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LA MEUSE, - LESCAUT

■wv. Bassin de In Moselle. — La Moselle arrose Remiremont , Épinal (Vosges); — Toul (Meurt lie-et-Moselle); — franchit la nouvelle frontière de l'Alsace -Lorraine, où elle arrose Metz et Thionville (Lorraine). De là, la Moselle pénètre en Prusse et va se jeter clans le Rhin à Coblentz.

La Meurthe, affluent de la Moselle (source : chaîne des Vosges) arro.su Saint-Dié (Vosges); — Lunéville et Nancy (Meurhe-et-Moselle).

-^^- Rassin «le la Meuse. — La Meuse sort du département de la Haute-Marne ; — arrose Neufchàteau (Vosges); — Commercy, Verdun (Meuse) ; — Sedan, Mézières, Charleville (Ardennes).

La Meuse pénètre ensuite en Belgique , qu'elle traverse, — puis en Hollande.

La Sambre, affluent de la Meuse (source : département de V Aisne), arrose Mauheuge (Nord), et pénètre en Belgique.

v-*- Rassin «le l'Escaut. — L'Escaut

arrose Cambrai et Valenciennes (Nord); — pénètre en Belgique, qu'il traverse, — puis en Hollande.

La Lys, afil. de l'Escaut (source : collines de l'Artois), arrose les dép. du l'as-de-Calais et du Nord, est grossie de la D<àle, qui passe à Lille et pénètre en Belgique.

*"* Rive gauche du Rhin. — L'ancienne Gaule s'étendait sur toute la rive gauche du bassin du Bhin dont la France actuelle ne

possède plus qu'une faible partie. Les affluents de gauche du Rhin sont tous par leur origine ou les souvenirs qui s'y rattachent des cours d'eau à demi-français.

L'Ill, la rivière principale de l'Alsace, y arrose Mulhouse et Golmar (ancien dép. du Haut-Rhin), Strasbourg (ancien dép. du Bas- Rhin).

La Moselle, la rivière principale de la Lorraine, arrose Metz et Thionville (ancien dép. de la Moselle), et dans la Prusse rhénane : Trêves (Triev), ancienne capitale de la nation gauloise des Trévires. Elle se jette dans le Bhin à Coblentz, où repose le général Marceau. Elle reçoit à droite la Sarre, qui passe à Sa.-rebourg ( ancien dép. de la Meurthe), à Sarreguemines (ancien dép. de la Moselle), dans la Prusse rhénane à Sarrelouis, patrie du maréchal Ney.

La Meuse, en continuant sa route hors de France traverse en Belgique Namur et Liège, les principales villes du pays wallon où la langue des habitants est un dialecte français. Elle entre en Hollande à Maëstricht, proche d'Aix-la-Chapelle, ancienne capitale de Charlemagne.

La Sambre. affluent de gauche de la Meuse, arrose en pays wallon, Charleroi, au bord de ce vaste bassin houiller dont l'hémicycle s'étend des bords du Pas-de-Calais aux rives du Rhin.

L'Escaut, à sa sortie de France, passe à Tournai, reçoit à Gand la Lys, qui arrose Courtray, recueille les eaux qui viennent de Bruxelles, capitale de la Belgique, et à travers les plaines des Flandres, aboutit par Anvers à la mer du Nord.

•*~* L'observateur qui se serait élevé en ballon au-dessus du Plomb du Cantal apercevrait à la fois dans leur ensemble le relief du sol et le réseau fluvial formé par l'écoulement des eaux, soit vers l'Océan et la Manche, soit vers la Méditerranée.

^w\. Rivières qui parcourent ou qui environnent le Massif central. — Le Massif central, comme toutes les régions élevées, est un condensateur de nuages très puissant.

Les pluies qu'il reçoit forment des cours d'eau qui alimentent en partie trois des grands fleuves français : la Garonne, la Loire et le Rhône. Mais leMassif central s'abaisse graduellement vers le nord-ouest et retombe très rapidement au contraire au sud -est.

Voilà pourquoi ses eaux s'écoulent vers le Bhône et la Méditerranée par de courtes rivières, tandis que la Loire et ses affluents, ainsi que les tributaires de la Garonne, nés au fond du massif, y restent longtemps enfermes avant' d'en sortir par le nord, le nordouest, l'ouest et le sud-oùest.

