° ; en été, elle dépasse rarement 24°. Au-dessus de 2,450 m., le climat est assez rude. Les terres froides sont soumises à des sécheresses fréquentes et prelongées qui nuisent beaucoup aux cultures. Le climat en est sain; toutefois la race indienne est atteinte jusque sur ces hauteurs par le matlazahuatl, sorte de vomito prieto.

Les productions des terres froides sont : la pomme de terre, l’oca (Oxalis), le quinoa (Chenopodium), le magay ou abetl, variété de l'agave cultivée en grand et qui sert à faire la pulque ou octli, boisson nationale du Mexique.

Les animaux domestiques de l'Europetransportés au Mexique s’y sont considérablement multipliés. Les pâturages du plateau et de son versant oriental? nourrissent beaucoup de bètes à cornes ; d'immenses troupeaux de che-

* 7 fièvre jaune (vomito prieto) sévit principaleent en août, septembre et octobre; elle règne sur les deux versants du plateau. La race nègre y est à peine SOUmiE?

Les pâturages se trouvent au Nord, dans les provinces de Sonora, de Cinaloa, de Durango, de Cohahuila, du Nouveau-Léon, de Zacatecas, de Potosi, de Guanaxuato, et, au Sud, dans la vallée d'Oaxaca.

vaux sauvages, d'origineespagnole, petits mais excellents, errent dans les prairies désertes du Haut Mexique. Les moutons sont de race grossière et mal soignés. Les Mexicains élévent de beaux mulets qui servent aux transports dans ces régions encore sans routes. Les porcs abondent sur le plateau; ils sont de deux races : l’une d'origine européenne, l'autre venue des Philippines.

Malgré sa fertilité naturelle et la variété de ses productions, le Mexique est, par le fait de l'anarchie qui y a sévi pendant si longtemps, dans un déplorable état de misère ; l’agriculture y est négligée et encore plus arriéree ; la surface cultivée ne forme que des points épars, et la plus grande partie du sol y est inculte et déserte. Les voies de communication manquent à peu près complétement ; aussi sur quelques points trouve-t-on l'abondance, et presque dans le voisinage immédiat, la disette. Les villes sont séparées par des espaces déserts, où l'on ne rencontre ni subsistances, ni asile,

Productions minérales. — Le Mexique est actuellement le plus grand centre de production de l’argent. Les minerais d'argent et d'or, surtousces hauts plateaux, sont liés à une roche éruptive spéciale et forment avec elle des chainons dont l’ensemble constitue deux systèmes parallèles, l’un passant par Catorce, Zimapan, Pachuca, San-Andres-Chalchicomula, en bordant à l'Est le plateau du Mexique ; — l’autre, la Sierra Madre del Sur, forme une grande arète montagneuse, qui tout le long du Grandocéan couronne les côtes mexicaines. C’est ce système occidental, dont le développement est d'au moins 3,000 kilomètres, qui est le plus important; il se prolonge au Sud jusque dans l'isthme de Panama, et au Nord, il va rejoindre la Sierra Nevada de Californie. Partout, dans ce système, on rencontre les filons d'argent et les filons d'or les plus abondants; c'est là que se trouvent les gites d'argent de Guanaxuato, de Catorce, de Zacatecas, de Durango, etc., les plus riches du monde. — Vers le 25° degré de latitude, les ravages continuels des Apaches ont arrêté l'exploitation des mines et les cultures; aussi, toute la partie du système argentifère qui traverse la Cinaloa, la Sonora et le Chihuahua, est-elle encore inexploitée. Les Américains ont attaqué, en Californie, l'extrémité septentrionale du système, et lui arrachent tous les ans pour 200 à 250 millions de francs d'or. Au Mexique, les Espagnols ont attaqué l'extrémité méridionale du système, et en tirent chaque année une valeur de 125 à 150 millions de francs d'argent. La géologie des provinces de Chihua-

hua, de Cinaloa, que la grande t dans ces contré yest aussi riche extrémités {.

Les autres pro sont : le fer?, |

A qui sont à pein

fère 4, le soufre soude, que l'o lacs de la provi Faune. — comme la végét:

la zone chaude e couguar ou pum seaux, de serpe moustiques. L'o musqué, les cerf parties élevées.

Barbarie) sont 0 Races, langue du Mexique est tants, dont :

1,100,00) bl

4,500,000 I 2,200,000 Ma

100,000 nè

Les Indiens ap mtions, dont le Axlèques, sur t dans le Mechoa versant oriental sur tout le vers dans le Haut Me de ces derniers brigandages ont les parties du À tres Indiens me; et agriculteurs plus grande par

! Cf, Rapport de cembre 1863.

? Dans les provi et de Zacatecas.

5 Dans les pro naxuato.

* Les mines du nerai abondant q1

5 On l'emploie €

6 La faune du M fève, dont on ut hémiptères aquat œufs servent à fai on recueille ces « quelques autres,

etits mais désertes nt de race ns élèvent ransports Les pores de deux e, l'autre

variété de le fait de ngtemps, l'agriculriéree ; la nts épars, inculte et manquent quelques | presque e, Les viléserts, où | asile, exique est e producnt et d'or, une roche des chaisystèmes Zimapan, , en borl’autre, la nde arète andocéan e système est d'au s imporque dans rejoindre but, dans ns d'arts; c'est de Guade Duinde. — ravages l'exploisi, toute averse la | est-elle ont attantrionale ans pour lexique, méridioe année e francs Chihua-

hua, de Cinaloa, de Sonora et d'Arizona prouve que la grande traînée métallifère se continue dans ces contrées sans interruption, et qu'elle yest aussi riche en métaux précieux qu'à ses extrémités {,

Les autres productions minérales du Mexique sont : le fer*, le cuivre, qui abondent, mais qui sont à peine exploités, le plomb argentifére 4, le soufre, le salpêtre, le carbonate de soude 5, que l’on extrait des eaux de quelques lacs de la province de Zacatecas.

