VALEUR DES PRINCIPAUX OBJETS D'EXPORTATION
MARCHANDISES EXTORTÉKS
VALEURS (Années moyennes)
Tissus de laine 300 millions environ.
— soie 400 — —
Vins 300 — —
Tissus de coton 200 — —
Céréales (1) 100 — —
Soies brutes 150 — —
Tabletterie 150 - —
Peaux ouvrées 200 — —
Sucre raftiué 130 — —
Fromages et beurres 100 — —
Confection (lingerie) lnn — —
"""v^ Montant du commerce international de la France. — Les chiffres réunis de l'importation et de l'exportation s'élèvent à huit milliards. Cette somme représente le commerce spécial de la France.
Dans cette somme ne figurent pas:l° les marchandises en transit (2) ; — 2» les mardises admises temporairement en France pour y recevoir un complément de main-d'œuvre ; — 3° les marchandises mises en entrepôt, en attendant qu'elles reçoivent une destination.
Ces différentes marchandises ont une valeur de plus d'un milliard, qui, ajoutée aux huit milliards du commerce spécial, donne en chiffres ronds un total de plus de neuf milliards de francs pour le commerce général. > ww. Développement du commerce français. — Depuis le commencement de ce siècle, le commerce de la France s'esl considérablement accru. En 1789, nos échanges extérieurs atteignaient à peine 1 milliard. En 1860, ils étaient de 5 milliards. Cet accroissement rapide est dû à l'établissement des chemins de fer, — à l'extraction toujours croissante delà houille et du fer, — à l'invention
(t) Ou remarquera que les céréales figurent à l'exportation pour nn chiffre relativement élevé, si on le compare à celui de l'importation. Cette singularité n'est qu'apparente. En effet, Marseille, entrepôt naturel des blés venant de Russie, de Turquie, d'Algérie, — le Havre, entrepôt des blés venant d'Amérique, achètent non seulement des céréales pour combler le déficit de nos ré- ColtCS, mais encore pour approvisionner les pays voisins de la France : Angleterre, Belgique, Allemagne, Suisse. — Nos départements frontières trouvent souvent aussi leur avantage à vendre leurs blés aux pays voisins plutôt que de les expédier aux extrémités opposées de la France.
(2) Le transit s'élevait, en moyenne, à 600 millions par an ; ce sont nos chemins de fer, nos canaux et noire marine marchande qui en profitaient. — La Suisse, qui n'avait pas d'issue directe vers la mer, entrait dans le transit fiançais pour un tiers, mais ce transit a diminué depuis le percement du Saint-Gothard, car la Suisse n'a plu» besoin d'emprunter nos chemins de fer pour les marchandises qu'elle expêVIie en Italie ou qu'elle reçoit de ce pays.
du télégraphe, etc. De 1860, époque à laquelle on a inauguré le système du libre échange, à cejour, notre commerce international apresque doublé, puisqu'il s'est élevé de 5 milliards à plus de 9 milliards.
->/wv. Comparaison avec l'étranger.
— Le tableau suivant donne le montant du commerce général des principaux pays du monde :
Angleterre 17 milliards.
France jo —
Allemagne 8 —
États-Unis 8 —
Belgique 3
Russie 5
Hollande 3
Autriche-Hongrie 3 1/2 —
Italie 2 1/2 —
Suisse 1
Espagne 830 millions
L'Angleterre, qui nous est quelque peu supérieure pour l'importance de son industrie, nous dépasse notablement pour le commerce. Nous occupons néanmoins le deuxième rang dans le monde.
Il faut, pour conserver ce rang, nous appliquer au perfectionnement de nos procédés agricoles et industriels, au développement de nos routes, de nos voies navigables, de nos chemins de fer, de notre marine, de nos colonies.
'"wv. Chiffres du commerce de la France avec les principaux pays. — Le tableau suivant donne la liste des pays avec lesquels la France entretient le plus de relations commerciales (importations et exportalions réunies).
PAYS
Angleterre
Belgique
Allemagne
Etats-Unis
Italie
Espagne ,
Suisse
Algérie
Russie
Inde anglaise
République Argentine
Colonies frauçaises(sans 1* A Igérie)
Turquie
Brésil