■**»■ Caractère commun de ces rivières. — Les cours d'eau du Massif central, sauf la Loire et YAlli&r, dans le Forez et la Limagne, coulent presque toujours sur un sol rocheux et imperméable ; il en résulte qu'ils n'ont pas un débit régulier. Dans la saison sèche, un mince filet d'eau forme de petits rapides sur les aspérités du lit. Vienne au contraire la saison des pluies ou quelque orage d'été, toute la masse des eaux tombées du ciel et. retenues à la surface du sol, se réunit immédiatement dans les rivières; celles-ci débordent et deviennent de redoutables torrents.

Ce régime convnun des cours d'eau du Massif central a contribué à donner un caractère semblable aux trois grandes artères qui les reçoivent : la Loire, le Rhône et la Garonne. Tantôt les eaux ne remplissent pas leur lit, tantôt, au contraire, elles en sortent par de brusques débordements. Telle est surtout la Loire, qui n'a pas, pour s'alimenter pendant la saison sèche, les neiges des Alpes ou des Pyrénées : elle est souvent à sec et ses inondations sont aussi soudaines que redoutables. 11 a fallu la border de digues sur une grande partie de son cours.

~~~ La Garonne. — Une irrégularité de débit analogue est aussi le caractère de lu

Garonne et du Rhône, qui pourtant séparent le Massif central des Pyrénées et des Alpes, et recueillent ainsi les eaux des régions où la condensation des nuages est le plus abondante.

La Garonne, dans la partie supérieure de son cours, est un fleuve exclusivement pyrénéen. A partir de Toulouse, elle adopte la grande vallée qui sépare les Causses des dernières terrasses des Pyrénées. Le Tarn, le Lot et la Dordogne lui apportent les eaux du Massif central ; puis, par YAriège, le Gers et la Baïse, elle reçoit toutes celles que déversent au nord les Pyrénées centrales : de là un apport très considérable de sables et de galets, débris enlevés à la grande montagne; de là aussi des crues comme celle qui a détruit, en 1875, le faubourg Saint-Cyprien à Toulouse.

^^ Le Rhône. — Outre les courtes rivières du versant oriental des Cévennes, le Rhône reçoit presque toutes les eaux du Jura par la Saône, grossie du Doubs; de plus, comme il borde, à partir de Lyon, l'extrémité occidentale des Alpes, il recueille par Ylsère et la Durance tous les torrents descendus du Pelvoux. Alimenté par de nombreux glaciers pendant la saison sèche, il roule beaucoup plus d'eau que la Garonne et ne cesse jamais d'être navigable; mais, nulle part, les cailloux roulés et les sables ne se réunissent en masses plus considérables, et, comme il n'y a pas de flux dans la Méditerranée pour débarrasser l'embouchure du fleuve, tous ces débris y ont formé un grand delta qui croît tous les jours, comme ceux du Pô, du Danube (carte, p. 111) ou du Nil (carte, p. 190).

Ainsi le Rhône et la Garonne reçoivent à la fois les eaux du Massif central et des grands systèmes montagneux des Alpes et des Pyrénées : ils ont un régime irrégulier et leurs crues rapides surprennent les riverains; mais, dans la saison sèche, la fonte des glaciers maintient, surtout dans le Rhône, un niveau qui permet la navigation.

■^^ La Loire. — Une fois réunie à V Allier, au sortir du Massif central, la Loire n'a pas, comme le Rhône ou la Garonne, à recevoir les pluies de régions très élevées. Elle entre d'abord dans la plaine parisienne, dominant la Seine de 63 mètres à Orléans, et semblant prête à ta rejoindre, puis elle tourne au sud-ouest. Jusqu'à Saumur, toutes les rivières qu'elle reçoit sur sa rive gauche (Cher, Indre, Vienne) lui arrivent du Massif central. Entre Saumur et Nantes, elle recueille, par la Maine, les eaux du Perche et d'une partie partie de la Normandie.

Pendant la saison sèche, la Loire est réduite à de maigres ruisseaux, épandus sur une large surface sablonneuse qui ne lui suffit point peudant les crues.

Ainsi la Loire s'alimente presque uniquement aux sources du Massif central, et comme les forêts y sont rares, comme aucun glacier n'y supplée à l'insuffisance des pluies, elle n'est presque jamais navigable l'été, ut elle est également sujette à de brusques inondations.

■^■^ La Seine. — Plus modeste que les trois fleuves précédents, la Seine a un débit plus régulier et elle se prête plus docilement à la navigation.

Elle offre ce précieux avantage, qui est son caractère distinctif, de couler dans une seule région, très homogène, parfaitement limitée, d'avoir ainsi un domaine qui lui appartient en propre.

Son cours suvérieur et celui de ses affluents

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