II- — La péninsule comique
Dans cette contrée « de rocs, de collines, de promontoires, de longues croupes couvertes de bruyères », il pleut presque toute l’année. « Le vent du sud y porte les averses, et le vent du Nord les y ramène », dit un proverbe anglais. Aux Sciily ou Sorlingues qui surgissent de la mer à quelques kilomètres de l’extrémité de la péninsule, ou ne compte que six jours par an où l’air soit vraiment calme. Le vent souffle presque constamment de l’un ou de l’autre point de l’horizon, déchirant les brumes qu’il apporte, et les transformant en pluies fines et en averses.
La douceur du climat de la côte de Cornouaille est telle cependant qu’on rencontre dans les jardins, à côté de Heurs magnifiques, des plantes et des arbustes qui n ‘appartiennent plus à l’Angleterre. « Les myrtes, les auners, les fuchsias, les grenadiers, les hortensias, atteignent une taille remarquable, dit Esquiros ; ils fleurissent bravement à ciel ouvert et forment entre eux des laies, des buissons, des rideaux odorants, qui garnissent avec élégance les fenêtres et les murailles... L’oranger, le citronnier, le datier passent l’hiver en plein air, fleurissent librement et donnent des fruits murs. On se