ROLE DE L'INITIATIVE PRIVÉE DANS L'ASSISTANCE
L'initiative privée a donné lieu à Fort-de-France à la création de plusieurs oeuvres d’une grande utilité sociale.
La crèche de l'Union fondée en 1928 par Mme Sévère reçoit une moyenne de 60 enfants par jour. Une consultation de nourrissons, assurée par le Dr Matillon, est annexée à la crèche.
L’Asile de Bethléem fondé en 1919 par Mile Meÿer, reçoit moyennant une somme variant de 15 à 40 francs: par mois,.les femmes âgées de petite condition, dont les ressources sont insuffisantes.
Le Foyer des orphelins rattaché à l’Asile de Bethléem et faisant partie du même groupement a été fondé au début pour les orphelins de guerre, maïs son action s’est étendue à tous les orphelins de père et mère à partir de 18 mois, qu'il les garde jusqu’à l’âge de 10 ans environ, pour les diriger ensuite, les petits garçons sur le Patronage Saint-Louis, les petites filles sur l’'Ouvroir de Fortde-France. Le nombre des orphelins recueillis par cette œuvre est d'environ 60. |
L'Ouvroir de Fort-de-France fondé en 1863, est la plus ancienne des institutions d assistance de la colonie.
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Egalement confié aux soeurs de Saint-Paul de Chartres, il compte pour le moment 85 fillettes environ provenant pour la plupart du Foyer des orphelins.
Le Patronage de Saint-Louis a été fondé par M. Trillard pour recevoir les orphelins après 9 ou 10 ans. Il compte 80 petits garçons répartis en deux groupements : les plus jeunes 50 à 60 sont groupés dans une propriété, « L Espérance », mise par M. Runbaud à la disposition de l’oeuvre, une école primaire a été créée à proximité pour leurs besoins, les plus âgés, 14 à 15 ans, sont à Fortde-France dans un Foyer où, sous la direction d’un père, ils sont logés, nourris, guidés et vont suivant leurs dispositions, suivre un apprentissage dans les divers: ateliers de la ville. Toutes ces œuvres dues à l'initiative privée sont subventionnées par le budget colonial.
La Société d'hygiène et de prophylaxie doit figurer à la suite de cette énumération. Fondée en 1912 sous l’impulsion ardente d’un médecin colonial militaire, hygié niste de premier ordre, ie Dr Noc, qui lui avait assigné pour but le dépistage et le traitement des maladies infectieuses et surtout de la lèpre.
Cette société a pour administrateur le médecin chef de l’Institut d'hygiène, elle possède à Fort-de-France un petit groupe dit « Préventorium Colonial, doté de quelques lits. Elle est réservée enprincipe aux maladies vénériennes, mais fonctionne en réalité comme dispensaire ordinaire, donnant chaque semaine trois séances de consultations où tous les malades sont admis.
Il nous sembleque l'institution serait à ramener au but fixé par le créateur, c’est-à-dire au dépistage et au traite-