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France 3.6 II 25 6
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Etals-Unis
L'Allemagne nun peu plus de bétail que nous;
— les autres pays en ont moins. — On trouve en Angleterre de très belles races de chevaux (pur sanganglais),— de bœufs (raceDurham),
— de moutons (races Dishley et Southdown). Nous importons des bestiaux d' Allemagne,
de Belgique, de Suisse, d'Italie, d'Algérie, des États-Unis, pour une somme totale de 200 millions.
L'Australie, 1 Uruguay, la république Argentine, nous expédient de la viande salée. — Des tentatives récentes ont été laites pour apporter en France de la viande fraîche provenant des mêmes pays. — Les Etats-Unis commencent à nous expédier des bestiaux.
•v/w^ Chevaux, mulets, Anes. — Les
chevaux (3 millions) se divisent en : chevaux de trait (race boulonnaise, flamande, ardennaise, bretonne, percheronne, comtoise, poitevine); — chevaux d'attelage ou carrossiers (race anglo-normande) ; — chevaux de selle (races bretonne, limousine, chevaux des Landes, des Pyrénées).
On trouve des chevaux dans toute la France, mais les pays d'élevage, qui sont des pays à fourrage, sont tous situés dans la partie septentrionale : Bretagne, Normandie, Picardie, Artois, Flandre, Lorraine.
Carte des Animaux domestiques. (Pour la légende des n"» de départements,
La remonte de l'armée est un des principaux débouchés pour les chevaux de selle et de trait léger. La cavalerie et Y artillerie emploient 120 000 chevaux. 20 établissements appelés dépôts de remonte, répartis dans toute la France, sont particulièrement affectés à l'élevé des chevaux (Caen, Foutenay-le-Comte, Tarbes, Mâcon, Blidah) Lorsque nous manquons de chevaux nous en achetons en Allemagne et en Belgique.
Les mulets et les ânes du Poitou, du Berry et des Pyrénées rendent de grands services à la petite culture, surtout dans les pays de montagnes; ils sont très employés dans tout le midi de la France. Nous vendons beaucoup de mulets à l'Espagne.
^a.n^ Bœufs, vaches, veaux (11 millions). — Les principales races de bœufs sont: pour les bœufs de boucherie : la race charolaise (originaire de Saône-et-Loire) ; la race mancelle (Sarthe);— pour les bœufs de trait : la race vendéenne, qui comprend plusieurs groupes (races parthenaise, marchoise, choletaise); la race auvergnate ou de Sa/ers; la race garonnaise; la race gasconne; la race béarnaise ; — pour les vaches laitières : la race bretonne, qui est très sobre; la race normande, dont le lait fournit du beurre renommé; la race flamande, dont le lait est moins gras, mais plus abondant (une vache flamande donne jusqu'à 35 litres de lait pur jour); la race jurassienne et enfin la race suisse, dans les départements de l'est.
Les départements qui comptent le plus grand nombre d'animaux de l'espèce bovine sont tous situés dans la partie nord ouest de la France,
précisément là où l'on trouve le plus de prairies.
Nos races bovines destinées à la boucherie ont été améliorées par l'introduction de la race anglaise de Durham. Le Durhani (oiiginaire du comté anglais de Durham', réalise lelype par fait del'aniinal de boucherie, car il fournit dès l'âge de 3 ans une viande aussi bonne que celle d'autres bœufs de 6 ans. Le Durham a la tête petite, la poitrine large, les membres lins, les cornes courtes. La race charoaise est la seule qui puisse eu Fiance lui être comparée.
■vwv. Moutons (25 millions). — Les races de moutons les plus estimées sont la race flamande, la race artésienne (Pas-de-Calais), la race picarde (Somme) et la race poitevine (Deux-Sèvres).
Tandis que les bœufs préfèrent les plaines humides des pays les mieux cultivés, les moutons s'accommodent plutôt des pâturages secs et même des herbes perdues des pays les plus stériles. Aussi trouve-t-on les moutons en plus grande quantité dans les parties les moins fertiles des Cévennes et du Plateau central (Marche, Limousin, causse du Larzac), — dans les plaines sèches et calcaires de la Picardie et surtout de la Champagne, — dans les régions non encore irriguées de la Provence,
Les races indigènes ont été améliorées pour la laine par l'introduction s.. us Louis XV de moutons mer ma?
d'Espagne; — pour la viande par l'introduction plus récente des moutuus anglais de race Dis/dey et Sottl/idovm.
vwv. Les porcs (6 millions). — Les pom se renconlrent surtout en Bretagne, en
FRANCE. — GÉor.HAPHIE ECONOMIQUE fACnTCULTURE).
Guyenne, en Lorraine, dans le Bourbonnais (Aliier), dans le Limousin.
hans le Périgord ou utilise les porcs pour la recherche des truffes ; ou y emploie aussi les chiens. — I-cs soiesde porcs servent a la fabrication des brosses à dents, etc.
