‹ Géographie géneraleChapitre 64 sur 376 · CULTURES FOURRAGÈRES · texte numérisé non relu

CULTURES FOURRAGÈRES

-jwv Caractères des prairies artificielles. — Parmi les plantes fourragères, les unes, telles que le trèfle, la luzerne, le sai?ifoin, nécessitent un labour, de la fumure, un ensemencement, et font place l'année suivante à une autre culture. Les autres, désignées sous le nom générique de foin, n'exigent aucune main-d'œuvre, poussent d'elles-mêmes et occupent indéfiniment le même terrain. Les premières constituent les prairies artificielles, c'est-à-dire les prairies dues au travail de l'homme; les secondes sont les prairies naturelles, dont il sera parlé plus loin.

Les prairies artificielles prennent chaque année un nouveau développement; elles occupent aujourd'hui 1 ruinions d'hectares (sur les ii millions du sol agricole.)

(1) L'orge germée el desséchée est désignée sous le nom de nmii ; don le nom de malttriet donné aux établissement! ou l'orge subit cette préparation.

^wv. Toutes les régions de plaines et principalement la région du Nord, sont riches en prairies artificielles.

Autrefois, sous prétexte de faire ■ reposer la terre •, les agriculteurs laissaient leurs champs improductifs pendant une année ou deux. Ce préjugé tend à disparaître de plus en plus, car il est prouvé que la terre n'a pas besoin de repos : l'assolement (succession sur une même terre de cultures variées'1 (1) combiné avec un emploi judicieux de bons engrais, compense les pertes que chaque récolte fait subir à la terre.

11 y a mieux : les plantes fourragères, qui empruntent à l'atmosphère les principes nutritifs nécessaires à leur végétation, ne demandent rien au sol ; elles lui fournissent même un engrais par les racines qu'elles y laissent.

Page 1