Faune. — La faune du Mexique varie, comme la végétation, selon les altitudes. Dans la zone chaude et basse, habitent le jaguar, le couguar ou puma, de nombreuses espèces d’oiseaux, de serpents, d'insectes venimeux et de moustiques. L'ours, le loup, le bison, le bœuf musqué, les cerfs et l'élan se trouvent dans les parties élevées. Le dindon et le canard (dit de Barbarie) sont originaires du Mexiques.

Races, langues et religion. — La population du Mexique est d'environ 8 millions d’habitants, dont :

4,100,00) blancs (Mejicanos) d’origine espagnole, 4,500,000 Indiens, 2,200,000 Mestizos, issus du mélange des blancs et des Indiens; 100,000 nègres, mulâtres et zambos {métis de nègres et d’Indiens).

Les Indiens appartiennent à de norabreuses nations, dont les plus importantes sont : les Axtèques, sur tout le plateau, les Tarascas, dans le Mechoacan; les Mayas, sur tout le versant oriental et dans le Yucatan ; les Coras, sur tout le versant occidental ; les Apaches, dans le Haut Mexique du Nord. A l'excep:on de ces derniers, encore sauvages et dont les brigandages ont transformé en désert toutes les parties du Nord-Ouest du Mexique, les autres Indiens mexicains sont chrétiens, civilisés et agriculteurs; ce sont eux qui forment la plus grande partie de la population agricole.

! Cf. Rapport de M. Laun, dans le Moniteur du 17 décembre 1863.

? Dans les provinces de Guadalaxara, de Mechoacan et de Zacatecas.

5 Dans les provinces de Mechoacan et de Guanaxuato.

* Les mines du Nouveau-Léon fournissent un minerai abondant qui donne de trés-bon plomb,

5 On l'emploie dans la fonte du minerai d'argent.

8 La faune du Mexique présente une fourmi mellifére, dont on utilise le miel dans le pays, et des hémiptères aquatiques (Nolonecte et Corira), dont les œufs servent à faireune sorte de pain appelé hautle; on recueille ces œufs dans le lac Tezeuco et dans quelques autres, |

Libres en droit, en réalité ils sont réduits à une sorte de servage et à une grande misére, dans les haciendas ou grandes propriétés appartenant à des blancs ou à quelques Mesti- 208, qui tous maintiennent à l'égard des Indiens les traditions des conquérants. Les Inidiens ont conservé leurs langues nationales et tous les souvenirs de leur ancienne religion, dont ils pratiquent encore certains rits en secret ; leurs anciennes idoles, enfouies daï.s leurs champs, afin de les rendre fer‘iles, sont encore l'objet de leur vénération. Les Indiens du Mexique sont petits, très-robustes, et leur couleur varie du rouge-cuivre au brun-foncé.

Leur nombre parait s'être augmenté depuis un demi-siècle, et il est bien probable que le Mexique est plus peuplé aujourd'hui qu'il ne l'était avant la conquête. — Les Mestixos sont généralement adonnés au commerce ou servent comme domestiques dans les grandes villes; ils forment une classe importante, qui a joué un grand rôle dans les guerres civiles mexicaines, qui sont ici, comme dans toute l'Amérique espagnole, des luttes de races.

La langue espagnole est la langue officielle et celle que parlent les blancs et les Mestizos. — Parmi les langues indiennes, qui sont au nombre de plus de cent vingt et parlées par environ 700 tribus, il faut mentionner la langue aztèque ou nahuatl, qui est la plus répandue; le maya ou yucatèque, dans le Yucatan, et le tzendal, dans le Chiapas.

A l'exception des Indiens sauvages, toute la population du Mexique est catholique.

Provinces et villes. :— Le Mexique est divisé en 25 provinces dont suit la liste :

Provinces orientales baignées par le golfe du Mexique :

Tamaulipas, La Vera-Cruz, Tabasco, Yucatan.

Provinces intérieures :

Chihuahua, Cohahuila, Nouveau-Léon, Durango,

Lacatecas, Aguas-Calientes, San-Luis de Potosi, Guanaxuato, Queretaro, Mechoacan,

oo

1 Voyez-en la liste dans l'Année géographique,

Mexico, Tlascala, La Pucbla,

Provinces occidentales baignées par le Grand océan :

Vicille-Californie,

La Sonora,

Cinaloa,

Xalisco,

Colima,

Guerrero,

Oaxaca,

Chiapas,

Provinces orientales.

Province DE TamaumPas. — Les villes principales sont : Victoria ou Nuevo-Suntander, capitale, ville de 5,000 hab., sur le Rapido. — Tampico, ville maritime et commerçante de 8,000 hab., avec un port sur le golfe du Mexique. Les exportations consistent en istlet, salsepareille, jalap, cuirs et bois de teinture (bois jaune). Les importations se composent de tissus, vins, eaux-de-vie et articles de Paris. — Malamoros, ville commerçante sur le Rio Grande, près de son embouchure et en face de la ville texienne de Broonsville.

