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FRANCE ETHNOGRAPHIQUE

Fig. 66 — Hache en pierre.

souvenir précis, la France était habitée par une race de chasseurs sauvages au crâne allongé et étroit, ne fabriquant que de grossiers instruments en pierre (flg.66), race contemporaine du mammouth.

Puis vint une autre race analogue, mais plus intelligente, habitant des grottes, douée déjà d'un certain sens artistique, qui vivait en même temps que le renne, et savait en travailler les os et le bois.

Plus tard parurent des envahisseurs à tête plus courte et plus large, qui se mêlèrent aux races antérieures. Ils étaient industrieux, cultivaient le sol, connaissaient l'usage du feu, tissaient des étoffes, avaient des animaux domestiques, employaient des outils et des ustensiles en pierre polie. Ils élevèrent ces monuments dits mégalithiques, qu'on a attribués à tort aux druides. Beaucoup d'entre

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Fig.GI.— Habitations lacustres sur pilotis.

eux habitaient sur pilotis (fig. 67), à la surface des lacs. Ils apprirent peu à peu l'usage du bronze, puis du fer.

vwv Les Ligures et les Ibères. — Les premiers habitants de la France sur lesquels nous ayons des documents écrits, sont les Ligures et les Ibères. Ils étaient de taille médiocre, avaient les yeux et les cheveux noirs et la peau brune. Ils furent probablement refoulés par les Celtes, les Ligures sur les côtes de la Provence, les Ihères au delà de la Garonne et dans la péninsule hispanique.

Les Provençaux, descendants des Ligures, et les Gascons (Vascons), descendants des I hères, sont encore aujourd'hui, par leur tempérament et leur caractère, assez éloignés du type général celte.

^w^- Les Basques. — Au sud des Gascons, dans un coin des Pyrénées, habitant à la l'ois

le versant français et le versant espagnol, les Basques ou Escuablunac présentent ce phénomène curieux de 500 000 hommes parlant une langue, Yescuara, à laquelle nulle autre ne ressemble, conservant leurs mœurs nationales, au milieu des races prédominantes qui les environnent. Il y a environ 100 000 Basques français.

■v™- Les Celtes et les Kimris. — Les Celtes d'abord, puis les Gallo-Kiuu-is, enfin les Kimris-Iielges, succédèrent aux Ibères et aux Ligures dans tous les pays qui sont au nord de la Garonne. C'est surtout le type des Belges et des Kimris-Belges, aux cheveux rouges, à la taille énorme, au teint blanc et à la voix éclatante, qu'a dépeint l'antiquité classique. Les Celles, plus petits, bruns ou châtains, avec des yeux bleus, sont représentés aujourd'hui par les Bretons, qui ont longtemps résisté, comme les Basques, à toute assimilation.

~w^ La conquête romaine. — Les Coites et les Kimris, confondus sous le nom de Gaulois (mol dont, le sens est. purement géographique)] ont été profondément modifiés par la

conquête romaine, après avoir reçu des Phéniciens et des Grecs les premiers rudiments de la civilisation. Les Romains fondirent en une seule nation toutes les races de la Gaule, lui imposèrent leurs mœurs, leur langue, leurs institutions, et ainsi se forma le peuple Ga/lo- Romuin, qui est resté à travers toutes les vicissitudes des âges suivants, et qui constitue encore comme le fonds indestructible du peuple français.

■v™. Les Germains. — Les barbares Germains qui envahirent la Gaule (cinquième siècle) n'en altérèrent pas sensiblement les caractères. Les Wisigoths,\e* Burgondes et les Franks, ne furent que des armées perdues dans la grande masse des anciens habitants et bientôt absorbées. Ils adoptèrent la langue gallo-romaine.

~^ Les Sarrasins et les Normands. — Les invasions sarrasine et normande (huitième et neuvième siècles) ont contribué pour leur part à la multiplicité des éléments dont résulte le type français. .Mais elles ont cédé a l'influence do la civilisation latine.

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