‹ Géographie médicale de la MartiniqueChapitre 12 sur 19 · SOLE · texte numérisé non relu

SOLE

Des consultations pour maladies externes sont données dans les hôpitaux-hospices.

Maternités. — 2 faisant partie intégrante des hôpitaux-hospices de Fort-de-France et du Lamentin, 1 au Gros-Morne. -

Personnel :

Médecins militaires (cadre) 3 Médecin militaire (hors cadre) 1 Médecin civil contractuel 1 Médecins civils libres 33 Les médecins libres recoivent pour la plupart des indemnités ou subventions pour assurer le service des hôpitaux-hospices et l’assistance médicaie.

Pharmaciens :

Au nombre de 19, se décomposaient comme suit :

Pharmacien militaire 1 Pharmaciens civils 18 Infirmiers :

A l'hôpital colonial de Fort-de-France :

17 infirmiers militaires.

5 infirmiers civils.

Dans les hôpitaux-hospices le service d’intirmières est assuré par des sœurs de Saint-Paul de Chartres, secondées par des surveillants des deux sexes en nombre va-

riable.

crane

Agents d'hygiène et de prophylaxie

4 agents principaux. 2 surveillants d'équipes.

7 gardes, 5 élèves-gardes, 5 manoeuvres.

Tous ces services tirent leurs ressources du budget de l'Etat et du budget local. En 1931, la totalité du crédit du budget local était de 13.450.000 francs sur lesquels la part des services sanitaires et médicaux étaient de 7.164.355 francs, soit un pourcentage de 66 %.

Assistance medicale :

L'Assistance médicale a été réorganisée à la Martinique par l'arrêté du 20 mars 1924. L’effort tourni a été considérable, et le développement donné aux services d’hospitalisation est important, le tableau ci-dessous, emprunté au rapport du médecin-inspecteur Lasnet, nous en donne le détail :

Hôpitaux : lits d'indigents lits payants total Fort-de-France 305 96 401 Lamentin 97 97 Saint-Esprit 115 10 125 Trois Ilets 70 20 96 du Marin 80 80 de la Trinité 80 10 90 du Lorrain 110 14 124

avec les 100 lits de l'hôpital projeté au Carbet pour le Nord-Ouest, les agrandissements prévus au Lamentin

AÎr —

(30 lits) à Saint-Esprit (40 lits) à Trinité (30 lits) au Marin (40 lits) le nombre total des lits d’hospitalisation dépassera 1.300.

- Il faut ajouter à ces chiffres :

150 lits à l’Asile de vieillards de Fort-de-France.

80 lits à l’Asile d’aliénés de Saint-Claude (Guadeloupe).

30 lits au dépôt provisoire d’aliénés de Fort-de- France.

77 lits, entretenus à l'hôpital de 1épreux de !a Désirade.

Pour une population de 227.000 habitants, dans un pays au climat doux, au sol fertile, à la vie facile, où n'existent ni épidémies graves, ni disettes, où les routes sont nombreuses et les communications par auto rapides, il nous senble que l'assistance hospitalière est ainsi très largement assurée. Il n’en est malheureusement pas de même des services de médecine préventive et d’hygiène, qui, doivent être cependant, l'essentiel dans la protection sanitaire de la collectivité.

Un meilleur aménagement des hôpitaux ; installation de services opératoires, distinction entre salles de médecine et de chirurgie, locaux d'isolement, salle de travail dans les maternités, etc.…, serait à souhaiter.

En ce qui concerne les lépreux et les aliénés, leur envoi loin des familles à la Désirade et à l’asile de Saint-Claude ne peut être continué surtout, pour les lépreux, les mesures de coercition les éloignant des centres de dépistage et de traitement, il faudrait donc envisager la création à la Martinique :

SAONE

1° D'un hôpital de lépreux, dirigé par un médecin spécialiste, le nombre de lits de cet hôpital restant à fixer après enquête sérieuse et statistique.

2° D'un asile moderne, dirigé par un médecin psychiâtre.

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