Province DE LA Vena-Cruz. — Les villes principales sont : la Vera-Crux, capitale, ville maritime de 8,000 hab., sur le golfe du Mexique; malgré son extrême insalubrité due à la chaleur, au manque d'eau potable et au voisinage de marais pestilentiels, la Vera-Cruz est le principal centre du commerce dn Mexique avec l’Europe?. Les importations se composent de tissus de toutes sortes (anglais et français), coton, fer, huile d'olive, savon, vins français et espagnols, mercerie, porcelaine, cristaux et articles de Paris. Les exportations consistent en métaux précieux (argent principalement), en cochenille, café, jalap, salsepareille, tabac, vanille et peaux de bœuf. Le port de la Vera-Cruz n'est en réalité qu'une mauvaise rade foraine; il est défendu par le fort de Saint-Jean-d'Ulloa, pris par les Français en 1838. La Vera-Cruz a été prise par les Amé. ricains en 1847 et occupée par les Français et les Espagnols en 1862. — Les autres villes de la province sont Xalapa ou Jalapa, Orizaba et MedelineS, ville de bains, de plaisirs et de jeu, où les négociants de la Vera-Cruz vont passer le dimanche.

1 L'istle, espèce d'agave, est une plante textile du Mexique, qui donne de très-bons produits.

? On construit un chemin de fer entre la Vera-Cruz et Mexico (1866).

* Medeline est à 15 kilomètres de la Vera-Crnz.

Province DE T'arasco, — La Capitale est Juan-Bautista de Tabasco, ou Villapetite ville de 4,000 hab., sur le T

Province De Yucatan !, — Les villes rincipales sont : Mérida, capitale, ville ren savon de 20,000 hab. : il ya d'importantes fabriques de cigares. Près de Mérida se trouvent les ruines des villes indiennes de Chichen ou Cnichen-Itxa, Ixamal, Uxmul ou lixalane, et Ticul; l'architecture et les sculptures des monuments de ces diverses villes constituent un art différent de celui de Palenqué, et qui semble dû à une race autre que celle des Aztéques. — Campéche, ville maritime de 6,000 hab., sur le golfe du Mexique; on y fabrique des cigares. Campêche exporte des bois de teinture. — On remarqne sur les côtes du Yucatan deux iles : Carmen, capitale Carmen, petite ville de 2,000 hab., au Sud-Ouest de 11 lagune Terminos ; Cozumel, située au Nord- Est de la presqu'ile, et où Fernand Cortez aborda en 1519.

Provinces centrales.

San- Hermosa, abasco,

Province DE Cninuauua. — La capitale est Chihuahua, ville de 44,000 hab., sur un affluent du Rio Conchos.

Province DE CoHauuiLa. — Les villes princi-

pales sont : Saltillo, capitale, ville de 20,000

hab. — Monclova.

Province Du Nouveau-Léon. — La capitale est Monterey, ville de 14,000 habitants.

Province DE Duranco. — La capitale est Durango ou Victoria, ville de 22,000 habitants.

Province De Zacatecas. — La capitale est Zacatecas, ville de 25,000 habitants.

Province L'AGuas-CaiEnTEs, — La capitale est Aguas-Calientes, ville commerçante de 20,000 hab., dans le voisinage de laquelle il y a des eaux minérales renommées.

Puovixce DE San-Luis pe Poros. — La capitale est San-Luis de Potosi, ville de 40,000 hab., importante par son commerce de bestiaux, de cuirs et de suif. — Catorce, où l'on exploite de riches mines d'argent.

Province p& Guanaxuaro, — La capitale est Guanaxuato, grande ville de 50,000 hab., au centre de mines d'argent, dont les plus importantes sont celles de Valenciana, de Rayas, de Santa-Anisa, etc. — Léon. — Salamanca (15,000 hab.). — Zelaya (10,000 hab.). — Irapuato (20,000 hab.).

* Le Yucatan forme depuis 1861 les deux provinces de Mérida et de Campèche. La race indienne + est nombreuse et compte de 5 à 400,009 individus.

PROVINCE DE Queretaro, belle

Province De Ms ladolid ou Morell truite sur l'emp de Mechoacan. — autrefois capitala choacan, qui éta les Tarascas.

Province ne M sont : Mexico, d et belle ville de Tezcuco et sur u été construite pa cement de l’ancid titlan, prise et d 1521. Mexico es d'une université y fabrique du s bijouterie, de la gent ; c’est le avec la Vera-Cruz breuses ruines d a été occupée | 1863. — Guadal gné, en 1848, u les États-Unis, p:

la Californie, le le Nouveau-Mexi ville de 12,000 h de Mexico.

Province DE T Tlascala, petite trefois la capit s'allia avec Fen ques.

PROVINCE DE L, la Puebla de los grande et belle Yopez, défendue | parmi lesquels « et de Guadalupe, la poterie, de la Puebla a été atta les Français le 5 18 mai 1865, apr aux environs de très-bel albâtre.

hab. ; c'est une étaitimportante « remarque une p:

Provi

PROVINCE DE LA villes principales tite ville de 5 à (

est Sanlermosa, basco, principanerçante abriques vent les chen ou alane, et des mouent un qui semes ÂAztéfabrique bois de ôtes du Carmen, est de la au Nordd Cortez

itale est run af-

S princi- 20,000

capitale ants.

est Du- 0 habi-

tale est

capitale ante de telle il y

La ca- 40,000 de besoù l'on

tale est hab., ou impor.

Rayas, manca b.). —

dovinces ne vest Se

Province DE Quenerano. — La capitale est Queretaro, belle ville de 30,000 habitants.

Province DE Mecuoacax. — La capitale est Valladolid ou Morella, ville de 25,000 hab., construite sur l'emplacement de l’ancienne ville de Mechoacan. — Txin-Tzon-Tran, petite ville, autrefois capitale du royaume indien de Mechoacan, qui était très-puissant et peuplé par les Tarascas.

