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VIII. — Seine-et-Oise

Le climat, à de très légères variantes près, est celui de Paris. Mais sa capitale mérite de nous arrêter un instant.

SEIXE-BT-OISE

Versailles, en effet, jouit d’une situation en quelque sorte privilégiée. A 140 mètres d’altitude, la ville du « Grand Roy » est entourée d’une splendide couronne de verdure : au nord-ouest, les forêts de Marly; au nord, les bois de Vaucresson, de la Celle-Saint-Cloud ; à l’est les charmants ombrages des Fausses-Reposes, de Saint- Cloud, de Ville-d’Avray ; du sud-est au sud la ligne ininterrompue des forêts de Meudon et de Viroflay, les bois des Gonards et de Satory ; enfin, à l’ouest, les parcs de Versailles et des Trianons. « De sorte que l’on peut dire que quelle que soit la direction du vent, l’air s’est tamisé sur plusieurs kilomètres de frondaisons. La quantité d’ozone est notable; alors qu’à Paris, à un cinquième étage du boulevard Sébastopol on n’en constatait que des traces insensibles, on trouvait à Versailles une moyenne de près de 2,.‘l milligrammes d’ozone par cent mètres cubes d’air, chiffre analogue à celui que 1 on observe dans les régions montagneuses les plus réputées au point de vue de la pureté de l’air » (E. S. Auscher). Grâce à la nature de son sous-sol, Versailles a joui d’une immunité presque absolue lors des épidémies de choléra qui ont si profondément ravagé presque toutes les grandes villes.

La ville est abondamment pourvue d’une eau pure, amicrobique, dont le seul défaut est d'être un peu dure! Ajoutez à cela que la seule industrie versaillaise est la eu lure des plantes d’appartement, des Heurs et des arbres fruitiers ou d’ornement ; toute la périphérie de

j f .. ,e es,1 occupée par les pépinières e| les serres.

, Aussi on n’y trouve ni usines ni cheminées qui vien- | nent souiller la pureté de l’air. D’après M. Auscher,

I « Versailles devient chaque jour davantage le sanatonum où le parisien, fatigue ou souffrant, viendra se retremper au milieu d’un air d’une pureté rare, en un

LA RÉGION SÉQUANIENNE

climat incomparable. On y trouve le calme et le repos de la campagne avec toutes les ressources d’une ville de 50.000 âmes. »

Engbien, au bord d’un lac charmant, possède des eaux hydrosulfurées calciques froides. Les Parisiens y viennent en été soigner leurs laryngites et leurs dermatoses.

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