•vw- Chèvres (2 millions). — Les chèvres sont nombreuses dans les pays montagneux et tout particulièrement en Corse et dans le sudest. Elles sont nuisibles pour les plantations parce qu'elles broutent les bourgeons des arbustes.
Le maroquin est de la peau de chèvre.
■^wv Animaux de liasse-cour. — Le
lopin, les pou/es, les canards, les oies entrent pi »ur une notable part dans l'alimentation.
Le poil de lapin sert à la fabrication des chapeaux de feutre.
vw\ Abeilles. — On trouve des ruches d'abeilles dans toute la France, mais principalement dans les départements des Basses- Alpes, — dans le Languedoc (miel de Narbonne), — dans la Bretagne, — dans la Bourgogne, — sur le plateau à' Orléans (miel du Càtinais), — dans la Normandie, — et en général dans tous les pays à prairies, d'ordinaire parsemés de plantes aromatiques. Les abeilles fournissent le miel et la cire.
vwv Gibier. — On chasse principalement le chevreuil, le lièvre, la perdrix et divers oiseaux de passage.
Il faut respecter les petits oiseaux qui sont fort utiles car ils détruisent en grande quantité les insectes malfaisants.
■vwv Pêche fluviale. — On trouve dans nos rivières toutes les variétés de poissons d Europe, mais cette source d'alimentation va en s'amoindrissant chaque année par suite de l'insuffisance de règlements protecteurs.
■vw Pèche maritime. — La pêche se pratique dans tous nos ports de commerce et dans un grand nombre de ports de pèche et de stations de pêcheurs disséminés sur notre littoral. On distingue la pêche côtière et la grande pêche.
Le produit des différentes pêches auxquelles prennent part 130 000 hommes environ, s'élève à près de 100 millions de francs; 23000 navires sont affectés à la pêche.
La pêche est très active aux États-Unis, en Angleterre, en Russie, en Norvège. C'est même, avec le bois, u:ie des principales ressources de ce dernier pays.
■vwn. La pêche côtière, qui se pratique le .ong des côtes de France, comprend principalement la pêche au hareng, — au maquereau,
— à la sardine, — à la raie, — à la sole, etc. Les principaux ports d'armement pour la
pêche côtière sont, du nord au sud: Calais, Saint Valery-sur-Somme, — le Tréport, — Dieppe, — Trouville, — Brest, — Douarnenez,
— Concarneau, — Lorient, — le Croisic, — les Sahles-d'Olonne, — Royan, — Agde,— Cannes,
— Jiastia, — Galvi.
Les harengs, la sardine, le maquereau, le saumon,
gontdei poissons qui émigreut au entdu frai et qui
s'approchent des cotes pour y déposer leurs œufs. Les harengs apparaissent vers le mois de juillet au nord de l'Ecosse et descendent dans le sud, le long îles cotes d'Angleterre. Nos navires de pèche vont tous les ans à leur rencontre et les survent jusque dans la Manche. La tardive apparaît surtout sur 1rs cotes de la Bretagne et de
!.i Méditerranée. — Le hareng et la sardine se pèchent 'h filet. — Lue compagnie de bateau» à vapeur pour la pécha au large a son siège a Arcachon (Gironde),
vwv La grande pèche a pour objet la pêche de la morue.
D'après le traité de Nimègue (1078) qui règle encore la matière, nous avons le droit de pêcher la morue sur les côtes et le banc de Terre- Neuve dans des endroits déterminés (il nous est interdit d'aller pêcher dans les eaux anglaises). Ces lieux de pêche ainsi que les îlots de Saint-Pierre et Miquclon , se nomment « les pêcheries de Terre-Neuve. >> — Nous péchons aussi la morue sur les côtes d'Islande et de Norwège.
La morue se pêche à la ligne. — Dix mille marins français sont employés à cette pêche. — Nos marins ont presque totalement abandonné la pêche de la baleine.
•v^ Les principaux ports où l'on arme pour la grande pêche sont: Dunkerque, — Gravelines, — Boulogne, — Dieppe, — Fécamp, — Granville, — Saint-Malo, — Saint-Servan, — Pornic.
^^ Huître». — On récolte, en France, chaque année, un demi-milliard d'huîtres. Cette pêche a lieu principalement à Arcachon (Gironde),— dans la baie de Granville, — à Saint- Brieuc, — à Auray, près de Vannes, — à Marennes, près de La Rochelle.
L'industrie ostréicole en France ne peut être comparée à celle des États-Unis (baie de Chesapeake, p.205),où le nombre d'huîtres récoltées atteint un chiffre énorme (40 milliards !).
L'élevage des huîtres se fait dans des parcs ou bassins peu profonds, que la mer couvre et découvre alternativement. — On trouve dans l'océan Indien, à Ceylan, de vastes bancs d'une huître qui pr< doit les perles fines. — Avec l'épaisse écaille de ces huîtres, on fabrique les objets en nacre.