Province pe Mexico. Les villes principales sont : Mexico, capitale du Mexique, grande et belle ville de 200,000 hab., près du lac Tezeuco et sur un plateau de 2,094 m, Elle a été construite par les Espagnols sur l'emplacement de l'ancienne ville aztèque de Tenochtlan, prise et détruite par les Espagnols en 1521. Mexico est le siége d'un archevêché, d'une université et d'une école des mines. On y fabrique du savon, de l'orfévrerie, de la bijouterie, de la passementerie d'or et d'argent ; c'est le centre d'un grand commerce avec Ja Vera-Cruz, Cette ville renferme de nombreuses ruines de monuments aztèques. Elle a été occupée par les Français, le 5 juin

D 1803. — Guadalupe, petite ville où a été si-

gné, en 1848, un traité entre le Mexique et les États-Unis, par lequel le Mexique cédait la Californie, le Nevada, l'Utah, le Colorado, le Nouveau-Mexique et le Texas. — Toluca, ville de 12,000 hab., capitale de la province de Mexico.

Province DE TLascaLa. — La capitale est Tlascala, petite ville de 3,500 hab. C'était autrefois la capitale d’une république, qui s’allia avec Fernand Cortez contre les Aztéques.

PROVINCE DE LA PugpLa. — La capitale est la Puebla de los Angeles (la ville des Anges), grande et belle ville de 85,000 hab., sur le Yopez, défendue par plusieurs forts détachés, parmi lesquels on remarque ceux de Loreto et de Guadalupe. On fabrique à la Puebla de la poterie, de la faïence et des écharpes. La Puebla a été attaquée une première fois par les Français le 5 mai 1862 et prise par eux le 18 mai 1865, après un long siège, On exploite aux environs de cette ville une carrière de très-bel albâtre. — Cholula, ville de 15,000 hab. ; c’est une ancienne ville aztèque, qui était importante comme centre religieux; on y remarque une pyramide aztèque où teocalli.

Provinces occidentales.

PROVINCE DE LA VieilLe-CatiFoRNIE. — Les villes principales sont : la Pax, capitale, petite ville de 5 à 600 hab., avec un bon port

sur le golfe de Californie !. — Loreto, bourgade de 1,000 à 1,200 hab., sur le golfe de Californie ?.

Province pe Sonora. — Les villes principales sont : Ures, capitale de la province, 7,000 hab. — Arispe, 5,000 hab. — Guaymas, ville maritime avec un bun port sur le golfe de Californie ; 6,000 hab. — Hermosillo ou Pitice, sur la Sonora, 12,000 habitants.

Province ne Cinaroa. — Les villes principales sont : Culiacan, capitale, ville de 12,000 hab., sur le Saucedo. — Cinaloa, ville de 10,000 hab., sur la Cinaloa. — Mazatlan, ville maritime de 6,000 hab., avec un port de commerce fréquenté, qui sert de débouché aux produits des provinces intérieures ; de novembre à mai, le port de Mazatlan est sûr et salubre ; le reste de l’année, il est exposé à des vents dangereux et le climat est très-malsain.

Province De Xauisco. — Les villes principales sont : Guadaluxara, capitale, grande et belle ville de 90,000 hab.., près du Santiago ; c'est le siège d'une université, On y fabrique de la poterie très-recherchée, du papier à cigarettes, des objets en écaille et quelques tissus de laine et de coton. — San-Blas, ville maritime de 3,000 hab., avec un port, aujourd'hui ensablé, à l'embouchure du Rio Santiago dans le Grand océan; c'était autrefois l'arsenal de la marine espagnole. — Tepic, jolie ville de 8,000 hab., située à 30 kilom. à l'Est de San-Blas, sur un plateau de 950 m.; les habitants de San-Blas s’y retirent pendant la mauvaise saison. — San-Pedro de Tonalu, petite ville sur le San-Pedro ; on y fabrique de la poterie. Cette fabrication, antérieure à la conquête espagnole, se continue toujours et conserve les caractères primitifs de l'art aztèque ; elle est exécutée par des ouvriers indiens. — Xalisco, village à 5 kilom. de Tepic, situé sur les ruines d'une ville aztèque très-importante.

Province DE Coima. — Les villes principales sont : Colima, capitale, 52,000 hab. — Manxanillo, ville maritime, surle Grandocéan.

Province De Guerrero. — Les villes principales sont : Tixtla, capitale, 4,500 hab. — Acapulco. ville maritime de 2,000 hab. avec un port très-sûr ; c’est une relâche pour les paquebots à vapeur allant de San-Francisco à Panama. Pendant la domination espagnole,

‘ Ily a des pêcheries de perles et de corail dans la baie de la Paz ;

2 C'est à 450 kilomètrres au sud de la Californie, que se trouve le groupe des iles Revilla-Gigedo, com. posé de trois iles montueuses et désertes.

Acapulco était une ville importante et peuplée de 10,000 habitants.

Province D'Oaxaca. — Les villes principales sont : Oaxaca, capitale, ville de 25,000 hab., sur le Verde. A l'Est d'Oaxaca, sont les ruines de la ville indienne de Mita. — Tehuantepec, ville commerçante dont le port est à Ventosa, sur le Grand océan. Une route, qui traverse l'isthme de Tehuantepec, réunit Tehuantepec et Suchil, petite ville maritime à l'embouchure du Goazacoalcos dans le golfe

u Mexique; elle sert de grande voie de communication interocéanique, en attendant que le chemin de fer projeté soit établi.

Province DE Cmiapas ou Cniapa. — Les villes principales sont : San-Christobal, capitale:

6,500 hab. — San-Domingo de Palenqué, petite ville près de laquelle sont les ruines de Culhuacan, grande ville aztèque*, dont les monuments et les sculptures sont remarquables au point de vue de l'art indien.

