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Orientation du plan : cas des mines à puits

i". — Il n'est pas plus difficile d'orienter exactement le plan d'une mine lorsqu'elle communique avec le jour par deux ou plusieurs puits. On rattache le plan souterrain aux extrémités inférieures des puits ; au jour on rattache la droite ou les droites joignant les extrémités supérieures des puits, à une droite de direction connue, ce qui exige généralement la mesure d'une base peu étendue et une petite triangulation.

Le rattaclaement devient difficile et peu précis quand il n'existe qu'un puits, ce qui est le cas général pour les travaux préparatoires de mines, et pour le percement des tunnels quand on attaque à la fois plusieurs sections à l'aide de puits verticaux.

Le rattachement n'est simple que dans le cas des terrains non magnétiques, la boussole indiquant sensiblement la même direction au fond et au jour. Encore faut-il utiliser des boussoles à longue aiguille, de 30 cm. par exemple de longueur : le degré vaut 2'"'", 6 environ; on évalue les deux minutes. Mais pour une telle précision les variations diurnes de la déclinaison ne sont plus négligeables.

2°. — Abordons le cas d'un puits unique percé dans des terrains dont on redoute le magnétisme.

Un procédé consiste à matérialiser un certain ])lan vertical du haut en bas du puits, au moyen de deux fils à plomb aussi éloignés

QlESTIOyS Dn'E/ISES DE TOPOOnM' IIIE .,3

l'un de l'autre que possiljle; on les dispose au voisinage de deux génératrices diainotralement opposées du cylinilre vertical constituant le puits. Mallicureusement il est quasiment impossible damortir les oscillations de deux pendules, longs parfois de plusieurs centaines de mètres.

Mais, puisqu'il s'agit de direction, il n'est pas nécessaire que le plan matérialisé soit rigoureusement vertical. Attachons les fils en A et M, faisons-les [lasser tlans des pattes A', H', percées de trous. Déplaçons latéralement l'un des points A ou B, de manière que les fils se touchent en C : ils déterminent alors un plan. L'horizontale passant parles (ils au-ilessous des |)attes est parallèle à l'horizontale

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Fig. 38.

déterminée au jour par les fils, au-dessous des points d'attache A et B. En eflet, que le plan ABA'B' soit exactement vertical ou non, ses horizontales sont parallèles.

Ces opérations préliminaires effectuées, au jour ou dans la galerie inférieure, disposons un théodolite de manière que les images des fils se superposent : Taxe optique de la lunette réglée balaye le plan vertical contenant les fils; on rattache ce plan à une direction connue.

Comme variante de ce procédé, on peut suspendre aux fils A', B' des anneaux- sur lesquels reposera une lunette. Si son axe optique coïncide avec son axe géométrique, le premier se trouvera automatiquement orienté dans le plan déterminé par les fils.

3°. — Emploi d'un théodolite.

Supposons un théodolite disposé de manière à pouvoir viser le nadir, et [)lacé sur un pont au sommet du puits. Réglons-le de manière que, dans sa rotation autour de l'axe horizontal, l'axe optique de la lunette balaye un certain plan vertical V. Nous pouvons maté-

5ï gcogii.h'hie mathématiqvi:

rialiser ce plan, en haut par une mire placée à dislànre sur le carreau de la mine, en bas par un fil MN tendu au fond du puits, de manière que, dans la rotation de la lunette au voisinage du nadir, la croisée des fils du réticule coïncide constamment avec l'image ilu lil. Le fil est alors dans le plan vertical V. Un aide placé au fond de la mine modifie la direction du lil MN dans le plan horizontal du point fixe M, jusqu'à ce que la condition ci-dessus posée soit satisfaite.

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