CHAPITRE II
La Qaide «tyant la conquête romaiiie (i).
L'histoire donne pour premiera habitants à ia Gaule les Aquitains et les Ligures au midi, et les Galls (Galli) au nord. Plus lard, une nouvelle tribu, celle des Eimris , passa le Rhin, réfoula devant elle les anciens habitants , ou bien se mêla avec eux. Dans le même temps , les Phéniciens fondaient des colonies sur le littoral de la Méditerranée : mais les Grecs chassèrent bientôt les Phéniciens , et la colonie grecque de Marseille (M(M8ilia) fonda A son tour les villes d'Agde {Agatha)^ d'Antibes (Antipolis) et de Nice (Nieœa).
Enfin, une dernière invasion compléta la population de la Gaule, c'est celle des Belges (Eimris Belges) , qui s'établit en deçà du Rhin.
Ces courtes explications historiques feront mieux comprendra le tableau que nous aUons présenter de la géographie primitive de la Gaule, environ 200 ans avant J. C.
Au nord^
Entre la Seine et le Rhin , les Eimiis Belges , Dont les principales tribus étaient les Rémi, les Suêssiùneê, \eR Bellovad, les Veliocasses, les Ambiani.les Caleti, les^trebates, les Morini , les Nervii, les Jf moptï, les Elmrones, les Tre^eti, les Mediomatrici, les LeuH.
Sur le Rhin , on trouve quelques peuplades dont quelquesunes sont peut-être germaniques; ce sont les Tribocci^ lesjVemites» les Yangioms^ les Vbii^ les Vsipites, les Batavi.
(<) ToyM( la pr«im^ çarta 4e TAIlas ■
A VouesL
Entre la Seine et la Garonne, les Gallo-Kimris.
Les vingt-sept tribua de ce peuple étaient les Lexovii, les yiduccLSses, les Baiocdsses, les Unelli, les Abrincatui, les Redones, les Curiosolites , les Osismii, les Veneti et les Namnetes ; ces dix tribus composaient la confédération armoricaine (artnorike), qui parait avoir dominé les tribus dont les noms suivent : les Eburovices^ les Parisii, les Meldi^ les Tricasses, les Lingones, les Senones, les Camutes, lesEssui,lés Diablinr tes, les Cenomani, les Andes , les Turones, les Pictones, les Santones, les Lemovices, les Petrocorii^ les Bituriges Vivisd.
Au centre et à Vest,
Entre les Gallo-Eimris et les Alpes, les Galls (Celtes, Gaulois).
Les tribus gauloises ou galliques formaient deux grandes confédérations , 'celles des Arvemes et des Edues. La plus puissante , celle des Arvernes, se composait des Arvernes (Arvemi) , dont la capitale était Gergovia , des Vellam , des Gor bali, des Helvii, des Ruteni, des Cadurci^ des Nitiobriges.
La confédération des Edues se composait des Edues (JEdui)^ dont la capitale était Bibracte (Autun)^ ville célèbre par les écoles des Druides ; des JUandubii , dont la capitale était Alise (illesta 9 aujourd'hui Sainte-Reine) ; des Bituriges, dont la capitale était Avaricum (Bourges) ; des Segvsiani y capitale Lugdunum (Lyon) ; des Insubres , des Ambarri.
Les Sequanes (Seqvxini) avaient pour capitale Yesontio (B^ sançon). Les Helvétiens (Helvetii) et les Allobroges étaient aussi à la tète de diverses petites tribus qui les avoisinaient.
Au sudr-est.
Entre la Garonne et les Pyrénées, les AQurrAiNS.
Les principales de ces tribus étaient les Meduliy les Vocates, les Boates, les CocosateSj les Sotiates, les Garites , les Auscii , les Sibuzates , les Garumni , les Conso-
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ranni, les Convenœ, les Bigerriones , les Elusates , les TarasQtes y les Preciani , les Sibylates y les Tarbelli.
Au sud.
Entre les Galls et la Méditerranée , les Ligubes.
Les tribus ligures qui occupaient ce pays étaient les Sar^ doneSy les Salyiy les Suetteri , les Commonif les OxiMi, les Dédales , les Nerusi , les jReu , les Mimeni y les Fiitjjftent et les Vocontii,
Mais le littoral du pays des Ligures avait été conquis par les Grecs de Marseille; de plus, une tribu belge, celle des Yoleœ teetosages et Ârecomiciy s'était établie depuis Tolosa (Toulouse) jusqu'au Rhùne.
LA P&OTUÏCE &0MÀIKE.
. Rome devait chercher à conquérir le midi de la Gaule pour lier ses possessions d'Espagne à l'Italie. L'occasion se présenta en >I54. Marseille, alliée des Romains; les appela à son secours contre les tribus liguriennes qui s'opposaient à ses conquêtes. Les Romains passèrent les Âlpes , battirent les Ligures , les Allobroges , les Arvernes , les Teetosages , fondèrent Aix {Aquœ sextiœ) et Narbonne (Narbo Martim) , et réduisirent en province romaine toute cette partie méridionale de la Gaule qui composa depuis la Narbonaise.
C'est de cette province que César partit pour conquérir le reste de la Gaule (i).
(i) Voyez la carte 2, dressée pour servir Jl l'Histoire de la conquête de la Gaule par César.
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