Historique. — L'ancienne vice-royauté es-

pagnole du Mexique, appelée aussi la Nouvelle-Espagne, était bornée : au N., par des contrées alors inexplorées et qui font actuellement partie de l'état d'Orégon; à l'E.

par la Louisiane et le golfe du Mexique; au S., par la Nouvelle-Grenade; à l'O., par le Grand océan. Cette vaste région, située entre 9 et 42° lat., comprenait : la Californie, les territoires de Nevada, d'Utah et de Colorado, le Nouveau-Mexique, l'Arizona et le Texas, qui appartiennent actuellement aux États- Unis, l'empire actuel du Mexique et les cinq républiques de l'Amérique centrale. Après plusieurs tentatives pour se séparer de l'Espagne, dont les plus importantes sont celles de Hidalgo (1810) et d'iturbide (1821), le Mexique se constitua en république en 1824.

— C'est en 1863 que l'empire a été établi au Mexique.

$ 7. — Amérique centrale.

Situation et superficie. — Les contrées désignées sous le nom d'Amérique centrale s'étendent depuis le Mexique jusqu'à l’isthme de Panama (entre 18° 20’ et 8° lat N.); elles sont baignées, à l'Est, par la mer des Antilles et, à l'Ouest, par le Grand océan. — La superficie de cette région est de 486,500 kilomètres carrés.

L'Amérique centrale renferme cinq petits états séparés, qui sont les républiques de Gua-

! Établie en 1858 par une compagnie américaine. $ Culhuacan est appelé à tort Palenqué.

temala, de San-Salvador, de Honduras, de Nicaragua et de Costa-Rica, et la colonie anglaise de Balize appelée aussi le Honduras an. glais.

Rivières et lacs. — Les principales rivières de l'Amérique centrale sont : dans le versant de la mer des Antilles, le Rio Dulce, qui sert d'écoulement au lac appelé le golfe Dulce, et le Rio Motagua; ces deux cours d'eau arrosent le Guatemala ; le Rio Ulua ‘ et le Rio Roman, dans le Honduras ; le Rio Herbias, qui sépare le Honduras du Nicaragua ; l'Escondido ou Siquia, dans le Nicaragua; le Rio San-Juan, qui sort du lac de Nicaragua et sépare les deux républiques de Nicaragua et de Costa-Rica ; — dans le versant du Grand océan : le Rio Lempa, dans la république de San-Salvador, le Rio Choluteca et le Rio Goascoron, qui arrosent le Honduras et qui se jettent dans la baie de Fonseca, Aucun de ces cours d'eau n’est navigable,

Les lacssont : le lac de Nicaragua, long de 175 kilom. et élevé de #0 m. au-dessus de la mer; il communique avec la mer des Antilles par le Rio San-Juan et avec le lac de Managua par un petit cours d'eau ; en réunissant ce dernier lac au Grand océan par un canal, depuis longtemps projeté, on ouvrirait une grande voie navigable entre les deux océans?; — le lac Yojoa, an centre du Honduras, à 624 m. au-dessus de la mer ; il verse ses eaux dans le Rio Ulua; — le lac appelé le golfe Dulce, dans le Guatemala.

Montagnes, volcans et aspect générul.-—L'Amérique centrale est une région montueuse et boisée. Vue en grand, elle forme un triangle dont la base est, à l'Ouest, sur le Grand océan, et le sommet au cap Gracias a Dios, à l'extrémité orientale du Honduras. Toute la base du triangle, c'est-à-dire la parti? occidentale de la région, est montueuse et composée de deux plateaux élevés et volcaniques (altos). Le premier de ces plateaux, au Nord-Ouest, comprend la partie méridionale du Guatemala et le San- Salvador, et vient finir à la baie de Fonseca ; sa hauteur moyenne est de 1,800 à 2,000 m. Au

* Le Rio Ulua a pour affluent le Rio Humuya, dont la vallée n'est séparée de celle du Rio Goascoron, que par un faite peu élevé. Une belle route a été établie dans ces deux vallées pour faciliter le commerce entre les deux océans. :

? Jusqu'à présent, le commerce traverse le Nicaragua : en naviguant sur le Rio San-Juan, à l'aide de petits vapeurs, et en faisant plusieurs transhordements à cause des rapides qui encombrent le lit du fleuve ; entraversant le lac de Nicaragua en bateaux à vapeur, et en suivant une route de terre construite sur l'isthme trés-étroit qui sépare le lac Nicaragua du Grand océan, et qui aboutit à San-Juan del Sur,

Sud de la baie de R dépression, dans de Managua et de !

l'est au Sud de ec plateau de Costaprovince colombi partie orientale comprend le Hon etle Nicaragua o teau beaucoup mé que le plateau de sur la mer des À plate, basse et ma Guatemala, de Sa sabaissent sur 1 élevé et escarpé.

Partout cette 1 nombreuses vallé condité extrème ; ries et quelques c vilégié.

Les volcans de bre de plus de 5( posés en ligne le les plus importan et du Feu (4,20 Guatemala, et le sur le plateau de pression qui sépa temala et de Costa le lac Nicaragua, « sont en plus gra environs de Léon.

Climat. — Le celui du Mexiqu parties basses du à cause de leur « gré leur fécondit portable et plus :

comprise entre 4!

dont les tcvres, qr la zone litorale, tempéré et sain (

| comprend toutes

de 4,200 m. La « lueux, y est inféri élevées, mais les encore fécondes.

