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HOUILLE

v%v^ Usages de la houille. — La

houille est le « pain » de l'industrie. Elle alimente les machines à vapeur, les locomotives, etc., pour lesquelles elle est ce qu'est la nourriture aux hommes et aux animaux qui travaillent. De plus, la houille est utilisée pour retirer les métaux de leurs minerais . pour fournir le gaz qui éclaire nos villes, pour chauffer nos maisons. — On en extrait le goudron, qui nous donne, entre autres produits, la benzine, l'acide phénique et la plus grande partie des couleurs employées pour la teinture.

-^w^ Moyens d'extraction. — La houille forme dans la terre des couches de plusieurs kilomètres de longueur, mais d'une faible épaisseur (1 à 5 mètres). Le plus souvent on trouve plusieurs de ces bancs superposés les uns aux autres et séparés par des lits de roches. Il faut, pour les rencontrer, pénétrer

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Jf'ig. bu. — Intérieur d'une mine.

à des profondeurs variables, qui dépassent quelquefois 500 mètres. — Les mineurs doseendent dans les galeries souterraines par des puits. Ils sont, exposés à de sérieux dangers, dont le principal est l'explosion du gaz hydrogène carboné, connu sous le nom de grisou.

Au nombre des combustibles minéraux il faut citer {'anthracite et le lignite, extraits delà terre connue la houille, mais moins estimés.

FRANGE. — GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE (INDUSTRIE)

FRANCE fm. ' ' ;- ^BEIGIQUE)^ Production delà

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et importations.

ALLEMAGN E

Carie de la produc!

(Pour la légende des tr s de

w^n Exploitation des mines. — Les

mines ne peuvent être exploitées qu'en vertu d'une autorisation du gouvernement et sous la surveillance de l'administration des mines, composée d'un conseil général, d'ingénieurs des mines et de garde-mines.

VÉcole des Mines de Paris est destinée à former des Ingénieurs des Mines. — Il y a aussi des Ecoles de Mineurs à Saint- Etienne, à Alais, à Douai, qui forment des contre-maitres, des directeurs d'expljitation, des garde-mines.

•v/wv Notre production houillère. — Importation. — La France extrait chaque année de ses mines 20 millions de tonnes de (touille. Cette production ne représente que /es deux tiers fie sa consommation ; aussi la France est-elle obligée de demander aux mitions voisines : Angleterre, Belgique. Allemagne, le complément nécessaire aux besoins de son industrie. Notre pays pourrait cepen dant se suffire à lui-même, car la moitié seulement des gisements houillers qu'elle possède est en exploitation. Pour qu'ils soient tous exploités, il faut que notre réseau de chemins de fer et de voies navigables soit achevé; la houille alors pourra être transportée commodément et à peu de frais dans les centres industriels où on l'emploie.

wv^ Comparaison avec l'étranger. — La France extrait de son sol huit fois moins de houille que l'ANGLETERRE, qui en produit annuellement 160 millions de tonnes, c'est-àdire autant que tous les autres pays du monde réunis.

ion de la Houille, départements, v. p. 46.)

Les États-Unis ont une production quadruple, — l'Allemagne une production triple de la nôtre. — La Belgique (18 fois plus petite que la France) et l'Autriche-Hongrie nous suivent d'assez près.

La consommation toujours croissante de la houille dans les pays industriels a fait craindre que les bassins houillers du globe ne vinssent à s'épuiser. Cette appréhension n'est pas fondée, car la carte géologique du globe révèle en Chine et aux Etats-Unis des gisements de houille bien autrement importants que nos gisements européens. On en trouvera certainement d'autres en Afrique, en Australie, pays imparfaitement explorés.

■vw- Principaux Itassins houillers.

(Voir la carte.) — Le bassin le plus considérable que nous possédions est celui de VALEN- CIENNES (Nord et Pas-de-Calais). Sur les 20 millions de tonnes, production totale de la France, ce bassin en donne chaque année près de 9 millions et demi.

Le bassin de la Loire (déparlements de la Loire et du Rhône) a une production plus de moitié moindre.

Le bassin à' Alais (Gard) a une production cinq fois moindre.

Immédiatement après se placent les bassins du Creusot et de Blanzy (Saône-et-Loire), — de Commentry (Allier), —d'Aubin (Aveyron).

Hors ces 6 bassins, on nerencontre plus que des exploitations d'une importance médiocre.

En perdant l'Alsaoe-Lorraine, la France a perdu ce qui lui appartenait du riche bassin houiller de la Saur (î millions 1/2 de tonnes), qui s'étend sons la Prusse rhénale ( Alloinague) et se terminait sous le territoire fraueais.

PRINCIPALES MINES DFS BASSINS TIOUIT.T.EnS (à consulter.)

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