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Nébuleuses atmosphériques; nébuleuses pulvérulentes

Laplace part d'un noyau entouré d'une atmosphère. Le sj'Stème est en équilibre mécanique; la gravité d'une couche est équilibrée par la réaction des couches inférieures, comme le poids des parties supérieures de notre atmosphère est supporté par les portions plus basses. La contraction résulte du refroidissement causé par le rayonnement.

Rien n'empêche d'imaginer la nébuleuse primitive d'une manière très différente. Supposons la matière de notre système planétaire primitivement diffusée à l'état de poussière de densité extrêmement petite, dans un globe de rayon un grand nombre de fois plus grand que celui de l'orbite de Neptune; sa température est voisine du zéro absolu. A moins qu'il ne tourne, le système n'est pas en équilibre : toutes ces masses s'attirent et tendent à se concentrer au centre de la nébuleuse; rien n'empêche leur mouvement, puisqu'elles sont pas hypothèse solides et séparées les unes des autres comme des grains de poussière.

Peu à peu se forme un noyau central; corrélativement une certaine quantité d'énergie cinétique passe à l'état de chaleur : la température s'élève. La quantité de chaleur produite est nécessairement limitée quelle qu'ait été l'étendue de la nébuleuse à l'origine. Lord Kelvin trouve que la contraction du Soleil, depuis un volume Infini jusqu'à son volume actuel, engendrerait 18 millions d'années de chaleur, c'est-à-dire 18 millions de fois la chaleur que le Soleil

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rayonne aujourd'liui en un an. Je renvoie pour des calculs analogues à uia 'riicrnioil i/juimi(nie (I, SS 2.1") et suivants).

On préCère aujourd'hui imaginer la nébuleuse sous la forme puUriulcnle, plutôt que sous la l'orme gazeuse, nlmosphcriqitc, que voulait Laplace; c'est sur une nébuleuse pulvérulente (jue repose la théorie de Ff^i'e dont je vais parler.

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