BALOUTCHISTAN
Superficie; environ 275 000 kil. car.
ASIE
Population: 350000 hah.
Ville principale. — Kélat, résidence du khan dont les diverses tribus baloutchis reconnaissent la suzeraineté.
v- Situation de l'Iran. — La
charpente de l'Asie orientée de l'Est à l'Ouest, est composée d'une suite de plateaux, l'Asie centrale, Y Iran et l'Asie Mineure, qui vont diminuant d'étendue de la mer de Chine à la Méditerranée. Le second, l'Iran, a été dans l'antiquité le siège d'empires qui ont exercé une grande influence sur le développement de la civilisation grecque avant d'être absorbés par elle ; ils ont ainsi présidé aux origines mêmes de la civilisation européenne.
Rattaché à l'Asie centrale par le plateau de Pamir, l'Iran occupe le vaste espace compris entre la plaine de YIndus à l'Est, celle du Tigre et de YEuphrale à l'Ouest, la dépression de la Caspienne et de YOxus au Nord, le golfe Persique et le golfe d'Oman au Sud.
Il s'enfonce comme un coin entre les possessions anglaises de l'Inde et les possessions russes du Turkestan ou Touian : c'est l'un des principaux théâtres de lutte entre ces deux puissances rivales.
-.----- Bordure montagneuse de l'Iran. Côté Est. — Ses bords sonl formés de chaînes parallèles diversement situées.
La bordure orientale, qui s'étend le long de YIndus, du Sud au Nord, est composée d'une série de crêtes dirigées du Nord-Est au Sud-Ouest et dont la traversée est très difficile : les passes de Kaibcr et de Keltah, menant l'une à Kaboul et l'autre à Kandahar, sont des gorges très étroites.
vw Côté IVord. — Au Nord, en partant du Pamir, la bordure est d'abord formée par les crêtes parallèles de l'Indou-Kouch, toutes de 3 à 4 000 mètres, et qui sont le prolongement des Thian-Chan. Deux d'entre elles enferment la vallée du Kaboul qui s'ouvre sur l'Indus, après l'étranglement des défilés de Kaïber.
Au delà de Kaboul, des chaînes moins élevées et orientées du Sud-Est au Nord- Ouest ménagent entre leurs lianes les vallées de Méched, de Hérat et de la rivière de Merv qui forment autant de routes vers l'intérieur.
La plus méridionale serre la Caspienne de près avec la haute muraille volcanique de l'Elbourz ouverte par un seul passage, celui des rortes Caspicnncs, non loin du pic Demavend (plus de 5 000 mètres) ; elle se confond à l'ouest avec les hauteurs volcaniques de l'Arménie et de l'Ararat (lacs Van et Ourmia).
Côtés Sud-Ouest et Sud. — Le côté Sud-Ouest de l'Iran est formé par une zone de gradins successifs qui longent
le Tigre et le golfe Persique jusqu'au dôtroil d'Ormuz, el donl les vallées parallèles
sont arrosées par des rivières qui vont alimenter le Tigre, en perçant chacune sa trouée dans le dernier chaînon. Ce massif Sud-Ouest, dit des inon'.s Elvend (3 270 mètres), rejoint au Sud le massif oriental par les hauteurs médiocres du Mekran et du Baloutchistan.
Relief intérieur de l'Iran.
— L'Afghanistan, haut en moyenne de 2 500 mètres avec des sommets de 4000 occupe toute la partie haute du plateau intérieur. V Helmend en recueille les eaux avant de se perdre dans une lagune qui devient au temps des pluies un lac long de 200 kilomètres, le lac Hamoun.
A l'Ouest est la vaste dépression des steppes et des déserts persans, très difficilement franchissables.
F^a vie sur l'Iran. — La rareté des pluies n'a permis l'établissement de populations sédentaires que sur les frontières montagneuses de l'Iran.
A l'intérieur, les déserts de la Perse sont tout à fait inhabités.
Dans l'Afghanistan et le Baloutchistan, des tribus errantes promènent leurs troupeaux à travers des steppes montagneux ; il n'y a de villes qu'Hérat, Kaboul, Kandahar et Kélat à l'entrée des défilés.
wv. Importance politique des montagnes «rai bordent l'Iran.
— La vie s'est concentrée au Sud de la Caspienne, et le long du Tigre et du golfe Persique ; la capitale actuelle de la Perse, Téhéran, est dans l'ancienne Médic; Hamadan qui naguère encore servait de résidence d'été au Schah, est sur l'emplacement de l'ancienne Ecbatane.
Les riches provinces du Khouzistan et du Farsistan avec les villes importantes d'Ispahan et de Chiraz s'appelaient dans l'antiquité la Susiane et la Perse.
La route terrestre du Caucase à l'Inde a pour tête de ligne la grande ville de Tauris (près du lac Ourmia), qui compte plus de 100000 habitants. EIlesedLIgë vers le golfe d'Oman par les vallées longitudinales des massifs qui séparent le plateau de la plaine du Tigre. Toutes les régions montagneuses et arrosées dont est environné l'Iran sont d'ailleurs des routes vers l'Inde. Aussi sont-elles le théâtre de la rivalité des Anglais qui la possèdent et des Russes qui la convoitent.
Ainsi les Anglais ont dû faire la guerre pour soustraire l'Afghanistan à l'influence russe, et s'assurer la possession des passages de montagne qui conduisent du plateau de l'Iran dans la plaine de l'Indus.
Les Russes ont répliqué par la conquête de Merv dont la rivière, le Mourghab, est un chemin vers Hérat, et ils convoitent Méched qui les y conduirait plus sûrement encore.
Cette lutte n'est pas près de finir : elle se rattache à la question d'Orient et donne