L'AMÉRIQUE DU SUD
{o Celui de Darien s'étend de l'Atrato à l'isthme de Panama (80 mètres d'altitude), que traverse le chemin de fer et où passera le canal interocéanique.
2° Celui de Panama et de Costa-Rica, dominé par le volcan Irazu (3 500 m.) est borné au Nord-Ouest par la dépression des lacs de Nicaragua et de Managua, entre la baie de Fonseca et l'embouchure du san Juan.
3° Les plateaux du Honduras et du Guatemala auxquels se soude la péninsule basse du Yucatan, sont séparés vers la mer des Antilles par le golfe de Honduras et la vallée du rio Motaqua; ils sont reliés du côté du Pacifique par une longue série de volcans, la plupart en activité.
La dépression de Téhuantépec (200 mètres) qui relie l'Amérique centrale au plateau mexicain marque l'extrémité occidentale du système des isthmes.
^/w^. Lies Antilles. — La série des grandes Antilles se rattach° aux montagnes Vénézuéliennes par le double chapelet volcanique des petites Antilles, à la péninsule de la Floride par les lies plates de Bahama, à celle du Yucatan par l'extrémité occidentale de Cuba.
Le relief des grandes Antilles se compose de chaînes parallèles qui ne se trouvent réunies que dans Haïti, où l'on en compte jusqu'à cinq; l'une d'elles se prolonge à l'Est par Porto-Rico et les îles Vierges, à l'Ouest, par la Sierra Maestro extrémité orientale de Cuba ; une autre a son complément dans la Jamaïque.
La plus grande partie de Cuba et l'archipel de Bahama semblent les débris d'une vaste masse calcaire détachée par leGulf-Stream du Yucatan et delà Floride. vwv L<e Gulf-Stream. — Le grand courant équatorial déjà dévié au Nord Ouest par les côtes de l'Amérique méridionale s'infléchit plus nettement dans cette direction lorsqu'il rencontre la muraille des petites Antilles. Une faible partie de ses eaux seulement franchissant les brèches de cette muraille, visite la mer des Antilles ; l'un de ses bras y entre par le canal qui sépare la Trinité du Venezuela, et ressort par le passage de Mona, entre Saint- Domingue et Porto-Rico; un autre bras s'engage entre Haïti et Cuba, puis par le canal du Yucatan, pénètre dans le golfe du Mexique, dont les eaux denses et généralement froides le rejettent à l'Est : c'est le Gulf-Stream.
En sortant du golfe du Mexique par le canal de la Floride, les eaux du Gulf-Stream viennent se joindre à toute la masse du grand courant équatorial, qui n'a cessé de se diriger vers le Nord-Ouest au large des Antilles. C'est ce grand courant équatorial qui longe la côte des États-Unis, traverse tout l'Atlantique et vient réchauffer les côtes de l'Europe. Il est le grand chemin de ces cyclones dont le télégraphe nous annonce fréquemment l'approche.