La températu (1,490 m.) varie

| moyenne minima

la moyenne maxi ville située à 25 ] mala et à 4,090 n varie entre + 2 humide dure dep tobre; les pluies

S, de Nionie anuras an--

8 rivières e versant qui sert ilce, et le arrosent | Roman, ui sépare lo ou Si- Juan, qui Ux l'Épu- 3 — dans npa, dans io Cholut le Hon- Fonseca, able, ng de 175 le la mer; les par le la par un ernier lac pngtemps navigable Yojoa, au sus de la Ulua; — e Guate-

Ll.-— L'Atueuse et triangle nd océan, à l’extrébase du entale de de deux . Le preompren(l t le San- SeCA ; Sa DO im. Au

uya, dont oascoron, a été étaominerce

e le Nical'aide de nshordele lit du bateaux à onstruile \icaragua del Sur,

Sud de la baie de Fonseca, se trouve une grande dépression, dans laquelle sont situés les lacs de Managua et de Nicaragua, et le Rio San-Juan, l'est au Sud de cette dépression que s'élève le plateau de Costa-Rica, qui se continue dans la province colombienne de Veragua. — Toute la partie orientale et centrale du triangle, qui comprend le Honduras, le pays des Mosquitos et le Nicaragua oriental, se compose d'un plateau beaucoup moins élevé et moins montueux que le plateau de Guatemala, et qui se termine sur la mer des Antilles par une zone littorale, plate, basse et malsaine. Les hauts plateaux de Guatemala, de San-Salvador et de Costa-Rica s'abaissent sur le Pacifique par un versant élevé et escarpé.

Partout cette haute terre est découpée en nombreuses vallées, bien arrosées et d’une fécondité extrème; des forêts surtout, des prairies et quelques cultures recouvrent ce sol privilégié.

Les volcans de l'Amérique centrale, au nombre de plus de 50, actifs ou éteints, sont disposés en ligne le long de la côte du Pacifique ; ls plus importants sont : les volcans de l'Eau et du Feu (4,200 m.), le Pacaya, près de Guatemala, et le volcan deChiripo (3,600 m.), sur le plateau de Costa-Rica. C’est dans la dépression qui sépare les deux plateaux de Guatemala et de Costa-Rica, entre le Rio Lempa et le lac Nicaragua, que les bouches volcaniques sont en plus grand nombre, et surtout aux environs de Léon.

Climat. — Le climat est assez semblable à celui du Mexique; il est brülant dans les parties basses du littoral, qui sont désertes, à cause de leur extrème insalubrité et malgré leur fécondité. Il est chaud, mais supportable et plus sain, dans la zone moyenne, comprise entre 400 et 1,200 m. d'altitude, et dont les tvres, quoique inférieures à celles de la zone litorale, sont encore fertiles. 11 est tempéré et sain dans la zone supérieure, qui

| comprend toutes les terres situées au-dessus

de 1,200 m. La qualité du sol, partout montueux, y est inférieure à celle des zones moins élevées, mais les vallées sont bien arrosées et encore fécondes,

La température moyenne, à Guatemala (1,490 m.) varie entre + 18° et 20° C. ; la

| moyenne minima de température est de +- 5°;

la moyenne maxima est de + 30°. À Amatitlan, ville située à 25 kilomètres au Sud de Guatemala et à 4,090 m., la température moyenne varie entre + 20° et 22% C. — La saison humide dure depuis le 15 mai jusqu’au 15 octobre; les pluies sont abondantes, accom-

pagnées d'orages violents, et rendent, pendant cette époque, le climat humide et trèsinsalubre. — Parmi les maladies de l'Amérique centrale, il faut mentionner le bulpis, sorte de lèpre syphilitique, qui sévit chez les Mosquitos et qui a détruit déjà une grande partie de cette population.

Productions minérales. — Les montagnes de l'Amérique centrale renferment des mines d'or, d'argent, ‘de mercure, de fer, de cuivre, d'étain, de soufre, etc. ; mais on ne tire presque aucun parti de ces richesses, l'argent excepté, dont on exporte une certaine quantité.

Productions végétales, cultures et bélail.— Les productions spontanées sont : la salsepareille (Guatemala) ; le suif végétal (Nicaragua); le baume du Pérou (San-Salsador); des gommes et des résines ; du caoutchouc (sur la côte du Pacifique, dans le Guatemala); des bois de construction et de teinture (bois de Mora et de Campèche); de l’acajou, t'ont il se fit une grande exportation (bassin du golfe et au Rio Dulce) ; du bois de rose (Honduras) ; de l'ébène et du palissandre.

Les produits des cultures sont variés et importants, srâce à l’excellence du ‘1 :! du climat, car l’agriculture est aussi :rriéres et aussi peu développée que possible ; les principaux sont : le maïs, qui est la base de la nourriture de toute la population et qui est cultivé partout ; le riz (Nicaragua); l'igname ; l'arrow-root ; le blé, que l'on ne récolte que sur les altos du Guatemala; l'arbre à pain; — le cacao (Guatemala, Costa-Rica, Nicaragua), qui est d'excellente qualité ; — le café, que l'on cultive en grand sur les plateaux du Costa- Rica et un peu dans le San-Salvador et le Guatemala; — la cochenille (Guatemala) ; — l'indigo (San-Salvador surtout et Guatemala) ; — le tabac, qui est de très-bonne qualité (Costa- Rica, San-Salvador ei K:duras); — la vanille (Guatemala et San-Sair:dor). —I1 faut encore citer le coton et le sucre.— Parmi les fruits de l'Amérique centrale, nous mentionnerons : l’amande, l’ananss, les bananes, les cocos, les corossols ou anones, la figue, la goyave, les grenadilles, l'orange et le citron, la papaye et la sapote.

Les bêtes à cornes sont très-nombreuses dans le Honduras, où se trouvent les beaux pâturages de la vallée du Rio Ulua et de la Sierra Sulaco, et dans le Nicaragua ; ces deux pays exportent du bétail et des cuirs. Les chevaux s'élèvent à demi sauvages dans les prairies du Nicaragua, et les altos du Guatemala nourrissent des moutons.

