V . — Le versant de la Tamise
Outre Banbury, célèbre dans le mondedes gastronomes par ses gâteaux, ses fromages et sa bière. Oxford, célèbre par ses Universités, cette région a vu surgir sur un banc d huîtres la pl us populeuse métropole des îles b ri ta nniiiues, Londres, « dernier mot de l’occident ». Malgré ses parcs intérieurs et ses jardins qui lui donnent de l’air et de lalumière.des milliers de personnes meurent chaque année à Londres par manque d’air et de lumière. J’ai parcouru les ruelles de White-Chapel et de Saint-Gilles et j’y ai coudoyé la misère, le vagabondage, la prostitution et le vol, toutes les douleurs et tous les vices qui déshonorent l’humanité. Et Saint-Gilles n’est qu’à deux pas d’Oxford-Street et de Piccadilly.
La moyenne de la température est à Londres de -f- 3°6 en hiver, de -+-16°, 6 en été et de + 10°, 25 pour l’année.
« L humidité du climat, les brouillards de la Tamise, les nuages, les pluies lines, la poussière de la houille, créent une atmosphère lourde, obscure et désagréable à cette énorme cité; cependant, malgré son triste climat, son fleuve impur et nauséabond, en dépit du ventre creux et de la demi-nudité de son million d’indigents, c’est un des grands casernements d’hommes les moins visités par la mort. » (O. Reclus).
Le climat serait très supportable, mais il est gâté par les fameux brouillards de Londres, brouillards jaunes, qui, s e levant de la Tamise, absorbent les fumées de la ville qui les colorent et empruntent aux gaz une odeur pari ieu lieremen t désagréable.
Au sud de Londres, sur la Medway, les eaux fer-
l’angleterre
rugineuses du village de Tunbridge-Wells attirent les visiteurs dans cette admirable contrée.
Quant aux stations de bains, elles sont nombreuses à l’extrémité de la péninsule de Kent : la belle plage de Herne-Bav, Margate, Ramsgate, le riante ville de Deal.
Enfin, dans le comté de Norfolk, sur la rive méridionale de l’estuaire de la Yare, Lillle Yarmoulh se peuple de baigneurs en été.