COURS D'EAU D'AUSTRALIE
NOMENCLATURE PHYSIQUE
Latitude. — Afrique du Sud, Brésil méridional.
Longitude. — Japon, Mandchourie, Lena.
Climat. — Intérieur : Sécheresse extrême. — Côtes : au Nord, température tropicale, tempérée par les moussons du N.-O. et du S.-E. ; au Sud, climat européen.
Caps. - York, Leeuwin et Sud (Tasmanie).
Détroits. — De. Torrès et de Bass.
Iles dépendantes. — Tasmanie, I. des Kangourous, Mel ville.
Golfes. — De Carpentarie, de Spencer.
Montagnes. — Alpes Australiennes (mont Kosciusko, 2 100 m.) ; — Montagnes du Queensland; — Montagnes de l'Australie occidentale.
Fleuves. — 1° Murray, grossi à droite du Murrumbidje et du Darling; — 2° Warburton (lac Eyre); — 3° Flinders; — 4° Gascoyne; — 5° Murchison; — 6° B. des Cygnes (Perth).
Lacs. — Eyre, Torrens, Austin.
NOMENCLATURE POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE
(Voir le chapitre suivant : Les colonies australiennes).
vwn. Superficie et forme «le l'Australie. — Semblable à l'Afrique et à l'Amérique du Sud, l'Australie a des formes très massives.
De l'Ouest à l'Est, elle a 3 750 kilomètres de longueur; du Nord au Sud, elle a au maximum 3 000 kilomètres et au minimum 1750 kilomètres, soit en moyenne 2300 kilomètres. C'est un rectangle irrégulier.
Sa superficie totale est de 7 700 000 kilomètres carrés. Elle est égale aux 6/7 de l'Europe, et cependant elle a vingt fois moins de côtes que cette partie du monde.
Malgré ses formes épaisses, elle présente des rudiments d'articulations que n'ont ni l'Afrique, ni l'Amérique du Sud: au Nord, elle a les presqu'îles de Carpentarie et d'York séparées par un vaste golfe; au Sud, elle a la Tasmanie, débris isolé de son extrémité méridionale, et deux golfes allongés comme des fiords, le Saint-Vincent et le Spencer.
vw>< Caractère général du relief. — Avec des contours moins raides, moins uniformes que ceux de l'Amérique du Sud et de l'Afrique, l'Australie a un relief beaucoup plus élémentaire, beaucoup plus pauvre en formations géologiques : tout entière de formation ancienne, elle ne possède nulle part de roches récentes.
Elle a été submergée en partie, mais nulle part on n'y voit de terres réapparues à la lumière après avoir été ensevelies des siècles sous les Ilots. Elle est à la fois
très ancienne et presque intacte dans sa vétusté. Un léger exhaussement se fait, il est vrai, sentir sur les côtes du Sud-Ouest, mais il n'atteint pas 0,W par siècle
vwv. La ceinture montagneuse* — L'Australie est un immense plateau bordé de toutes parts par des montagnes dont les plus hautes et les plus connues sont à YEst et au Sud-Est.
Ce sont les montagnes de la Nouvelle- Galles du Sud, prolongées par celles de la Nouvelle-Angleterre et de Liverpool qui dépassent parfois 2 000 mètres. Puis vient la crête plus massive des montagnes Bleues s'élevant peu à peu jusqu'aux Alpes australiennes couvertes de neige presque toute l'année (le Kosciusko qui domine tout le continent a 2 100 m.).
Ces hauleurs se prolongent au Nord du détroit de Bass par le promontoire Wilson, et, au delà de l'embouchure du Murray, par les monts Flinders.
^w*. I^e plateau intérieur, — Tout le reste de l'Australie, mal connu à l'Ouest, n'est qu'une plaine légèrement ondulée, vers laquelle s'inclinent les pentes intérieures des montagnes '"côtières. La roche primitive y est presque partout à nu; mais par endroits les fleuves en ont rongé la surface, et déposé les débris en glaise rougeâtre, aride et fendillée pendant les sécheresses, bourbeuse et marécageuse pendant la saison des pluies.
•wwv Caractère général de l'ii ydrographic. — Le sol étant imperméable, l'eau s'écoule aussitôt tombée, et ne s'amasse nulle part en réserves souterraines capables d'alimenter des sources perpétuelles.
