AJACCIO
fourmillent en Corse et qu’on rencontre à toutes les altitudes.
Pas un village ne s’élève de Bastia à Porto-Vecchio, et les habitants sont obligés d'émigrer dans les montagnes dès le commencement de juillet.
« A Pietra-di-Verde, mon village natal, déclare M. Pitti-Ferrandi, localité salubre située en montagne à quinze kilomètres delà plaine, mais habitée par une population obligée d’aller chercher sa subsistance dans les régions palustres, à Pietra-di-Verde sur 780 habitants près de 700 ont été ou sont frappés. Il en est à peu près de même dans tous les cantons qui longent la côte orientale et les marais occidentaux. 11 y a en Corse plus de cent villages dont tous les habitants sans exception présentent cette pâleur terreuse, ce faciès bouffi qui contrastent singulièrement avec les visages colorés et l’aspect florissant des montagnards du centre de l’ile ».
On commence à assainir celte région par des planfa- : tions d’eucalvplus.
Au contraire, à l’ouest, les côtes sont splendides, creusées de golfes où miroite l’azur marin.
En face de Bastia, le golfe Saint-Florent est encore empesté de la fièvre des marais. La plage de Calvi n’est pas moins insalubre.