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PLATEAU CENTRAL DEL'ASIE

NOMENCLATURE PHYSIQUE

Latitude. — Europe méridionale, — États- Unis.

Climat. Les hautes montagnes qui l'environnenl el arrêtent les vents de la mer rendent le climat très sec. Chaleurs et froids extrêmes excepté dans le Tibet où Télé est assez tempéré. Partout ailleurs steppes et déserts du Gobi el de la Mongolie.

Montagnes du pourtour. — I. Au Nord, U ;< du Baïlcal: monts Sayansk (.'J500 m.) el Jablonoï (2500 m.).

II. Au Nord-Ouest et à l'Ouest : Massifs parallèle, de l'Altaï (3 300 m.) ; delaDzoungarie ou monts Tarbagataï (3 000 m.) cl de l'Ala-Tau (4 000 m.); — des Thian-Chan ou monts Célestes (l'ic Kaufmann 6500 m., Khan-Tengri 1 300 m.); — de l'Indou-Kouch.

Entre les Thian-Chan et l'Indou-Kouch, plateau de Pamir avec le lac Kara-Koid (5050 m.).

III. Au Sud-Ouest et au Sud : Massifs de l'Himalaya : Dhawalagin (8176 m.), Gaourisankar 8 810 m.), Kitchiniljinga (8 582 m.).

IV. A l'Est, Massifs du fleuve Bleu (monts Yun-Ling, 5 800 m.); — Massifs du fleuve Jaune (Iu-Chan, etc., 3500 m.); — Monts de Mandchourie ou monts King-Gan (4 900 m).

Montagnes intérieures : Monts Karakovoum ei montagne du CacA«mVe(Dapsang,8623 m.); Monts Kouen-Lun (hauteur moyenne supérieure à celle de l'Himalaya); — Montagnes mes (hauteur moyenne 4500 m.).

Fleuve intérieur du plateau : Tarim.

Lacs intérieurs du plateau : Loh-noor (670 m.), Koukou-noor (3 200 m.), Dalaï-noor (600 m.), ïengri-noor (4 690 m.).

Fleuves qui s'échappent du plateau :

Brahmapoutre, — Mé-Kong ou Cambodge, — Yang-tsé-Kiang — Kérouloun (Amour supérieur), — Selenga (affl. de l'Iénisséï), — Irtych (alil. de l'Obi), — Indus.

Cotes d'altitude des principales villes du plateau : Tibet : Lhassa, 3 630 m.; — Turkestan oriental : Yarkand, 1 197 m., Kachgar, 1232 m., Khamil, 856 m.; — Mongolie : JJarkoul, 1 550 m., Ourga, 1290 m.

NOMENCLATURE POLITIQUE

Voir la Chine, p. 165.

w*. Ceinture montagneuse tic l'Asie centrale. — Le centre de l'Asie forme un ensemble de terres élevées, dont

ASIE

ta masse domine toutes les autres aspérités de la surface du globe ; elle occupe en étendue une superficie presque aussi vaste que celle de l'Europe.

C'est véritablement le dôme autour el au-dessous duquel se groupent toutes les autres légions de celte partie du inonde, ta Chine, l'Indo-Chine, l'Inde, l'Iran, les plaines du Turkestan et de la Sibérie.

De toutes parts, des massifs montagneux l'environnent, auprès desquels nos Alpes mêmes sembleraient médiocres.

Au Sud, l'Himalaya, « le séjour des neiges, » presque aussi long que la Méditerranée, étage ses gigantesques murailles de la plaine de l'Indus et du Gange aux sommets du Gaourisankar ou du Dhawalaghiri, qui atteignent près de 9 000 m.

A l'Est, les montagnes chinoises, pressées les unes contre les autres, vont rejoindre vers le Nord-Est, en Sibérie, les monts de Stanovoî (p. 150).

Au Nord-Ouest se succèdent trois groupes de chaînes parallèles : — les Tian- Chan et YAla Tau qui s'élèvent jusqu'à 4 et 6 000 mètres ; — au delà de la dépression de la Dzoungarie, où passe l'Irtych, et qui est la porte occidentale du plateau, Y Altaï qui atteint 3 500 mètres ; — enfin les Jablonoï dont la direction est marquée par le Baïkal, une de leurs vallées submergées, le plus vaste lac de montagnes du monde.

La rencontre des Thian-Chan avec l'Himalaya forme, à la pointe occidentale du grand plateau, le Pamir, région relativement basse, d'une élévation moyenne de 2 ci 00 mètres.

^•^ Le Tibet. — Le plateau central asiatique est partagé en deux étages très différents par les monts Kouen-Lun, qui le traversent de Y Est à l'Ouest, du Pamir au fleuve Hoang-ho.

Entre l'Himalaya et les Kouen-Lun, le plateau du Tibet, dont le relief tourmenté est sillonné par les plissements parallèles des Karakoroum a une élévation moyenne égale à celle du mont Blanc. Les pluies abondantes qu'il reçoit du golfe du Bengale et surtout de la mer d'Oman, ruissellent dans ses lacs toujours pleins, comme le Tengri-noor, dans ses fleuves qui comptent parmi les plus grands du monde : YIndus, le Brahmapoutre, le Salouen, le Mc-Kong, le Yang-tsé-Kiang, le Hoang-ho.

Mais son altitude arrête au passage

I "ute l'humidité des vents marins. Tandis que, sur le flanc méridional du Tibet, dans l'Himalaya, de colossales forcis côtoient les neiges éternelles, que les glaciers, les chutes d'eau déchirent, percent la montagne, y pratiquent les roules naturelles; au Nord, les Kouen-Lun, au contraire, sont demeurés une muraille massive, nue, et quoique moins haute, moins accessible que l'Himalaya.

Les steppes et les déserta nu Nord des monts Koucii-Liui.

— Au Nord du Kouen-Lun, une immense dépression, sorte de Méditerranée desséchée, est partagée en deux bassins par le rapprochement de l'éperon oriental des Thian-Chan et des monts Kouen-Lun. C'est le désert de Gobi.

Sa partie occidentale ou turke s'appelle le désert de Takla Makan : c'est un steppe plutôt qu'un désert.

Les eaux qui descendent des pentes intérieures des Thian-Chan et du revers oriental du Pamir, se réunissent dans le lit du Tarim qui les perd par évaporation et n'en porte qu'une faible partie à la lagune du Lob-noor, dépression centrale située à 670 mètres seulement au-dessus du niveau de la mer.

La partie orientale du Gobi est le Gobi proprement dit; la pluie et la végétation y sont rares : c'est le véritable désert.

Ainsi dans l'Asie centrale, la vie se développe progressivement du Nord au Sud avec l'humidité. Elle atteint toute son intensité sur le haut Indus, dans la région agricole et industrielle de Cachemire, et sur le haut Brahmapoutre où Lhassa est le centre religieux du Tibet et de tout le monde bouddhiste.

vw* Rôle historique de l'Asie centrale. — Le plateau central de l'Asie a exercé une influence considérable sur l'histoire de l'humanité.

Il a isolé par une grande muraille naturelle la Chine de l'Inde et du monde grécoromain.

Ce n'est que fort tard que les Chinois, protégés au Nord par leur grande muraille artificielle contre les incursions des nomades du désert, purent conquérir la région agricole du Tarim où ils trouvèrent l'industrie de la soie, et franchissant le passage de la Dzoungarie, arrivèrent à l'Inde, en tournant l'extrémité occidental 3 du plateau central.

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