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RACES DE L'ASIE

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F.MEAUUC.SD

Fig.89. — 1, 2. Sibériens. 3. Turcoman. 4, 5. Turcs. 6. Persan. 7, 8, 9. Indous. 10, 11, 12. Chinois. 13, 14, 15. Japonais. 16. Cochinchinois Laotien.

l'Ouest, d'autres franchirent les frontières montagneuses qui les bornaient au Sud-Est et séjournèrent quelque temps dans le Pendjab, c'est-à-dire sur les rives des cinq fleuves qui forment l'Indus, puis ils se répandirent dans toute la vallée du Gange : ce sont les Hindous.

Ils atteignirent assez vite une civilisation avancée, subjuguèrent un grand nombre des populations primitives de l'Inde, et se mêlèrent à elles, malgré une division rigoureuse en castes superposées; ils leur imposèrent leur religion, le brahmanisme; leur langue, \e sanscrit, qui forma bientôt le parler vulgaire appelé pracrit, est le père de presque tous les dialectes parlés aujourd'hui dans l'Hindoustan.

Les Iraniens. — D'autres Aryas, les Iraniens, s'arrêtèrent sur le plateau de l'Iran, dans les montagnes de l'Arménie et de l'Asie Mineure. Les Bactriens, les Perses furent leurs principaux représentants dans l'antiquité; les derniers ont laissé les traces d'une civilisation puissante.

Les Perses d'aujourd'hui ou Tadjik*, les Kurdes, les Afghans, les Daloutchis, les Ossètes du Caucase, les Arméniens sont des Iraniens.

Leur parenté, linguistique tout au moin?, est démontrée par les nombreux rapports de leurs diverses langues avec le Zend, qui est celle des livres sacrés de la religion de Zoroastre. Mais cette religion même a disparu presque totalement : le mahométisme et le christianisme l'ont remplacée.

Les peuples mongoliques. — On désigne sous ce nom un groupe linguistique formé des divers peuples qui habitent l'Asie septentrionale et centrale: les Tongouses, pêcheurs et chasseurs des bords de l'Iénisséï, fétichistes, mais intelligents et hospitaliers ; — les Mandchous qui envahirent la Chine au dix-septième siècle, lui imposèrent une dynastie do leur sang, et tout en conservant leur caractère belliqueux, reçurent la civilisation des vaincus; -les Mongols nomades pasteurs, presque uniquement cantonnés aujourd'hui sur Le grand plateau de l'Asie centrale, au Nord du Tibet, qui conquirent l'Asie presque entière au treizième siècle, sous la conduitede Gengis-Khan, menacèrent même l'Europe, puis fondèrent dans l'Inde l'État du Grnnd-Mogol de Delhi, en furent chassés au dix-huitième siècle par les

Européens, mais ont conservé de leur passage dans l'Inde, la religion de Bouddha ou Bouddhisme;—^ Tatars de Tobolsk et de Tomsk, frères des Turcs de Constantinople; les Yacouts, sur les rives de la Lena ; \e$Samoyèdes, les Ostiaks, sur celles de l'Obi et de l'Iénisséï, qui s'étendent à travers les pays forestiers de la Sibérie, jusqu'aux côtes de l'océan Glacial; les Kirghizes qui errent dans les steppes environnant la Caspienne et la mer d'Aral, et ne sont devenus sédentaires que dans l'oasis de l'Iaxarte (Syr-Daria) ; les Turcomans qui exercent leurs pillages au sud de la mer d'Aral et de l'Oxus, sur les confins de la Perse.

Ces derniers peuples, les uns à demi-christianisés, les autres devenus mulsumans, sont aujourd'hui sujets de la Russie.

Les autres représentants de la race mongolique sont: dans l'Empire ottoman, en Asie Mineure d'une part, en Turquie d'Europe d'autre part, les Turcs osmanlis; en Russie, les Lapons, les Finnois ou Finlandais ; en Hongrie, les Magyars.

Les Arabes. — De même qu'elle a peuplé l'Europe, l'Asie a aussi débordé sur l'Afrique : au septième et au huitième siècle de notre ère, les conquérants Arabes de race sémitique et frères des Hébreux, ont peuplé, l'Afrique septentrionale, se superposant aux Égyptiens, aux Libyens, aux Berbères, et portant partout avec eux la religion de Mahomet.

Mais l'Arabie n'est point restée déserte, elle a conservé ainsi que la Syrie et la Palestine ses tribus nomades ou sédentaires de Sémites, dont la religion et la langue s'étendent aujourd'hui du Maroc à la Chine et à la Malaisieet du Caucase à l'Afrique centrale.

Les Malais. — L'Asie a encore donné naissance à la race malaise, originaire de la péninsule de Malacca, répandue sur toutes les Iles de l'océan Indien.

Marins hardis, les Malais surent les premiers profiter des moussons pour commercer avec les côtes de l'Afrique orientale, de la chine, et avec Formose et les iles Philippines.

Les Hollandais cuit détruit leur empire de

Java, mais sans pouvoir d pter entièrement

les Etats malais indépendants qui subsistent à Sumatra.

Les Dravidiens. — Lorsque les Aryas arrivèrent dans la vallée du Gange, ils lu trouvèrent occupée parla race dravidienne qu'ils refoulèrent dans le plateau du Dékan, où les

principaux représentants sont aujourd'hui les 'Fa m ou Is au Sud-Est, et les Malabars à l'Ouest.

Les Dravidiens eux-mêmes avaient subjugué les habitants primitifs de l'Inde, représentés par les tribus noires qui subsistent encore dans les monts Vindhyas.

Les Chinois. - Les Chinois proprement dits, cantonnés dans les deltas des fleuves Bleu et Jaune ont étendu peu à peu leur empire sur des populations très diverses, encore mal connues. Toutes n'ont pas le teint jaune, les pommettes saillantes, les yeux bridés, la barbe rare, la chevelure tressée en une longue natte, la taille courte et épaisse.

Il y a un très grand nombre de Chinois qui n'ont rien de commun avec ce type connu, mais tous se ressemblent par leurs mœurs et leur civilisation; patients, économes, laborieux, privés d'imagination, amoureux et conservateurs du passé, très tiers de leur civilisation, ils ne deviennent intolérants que si l'on attaque leurs lois et leurs mœurs.

Arrivés de très bonne heure à une culture fort avancée , ils sont demeurés stationnâmes, et ce n'est qu'aujourd'hui qu'ils commencent à sentir l'impulsion de la civilisation occidentale. Ils ont exercé leur influence en même temps que les Hindous, sur les peuples voisins du Tibet et de l'Indo-Chine.

Les Japonais. — On ignore l'origine des Japonais; venus du Sud six cents ans avant notre ère, ils ont repoussé vers le Nord la population primitive des AïtlOS, aujourd'hui confinée dans l'Ile de Yéso.

Disciples de la civilisation chinoise, les./<//>onais ont gardé en l'adoptant un caractère original; leur imagination vive, la poésie et la vérité qu'ils mettent dans la reproduction de

la nature, n'appartiennent qu'à eux. De tous les peu pies asiatiques, c'est U moins asiatique par l'esprit et le tempérament comme par l'origine, et celui qui se prête le mieiu culture européenne.

Conclusion. — En résumé, l'Asie renferme des Mongols et ùetAryas, patenta des Mongols

et îles Aryas européens, îles Sémites, parents

noie- africains, d M . parente des Malais du Pacifique.

Bile a en propre les races de l Hindoustau méridional, de la Chine et des pays groupé* autour de la Chine. Les Japonais enfla y représentent un élément envahisseur arrive i une époque tout à lait récente.

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