Dans leur cours supérieur, les fleuves ressemblent à des chapelets d'étangs. Arrivés en plaine, plus de vallée : un lit intermittent, coupé par d'immenses marécages.
Cependant, d'avril à août, pendant la saison des pluies, des crues de 10 à 20 mètres répandent au loin l'inondation. La pluie terminée, les petits cours d'eau tarissent, les grands s'atrophient presque totalement. Maint voyageur revenant dans uu pays où il avait été émerveillé par l'abondance des eaux et le luxe de la végétation, a été cruellement déçu en n'y retrouvant plus que sécheresse et nudité. ^■■^ Fleuves à brèches. — Les grands fleuves australiens ont leur source sur le versant intérieur (les montagnes, et se sont ouvert par une brèche un passage vers la nier.
Le plus important est le Murray qui a 2 250 kilomètres de longueur. Il aalt sur le versant occidental des Alpes australiennes. Ses principaux affluents sont le Murrumbidje et le Darling.
Dans la montagne, il a des rives pittoresques, puis il traverse une plaine déserte, enfin sa vallée inférieure e>l fertile, niais souvent couverte par d'énormes inonda-
tions. Il aboutit à une lagune intérieure semblable au haff de la Vistule, et séparée de la mer par une longue flèche de sable, le Coorong.
Comme lui, le Murrumbidje a des eaux en tout temps, quoique leur hauteur soit extrêmement variable. Le Darling, au contraire, est très souvent à sec, et son principal tributaire, le Macquarie, se perd fréquemment dans des marécages avant d'atteindre le confluent.
Malgré son étendue et le nombre de ses bras, le réseau fluvial du Murray est l'un des plus imparfaits du globe.
Les autres fleuves à brèche principaux de l'Australie sont : sur la côte orientale, le Brisbanc; sur la côte occidentale, le Gascoyne, la rivière des Cygnes, tous fort peu navigables ; — sur la côte septentrionale, le Flinders,\e Boper, le Victoria; ces derniers siluéssous la zone tropicale, sont beaucoup plus abondants et accessibles aux navires.
Quant aux rivières côtières, qui naissent et coulent sur le revers extérieur des montagnes, elles sont courtes et leur embouchure est envasée.
•^^ Lacs et lagunes. — Les lacs' Eyre et Torrens qui occupent la partie la plus basse du continent, et ne sont qu'à 23 mètres au-dessus de la mer, forment de vastes nappes d'eau salée peu profondes, plus semblables à des chotts qu'à de véritables lacs, et les creecks qui y aboutissent, tels que le Warburton et le Cooper, sont plutôt des ouadi que des rivières.
Les autres lacs qui sont nombreux, et les lagunes de l'Australie occidentale, offrent comme les cours d'eau, le même caractère d'imperfection et d'atrophie.
™~- Conclusion. — En résumé, malgré son ancienneté, l'Australie parait être de tous les continents celui que le travail des forces naturelles a le moins approprié au séjour de la race humaine et au développement de la civilisation. Il n'y a que le revers extérieur de ses montagnes qui ait pu recevoir des colonies européennes; une faible partie seulement du plateau intérieur se prèle à une exploitation agricole intermittente.
Fertilité des régions sud-est de l'Australie. — Bien qui' la majeure partie do continent Australien soit occupée par dos- diserts, il possède, au sudeat surtout . dea région* agricolea d'une admirable
fécondité et qui pourront offrir «le;, terres a lu. mi de»
générations de colons, i a recherche de for ni plu» guère mi tin certain aombra de Cbinoia i venturiera et elle n'est plut déaordonnée oomme en 1851. Tout l'effort dea coloi - porta
aujourd'hui vers l'agriculture, lin oyagaurti pètent, M. Fronde i visite'- p i • mment «ux eovirona de Melbourne at da Bjrdnejr da granda do aus-.i beaux, aussi aoigné -
t rre. Il n vu doa ' nparable» *
ceux il" Bourgogne on da M • ofl la
MA cultive depuia vingt an» sans aagraia fournit u rendemenl extraordinaire da NO pour t. Sur rierge, les plante» européenne» a'aci I \ odieusement.
. h \imii;i iv