Races, langues et religion. — La population

des républiques de l'Amérique centrale se compose : de blancs, d'origine espagnole, formant à peine le £de la population, excepté dans le Costa-Rica, où ils forment les Ÿ; — de métis ou Ladinos, qui composent la race la plus nombreuse; — d'Indiens, en général chrétiens, cultivateurs et à demi civilisés!, à l'exception de quelques tribus d'Indiens sauvages ou bravos; — de quelques milliers de nègres.

La langue espagnole est la languedominante; elle est parlée par les blancs, les Ladinos et par une partie même des Indiens. Quelques tribus du Guatemala et du Nicaragua ont conservé leurs langues nationales — La reli-

La république de Guatemala. .

La république de San-Salvador. . .

La république de Nicaragua. . . .

La république de Costa-Rica. .

Le Honduras anglais, . . . . .

Guatemala.

La république de Guatemala est bornée : au N., par la mer des Antilles, le Honduras anglais et le Yucatan ; à l'O., par le Mexique ; au S., par le Grand océan ; à l'E., par le San-Salvador et le llonduras. — Les villes principales sont : Guatemala la Nueva, capitale, ville de 36,000 hab., sur le Rio de las Vacas ; c'est le siége d'une université. — Guatemala la Vicja, à l'Ouest de la précédente, ancienne capitale du pays; elle à été, à plusieurs reprises , détruite par les éruptions des volcans de l'Eau et du Feu et par des tremblements de terre;

, elle ne compte plus qu'environ 10,000 habitants indiens et métis. — Amatitl&*, ville de 42,000 hab., à 25 kilomètres au Sud de Guatemala, et {a Antigua ?, ville de 15,000 hab., située à 36 kilomètres au Sud-Ouest de Guatemala, qui sont les deux centres principaux de la production de la cochenille, — J+abal, ville commerçante avec un port sur le golfe Dulce ou lac d'Izabal. — Muxatenungo, ville de

1 Le nombre des Indiens de l'Amérique centrale est d'environ un million ; ils forment une elasse inférieure et sans droits.

* Son altitude est d'environ 1,580 mètres.

La république de Honduras. . . . .

gion de l'Amérique centraleest le catholicisme.

Historique. — Les républiques de l'Amcrique centrale formaient autrefois la capitainerie générale de Guatemala, qui était une partie de la vice-royauté du Mexique. Lorsque le Mexique essaya de se rendre indépendant del'Espagne, en 1821, la capitainerie générale de Guatemala secoua également le joug espagnol et se constitua, en 1823, en république fédérative composée de cinq états, qui se séparèrent bientôt et formérent, en 1839, cinq républiques indépendantes et dès lors en guerre continuelle les unes contre les autres.

États et villes. — L'Amérique centrale se di. vise en 6 parties qui sont :

SUPERFICIE

Où ULATION.

EN KILOM. CARRÉS, EPURATION

8,000 hab. ; ses environs produisent du cacao renommé. — Quexaltenango, ville de 20,000 hab.; elle était importante dans l’ancien empire Quiché, dont la capitale était Ulatlan ou Quiché, aujourd'hui en ruines. — Rabinal, village au Nord de Guatemala, près duquel sont les ruines de deux grandes villes de l'empire Quiché, Z1kyn et Tzak-Pokoma. — San- Jose, petite ville maritime commerçante, sur le Grand océan ; elle n’a qu’une rade ouverte et veu sûre , c’est cependant le centre principal du commerce d'importation des produits européens. — Saint-Themas, ville maritime et commerçante au fond du golfe de Honduras, avec un port vaste, sûr et l’un des plus beaux de l'Amérique ; une colonie belge y esi établie, mais elle n'a aucune importance.— La Vera-Pax où Coban, 10,000 habitants.

San-Salvador.

La république de San-Salvador est bornée :

au N., par le Honduras; à l'E, par la baie de Fonseca? au S., par le Pacifique ; à l'O., par le Guatemala, — Les villes principales sont :

San-Salvador, capitale, grande ville de 350,000 hab. — Cojutepec où Nuevo-San-Salvauvr, prés de San-Salvador. — Chalatenango, San

Lo

Miguel, San-Vice lepec, Llohasco, tiennent des foi quelles se font merciales. I s'y chands venus de Cuba et du Mexid ù,000 hab. — maritime sur la ville maritime s principaux port San-Salvador.

La république N., par la mer de ragua, la baie da à l'O., par le Gui pales sont : Co 8,000 hab., siëg lapa, petite ville un bon port dan seca. — Copan, ( portantes. — Grc Juticalpa, ville d maritime de 2,0 duras; c'est le p du Honduras. — et aussi sur le g cigalpa, ville de 1 lite ville maritirr 4,000 habitants.

L'Angleterre a duras, en 1859, dait dans le golfe signe sous le non ces iles sont Ro Barbarette. et 1 grande, est aussi des rades excelle sont très-rares su gleterre a aussi 1 duras et du Ni royaume des Mo:

été cédé à ces det a acquis la partie située au Nord di la partie située at

La république | N., parle Hondur au S., par la répt

‘ Roatan, bien qu été occupé en 1830 les États-Unis qui abandonnât ses pos:

holicisme.

de l'Améla capitaiétait une e. Lorsque dépendant a générale oug esparépublique qui se sé- 839, cinq s lors en es autres.

trale se di.

du cacao e 20,000 acien em- Jatlan ou Rabinal, ès duquel »s de l'em- . — Sanante, sur le ouverte e princi-

produits maritime e Hondudes plus belge y esi ice. — LA s.

bornée :

la baie de O., par le es sont :

e 50,000 Salvauur, 190, San

Miguel, San-Vicente (12,000 hab.), Sensunlepec, Llohasco, villes commerçantes où se liennent des foires considérables, dans lesquelles se font toutes les transactions commerciales. Il s'y réunit jusqu'à 60,000 marchands venus de l'Amérique méridionale, de Cuba et du Mexique. — Sonzonate (Trinitad), 3,000 hab. — La Union (Conchagua), ville maritime sur la baie de Fonseca, et Acajutla, ville maritime sur le Pacifique, sont les deux principaux porls de commerce de l'état de San-Salvador.

Honduras.

La république de Honduras est bornée : au N., par la mer des Antilles; au S., par le Nicaragua, la baie de Fonseca et le San-Salvador; à l'O., par le Guatemala. — Les villes principales sont : Comayagua, capitale, ville de 8,000 hab., siége d'une université. — Amalapa, petite ville maritime de 1,000 hab., avec un bon port dans une île de la baie de Fonseca, — Copan, où se trouvent des ruines importantes. — Gracias, ville de 8,000 hab. - duticalpa, ville de 10,000 hab. — Omoa, ville maritime de 2,000 hab., sur le golfe de Honduras; c'est le principal port de commerce du Honduras. — Puerto-Cabrllo, près d'Omoa et aussi sur le golfe de Honduras. — Tecucigalpa, ville de 12,000 hab. — Truæillo, petite ville maritime sur le golfe de Honduras ; 4,000 habitants.

L'Angleterre a cédé à la république de Honduras, en 1859, plusieurs îles qu'elle possédait dans le golfe de Honduras et que l'on désigne sous le nom général d'iles de la Baie:

ces iles sont Roatan, Bonace, Elena, Utile, Barbarette. et Moratte. Roatant, la plus grande, est aussi la plus importante, à cause des rades excellentes qu’elle renferme et qui sont très-rares sur toute cette côte. — L’Angleterre a aussi renoncé, en faveur du Honduras et du Nicaragua, au protectorat du royaume des Mosquitos, dont le territoire à été cédé à ces deux républiques. Le Honduras à acquis la partie du royaume des Mosquitos située au Nord du Rio Herbias; le Nicaragua, la partie située au Sud de cette rivière.

Nicaragua.

La république de Nicaragua est bornée : au N., parle Honduras; à l'O., par le Grand océan ; au $., par la république de Costa-Rica ; à l'E.

‘ Roatan, bien qu'appartenant au Honduras, avait êlé occupé en 1830 par les Anglais de Balize. Ge sont les États-Unis qui ont exigé de l'Angleterre qu'elle abandonnât ses possessions dans l'Amérique centrale,

par la mer des Antilles. —- Les villes principales sont : Léon, capitale, ville de 25,000 hab., siége d'une université. — Granada, Munagua, Masaya et Nicaragua ou Rivas, petites villes sur la rive nord-ouest du lac de Nicaragua, — Suint-Jean de Nicaragua (San-Juan del Norte ou Greytown), petite ville maritime de 300 hab., avec un bon port à l'embouchure du Rio San-Juan dans la mer des Antilles; elle n'a aucune importance actuellement. — Realejo et Sun-Juan del Sur, petites villes maritimes sur le Pacifique.

Le royaume des Mosquitos occupe le littoral oriental du Honduras et du Nicaragua. Il était autrelois placé sous le protectorat de l'Angleterre !; mais depuis 1856 l'Angleterre a cédé le protectorat de ce royaume aux deux républiques de Honduras et de Nicaragua, qui deviendront maitresses du territoire des Mosquitos, lorsque ces Indiens, dont le nombre diminue sans cesse, auront disparu. La république de Nicaragua possède la partie du royaumedes Mosquitos située au Sud du Rio Herbias.

Le royaume des Mosquitos se compose des terres basses, marécageuses et insalubres qui bordent la mer des Antilles, et des premières terrasses du platean de Nicaragua et de Honduras, région boisée, plus saine et plus fertile. Ce pays est peuplé par des Zambos, c'est-à-dire par une population métisse issue du mélange des Indiens Mosquitos?, desnègres et des boucaniers anglais du dix-septième siècle, et dans laquelle le type nègre est prédominant.— La capitale est Blewfield ou Bluefield, bourgade située à l'embouchure du Siquia. La population des Mosquitos, abrutie par l'ivrognerie et décimée par le bulpis, est vouée à une destruction certaine et prochaine.

Costa-Rioa.

La république de Costa-Rica est bornée : au N., par le Nicaragua; à l'E., par la mer des Antilles; auS., par l'isthme de Panama; àl'O., par le Grand océan. — Les villes principales sont : San-Jose de Costa-Rica ou Villa-Nueva de San-Jose, capitale, ville de 25,000 hab. ?. — Alihuela, 10,000 hab. — Cartago, ancienne capitale, et Heredia, villes de 10,000 hab.

— Punta-Arenas, petite ville marilime de 2,000 hab., à l'entrée du golfe de Nicoya sur

‘ La côte des Mosquitos était sous l'influence anglaise depuis le dix-septiéme siéele; les Mosquitos furent alors les alliés des Anglais contre les Espagnols et se placèrent sous leur protectorat.

#fln'y a d'indiens Mosquitos purs que dans l'intérieur du plateau et loin du royaume des Mosquitos.

5 Son allitude est de 1,500 mûtres.

le Grand océan; c'est le principal centre du commerce de la république de Costa-Rica.

Le Honduras anglais occupe la partie sudest de la presqu'île du Yucatan ; il est borné: au N. et à l'O. par le Yucatan ; au S., par le Guatemala; à l’E., par le golfe de Honduras.

—Les principales rivières sont : le Rio Hondo, au Nord, qui se jette dans la baie Chetumel; le

Page 1